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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 18:59

 

 

a trouvé une famille ...

 

 

image002

 

chez un couple de cousins amoureux des animaux.

Inconsolables du départ  de leur compagnon félin de longue date, ils ont rencontré Minougris.

Monsieur paraissait vouloir modérer les élans enthousiastes de sa femme qui toute à son affaire avec Minougris, menaçait de perdre souffle et d'oublier la position bipède.

 

 

Persan 3

"Minougris ? Un nom bien commun pour un chat hors norme aus allures lutines... Appelons, le Hélio  !"

Monsieur, dont Hélio  vient d'entourer les chevilles qu'il frôle de son pelage en ruban, vient  enfin d'être tout à fait gagné à la cause, et de donner un accord bienveillant au désir de sa femme. Un sourire amusé souligne sa moustache. 

Hélio va vivre à Paris, dans le voisinage immédiat de la maison de la radio. Mais, tout comme son prédécesseur, il accompagnera ses maîtres dans leur maison de campagne normande, la belle saison venue.

 

 

Chartreux fait sa prière avant d'aller dormir

Le coeur me serre de me séparer de mon petit compagnon, mais le réconfort de le savoir heureux et comblé par des mains amies atténue ma peine. Nous garderons le contact !

 

 

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 03:39

 

 

 

 

Sous une pluie battante, nous nous sommes laissés aller à descendre  la rue Daviel qui mène sans crier gare, à un espace névralgique de deux directions opposées. Il nous faudra commencer par un bout, mais lequel ...

 

Rue Vergniaud- rue Kurtz - place- temple Antonioniste

 

La pluie semble enfin décidée à observer une trêve qui nous permet de réaliser, seulement maintenant, que tout compte fait, nous sommes  descendus plus bas au-dessus du niveau de la mer, et que nous nous trouvons au beau milieu d'un carrefour anonyme de deux rues . Un temple d'une blancheur immaculée, aux lignes sobres et discrètes, marque d'un Y l'intersection  des deux voies.

 

Rue Vergniaud- rue Kurtz - culte antonioniste

Le culte antoiniste est né  au début du XIX siècle de l'expérience d'un ouvrier belge du nom de Louis Antoine. Influencé par les préceptes spirites d'Allan kardec , il entreprend d'exercer ses talents de médium sur des malades, ce qui lui vaut un procès retentissant pour exercice illégale de la médecine.

Cependant, les compte-rendus de ses interventions sont lues dans les salles de culte : les adeptes se font plus nombreux et il obtient rapidement la reconnaissance officielle d'organisme d'utilité publique à Jemmeppes (dans les environs de Liège).

Les temples se multiplient en Europe comme aux Amériques, et le mouvement antonioniste dont le but est de soigner sans exiger de conversion en contrepartie, bien que considéré comme une secte, est toléré et protégé comme association cultuelle loi de 1905

 

Pour le moment, encore sonnés et trempés par l'averse, nous marquons un moment d'hésitation devant le choix immédiat qui s'impose devant nous :  deux rues  austères et sans vie :

 

Rue Vergniaud - 1753 - 1793 Député girondin

L'une d'elle porte le nom d'un député girondin,

 

Rue Wurtz -1817-1884 - chimiste

L'autre, encore ruisselante de gouttes, porte celui d'un médecin expert dans le domaine de la  chimie appliquée à la médecine. Les effets de condensation atmosphérique sur les corps étaient-ils restés d'insondables  énigmes dans son esprit ?

 

 

Passerelle métro ligne 6 et siège Le Monde - Bd Blanqui

 Nous nous sommes contentés de longer le segment de la rue Vergniaud qui mène droit à la passerelle métallique du métro aérien. Le métro parcourt un long moment le boulevard Blanqui, lequel, sans y paraître, n'a  cessé de contourner discrètement la Butte-aux-Cailles.

 

Siège social du Monde - Bd A. Blanqui 2

Émergeant, d'une façon parfaitement inattendue, d'un décor de métal encadré de chlorophylle,  le monde se déploie devant nous

En 2006, pour fêter dignement le soixantième anniversaire de sa première parution, le journal "Le Monde" décide délire domicile dans les anciens locaux d'Air France, derrière une imposante façade où une colombe dessinée par Plantu survole les pays en suivant les vers de Victor Hugo...

 

Passerelle métro aérien Glacière

De nouveau, les nuages se sont groupés en congrégation : ils complotent un nouvelle averse. Nous jugeons prudent, mais insolite de prendre abri dans des lieux réservés aux initiés de la combine,  où se terrent souvent âmes en détresse et divers spécialistes de petits larcins, adossés sur les colonnes ou avachis au pied des  piliers  qui soutiennent la charpente de brique et de métal du viaduc. Nulle mauvaise rencontre pourtant

. Un terrain de sport entièrement grillagé sous la voûte du viaduc, permet aux jeunes du quartier de se retrouver et de se surpasser au basket sans que personne ne trouve à redire. Nous laissons les gamins décharger leurs tensions dans notre dos. En tractant  paisiblement nos birkentocks, nous gagnons l'entrée officielle de la station Glacière dont les composteurs ressemblent à s'y méprendre à des pièges à souris.

 

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 11:59

 

 

 

Je suis beau, attendrissant, féroce, et séduisant, tout en même temps dans l'exécution des tours dont j'ai hérité de mes ancêtres un savoir faire qu'il convient d'entretenir avec ferveur


Chartreux jouant de tout son long

Alors,  je mets en pratique mes talents, ma souplesse, ma retenue, mes détentes fantasques.     

 

 

Chartreux dans l'action

      Je mets tout mon coeur et mon allant à l'ouvrage,

même si la  scène  est factice

 

Chartreux faisant la pause

Piouuuuuuuu : quelques tâches sur la moquette ...

 

Chartreux gourmand 1

Mais il convient de ne pas cracher sur la soupe,

ni de laisser sa part au chien !

 

Chartreux et le petit marchand de sable

L'ordinaire est correct, la couche douce et molle...

 

Chartreux dort de toute sa longueur

Je peux me dérouler sans crainte.

Nul ne sait  ce que  réserve l'avenir...

 

 

 


 

 

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 18:12

 

 

 

Photo 335
mauve et bleuâtre, comme la gorge des ramiers…"


 

"Il lui dédia rapidement quelques litanies rituelles qui convenaient aux grâces caractéristiques et aux vertus d'une chatte dite des Chartreux, pure race, petite et parfaite...Mon petit ours à grosses joues...fine...fine chatte...mon pigeon bleu...Démon couleur de perle"

 

(Colette - La Chatte

 

 

Persan 3 

Presque identique en apparence à la  féline héroïne du roman de Colette, celui-ci errait dans un entrepôt désaffecté des environs de Paris. Affamé, il nous a suivis, plaçant résolument en nous sa confiance et sur survie . Parvenu par sa beauté et son bon naturel à nous attendrir, il a pris pension chez nous pour quelques jours, quelques semaines peut-être ...


      Il cherche un foyer qui saura l'apprécier et le choyer pour toujours.

 

 

 Persan 1

 

       Aimable et calin, il parait tout jeune, mais fait déjà montre de manières policées et d'un goût avéré du jeu et du contact.

 


 


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      « A fréquenter le chat, on ne risque que de s’enrichir. Serait-ce par calcul que depuis un demi-siècle je recherche sa compagnie ? »

 


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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 15:50

 

 

 

         Il était une fois un village presque semblable à beaucoup d'autres, où les troquets "de l'Amitié", calfeutrées entre deux ateliers étaient le refuge d' initiés, affairés devant des jeux de cartes, entourés d'effluves capiteux de bouquets d'alcools  et de volutes de fumées céruléennes.

A la faveur d'une révolution silencieuse menée par d'habiles spéculateurs, les anciens lieux de rencontre, où se renouvelaient chaque jour les voeux de fraternité se sont éclairés,  transfigurés...

Avec le temps, ces sanctuaires se démocratisent en ouvrant toutes grandes leurs portes, devenues méconnaissables sous leurs nouvelles peintures, à des  usurpateurs exogènes très "branchés" en quête de soirées exotiques.

Il en est de même en ce qui concerne d' anciennes petites voies du voisinage,  généreusement concédées aux classes laborieuses, au cours des deux premières décennies du XX siècle, lesquelles étaient autorisées à y établir domicile pour poser leur besaces le soir venu, et savourer paisiblement une soupe mitonnée par une femme méritante, génitrice de leur nombreuse progéniture.

On produisait ; ils remplissaient leur devoir patriotique : l'avenir du pays était assuré.

 

 

 

Villa Daviel

 

   Un toit, un étage, trois fenêtres, une porte, un jardinet : le bonheur est distribué par parcelle.

La villa Daviel est un discret appendice de la rue éponyme sur laquelle s' accroche "la Petite Alsace". Les deux lotissements locatifs conçus en 1911 par l'architecte Jean Walter étaient destinés à loger les familles nombreuses.

Arrivent les années soixante : l'industrie s'essoufle, les produits ne trouvent plus preneurs. Les "sociétés en pleine expansion" implosent. Les quartiers ouvriers s'étiolent. Les carrosses rouillent, les citrouilles pourrissent sur place, les cochers redeviennent souris poursuivis par de faméliques chats errants. Le chômage devient rampant.

Les résidents contraints d'abandonner leurs pénates, leurs voisins et amis,  laissent derrière eux les souvenirs d'une époque révolue, pour s'en aller peupler de gigantesques ghettos de béton, ou dans le meilleur des cas des cités pavillonnaires perdues en périphéries proches et lointaines de Paris.

 Villa Daviel 2

 

          La petite rue retranchée, où les mères assises sur une chaise de paille accolée au mur,  attendent le retour échelonné de la maisonnée, au crépuscule tout en se prêtaient de bon  coeur à  des échanges de voisinage, où les enfants revenus de l'école se retrouvent pour se livrer sur le pavé à des parties de ballons parfois malencontreux, en attendant le souper , s'est tue.

Désertés  les lotissements ont été revendus lot par lot à une clientèle très huppée dont les membres se confédèrent dans une réclusion  protégé du monde.

 

 

 

Villa Daviel - entrée maison fleurie

 

     Nées d'un rêve de capitalisme idéal, où l'éveil de préoccupations sociales en faveur des travailleurs méritants devait favoriser la productivité, les petites maisons de la Villa Daviel sont maintenant propriétés très privées et leur intimité exclusivement préservée.

 

 

 

 

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 16:24

 

 

 

Le discret passage Barrault nous a ramenés sur nos pas,  rue des Cinq Diamants. Nous avons rejoint la rue des Buttes-aux-Cailles qui nous a déposés, sans surprise cette fois, au carrefour de la sévère rue Barrault, marqué par le présence toujours prestigieuse de l'ancien Institut des Études Supérieures de Communications  qui porte encore fièrement les couleurs du mythique sigle de PTT. 

Rue Daviel - vue d'ensemble

      Devant  nous s'étend,  telle une corde à linge une rue grise et insignifiante, que viennent agrémenter d'un côté,  d'insolites pignons de tuiles rouges accrochés, serrés les uns contre les autres. 

 

 

La Petite Alsace - desente rue Daviel

 

      Faisant fi cette fois de la rue Barrault qui ne doit son attrait qu'à une vue sur la coupe transversale de la butte,  nous sommes irrésistiblement attirés par  une série de  maisons de poupées, soigneusement alignées sur un morceau de trottoir de la rue Daviel, dont les façades zébrées de colombages évoquent un petit coin d'Alsace.

 

 

La Petite Alsace - vue descendante


               Avenantes et colorées, mais pourtant sobres dans leur exubérance, elles rompent l'austérité  ambiante  par leur apparence exotique, mais surtout, par ce petit quelque chose de végétal,  une coquetterie inattendue. 

 

 

 La Petite Alsace - plusieurs maisons

 D'abord agraire, et vigneronne, puis repaire de chiffonniers bricoleurs qui s'affairaient à survivre autour d'une Bièvre réduite à l'état de ruisseau avant de disparaître dans les entrailles de la ville, l'ancienne portion du village de Gentilly annexée à Paris à la fin du XIX, attira à la faveur de l'ère industrielle florissante, des usines entourées ...  de maisons ouvrières.

 

La petite Alsace - vue montante

 

A l'aube du vingtième siècle, un architecte natif de Montbéliard, Jean Walter, déjà rodé à la conception de cités jardins dans les environs de Paris, imagina "La Petite Alsace" pour le compte d'une coopérative immobilière.

 

 


La Petite Alsace -détails de façadesLa petite Alsace

 

      Coquettes et pimpantes, ces maisons d'exception sont dotées d'un jardin isolé de la rue par une barrière de bois peinte en bleu

 

La Petite Alsace - cour intérieure 2

      Je parviens à faire une incursion discrète sous le porche,  et découvre un petit coin de bonheur aussi paisible qu'inattendu

 

La Petite Alsace - Cour intérieure

      Les "Russes Blancs", chauffeurs de taxi, qui ne souhaitaient pas être mêlés aux ouvriers des usines Panhard et Citroën implantées dans le quartier, y avaient établi leur résidence. Au fond du jardin, dominant le mur, on peut apercevoir la silhouette blanche d'une rangée de petites isbas.

Connue aujourd'hui sous le nom de "Petite Russie" , la cité du haut logeait les ouvriers de l' usine Citroën. Bâtie en surplomb à la hauteur du troisième niveau du banal  immeuble du 22  de la rue Barrault dont je me suis vue refuser l'entrée, il n'est plus possible d'y accéder.

 Sous la dalle où reposait la "petite Russie", les locataires de la "petite Alsace" rangeaient leurs taxis..

 

 

La Petite Alsace - détail d'une façade

      Les vendanges attendront, les résidents semblent en vacances

 

 

 

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 00:40

 

 

Notre amie Cadix, reine de beauté au pelage chocolat, au galbe parfait,  labrador svelte au regard tendre,  caviste professionnelle, nageuse infatigable, chasseresse hors pair, bénévole dévouée dans les activités associatives auprès de nos aînés, guide interprète occasionnelle des camarades, a intercédé en faveur de  Pistol, auprès de  de son maître, qui détient un don particulièr.

Voeu exaucé : Pierre  s'est emparé de ses pinceaux et s'est ingénié, de longues heures durant, à capter avec une justesse qui nous a touchés, un instant de  bonheur et de complicité  partagés un jour d'été, lors d'une promenade sur les rives du lac Daumesnil, au coeur du bois de Vincennes. Il est parvenu à restituer à merveille le sourire plein d'entrain de son modèle au physique atypique.

Un matin, un grand paquet, emballé avec beaucoup de soin nous a été livré...

Le coeur battant d'anticipation, nous avons accueilli ce précieux cadeau,  l'avons extrait délicatement de ses emballages, et admiré un long moment, avant de  commander un cadre à sa mesure.

 

 Portrait officiel de Pistol signé P. Vich

 

Il a trouvé sa place dans notre living... Un moment fort qui passera à la postérité et dont la présence chaleureuse parmi nous de Pierre, Françoise et Cadix, témoignera longtemps de la générosité et du talent de nos amis blogueurs.

 

 

Photo 318

 

 

Je ne puis que recommander de suivre les pas de ces baladeurs dynamiques dans leur  beau pays charentais !

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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 18:14

 

 

 

Le territoire champêtre de Monsieur Barrault, (ancien propriétaire des lieux, tombé dans les oubliettes à la faveur de l'annexion d' une portion du village de Gentilly à Paris), a gardé quelques marques de plus en plus estompées de la vie industrieuse d'antan. Les anciens occupants ont quitté leur monde, chassés par la mort ou pourchassés par d'âpres spéculateurs qui après avoir racheté, à bon prix, les modestes maisons ouvrières entourées de jardinets, les ont transformées en rutilantes "maisons de ville".

 

Plaques émaillées - Passage Barrault

Retapées à peu près à l'identique, repeintes, clinquantes et barricadées, elles restent les derniers bastions d'un monde englouti. A l'entrée du chemin, on se prend à hésiter : l'étroit couloir aux pavés inégaux, aux abords peu amènes ne paraît pas sordide ; il n'est pas accueillant pour autant...

 

 

Passage Barrault - l'Hôte

- N'ayez crainte, m'assure l'hôte clandestinement planté au seuil de l' intime boyau, ce n'est pas votre poids qui  risque de provoquer quelque éboulements dans les entrailles, lesquels il est vrai, pourraient, mais de façon peu vraisemblable, ensevelir à leur tour, un monde nouveau, d'habiles artisans du commerce et des finances

 

 

 

 

Passage Barrault - jardinet en terrasse 1

Le lutin de service nous le confirme : bien que privé, l'étroit passage du bonheur est une servitude qui  tolère une traversée occasionnelle, et çà et là,  quelques regards furtifs  peut-être....

 

 

Passage Barrault - pavés

      Quoi que  le chemin chaotique ait gardé l'allure besogneuse d'un obscur dégagement, il semble qu'un parti pris ait été délibérément choisi d'en cultiver la rusticité et  la nonchalente  désinvolture.

 

Passage Barrault - porte encadrée de lierre

  •       "Alors le Roi et la Reine, après avoir baisé leur chère enfant sans qu'elle s'éveillât, sortirent du château, et firent publier des défenses à qui que ce soit d'en approcher". 

 

 

Passage barrault - ensevelissement végétal

 

  •       "Ces défenses n'étaient pas nécessaires, car il crûr dans un quart d'heure tout autour du parc une si grande quantité de grands arbres et de petits, de ronces et d'épines entrelacées les unes dans les autres, que bête ni homme n'y aurait pu passer : en sorte qu'o ne voyait plus que le haut des tours du Château, encore n'était-ce-ce que de bien loin".


Passage Barrault

      Les âcres effluves  des eaux vannes sont  étouffées, les haillons ont flambés, éclats de voix et machines se sont tues ...


Etroitesse passage Barrault

      Les poubelles en bordure de chemin font sentinelle ...


Passage Barrault - camion des éboueurs

 

      Nous nous tenions sur le trottoir, dos bien droit, fessier serré, mais en la circonstance, devons négocier une circulation alternative . Affables, et quelque peu étonnés  de nous rencontrer, les éboueurs de la ville de Paris nous laissent  aimablement la priorité. Avec mille précautions, ils arrêtent leur énorme convoi. Nous rasons les murs tant que nous le pouvons. Ils reprennent leurs étroites manoeuvres. Ils passent ....

 

Passage Barrault - descente vers la rue Barrault

Il passent !

Et nous aussi ....

 

 

  • Charles Perrault - "La Belle au Bois Dormant"
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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 00:29

 

 

La rue de la Butte-aux-Cailles vient de nous déverser dans une rue perpendiculaire et rectiligne,  triste et peu disserte,  sous un ciel blafard. Sans en avoir vraiment conscience, ne venons de quitter la butte, pour basculer dans la quartier dit de la "Maison Blanche".

Rue Barrault - enchevêtrement urbain 2Rue Barrault - enchevêtrement urbain 1Rue Barrault suite végétale

Les retombées de la Butte permettent heureusement d'oublier le climat  austère et sans attrait d'une voie rectiligne qui finit par se perdre, comme elle semble avoir commencé, quelque part, dans le voisinage périphérique des boulevards.

D'un côté pourtant, la rue sans histoire, (qui porte incidemment le nom de Barrault, ancien propriétaire de la parcelle de terrain, tombé depuis lors dans l'anonymat, avant que ladite parcelle ne soit réquisitionnée et que la voie n'y soit tracée), parvient à nous offrir le divertissement d un panorama attrayant, où bribes de toits superposés dans la plus grande  fantaisie,  échantillons de façades enclavées les unes dans les autres, menus détails accrocheurs, offrent la perspective ludique d'un village bâti en espalier.

De l'autre,  l'austérité d'une succession ininterrompue de façades  d'immeubles anonymes et ingrates, dont les entrées sont jalousement protégées par des digicodes indécryptibles, parviendrait facilement à nous extraire des bâillements.

Je tente vainement d'obtenir les bonnes grâces d'un résident du n° 22 qui vient malencontreusement de laisser  refermer derrière lui, le précieux sésame, dans l'espoir de me voir octroyer la bienveillante opportunité  d'un regard furtif sur un petit coin mystérieux de Russie, enfoui dans la cour intérieure  d'un immeuble banal, situé dans une quelconque  rue du du treizième arrondissement...de Paris.. Mais ce sanctuaire, est résolument privé. La réponse est sans appel...

 

Rue barrault - suite végétale 2

Rue Barrault - maisonnette campagnarde

     Il me faut un moment avant de réaliser le nombre d'immeubles HLM alentour. Disséminés dans l'espace,  calmes et discrets, tant par la sobriété de leur architecture que par la discrétion (inhabituelle) de leurs résidents, ils s'intègrent sans discordance aucune dans le voisinage d'anciennes maisons ouvrières, souvent rachetées à leurs propriétaires par des nouveaux occupants, habiles spéculateurs, résolument  soucieux de protéger leur "fief' des regards importuns du vulgaire, mais aussi, de se démarquer d'une population  d'extraction "inférieure", exogène à leur milieu. Les rappels, multiples, postées à cet effet, sur le seuil des portes des nouveaux "seigneurs", ne manquent pas de dissuasion.

 

 

Rue Barrault - vue passage motant 2

     Un reliquat de convivialité villageoise anime-t-elle encore ce quartier ? Un technicien de surface de la ville, en cours de tournée dans les parages, m'affirme qu'elle survit, miraculeusement, bien que dans des lieux, spécifiques, bien définis, historiquement dédiés.

Quant à la solidarité communautaire, le replis sur soi affiché par les nouveaux "arrivés" me permet d'en douter.

 

 

Rue barrault - vue passage montant 1

Les habitations qui gravitent le petite rue  transversale qui monte, ont la grâce de "maisons de maîtres" et présentent toujours de "beaux restes" : recherches dans le travail de ferronnerie du balcon, dans l'ornementation modeste du vantail qui couronne le pas de porte et les deux marches usées qui en permettent l'accès. Les persiennes restent résolument closes en cet après midi de juin. Le village se meurt-il ?

 

Angle rues Brrault et Daviel - bureau de poste 1

La physionomie rustique de la rue Barrault est perurbée par l'irruption altière d'un massif édifice de brique aux immenses ouvertures fermées per de lourdes paupières de toiles bleue. Le "monument" construit aux environs des années 1880 abritait l'école nationale supérieure des télécommunications...

la Poste, pour faire court et simple.

 

 

 

 

 

 

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 18:18

 

 

 

Juchée sur la Butte,  la place Paul Verlaine,  permet de reprendre souffle : là où l'animation turbulente de la nuit et les marques festives qui jalonnent  la rue de la Butte-aux-Caille marquent un arrêt, l'eau à profusion et la tranquille convivialité des riverains viennent prendre la relève du vin

Place Paul Verlaine

une escale d'autant plus rafraîchissante, si on n'en juge  les bienfaits concomitants d'une eau tiède et ferrugineuse qui jaillit des tréfonds de la terre, distribuée à la demande, par un puits artésien...séparé de seulement quelques pas d'un "établissement de bains" rempli de la même eau, tirée de quelques six-cents mètres en sous sol.

Sur l'espace triangulaire planté d'arbres qui associent étroitement et fort à propos, les deux installations hydrothérapeutiques, les paisibles boulistes du quartier se retrouvent.

 

sculpture Henri Rousselle

      En face,  déjà légèrement en contrebas,  on ne distingue d'abord que  le  vélum feuillu d'une congrégation de marronniers blancs : c'est un jardin où sous le regard attentif de leurs mères, de tous petits enfants bâtissent des châteaux, s'émerveillent de leurs capacités nouvellement acquises, ou déconcertés par leurs limites, s'acharnent à marcher plus loin, courir plus vite,  grimper plus haut chaque jour, se résignent parfois dans une entente consensuelle à suivre les pas des décideurs nés, où se livrent âprement aux premières luttes pour exister...

Et au-dessus de la mêlée, inaccessible et ignoré, le regard impavide et déterminé d'un homme pétrifié pour l'éternité, président du conseil de son vivant, qui portait le nom d' Henri Rousselle.

 

 

Fabrique de galoches Lefèvre vue du square henri Rousselle

 

Je referme avec soin la petite porte du square qui m'arrive à la taille et contourne une maison qui marque l'angle de la rue de la Butte-aux-Cailles, et ne semble pas disposée à ensevelir ses activités passées dans l'épaisseur de ses murs. 

 

 

Rue de la Butte aux Cailles - façades immeubles anciens

 

      Les fêtards de la nuit récupèrent. A la lumière du jour, la rue de la Butte-aux-Cailles reprend une  physionomie villageoise de bon aloi.

Nous sommes dimanche. La boulangerie a fermé sa porte à grelots. De son côté, le bar d'à côté, et tous les autres se sont octroyés congé. La rue est à peine animée par le passage souvent fortuit de rares voitures ou piétons.

 

 Place de la Commune - vue d'ensemble

 

  A la croisée des chemins, place de la Commune, le silence !

Les gracieuses sylphides de la fontaine Wallace se sont figées.

Nous sommes dimanche : chacun retient son souffle 

 

Rue de la Butte-aux-Cailles - maisonnette campagnarde

 

  Une porte close sur l'intimité paisible d'une rue provinciale.

Les persiennes s'éveillent à moitié seulement ;   

 

Pochoir enfant black - rue de la Butte aux-Cailles

et en chemin, toujours fidèles, de charmants compagnons de voyage sortent des murs. Veulent-ils me transmettre un message, une requête ou simplement un bonjour ?

 

Pied de la Butte aux Cailles- rue de la Butte...

La facétieuse rue de la Butte aux-Cailles nous surprend, en se coudant à angle droit quelques dizaines de mètres plus haut, avant d'amorcer une descente sportive, toits encastrés les uns dans les autres tels les pièces d'un puzzle.

La chevauchée est interrompue par l'émergence un peu abrupte d'une rue perpendiculaire.

 

 

 

 

 

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Nous autres français sommes bien égoïstes. Lorsqu un pays dispose d un blog comme Balades avec mon chien, il devrait le traduire en anglais, italien, espagnol, japonnais, chinois etc... que le reste du monde en profite. D ailleurs, Armide mérite un auditoire bien plus large que 60 millions d internautes (plus quelques belges, suisses, quebecois). En tous cas, j adore Balades avec mon chien et je suis loin d être seule !

       

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