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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 15:33

 

 

 

 

 

Nous nous sommes éloignés des "Frigos" ceints d'une une grille  peinte en mauve - suffisante pour suggérer la nature particullière des lieux, mais  inopérante à leur assurer un anonymat,

 

Chateau d'eau des Frigos - rue Primo Levi

 

et avons rejoint le quai de la Gare 

 

Descente du Pont de Tolbiac sur les quais

 

A proximité,  quelques marches suffisent à séparer la portion du Quai de la Gare, (rebaptisée du nom de François Mauriac), du Port de la Gare

 

 

Pont de Tolbiac et quai

 

 

Le pont de Tolbiac n'est pas "enveloppé de brouillard" aujourd'hui ... Il ouvre  une perspective très calme et continue sur sur le pont national. 

 

 

 

Gros plan du phare du Batofar

 

Tournant les talons en sens opposé, nous procédons sur les pavés du  Port de la Gare, en direction du Pont D'austerlitz : un phare authentique se dresse sur les bords de la Seine. Son rouge chatoyant le ferait  prendre pour un jouet

 

 

La Batofar - vue de devant

 

 La phare coiffe en réalité un  authentique "bateau  feu". Conçu pour être placé au service des navires, ce bateau- phare ancré dans des lieux stratégiques,  indiquait les bancs de sable et signalait de son faisceau lumineux les dangers aux abord des côtes. 

 

La Batofar - phare

 

Remplacé par des bouées et des balises de navigation automatiques, il est brièvement relégué parmi les chères vieilles choses, au risque d'être oublié

Par bonheur, ses abords aimables, sa nature sociable et généreuse valent à ce natif irlandais de se reconvertir et d'entamer, comme nombre de bâteaux-feus d' Europe du nord un seconde carrière. Certains de ses pairs se sont convertis en musée, d'autres en restaurants ;  il a choisi de  s'arrimer en France,  sur les quais de la Seine, et d'animer la vie nocturne parisienne.

 

 

Le Batofar et le Pont de Tolbiac

 

A Paris, le "bateau-feu" ou "bateau-phare" est maintenant bien connu sous son nom d'emprunt  " Batofar". Calme et silence l'enveloppent le jour. Fidèle à sa destinée il est le rendez-vous des noctambules "branchés".

 

 

 

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 01:04

 

 

 de la part d'Uppsala qui éclaire nos journées par son regard optimiste et plein d'esprit sur notre monde, celui qui nous entoure, celui auquel nous prenons part.

 

link.

La lecture de ses réflexions quotidiennes, qui nous nourrit des perspectives éclairées et originales sur les petits travers et les bizarreries de la vie, est un "remontant" qui  devrait indubitablement faire l'objet d'un remboursement de la Sécurité Sociale, tant elles parviennent sous la forme de critiques constructives et d'espiègles  facéties de langage, à changer notre regard sur la relativité de nos vagues à l'âme en nous proposant  de garder les pieds sur terre, et de cultiver la sérénité..

 

 

 

pistol

 

Un grand merci à notre amie Simone, alias Uppsala, pour sa délicate attention à laquelle Pistol et moi-même avons été sensibles.

 

Bonnes lectures !

 

 

 

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 18:22

 

 

 

           Samedi dernier, ma maîtresse à moi m'a trouvé pâlot. Il a été décidé qu'un changement de climat me ferait du bien. Alors, nous avons sorti la décapotable qui fend le vent et file plus loin que les limites de notre village,  plus prestement  que mes quatre pattes, (même si celles-ci ont pratiquement repris leur service normal), et  nous sommes allés respirer l'air dans nos montagnes

Buttes-Chaumont - Pistol 1

En chemin, un peu enivré par le choc de retrouvailles tant espérées, tant attendues, j'ai eu le sentiment, en m'apercevant que je portais mon collier à l'envers, qu'au gré des tribulations qui ont affecté ma vie, au cours de ces derniers mois, je commençais à m' encroûter. Mettons ceci, si j'en juge, sur le compte de l'appréhension à la perspective de retrouver mon monde. 

Encore vulnérable , je redécouvre,  avec l'étonnement émerveillé de mes premiers jours, mon univers...

Je me souviens : j'y suis maintenant ...

et l'expérience acquise au fils des ans,  me permet désormais de le considérer de plus haut. 

 

Pistol-Buttes-Chaumont 2

Progressivement, ils me reviennent par bouffées, les souvenirs  : un univers  de douces violences, avec ses langages, ses codes, ses règles du "Tout-Ou-Rien"...

Je ne sais plus tout à fait où est ma place dans tout cela.

 Contre toute attente, le monde réel, perdu dans les oubliettes, m'aborde, avec mille précautions, chargé de délicates prévenances  comme un ami qui vient aux nouvelles après un rude coup du sort, et vous étreint avec  bonheur

 

Pistol- Buttes-Chaumont

Par milliers, des sensations anciennes se rappellent simultanément à mon souvenir. Je m'étire à leur rencontre. Il me faut tout réapprendre. Je reprends contact... Je deviens moi !

 

 

Buttes-Chaumont - Guignol

 

Cette pimpante guérite n'est pas une niche. Elle appartient à un certain  Guignol qui a la redoutable réputation d'avoir une tête  plus dure que la mienne. Autant laisser cela aux enfants...

 

Buttes-Chaumont - lampadaire

      Déterminé à me rapproprier mes réseaux, j'ai escaladé avec pugnacité l'herbe renaissante sur la face ensoleillée du coteau.

J'ai voulu tester l'inaltérabilité de toutes mes facultés, en tentant de viser très haut, le  réverbère qui fait office de confident. Mais à trop vouloir forcer ses talents, mon corps s'est figé quelques longues secondes en équilibre instable avant de choir avec grâce sur son fondement, 

Il me faudra encore voir venir...

 

Restaurant la Puebla (Chez Julien) Buttes Chaumont

 

    Mon retour dans le monde  s'est déroulé dans la joie : j'ai retrouvé les habitués de la montagne, qui suant et soufflant, foulent les allées sablonneuses des Buttes Chaumont,  exigeant la voie libre, tels des trains grande vitesse. Aujourd'hui, ce sont eux qui se sont arrêtés sur mon passage, tandis que je courais avec empressement de gauche à droite, puis dans le sens inverse pour saluer les fleurs, flairer l'herbe tendre, et me perdre sur la terre fraîche et odorante au pied d'un massif. Les joggers se montraient bienveillants, encourageants : sur mon passage, j'ai même entendu :

"Mais il est en pleine forme !"

Les enfants qui pagaillaient dans leurs aires de jeux, abandonnant leur ballon, se sont précipités à ma rencontre, tandis que parti, à la conquête d'une Belle, enchaînée à sa maîtresse, (laquelle toute entière occupée à capter des UV, prenait racine dans le gazon), je pris le parti d'ignorer leurs appels.

 

 

Buttes-Chaumont

 A bord de mon coupé, je me laisse glisser avec une  voluptueuse lassitude, dans une allée bordée de camaïeux luminescents, sous la blancheur immaculée des confetti odorants qui constellent certains arbres. Le Soleil encore doux m'a ouvert tout grand les bras avec tendresse et sollicitude, 

Le printemps à mon sens c'est toujours une Grande Première

 

 

 

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 20:18

 

 

 

Impassible au mouvement du temps, au bouleversement d'un monde

Les Frigos-traces de l'ancienne fonction sur les murs

    

 Un chien tapi au bas d' un mur mitoyen  qui porte pour un temps encore indéfini les marques de la gare frigorifique de Paris IV, semble ne pas prêter attention au couple enlacé qui a cru pouvoir s'y enfouir.

Son esprit est ailleurs...

 

 Les Frigos - Graphi ombre d'un couple face à face

 

   Un peu en deçà, deux ombres fondues dans la muraille chuchotent des propos dont je ne parviens pas à capter les bribes

 

Cour des Frigos - Pierre commémorative

 

 Où étais-je donc en date du 18 juillet 1998, alors le mur porte une inscription commémorative d'une tragédie survenue ce jour là, suivie  des points de suspension  visibles à l'oeil nu  ?


 

Graffiti et grapheur cour des Frigos

 

L'enceinte miraculée du "château abandonné, où Mesnager et d'autres artistes de rue on essuyé les plâtres, a vu se succéder des générations de graffeurs. 


Porte de livraison taguée - Les Frigos

 

On dit que la nature a horreur du vide, les barbouileurs s'emploient fiévreusement à combler les moindres recoins de l'espace qui s'offre généreusement à leurs discours.

 

 

arbre doré à la fenêtre - Les frigos

 

Mais il arrive que la nature ne survive pas  aux débordements et s'épuise, avant de renaître sous des abords inattendus

 

 

façade d'esprits lbres - cour des Frigos

 

 Disharmonie patente des coloris,  multiplicité des matières,  "décrochez-moi-ça" ...

Le  but esthétique n'est pas recherché ; seul compte l'effet produit : discours officiels étouffé sous des tonnes de peintures,  regards arrachés à l'indifférence,  images mentales violemment secouées , et nous voilà parachutés par l'effet de vertigineuses associations d'idées,  dans un monde réel,  ni tout  beau, ni tout  gentil, mais simplement humain, avec ses appuis de fenêtres fleuries avec les moyens du bord, et la douceur de ses beautés intérieures


Visage apparaissant à la porte, cour des Frigos

 

  et gare à celui qui osera attenter à ce petit peu, ce pas grand chose qui se love dans le coeur et dans les yeux.

 

 Les Frigos - canopie métallique

"Sous les pavés, la plage" ? 

Sous le préhau,  le délire explose

 

Liste Locataires des Frigos - Ville de Paris

 

En 1986, la Ville de Paris rachète à la SNCF les bâtiments de la gare frigorifique, et dressent une liste des  locataires,  qui depuis un certain temps déjà ont élu résidence, moyennant rétribution d'un loyer.

 

 

Entrée la maison des Frigos

      L'entrée  des artistes, des créateurs et des entrepreneurs parait paradoxalement épargnée par l'explosion des manifestes, ordonnée comme n'importe quel seuil  d'une honorable petite entreprise. Mais elle reste  hermétiquement close à l'intrus de passage

 

 

Atelier d'artiste vue extérieure - Les Frigos

Nichés à hauteur d'arbres, certains artistes ont eu besoin de prendre un peu de distance par rapport à l'agitation des festivités qui se tenaient les premiers temps dans la cour. Le métier d'artiste ne peut s'exercer que dans le calme et la concentration

 

 

Machines à glace

 

Les portes de leurs ateliers, autrefois largement ouvertes à tout venant, n'accueillent plus les curieux et les amateurs d'art  qu'à dates et heures convenues, par voie d'affichage,  ou de bouche à oreille. 

 

 

 

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 20:12

 

 

A force d'asservir mon regard aux interstices des feuillages, d'esquiver barreaux et barricades, j'ai défié les marquages de propriété subrepticement dissuasifs, et me suis laissée aller au gré d'une pente douce qui vient de me déposer dans leur arène.

 

Rendez-vous des taggeurs - Cour des Frigos

      Dans une cour pavée, ils sont là, tout à leur affaire, concentrés sur leur tâche, occupés à leurs échanges. Nul regard réprobateur n'a cure de s'opposer à mon apparition.

Tapie en moi-même, telle un spectre invisible,  je me glisse en diagonale sur leur terrain, 


Tag cour des Frigos 6

           et jouis de concert à  la simplicité d'être là, au plaisir contemplatif de me laisser porter par le mouvement de volutes de gris et de rose toujours en devenir,

Tag cour des Frigos 3

de coopérer par l'esprit à la transformation de négations en possibilités...

Tag Cour des Frigos

  Dans la crour de récréation, l'expression, la couleur les débordements ne tiennent pas entre les lignes. Elles explosent et surgissent  en défiant la peur du gendarme même le plus compréhensif, lequel parfois tombe le masque à la vue de visions prophétiques,


Graf cour des Frigos 2

      où la vie et la mort s'affrontent de plein fouet,

Tag cour des Frigos 5

où la puissance et la gloire se confondent au néant

 

Tag cour des Frigos 4

A la vitesse de l'éclair, puisse notre message être capté !




 

 

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 21:10

 

 

 

Aucun butoir n'est parvenu à brider notre envie de percer à jour, coûte que coûte, l'apparente désinvolture qui s'est emparée du prestigieux édifice. L'enceinte indubitablement détournée de ses affectations originelles s'est transformée un terrain de jeux où se donnent libre cours rencontres amicales et expériences artistiques

Façade et chateau d'eau des Frigos à travers le lierre

      Après l'avoir au trois-quart circonscrit, nous avons retrouvé, embusqué derrière un mur de lierre de la rue Primo Levi, "le château abandonné", flanqué de sa tour. Etrangement, sa toiture d'ardoises parait impeccable et  tranche de façon paradoxale avec l'état d'abandon qui l'entoure.

 

Série de fenêtres de la Tout prend garde - Les Frigos

 Les orifices de la tour sont  gardés par de rébarbatifs cerbères. Un filet  qui protège l'invincible forteresse de béton armé nous sépare, providentiellement, semble-t-il.

 

 

Graphs façade rue des Frigos

De fantasmagorique créatures jaillissent de la façade ; elles  semblent désormais avoir élu domicile dans les sinuosités des parois dont la couleur est uniforme et indicible ; murs  tristes, pisseux et fissurés auxquels elles restituent vie sous des  formes inattendues.

D'une cavité, surgissent les dents aiguisées d'une mâchoire protubérante, derrière laquelle se dressent des traits  puissants et redoutables  : l'ogre qu'on avait relégué dans le tréfonds de nos fantasmes ancestraux, bondit de son territoire qui parait une prison, comme un diable d'une boite. A ses côtés, de douces créatures protégées des avanies du monde par l'Amour se tiennent prudemment à l'écart tandis que tourbillonnent au hasard, des figures oniriques.

 

 

 

 Façade principale des Frigos avec banderole - rue Primo Le

Flanqué d'un château d'eau, le "château abandonné" fut conçu aux lendemains de la première guerre mondiale ,  pour servir d'entrepôt frigorifique aux produits frais, destinés à alimenter le "ventre de Paris". Son emplacement, au "Quatre-Vingt-Onze, quai de la Gare", au pied des Grands Moulins, sur la rive de la Seine opposée aux entrepôts de Bercy (où reposaient les vins), semblait tout indiqué.

La marchandise étaient convoyée au-delà des portails métalliques par des wagonnets qui s'engouffraient dans les vastes hangars. Des rails fixés aux plafonds permettaient de relayer le transport des charges qui étaient stockées dans des chambres froides. A partir des années 1970, les Halles déménagèrent pour s'établir à Rungis ; le vas et viens des wagonnets cessa . "Les Frigots" fermèrent leur sportes et s'étiolèrent.

Devant l'émergence des grands projets qui visaient à remplacer l'obsolète par du neuf, les Frigos dont la raison d'être  ne se justifiait plus, allaient-ils disparaître ?

 

Graf main, cour des Frigos

1985 : des artistes occupent les lieux ; ils apprécient la protection phonique et thermique offerte par les murs épais de la bâtisse, et s'insurgent contre l'idée de la voir tomber sous les coups des bulldozer . Ils demandent à la SNCF, propriétaire des lieux depuis 1945, l'autorisation officielle d'y élire domicile et de  réaménager l'espace en ateliers, en salles de répétition, en studios de musique... moyenant rétribution d'un loyer.

Sous la presssion d'associations locales, l'affaire est conclue.

 

Façade des Frigos 2

 

Les locataires, entrepreneurs et artistes confondus  retroussent leurs manches et brassent un travail considérable : aduction d'eau, aménagement de sanitaires, pose de cloisons, ouvertures de fenêtres dans les façades aveugles, nivellement des sols. 


 

 

Cours des Frigos plantées de vert

 

      "Les Frigos" abritent  désormais une communauté de créateurs, réunis dans la convivialité chaleureuse de son enceinte.

 "Les Frigos" revivent,  mais leur histoire ne s'arrête peut-être pas là...

 

 

 

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 17:10

 

 

Les promeneurs se sont clairsemés et ont regagné leurs tanières. Rollers, cyclistes, enfants, bidules multicolores, qui circulaient et voltigeaient  ont regagné les rangs. Tard dans la soirée, le bruits, rires, et fragments de conversation, interceptés en cours de route, se sont dilués jusqu'à se taire. Le trafic routier n'est plus qu'un fond sonore homogène et permanent.     

Au sortir des taillis qui bordaient la voie ferrée,  le crépuscule s'est éteint doucement et une congrégation de lueurs électriques nous signale la proximité retrouvée de l'agglomération urbaine

 

Les-grands-Moulins-de-Paris-et-le-jardin-de-l-Abbe-Pierre-.jpg

Certaines  bâtisses de la ville, dotées de charisme ou de fonctions particulières,  jugées dignes de représenter les préoccupations contemporaines (architecture commerce, culture ou sciences), sont surlignées de jaune et d'or. Elles font office d'anges gardiens auxquels il est rassurant, bien que parfois illusoire,  de se référer.

 

 

Des Grands Moulins aux Frigos - rue des Frigos

      L'aube est venue adoucir l'opacité de la nuit, le jour s'est installé, et le midi a pris place. Nous avons tenté de nous aventurer dans des rues qui paraissaient mener très loin, mais qui, de croisements en détours trompeurs, nous ont inévitablement débarqués sur les quais. A peine surpris par ce tour de passe-passe, nous avons poursuivi, vaille que vaille, le défi d'échapper au contemporain et  de reprendre un chemin du labyrinthe dans l'espoir d' y retrouver un morceau de temps perdu . A un moment donné, le hasard d'une intersection nous l'a offert, une nouvelle fois.

L'humble rue qui descend des moulins s'affale mollement, sans air ni grâce. Elle est austère et revêche. Son nom évoquerait de façon plus appropriée la froidure des lieux, que la perspective de joyeuses agapes

Enseigne - 19 rue des Frigos

      Et pourtant, planté dans un lambeau de sol défoncé, le numéro 19 de la rue des Frigos se dresse impérieusement. L'arrière d'une cour dénivelée révèle  l'imposante toiture d'un quelconque château qui semble s'être résolu  à un laisser aller générateur de délires imaginatifs et d'élans créatifs, des plus loufoques aux plus élaborés.

 

Vélo enseigne à l'entrée des Frigos

    Précédant le paysage de fantaisie,  une créature extravagante peut en cacher une autre, tout comme pourrait le faire un train...

 

Voie Ferrée - cour des Frigos

Au pied de l'énigmatique enceinte,  des voies paralèlles, à demi ensevelies dans le bitume, et dont le parcours s'interrompt brusquement, retracent un mouvement  de va et viens, réglé comme du papier à musique, qui appartenait à une époque pas si lointaine...

 

 

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 22:55

 

 

Vous avez un toit, une couche molle, des caresses, de la nourritre et de l'eau à volonté, il fait bon, la vie est belle, tout plane...


Photo 030

 

      mais il peut arriver qu'en un  instant seulement, votre vie bascule en sens inverse...

 

Mines de Zelda 1

que le chaos, la peur, la faim, la mort étreignent nos vies, aussi modestes soient-elles


Maestro Les femmes se font attendre !

      Zelda et Maestro, et tous leurs comparses chanceux  se joignent à Pistol pour vous transmettre un appel important :

 

Les chiffres : Reste / But

-14504 / 12500000 clics
-600 / 500000 vidéos*
-2 / 1786 SMS*
-3 / 2500 euros*

"L’actualité animalière aujourd’hui se situe au Japon où hommes et animaux, unis dans un même désarroi doivent faire face à une situation exceptionnelle.
Comme les associations humanitaires, les associations de protection animale se mobilisent pour venir en aide aux animaux sinistrés du Japon.

Au-delà du drame humain qui s’est joué, Actuanimaux ne pouvait rester inactif devant le sort des animaux confrontés au froid, à la faim et à de multiples traumatismes.
C’est pourquoi dès l’annonce de la catastrophe, Actuanimaux a pris des contacts pour savoir comment être le plus efficace aux côté des associations nipponnes de protection animale.

Nous sommes donc en train de mettre sur pied une action solidaire par l’intermédiaire d’une association internationale qui se prépare à envoyer une équipe sur place (nous vous en dirons plus dès que possible).
Vos clics vont servir cette fois ci à contribuer au sauvetage (prise en charge, nourriture, soins vétérinaires) des animaux japonais en détresse.
Etant donnée l’urgence, nous n’attendrons pas que le montant fixé de 2500 euros soit totalement réuni pour commencer à envoyer les sommes utiles à ces multiples sauvetages.

Nous savons que nous pouvons compter sur vous, merci d’être une fois de plus au rendez vous de la solidarité pour les animaux en souffrance !"

link


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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 11:28

 

 

 

 Dans l'espoir de retrouver l'ancien  Chemin de Fer tombé dans l'oubli, au même titre que l'agonisante gare Masséna, nous nous sommes engouffrés sous un tunnel qui s'efforce de maintenir, en suspension entre deux mondes, la défunte ligne ferroviaire,

 

Hangars SNCF quartier Massena

      et débouchons, ébahis, sans rencontrer âme qui vive, sur une portion du boulevard Masséna qui franchit impérieusement, d'une seule enjambée,  un gigantesque noeud de voies ferrées.  Le seul élément notable dans ce paysage de désolation apparaît sous la forme d'une ligne brisée : les toitures de hangars SNCF en enfilade.


 

Voies ferrées menant Gare d'Austerlitz à découvert et po

      Le pont à haubans sur lequel progressent de petites autos, n'est autre que le boulevard périphérique extérieur qui mène à Ivry. Inondé de soleil, il prend de teintes roses et encadre de bleu un réseau arachnéen .



Paysage ferroviaire aux environs de la gare d'Asterlitz et

      Subtilités des coloris sur fond désordonné de béton et d'acier, hérissé de lignes haute-tension, de pitons dissuasifs..

Douceur d'un crépuscule de printemps qui vient tempérer l'agressivité et le fracas d'une zone interdite.


 

Voies ferrées traversant la Seine - vue général-copie-1

Nous suivons fidèlement le tracé désaffecté de la voie ferrée initialement destinée au parcours de la Petite Ceinture, et marchons à ses côtés en traversant le Pont National, laissant derrière nous la Bibliothèque François Mitterrand, flanquée de son enceinte futuriste. Nous surprenons le passage d'une  péniche qui s'achemine droit devant, en direction du Pont de Tolbiac .  

 

 

 sémaphore- ancienne ligne de chemin de fer-Paris Rive gauc

En chemin, nous saluons un sémaphore émaillé de rouille, qui toujours dressé, s'ingénie à sauvegarder  ce qui lui reste de  dignité.


 

Aperçu de la Gare frigorifique de Paris-Bercy, de l'ancien

A mesure que nous progressons, apparaissent de fantomatiques bâtiments aux façades calfatées, maculées  de hieroglyphes dont le message, dans son ensemble nous parait  hermétique.   

 

Cheminées fumantes Ets leroy Merlin en bordure de Seine.

Détournant notre regard, nous retrouvons, à portée immédiate, un signe d'activité tangible, qui de loin déjà,  aux confins de la Dalle de Paris-Rive-Gauche, nous laissait espérer encore quelque manifestation de vie terrestre.


 

      Bâtiments tagués de l'ancienne gare frigorifique de Paris

 Face à l'éclatant îlot de Paris Rive-Gauche, jouxtant sur la rive droite de la Seine, d'indifférentes édifications modernes, le monde ancien de la Gare Frigorifique de Bercy s'étiole dans l'abandon. Les portes des locaux se sont refermées sur des containers encore prêts pour le service. Qui s'en souviendra désormais ? Quel est l'avenir de ces édifices aux vitres brisées ?

 

Le long du Bd Poniatowski, un quai de chemin de fer et des

Restant fidèles au tracé de l'ancien Chemin de Fer, nous longeons désormais le Boulevard Poniatowski, une artère à grande circulation en travaux. Masqués par des tailllis, des voyageurs sans bagages. En l'espace d'un  court instant,  la vue d' un convoi parvient à nous illusionner. Il ne quittera pas le quai.

 

Bd Poniatowski - Poste de travail et signalisation ancienne

Poste de garde, où les regards perdus d 'éventuels occupants, abandonnés sur le bord de la route, scrutent au jour le jour, l'horizon dans l'espoir de voir surgir dans leur vie l'annonce improbable d'un changement de direction.

 

Bd Poniatowski - chateau d'eau SNCF ayant abreuvé les loco

 Châteaux qui autrefois alimentaient en eau les locomotives à vapeur, aujourd'hui réquisitionnés par les graphistes pour servir de supports à d'éloquentes déclarations. 

 

 

Hangar futuriste SNCF vu du Bd Poniatowski

Le temps passe et s'annonce l'arrondi futuriste de  nouveaux hangars SNCF.

La voie se ferme à nous. La nuit tombe...

 

Bd Poniatowski en travaux (2011) pour l'aménagement d'une

Nous ne pouvons, en l'état que revenir sur nos pas

et regagner nos foyers.

 

 

 

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 23:55

 

 

 

Après bien des atermoiements de parcours,

Immeuble fermé, rue du Chevaleret

après avoir été rejetés au loin par une armée de barricades, déviés, et enfin canalisés dans un passage obligatoire balisé de flèches jaunes, nous avons regagné la rue du Chevaleret où l'ancien, par lambeaux, se tient toujours debout. Nous sommes passés, sans juger bon nous arrêter devant un édifice de béton généreusement agrémenté de plaques aux couleurs clinquantes et de baies vitrées démesurées. Ce clapier à lapins, signée Le Corbusier, qui se veut accueillant et fonctionnel,  reste le lieu d'implantation central des Compagnons d'Emmaüs.

 

Immeubles perdant la vie. Rue de Chevaleret Paris XIII

      Stoïques à l'approche d'une mort programmée, quelques immeubles affichent toujours  un label de confort "gaz à tous les étages". Un toit, quelques fenêtres sur le monde, du travail, et la garantie de se retrouver ensemble, au chaud, en échafaudant des projets, en nourrissant l' espoir de pouvoir un jour construire son rêve. A moins qu'un sentimentalisme  béat ne vienne brouiller ma perception d'une  époque assoupie, que je tente d'imaginer et de reconstruire.


Pavillon s'étiolant de solitude au fond de son jardinet, r

Le rue du Chevaleret débouche sur une petite place ronde. Avant de la quitter, nous prenons le temps de nous épancher sur l'avenir incertain d'un pavillon accompagné de son jardinet qui s'étiole, chaque jour plus seul de son espèce.


Théâtre Le lierre, rue du Chevaleret, Paris XIII

      Derrière des murs, se trouve le théâtre "Le Lierre" : on se retrouve entre amis, on fait connaissance, la vie continue, comme si de rien n'était,  et la jeunesse du quartier ébauche des projets...


Pavillon entouré d'un jardinet, rue du Loiret, quartier Ch

En traversant la rotonde, nous avons retrouvé l'extrémité de la rue Watt couverte d'une passerelle désormais impraticable. Subissant l'attraction d'une rue de campagne, nous contournons une habitation en perdition, entourée d'un jardin,

 

Pavillon dans un jardinet, mur couvert de lierre, rue du Lo

où la nature tirait du sol et du temps,  l'espace, et la liberté  propices à son épanouissement.

 

Rue de Loire, à l'ombre des grues menaçantes, quartier Ch

      Mais il suffit de se laisser aller à détourner le regard, un instant seulement, pour que la réalité nous rattrape et que surgissent de l'ombre, les monstres profanateurs figés dans leur mouvement, en observance  de la trêve dominicale. Dès demain, ils reprendront, imperturbables, leurs activités routinières.

 

Mur couvert de lierre, rue du Loiret, Paris XIII, quartierNous nous laissons guider par les murets de l'humble rue du Loiret, coiffés d' abondantes cascades de lierre, une espèce végétale d'une fidélité sans faille. Elle épouse ses supports et ne pouvant supporter d'en être privée,  se laisse mourir.

 

Ancienne gare SNCF Massena, rue Regnault, Paris XIII

      La silhouette rose et mystérieuse d'un bâtiment que la gigantesque "Dalle" est parvenue à acculer, se précise dans ses détails alors que la petite rue du Loiret nous lâche : en gravissant furtivement quelques marches, on retrouve traces d'un hall, de guichets, d'un escalier mécanique désormais immobilisé. On reconnaît, affreusement grimées les façades d'une gare désaffectée, qui abriterait dans un avenir prochain une centre dédié à l'art du cirque... 


Ancienne gare SNCF Masséna, vue latérale, graffiti

      Flanquée d'une passerelle brutalement interrompue, qui autrefois, il n'y a pas si longtemps, enjambait des voies ferrées, l'ancienne gare Massénat  desservait à l'origine, la ligne de Chemin de Fer Paris-Orléans. Devenue obsolète (jugée désormais trop proche de la gare D'Austerlitz), elle  assura un moment les fonctions d'une station du RER, avant d'être définitivement fermée lors de l'ouverture des nouvelles gares RER et Météor "Bibiliothèque François Mitterrand".


Plaque de rue émaillée rue Régnault, Paris XIII quartier

     Déterminés à ne pas, encore cette fois, nous laisser circonvenir, nous venons de prendre la décision de suivre les murets couverts de lierre de la rue Regnault qui gravite en boucle, avant de nous laisser happer sous l'arche d' un pont ferroviaire.

 

 

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Un éloge !

Nous autres français sommes bien égoïstes. Lorsqu un pays dispose d un blog comme Balades avec mon chien, il devrait le traduire en anglais, italien, espagnol, japonnais, chinois etc... que le reste du monde en profite. D ailleurs, Armide mérite un auditoire bien plus large que 60 millions d internautes (plus quelques belges, suisses, quebecois). En tous cas, j adore Balades avec mon chien et je suis loin d être seule !

       

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