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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 16:08

 

 

 

 

 

 

 

  La neige tombait depuis des heures, les flocons s'épaississaient en se multipliant

 

Bouche de métro Pigalle sous la neige

 

  Nous nous sommes réfugiés dans l'antre du métro qui affiche derrière les vitres de la rame, les plaisirs d'un spectacle aérien : "Paris sous la neige" . On chuchote que la Dame de Fer a pris congé pour la journée, que les aéroports  sont déclarés  villes mortes, que la panique s'est emparée des routes...

 

 

 Allee-George-Ulmer-sous-la-neige-1.jpg

 

  De Pigalle à Ménilmontant, le paysage des boulevards dont les tracés sont identiques subit en cours de route quelques  subtiles variantes

 

 

Bd de Ménilmontant - marché sous la neige 5

 

 

Bien au-dela des deux gares arachnéennes, le Marché de Belleville dont les fumets et les couleurs débordent  sur Ménilmontant, s'est  exceptionnellement éteint ; fruits et légumes ont réintégré leurs abris ; tissus indiens et africains ont regagné les cartons et les habitués qui ont renoncé pour des raisons de force majeure à leurs conversations à bâtons rompus et à leurs échanges de recettes, se sont retirés

dans  leurs chaumières de béton.. 

 

 

 

 

Bd de Ménilmontant - marché sous la neige 4

 

 

Mouvement fébrile des marchands éprouvés qui  secouent hâtivement les bâches avachies sous  le poids de la neige et disparaissent. On tente d'échapper à la menace apocalyptique annoncée.

 

 

Bd de Ménilmontant sous la neige 2

 

Seuls quelques amateurs redécouvrent l'espace LIBRE : les rues désertes leur appartiennent. 

 

 

 

 

 

 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 16:02

 

 

 

 

 

Le petit marchand de neige a jeté ses pépites sur Pigalle qui dort le jour, avec d'infinies précautions pour ne pas perturber les affaires des voyageurs de passage

 

Bd de Clichy - neige et paillettes

 

Paillettes célestes et constellations luxurieuses s'enchevêtrent indifféremment et viennent s'abattre comme des lucioles sur  des étendards polychromes

 

 

 

 

Enseigne Théâtre de dix heures - Bd de Clichy

 

Lupanars exotiques,  planques discrètes,   points stratégiques  des coups de maîtres, havre des amours furtifs.

 

Le rouge s'allie au noir, et on y mange, on y boit, on y rit :

c'est la fête

   

 Au "Théâtre de Dix Heures", un représentation commence tous les soirs
 à vingt-deux heures

 

 

 

Allée Georges Ulmer sous la neige 2

 

 

 A chaque moment de la journée son public : balayeurs le matin, familles l'après midi, touristes le soir et la nuit.

 

Sous la neige, le va et vient habituel de l'Allée Georges Ulmer qui partage l'avenue de Clichy s'est interrompu ou presque  

 

 

Bd de Clichy - Sexodrome sous la neige

 

 Les arbres dentelés occultent pudiquement le mythique " Sexodrome"  et profitent de l'éclat de ses  lumières pour se parer d'atouts festifs.

 

 

 

Fontaine Pigalle sous la neige 2

 

De jour, la Place Pigalle en demi lune est froide et éteinte ...

 

Elle occupe l'emplacement d'une portion du mur des fermiers généraux, en son temps désigné sous le nom de mur des Dames (en référence aux abbesses de Montmartre). En son centre un puits servait d'exutoir  (déversoir d' ordures, nettoyage des rues, lavage du linge). En 1863, Daviou se charge de réaménager la place et entoure sa fontaine d'une pelouse et de quelques arbres ceints d'un grillage.

 

 La fontaine au repos  se couvre d'une mantille de neige 

  

 

Edicule de métro Guimard - station Pigalle - Sous la neige

 

 

  "Un ptit jet d'eau, une station de métro..." station Pigalle !

 

 

 

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 22:07

 

 

 

 Nous nous y étions laissés prendre ...

 

Sortie du métro Blanche sous la neige

 

Il  a bien fallu quitter cet abri. Au dehors, il est à peine midi ; pourtant l'obscurité du monde extérieur fait déjà contraste avec l'abondante luminosité artificielle diffusée au dedans. A mesure que nous nous élevons vers "Blanche", nous sommes assaillis par une nuée de météorites cotonneux  

 

 

 

 

Moulin rouge sous la neige +

 

  Le Moulin rouge engourdi parait progressivement se coiffer d'un dôme transparent.

 

La neige a recouvert d'un voile de sommeil le pied de la butte Montmartre, ou quelques piétons somnambules évoluent comme perdus dans les capitons des nuages.

 

 

Moulin rouge vue de la rue Fontaine - neige

 

Nous nous sommes engagés dans une rue où Toulouse Lautrec, Degas, Pissaro et d'autres voisinaient à l'ombre du Chat Noir.

 

La rue réfère à un certain Pierre-François Léonard Fontaine ; dès l'Ancien Régime, Fontaine entame sa carrière de  décorateur sur les barrières d'octroi des murs des fermiers généraux de Ledoux . Réfugié à Londres pendant la Révolution,  il parvient à  gagner sous Napoléon I, avec son fidèle comparse Percier, le concours d'architecture pour l'édification  du Carrousel du Louvre.

 

 

Caroussel de Paris et studio d'André Breton - sous la neig

 

Abrités derrière la vitre d'un premier étage, nous assistons au spectacle de la rue en contrebas. Sur le trottoir d'en face, tels des champignons dans un sous bois, les parapluies s'agglomèrent sous un ciel plombé devant l'entrée d'un cabaret qui jouxte le studio d'André Breton.

 

Le cabaret porte fort à propos le nom de Carrousel...de Paris 

 

 

 

Edicule Guimard - Métro Blanche - sous la neige

 

 

La neige a recouvert Blanche  où piété et pêché sont intimement mêlés,

et où depuis longtemps déjà, farine et plâtre ont  tracé  leurs sillages

 

 

Boulevard de Clichy sou la neige - kiosque à journaux

 

Tel une fleur tardive qui se glorifie de  tenir tête aux rudesses de la morte saison, un parapluie jaune et blanc illumine les gros titres. Prétendrait-il opposer à leurs sinistres présages, l'insouciance primesautière des flocons ?

 

 

 

 

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 16:42

 

 

 

 

 

 

 

  Les moindres recoins témoins de nos vas et viens quotidiens nous parlent, en nous indiquant par de subtiles modulations de leur discours, l'imperceptible  passage du temps

 Photo 8627

 

Un jour, on se retourne et on s'arrête, surpris du  chemin parcouru, avant de reprendre la route d'un pas plus averti, plus circonscpect.

 

 

Ménilmontant sous la neige 

 

Ce matin, j'ai rasé avec d'infinies précautions les murs du discret "passage des artistes" fréquenté par les initiés de l'ancien village de Ménilmontant. "Le passage secret", d'ordinaire animé d'aficionados amoureux de leurs plantes, réunit deux rues parallèles qui sans sa présence, n'auraient aucune chance de  se rencontrer. Les rues d'habitude noires de monde, étaient recouvertes d'un  voile virginal.Le passage paraissait dormir profondément . Je me suis prise à imaginer un monde prudemment retranché derrière les portes closes, recroquevillé sous les jardinières abandonnées sur les balcons. Qui aurait osé enfreindre cette trêve hivernale ? 

 

 

 Automne Bd de Belleville

 

Boulevard de Belleville: le tapis doré avait disparu et le vélo aussi . A la pluie battante a succédé la neige floconneuse

 

 

Boulevard de Belleville sous la neige

 

Mais contre toute attente, je suis parvenue à entrevoir quelques âmes qui vivent

 

  Fontaines Wallace sous la neige

 

 

  La fontaine Wallace s'était pétrifiée de crainte que le moindre souffle de vie ne vienne déranger sa parure.

 

Métro Ménilmontant sous la neige

 

 

et la bouche du métro  ne s'ouvrait pas pour proférer un inutile boniment mais pour  embrasser le passager du hasard.

 

 

 

 

 

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 23:41

 

 

 

L'argent se faisant rare, les comptes en banque des particuliers se recroquevillent et disparaissent. Dans certains pays, ceux qui en ont le cachent, on ne sait pas où.

 

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Les Etats-Unis d'Amérique viennent de sortir un billet qui fera les délices des spéculateurs, enchantera les collectionneurs et tout le monde sera content.

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 00:00

 

 

 

 

Quand l'ennui prend place, c'est que jour après jour,

 la carcan de l'existence nous bride  trop étroitement. 

 

 

Il arrive qu'on se prenne d'une sourde envie de combattre cette force poisseuse

qui arbitrairement nous maintient cloué au sol ;

de s' imposer face à elle, de crier son désir de vivre

rien que pour voir l'effet produit

 

 

N'est-il pas écrit quelque part dans le métro

  " En cas de sinistre,  briser la glace" ...

 

Et si derrière le film translucide si ténu de la vitre

un miracle était en train de s'accomplir, si seulement ...

 

 

Alors,

On parvient sans trop savoir comment, à extraire désespérément quelque ressource oubliée au fin fond de soi

et tout à coup

 

 

 

  VOILA :

  Pistol Rouler-bouli-boule

 

 

  A la demande expresse de la patronne, j'ai réitéré mon exploit !

 

 

 

 

 

 

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 23:29

 

 

Ma condition nouvelle me confère des privilèges certains

 

 

Photo-copie-1

 

Mais parfois, à force d'ennui je parviens à éprouver la patrone.

 

La nuit dernière j'ai appelé, protesté, me suis révolté ... contre l'ennui, justement.. Elle a répondu chaque fois à mes appels, est accouru à mes côtés, jusqu'à  parvenir difficilement à réprimer  une exaspération que je sentais grandissante ; je devenais un enfant gâté, s 'était-elle prise à penser. Elle a refermé la porte fermement et s'est retirée pour de bon..

 

Mais cette fois, j'ai haussé le ton  : il s'agissait d'une affaire d'importance. Elle m'a trouvé miraculeusement, juché sur trois pattes en équilibre  précaire au milieu de nul part. Je n'avais bu que de l'eau fraîche (j'en donnerais ma patte aux chats). Les  yeux exorbités  je vacillais sur des échasses, sans parvenir à retrouver une qulconque position assise. 

 

La patrone ne rêvait pas non plus. Elle irradiat de bonheur,mais avec m'avoir adressé moultes congratulations, elle a regagné ses appartements. Moi, j'aurais bien continué la fête....

 

J'ai réitéré . Elle s'est relevée m'a replacé sur mon séant plus rapidement que la première fois, avec moins d'emphase, avant de regagner sa couche. Sans doute avait-elle conclu que la partie était gagnée ....

 

Je n'ai plus réitéré mon tour aujourd'hui. Epuisé par nos incartades du petit matin, j'ai sombré dans un sommeil neigeux comme les nuages qui planent sur les toits.

 

J'ai dormi longtemps et me suis réveillé en pleine forme, presque comme autrefois : m'abandonnant sur le flanc pour prendre mon élan,  j'ai entreprepris de réaliser ce roulé-bouli-boule dont j'ai le secret et qui l'attire invinciblement à moi. J'ai terminé ma figure comme d'habitude, en lui lui présentant comme une fleur, mon bidou bistré tout doux tout chaux. Elle était saisie de ravissement. J'ai tenté mon vieux numéro une fois encore. Et puis, j'ai voulu continuer la fête ...

 

Etait-ce ma dernière valse ou l'ouverture d'un nouveau bal ?

 

 

 

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 16:12

 

 

 

  Le soir où je me suis glissé

  Photo 191

 

dans leur intimité familiale, l'accueil qui m'a été réservé a été des plus circonspectes.

 

La Patrone de l'auberge me trouva beau et de manières affables. Elle m'ouvrit sa porte, m'offrit généreusement gîte et couvert, pour quelques jours seulement. Je m'ingéniai à observer les rites de politesse les plus exquises, la discrétion la plus absolue.

 

 

Photo 073

 

  Une panthère noire comme la suie me toisa d'un regard inquisiteur.

 

 Photo 7106

 

 Tino, arrivé dans les mêmes circonstances, montra une attitude plus compréhensive, mais opta pour la  prudence.

 

 

Bouledogue français : la sieste ! 

La véritable épreuve d'initiation me fut infligée par le maître de céans, toujours à l'affût... Les yeux exorbités, il  m'intima, borborigmes à l'appui, l'ordre de ne jamais m'approcher de la Patrone (qui lui appartenait) et me tenir à distance respectueuse. Le ton de sa voix marquait une antipathie sans équivoque. Mais il s'assoupit bientôt...ne dormant néanmoins que d'un oeil !

 

 

 - :-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-:-

 

 Elément exogène, je fis en sorte de rétrécir, afin de m'enfouir dans le coin le plus reculé du logis. Mes flancs tristement concaves s'y prêtaient, mais ma queue en panache me trahissait toujours. J'étais émacié : la Dame du logis s'en est émue et m'a prise sous sa protection.

 

 

 

 

 

 

Déjeûner de Zelda

 

Au début de mon séjour, des questions fondamentales se sont posées : Zelda, la maitresse de maison, déjouant la vigilance de la Patrone, se précipitait sur mon assiette  après avoir boudé la sienne. Nous avons depuis trouvé un modus vivendi

 

 

 

Photo 074

 

  La question  le plus épineuse a concerné la répartition du territoire.

Qui allait dormir avec qui ?

 

 

Photo 076

 

 Le nid est l'endroit névralgique où tout se lie ;

un radeau sécurisant...où on traverse tous ensemble les écueils de la nuit.

 

 

Photo 075

 

 Je ne devais prendre pension que quelques jours... Et pourtant 

 

 

Photo 078

 

dans la molle épaisseur du linge frais, j'ai trouvé mon bonheur tranquille.

Je m'y suis installé.

 

 

Photo 079

 

  Ne dit-on pas que le temporaire tend à devenir définitif ?

 

 

 

Tigrou en gros plan (fauteuil jaune)

 

 Elle a fait semblant d' hésiter longuement...

Allais-je être admis comme membre à part entière de la Tribu ?

 

 Renseignement pris, il s'est avéré  que mes ports d'attache s'étaient évanouis. Libre comme l'air, mon passé mystérieux a cessé d'alimenter les polémiques à mesure que je devenais plus proche chaque jour.

 

Elle s'est longuement demandée quel pourrait bien être mon nom : Minougris ? Mon regard n'approuvait pas. Tigrou-tigré ? trop réducteur ! Je me suis superbement étiré et lui ai balayé le nez de mon panache. Voilà qui provoqua en elle un déclic 

 

 

 

 

Tigrou perché sur colonne ordinateur

 

Mon nom est Maestro !

 

 

 

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 19:45

 

 

 

 

 Là où Victor Hugo  rencontre Lamartine, se trouve un espace privilégié qui nous invite à apprécier "l'heure fugitive"  

 

 

Photo-5701.jpg


 Après s'être assuré de refermer  derrière soi une petite porte à taille d' enfant, On pénètre dans un sanctuaire, abrité sous une voute de tilleuls 

Fraîchement arrachée à ma campagne natale, à  ses espaces illimités,  je jugeais ces aires de jeux qu'on appelle "squares", ceinturées de grilles,  équipées d'un unique tas de sable où faisaient mine de s'ébattre des enfants harnachés de robes à smocks ou de culottes de velours-vestes bleu marine...policées à en mourir d'ennui, et m'y  trouvais aussi déboussolée qu'un  oiseau en cage.

 

 Dépourvu de  possibilité aucune de cachettes subtiles, sans pelouses à dévaler, le square Lamartine  me paraissait un peu mesquin, mais je n'osais  avouer mon mépris : je n'avais que huit ans. J'apprenais "la Ville" où un coin de verdure est accueilli et partagé avec bienveillance, pour le plaisir et le repos de tous..

 

 

Photo 5699
Plus tard,  ce petit square a commencé à  revêtir à mes yeux certaines qualités ludiques, alors qu'à défaut de lac, c'est autour d'une fontaine que je retrouvais  mes camarades de classe.

 

Photo 1127

  

Juchés sur des patins à roulettes, nous entreprenions  de dévaler en boucle les contours du square, en suivant la faible inclinaison des trottoirs  qui l'entouraient . D'un côté nous nous élancions en laissant libre cours à notre vitalité,  tempérée de l'autre par l'amorce d'une descente : j'avais dix ans.

Photo 5692

Adolescente, mes parents me donnaient pour tâche de remplir des bouteilles d'eau au puits artésien, une eau précieuse, dont les propriétés ferrugineuses sont colportées de bouche à oreilles, au fil des générations.

  

Photo 5694

 

Je me penchais au-dessus des grandes étoiles dorées...en formant des voeux que je gardais secrets.


Photo 5697



Devenue mère, j'y ai emmené mes enfants qui a leur tour se sont construits des mondes, à l'ombre des tilleuls, sous le regard du poète 




Photo 5700

« O temps, suspends ton vol ! et vous, heures propices,
Suspendez votre cours !
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

 

 

  

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Published by Armide - dans Paris-16) Passy
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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 14:01

 

 

 

L'été s'est retiré sur la pointe des pieds, dans l'accomplissement d'une nécessité naturelle, avec la pondération résignée et la douceur particulière qui précèdent un départ. 

 

  Fenêtres fleuries - Avenue V Hugo 1

 

Les cimes des arbres ont perdu  de leur intensité. Les feuilles sont devenues translucides à force de filtrer le soleil .

 

 

Ave V Hugo - Immeubles en arrondi 2

 

 Les arrondis des balcons bourgeois réaffirment avec aplomb leur belle assurance. Les dentelles de leurs frises sont d'une régularité irréprochable,

 

 

 Avenue Victor Hugo - visage 2

 

Bien en vue au-dessus du  portail d'entrée du  n° 124,   le visage noble et préoccupé du maître des lieux contemple l'époque.

 

Il avait choisi d'abriter ses dernières années dans l'hôtel qui se trouvait à l'emplacement de cet immeuble.

 

Le courrier lui était adressé comme suit :

 

"A monsieur Victor Hugo,

en son avenue, à Paris""

 

 

 

 

 

  Façade Boucherie Lamartine

 

 Une boucherie restée authentique  depuis 1875,  fait face au square Lamartine, planté de tilleuls, où on s'approvisionne en eaux ferrugineuses servies par une fontaine  ..

 

Dans la boutique classée monument historique, on débite toujours, dans le traditionnel papier d'emballage rose paraffiné, des morceaux de qualité en provenance de toutes les régions françaises 

 

 

 

 Rodin -Les Muses - angle Victor Hugo Henri Martin

 

Plus loin,  nous atteignons l'angle des avenues Victor Hugo et Henri Martin, et trouvons le poète maudit assis sur le rocher des proscrits à Guernesey.

 A ses côtés, veille une muse ...

 

 

  Rodin - Les Muses - dédié à Victor Hugo

 

Le bras tendu, il semble vouloir apaiser les flots des mers ...à moins qu'il n'anticipe confusément, à l'aube du siècle nouveau,   les contrecoups  d'un excès de confiance placé dans la toute puissance du progrès et de l'argent. 

 

Rodin -Les muses- Avenue Henri Martin Victor Hugo

 

 "Les Muses" avaient été commandées pour le Panthéon, avant d'être refusées et placées dans les jardins du Palais Royal. Elles ont enfin trouvé dans les années soixante leur emplacement définitif, à proximité de la maison où le poète s'est éteint

 

 

 

 " Pierre à pierre, en songeant aux vieilles moeurs éteintes,
Sous la société qui chancelle à tous vents,
Le penseur reconstruit ces deux colonnes saintes,
Le respect des vieillards et l'amour des enfants".

 

 

 

 

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Nous autres français sommes bien égoïstes. Lorsqu un pays dispose d un blog comme Balades avec mon chien, il devrait le traduire en anglais, italien, espagnol, japonnais, chinois etc... que le reste du monde en profite. D ailleurs, Armide mérite un auditoire bien plus large que 60 millions d internautes (plus quelques belges, suisses, quebecois). En tous cas, j adore Balades avec mon chien et je suis loin d être seule !

       

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