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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 00:15









Au début du XIX siècle les cimetières de Paris furent transportés hors des murs de la Capitale. Seul le cimetière de Passy, fit exception et fut ouvert dans ce quartier résidentiel proche des palais du Trocadéro. Il devint  nécropole de l'aristocratie de Paris


L'avenue Paul Doumer large et spacieuse le sépare de cette effigie de Benjamin Franklin,


Né à Boston en 1706,  Benjamin Franklin s'installe à Philadelphie où il subit l'influence des Quakers de Pensylvannie, pacifistes et anti-esclavagistes. Imprimeur de son métier il dispose d'outils pour divulguer ses idées et s'insurge contre les taxes imposées aux colons par les Britanniques. Avec Thomas Jefferson, il rédige  la Déclaration d'Indépendance de  1776.

Considéré comme l'un des "Pères Fondateurs des Etats-Unis d'Amérique", il devient le Premier Ambassadeur de son pays en France

1783 : C'est à Paris que Benjamin Franklin signe le traité de Paix qui ratifie l'Indépendance des Etats-Unis.

Benjamin Franklin séjournait parfois au Chateau de la Muette où il se livrait à des travaux scientiques dans le "laboratoire" de Louis XV (découverte de l'origine électrique de la foudre, des lunettes à double foyer entre autres)


La rue Vineuse est une boucle qui  par de la Place du Trocadéro et longe l'avenue Benjamin Franklin pour la retrouver une centaines de mètres plus loin. Elle rappelle les origines viticoles du village de Passy

La rue Benjamin Franklin vient rejoindre cette  place de Costa Rica que nous retrouvons une impression de "déjà vu"




Nous l'avions déjà admiré la perspective à la sortie de la bouche de métro Passy, il y a seulement quelques semaines


..

Nous la retrouvons aujourd'hui, un peu vieillie par l'été...
"Ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre"




Le Boulevard Delessert nous mène en pente douce le long du mur de soutènement de la rue Bejamin Franklin, pour se fondre un plus bas dans l'avenue des Nations Unies, aux pieds des jardins du Trocadéro que le Pont d'Iéna sépare de la Tour Eiffel.


Né d'une famille calviniste originaire de Genève, Benjamin Delessert naît à Lyon . Son père, Etienne Delessert et son frère aîné Gabriel sont des hommes d'affaires, fondateurs de compagnies d'assurances.
Sa mère, entretient des relations d'amitié avec Jean-Jacques Rousseau et fréquente Benjamin Franklin.

Benjamin voyage en Angleterre où il rencontre notamment James Watt qui lui fait connaître sa machine à vapeur.
Eduqué à la fois aux affaires par son père, à la botanique (par sa mère) et aux nouvelles technologies, Watt revient à Paris pour reprendre la gestion des biens de son père.  Ayant appris le procédé d'extraction du sucre à partir de la betterave, il crée à Passy la première raffinerie de sucre, ce qui lui vaut le titre de Baron d'Empire. Napoléon le nomme en outre Chevalier de la Légion d'Honneur. Il établit en outre à Passy, une fabrique de coton...

1818 : Benjamin Delessert fonde les premières Caisse d'Epargne et le livret A.
Surnommé "le Père des Ouvriers", il lègue une partie de sa fortune avec l'instruction de distribuer des livrets aux ouvriers méritants sélectionnés annuellement.



Quel jolie visage de femme surmonte cette porte enfouie dans le mur de soutènement ?


Ces marches  mènent à l'une des allées latérales des jardins du Trocadéro, avenue des Nations Unies

 

tandis que  la tour Eiffel, séparée des jardins par le Pont d'Iéna, n'est distante que de  quelques centaines de mètres.


Jolis immeubles cossus 1900 qui marquent une époque  et l'établissement dans une certaine aisance d'une classe montante : celle de la bourgeoisie.


Benjamin Delessert avait acheté tous les terrains en bordure de Seine pour y installer ses industries.  Ces terrains furent lotis lors de l'annexion de Passy à la ville de Paris.



Un peu plus avant, sur le même trottoir, cette plaque rend hommage à Etienne Jules Marey, un "touche à tout" qui  influença la médecine, l'aéronautique et la photographie, et préfigura le cinéma.



En face un escalier à double évolution et en son centre, une sculpture dédiée à Camoens, que les Portugais considèrent comme le plus grand de leur poètes, au même titre que Dante en Italie ou Shakespeare en Angleterre.

Descendant  de Vasco de Gama par sa mère, Luis  de Camoens mène tout au long de son existence, une vie mouvementée. On stipule qu'il a du poursuivre des études de Lettres à l'université de Santa Cruz où l'un de ses oncles était prêtre. Très jeune,  il fréquente la Cour de Jean III, roi du Portugal où ses talents de poète sont bientôt reconnus.

 Il mène à Lisbonne une vie de bohème, courtisant quelques dames de la Cour ce qui lui vaut de devoir s'exiler  au Maroc. Dans un combat, une flèche le blesse grièvement et il perd un oeil

Il regagne les faveurs de la Cour. Malheureusement, au cours d'une procession de Fête Dieu, il blesse un suivant du roi. Arrêté, il bénéficie d'une "lettre de rémission royale" mais doit embarquer immédiatement pour les Indes. Il s'installe un moment à Goa puis doit s'exiler à Macao pour avoir écrit une satire dont le roi faisait l'objet.

C'est dans une grotte de Macao (qui porte son nom) qu'il écrit "Les Lusiades" où il chante les exploits de Vasco de Gama et la gloire des Portugais. Cette épopée nationale lui vaudra sa consécration au Portugal (1572)

De retour d'exill, il dédie son oeuvre majeure, "Les Lusiades" au jeune roi Sébastien I qui lui octroie une pension qui lui permet de vivre modestement.

Malheureusement le Roi Sébastien engage bientôt ses troupes dans une expédition désastreuse au Maroc. Le roi lui-même trouve la mort et la pays est désormais rattachée à la couronne espagnole.

Luis de Camoens s'éteint dans la misère et avec lui la grandeur d'un Portugal qu'il avait exaltée.




Camoens est  né probablement en 1524 et mort en 1580 à Lisbonne ; l'histoire du poète, dont certains épisodes relèvent plus ou moins de la légende, a été reconstituée morceau par morceau ;  les dates, approximatives, n'ont été fixées qu'au milieu du XIX siècle



Les arbres du boulevard Delessert commencent à prendre leurs teintes d'automne Leurs cimes est une toise naturelle qui nous permet d'évaluer les hauteurs de la colline.

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Published by Armide - dans Paris-16) Passy
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commentaires

Krys 12/09/2009 22:30

Tu as une manière peu commune de faire visiter Paris. Grâce à toi nous sommes quelques privilégiés à voir la capitale sous un jour peu connu. Tes billets sont riches d'infos et de belles photos.Un réel plaisir de venir chez toi.

Armide 15/09/2009 23:48


Le plaisir de l'échange est réciproque.


Elemiah 11/09/2009 16:37

Bonjourje t'ai pas oublié, on oublie pas un amij'avais un forum de tubes, je le transferts avec mon autre forumet il a un nouveau réglément sur vefblogon a plus le droit aux gifs, aux blinkies etc...je vais déménager mes blogshttp://loulouange.centerblog.net/

Armide 12/09/2009 14:40


Je note et attends avec impatience des articles de toi sur ce nouveau blog que je me suis empressée de visiter.
Merci de ta visite


mrcafe 10/09/2009 06:16

une balade en ta compagnie bien instructive , bise armide

Armide 10/09/2009 23:41


Un peu didactique, j'en conviens. Lourd à digérer, peut-être, mais les photos permettent de faire passer le tout


Marie 09/09/2009 23:42

la sculpture, au pied de l'escalier ,un peu trop baroque à mon goût! mais quartier  classe!

Armide 10/09/2009 23:43


Je suis bien de ton avis concernant les pourtours de la scupture représentant le poéte Camoens. Mais le visage est très fin. Dommage !


nicole 09/09/2009 23:00

encore une belle promenade. Tu parles du fondateur de la  caisse d'épargne, j'ai fait un article http://nicolefleuret.over-blog.com/article-28132178.html sur la nostalgie du petit carnet. Nicole

Armide 09/09/2009 23:04


J'ai lu ton article avec intérêt et attendrissement. Je me souveins des coups de cachet et des guichetiers


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Nous autres français sommes bien égoïstes. Lorsqu un pays dispose d un blog comme Balades avec mon chien, il devrait le traduire en anglais, italien, espagnol, japonnais, chinois etc... que le reste du monde en profite. D ailleurs, Armide mérite un auditoire bien plus large que 60 millions d internautes (plus quelques belges, suisses, quebecois). En tous cas, j adore Balades avec mon chien et je suis loin d être seule !

       

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