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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 21:45

 

 

  Au crépuscule de l'été, les terrasses de la place Victor Hugo sont gorgées  de tenues légères et riantes : elles transmettent des textures et des couleurs venues d'ailleurs. A la lisière de bois de Boulogne, on se prend  déjà, à rêver de campagne 

 

 

Edicule Guimard - station de métro Victor Hugo

 

Une humeur enjouée se répand à l'envie sur les trottoirs en croissants de lune. Les soirées s'étirent jusqu'à point d'heure

 

Glacier Bertillon - Pl Victor Hugo

 

Après de longues heures de lèche-vitrine, les "belles" viennent reposer leurs jambes fatiguées en s'asseyent à la terrasse de l'un des cafés qui décrivent un cercle autour de la place, à l'ombre du clocher de l'église. Des cadres d'entreprise, très comme il faut, s'entretiennent en groupes restreints d'un sujet qui les préoccupe, avec des airs de conspirateurs. 

  

Sous leur nez,  la ligne 2 du métro déverse, dans un élan démocratique,ses flots d'immigrants qui ont été acheminés d'Est en Ouest, d'un bout à l'autre de la capitale, pour gagner les bureaux de leurs ambassades respectives regroupées dans le quartier. Mais la mixité sociale, de courte durée se borne à quelques furtifs coups d'oeil en biais.

 

 

 

 

 

Angle d'immeubles - place Victor Hugo - Paris XVI

 

Des régiments de cariatides au garde à vous collent étroitement aux courbes  qui dessinent les contours de la place 

 

 

Place Victor Hugo, Paris

 

La fontaine émet des flots de paroles qui se confondent aux  bribes de conversations interceptées à la volée.

 

 

Automne ave Victor Hugo

 

De l'autre côté de la place, l'avenue Victor Hugo qui s'achemine doucement en direction de  Boulogne, se fait plus étroite et renonce à l'emphase théâtrale de ses débuts  : Stardbuck, Nicolas, Promod...ouvrent indifféremment leur porte au commun des mortels . Je viens de passer un long moment à feuilleter les livres de la libraire Fontaine, sans que personne n'ait trouvé quoi que ce soit à redire..

 

Avenue Victor Hugo. l'automne après la bourrasque

 

Un soir de novembre, la grande bourrasque de l'automne a malmené les têtes couronnées. L'hiver prend place. Les parapluies s'ouvrent, le froid s'engouffre dans les moindres recoins. On fixe ses pieds pour s'assurer qu'ils adhèrent toujours au sol

 

 

Place Victor Hugo, Paris 16 - Arbres de Noel

 

Sur la place, les terrasses se sont repliées sur elles-mêmes et dès la fin novembre,la parade d'arbres de Noël se tient sur ses gardes. La fontaine s'est tue. Ils dansent.

 

 

Kiosque à journeaux - Place Victor Hugo -Paris XVI un soir

 

  Hors des halos électriques,  la solitude est palpable un soir d'hiver.

 

 Photo 663

 

Au coin d'une avenue, une  boutique Cartier qui  se garde prudemment d' une exubérance populaire, s'entoure  sobrement de deux colonnes éclairées de leds qui  marquent l'entrée des initiés.

 

 

 

Place Victor Hugo en hiver

 

Protégés par le plastique du coupe-vent, quelques âmes perdues se sont retrouvées.

 Il fait froid dehors. 

 

 

 

 

Place Victor Hugo à Paris - les huitres attendent le clien

 

En apparence  abandonnée à la convoitise du passant, une douzaine de attend l'arrivée de son destinataire .

 

 

 

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Published by Armide - dans Paris-16) Passy
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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 10:00

 

 

 

 

 

 Peut-on trouver quelque part, au gré d'une balade dans l'une des avenues les plus cossues du seizième arrondissement de Paris, quelque trace tangible de celui qui dénonça avec une telle acuité la condition des Misérables ?

 

 

Avenue Victor Hugo - balcon ventru

 

1860 : les anciens villages périphériques de l'ouest de Paris, Auteuil, Passy et Chaillot viennent d'être annexés à la capitale. Haussmann prend soin de les raccorder et de créer de grands axes ; il élargit les rues qu'il bâtit de fastueux immeubles.

 

1881 : on décide de rebaptiser l'ancienne avenue de Boulogne du nom d'un illustre résident qui a élu domicile au n° 124 : Victor Hugo vient de célèbrer  son soixante-dix-neuvième anniversaire.

 

 

Ave V Hugo - fin d'aprè midi 2

 

 A l'orée du Bois de Boulogne, hôtels particuliers avec jardins privatifs, files ininterrompues d'immeubles haussmanniens se chevauchent ; les reliefs de  la colline de Chaillot sont  perceptibles tout en restant discrets..

 

 

Ave Victor Hugo - façade au soleil

 

 Émergeant d'un décor de verdure, balcons de fer forgé et ballustrades des étages nobles (second et cinquième étages) sont des frises qui soulignent l'alignement  néo-classique des somptueuses demeures.

 

 

 

 

Ave Victor Hugo - porte cochère

 

Halls dont les plafonds atteignent des hauteurs vertigineuses, monumentales escaliers de marbre, tapis rouges, moulures ...

 

 

Ave Victo Hugo - côté Etoile

 

L'avenue est déserte la nuit, animée le jour. On fait ses  courses en voiture sous la voûte des arbres. Les embouteillages sont monnaie courante, même un jour de semaine à trois heures de l'après midi.

  

 

Avenue Victor Hugo - Soleils

 

En pleine journée les feux du jour rivalisent avec  des spots  électriques qui  illuminent à l'envie, les nouvelles collections présentées dans l'ogive des vitrines.

 

 

 

Ave Victor Hugo - Façade d'immeuble

 

Hôtels de luxe,  ambassades, retraites privées, salons de thé, couturiers, créateurs, confiseries fines, joailliers ... 

 

 

Ave Victor Hugo - Le Notre

 

enfilades de boutiques feutrés flattant la coquetterie, la gourmandise, le "bon goût ...

 

 

 

Ave V Hugo - porte

 

  Les portes cochères, grandes et généreuses toisent le visiteur impétrant

 

Ave Victor Hugo visage 12 et porte cochère

 

 Le magistral nous tient en respect ...

Certains esprits critiques n'ont-ils pas reproché  à Victor Hugo d'être pompeux ?

 

Ave V Hugo - poignée de porte 

 Entrées  bien gardées, portes closes sur des vies avec leurs bonheurs, leurs victoires, leurs intrigues ou leurs drames ; elles ne s'ouvrent qu'avec parcimonie.

 

 

 

Avenue Victor Hugo - Prunier

 

La façade de mosaïque d'un immeuble qui fait angle avec la rue  Traktir n'est autre que celle du mythique restaurant "Prunier". Ouvert en 1925 par Emile Prunier, le restaurant est célèbre par ses légendaires plats de fruits de mer dégustés dans la célèbre 

 salle Art Déco.

 Ave Victor Hugo - chez Prunier

 

L'établissement a été repris par Pierre Bergé qui a implanté une succursale "Prunier" place de la Madeleine, dans un décor au goût du jour, où caviar français et iranien se disputent la vedette. 

 

Ave V Hugo - Bar Le Poète (ratée)

 

  Bref instant de repos, dans le décor sans prétention d'un petit restaurant de quartier où est évoquée la présence d'un poète... et  où  les visages se découvrent.

 

 

Place Victor Hugo, Paris

 

 

 Nous venons d'atteindre la place Victor Hugo qui marque un halte circulaire entre les deux tronçons de l'avenue. Bercée par le tintement des cloches de la chapelle  Saint Honoré d'Eyleau et rafraîchie par trois jets d'eau, pendant le belle saison.

 

 Récemment rénovée, la fontaine  se tarie en décembre pour accueillir trois arbres de Noël. C'est le moment où nos contemporains Misérables viennent planter leur bivouac sur les grilles de ventilation du métro et prendre leur quartier d'hiver au pied des plateaux de fruits de mer.

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Armide - dans Paris-16) Passy
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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 15:51

 

 

 

 

 

 

 

Je me suis laissée dire que Beyrouth, Brusselles, Strasbourg, Grenoble avaient aussi leur place de l'Etoile....

 

Champs Elysées et Arc de Triomphe

 

 Mais la notre était  présente  au XVIII siècle :  point de rencontre de chemins de chasse, elle était déjà une "étoile", au sens étymologique... 

 

 Deux bâtiments aujourd'hui disparus se trouvaient à la croisée de ces chemins : ils  encadraient la barrière d'octroi "de Neuilly" (établie par Ledoux à la veille de la Révolution)  qui délimitait alors le premier arrondissement de Paris.

 

L'avenue  des Champs-Elysées que nous remontons , était connue sous le nom de Butte Chaillot. En 1787, Marigny fit aplanir la montagne du Roule, la borda de deux rangées d'arbres et  en fit paver le sommet :

 

 le pavage de la place représente... une étoile.

 

 Ave Champs Elysées - Drugstore Publicis 1

 

Le gigantesque scarabée de verre et d'acier, c'est  "le nouveau" Drugstore Publicis revu par l'architecte américaine Michele Staee.

 

Le mythique Publicis est né dans les années 1950 de l'enthousiasme de son fondateur  Marcel Bleustein-Blanchet.

 Né d'un négociant en meubles d'Anghien-les-Bains, cet autodidacte passionné par les nouveaux concepts marketing venus des Etats-Unis (il a notamment rencontré George Gallup, le père des sondages d'opinion) a imaginé reproduire le concept des drugstores à l'américaine, et de mettre le luxe à portée de tous, à toute heure du jour ou de la nuit ; brasserie, boutiques, kiosque à journaux où les gros titres de tous les pays du monde se rencontrent, épicerie, pharmacie sont regroupés commodément sur quelques mètres carrés..

 

 Marcel Bleustein Blanchet, nous lui devons aussi quelques formules consacrées :

 

 "dubo- Dubon Dubonnet"

 "du pain, du vin du Boursin."..

 

 

 Façade d'immeuble - Ave Marceau

 

Au pied de l'Arc de Triomphe, douze grandes avenues percées par le baron Haussmann rappeleront longtemps les Etoiles d'Empire ; Marceau ,  Kléber, Hoche, Foch...  Carnot et Mac Mahon sont également  à l'honneur

 

  Avenue d'Iéna - Façade d'immeuble-copie-1

 

   Friedland, Wagram , Iena ... autant de  victoires remémorées.

   Ave Kléber - Façade d'immeuble

 

L'avenue de la Grande Armée, anciennement avenue de Neuilly, évoque infailliblement l'Empire Triomphant

 

Ave d'Iéna - façade d'immeuble

 

 L'ombre des feuillages est réservé au poète Victor Hugo ardent supporter de Louis-Napoléon.

Aurait-on pu imaginer que le détracteur des "misérables" puisse un jour être honoré par l'une des avenues les plus chic de Paris ?

 

 

 

 Ave Kleber - angle d'immeuble

Avenue Kléber - angle d'immeuble

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les angles d'immeubles marquent le carrefour des douze glorieuses avenues, en se prêtant au tracé de l'étoile dont ils soulignent les contours

 

 

 

Arc de Triomphe - Fontaine Wallace

 

  1870 : Paris est assiégée par les Prussiens. Les aqueducs détruits, le coût de l'eau augmente et vient à manquer aux plus déshérites...

 

Il ne faut pas bien longtemps avant que Paris ne se reconstruise, avec le concours des classes bourgeoises aisées La mode se met au philanthropisme... Un certain Richard Wallace vient d'hériter de la grande fortune de son père et décide de placer sans emphase l'eau vitale à la portée de chacun...

  Arc de Triomphe vu de trois quart

 

Voitures, bus et motos vont bientôt être absorbés par le  "tourbillon de l'Arc de

Triomphe" qui fait frémir jusque dans les lieux les plus reculés du globe terrestre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Armide - dans Paris- 8) Elysee
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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 23:30

 

 

 

 

s'est invité chez nous ... comme tous les ans, à pareille époque.

 

Pisse dru !

 

 

 

"Si un ange descend du ciel

Et t'apporte d'autres breuvages,

Remercie-le de sa bonté,

Et vas les vider dans l'évier"

 

 

 

Photo-6277.jpg

 

  "Aucun animal n'a jamais inventé rien d'aussi navant que d'être saoul,

ni rien d'aussi épatant que de boire."

 

 

(Gilbert Keith Chesterton - La Chanson du Bien et du mal)

 

 

 

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Published by Armide - dans Evénements
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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 18:14

 

Champs maraîchers, forêts ... le faubourg du Roule s'est transformé : village absorbé, urbanisé, montagne rabotée

 

Cinéma Gaumont- Pizza Pino - Champs Elysées

 

 

Les Champs-Elysées ont cessé d'être le rendez-vous de chasse que Jean-Jacques Rousseau évoque avec émotion, ou  le chemin de pèlerinage qui menait à l'abbaye de Longchamp. La classe bourgeoise montante (majoritairement banquiers et industriels) du Second Empire l'a investie en la bordant  de spacieux immeubles haussmanniens, de belles boutiques...  Depuis lors, "les champs" se sont démocratisés en restant fidèles à leur vocation :  promenade et  détente.

 

En 2010, signe des temps, la misère s'étale sur les larges trottoirs, à la sortie des fast food, en face des salles de cinéma. Les SDF comptent sur la compréhension tacite des chefs d'établissement pour récolter quelques sous  des touristes huppés avant de regagner Nanterre ou Montreuil..

 

En ces temps de "vaches maigres",  plus que jamais pourtant,  "la plus belle avenue du monde" semble vouloir  chaque jour davantage favoriser  l'accueil de grandes surfaces marchandes favorables à l'exportation du luxe : les loyers exorbitants chassent les commerces de proximité et les salles de cinéma qui draguaient habitués du quartier et habitants des contrées plus  lointaines, ont depuis dix ans, vu leur nombre diminuer de moitié. On chuchotte même que la célèbre grande salle UGC songerait à s'établir ailleurs...

 

 

 

 

 

Galerie Citroën - Champs-Elysées

 

 

Tranchant sur l'homogénéité des immeubles haussmanniens, une structure désignée sous le nom de "42 C"...C comme chevron, accroche le regard. C'est bien ici, au n° 42, que le fabricant d'automobiles Citroën a désormais installé sa devantaure depuis 2007 .

 

 

Pub Renault - Champs-Elysées

 

 

Sur le trottoir d'en face, Renault s'était déjà établi, depuis 1911.

 

A l'aube du vingt-et-unième siècle, le "Pub Renault" qui depuis les années 1960 ralliait les habitués et les passionnés, ferme ses portes ; l'espace est réaménagé : finis les repas servis aux visiteurs assis sur les banquettes de cuir d'anciennes voitures, exit le bar convivial où on consommait au pied levé ; le tout-en- métal, pragmatique, minimaliste et clinquant a pris place...

 

 

 

Ladurée - entrée - Champs-Elysées

 

Novembre : la nuit et le froid vont tomber sur Paris.

 Allons-nous succomber aux macarons Ladurée ?

 

Ladurée - Champs Elysées

 

 Les regards se tournent en direction d'un "jardin d'hiver" très dix-neuvième révisé. On est un peu tentés de se mettre  au chaud, là où des convives déjà attablés devant un encas tendre et onctueux, savourent la douceur d'un moment..

 

 

Façade Hôtel Claridge

 

 Sur le versant opposé de l'avenue la façade néo classique de l'Hôtel Claridge est baignée de soleil. L'hôtel, construit en 1912, a fermé ses portes dans les années 1970, après avoir mis aux enchères ses accessoires, vaisselles et memorabilia... Il a depuis lors été racheté et rénové.

 

 

Entre le Fouchet et Vuiton - Champs Elysées

 

En remontant toujours le trottoir de gauche en direction de l'Etoile, faisant face à Louis Vitton, nous gagnons le célèbre Fouquet's, au n° 99,  censé représenter "le summum de l'esprit brasserie à Paris". Les menus déjeuner s'affichent  à 120 Euros et proposent Champagne et foie gras  servis dans la salle  classée monument historique, ou plus simplement en terrasse ...

 

 Le Fouquet's  qui a fait jaser aux lendemains des élections présidentielles de 2007, est surtout le point de ralliement des artistes du Septième Art. Dans les années 1930, on installe une salle de cinéma. Dans les années 1950, la "nouvelle vague" s'y prélasse...  Une fête s'y tient chaque année pour célébrer la cérémonie des Césars.

 

La Brasserie fondée en 1889 par un certain Louis Fouquet, arrachée in extremiste dans les années 1980, aux mains de financiers qui voulaient le transformer en centre commercial, a encore fait couler de l'encre depuis quelques années : La famille bourguignone d'une certaine Lina Renault  qui se prétend héritière du restaurant s'oppose au groupe Barrière, le propriétaire actuel, numéro un des exploitants de casinos en France. Une affaire chargée de rebondissements ...

 

 

 

Immeuble France Soir - Champs-Elysées - Un 10 novembre

 

 Du  100 rue Réaumur ... le journal "France Soir", fondé aux lendemains de la deuxième guerre mondiale par les deux résistants, Robert Salmont et Philippe Viannay, "le seul quotidien qui se vendait à plus d'un million d'exemplaires",  retiré quelques années  à Aubervilliers après la mort de "Pierrot La Bretelle" (Pierre Lazareff) lors de sa reprise par le groupe Hersant, a pris place depuis 2009 ...au n° 100 de l'avenue des Champs Elysées.

L'immeuble qu'il occupe, à l'angle de la rue de Berri, se veut un exemple écologique avec ses larges murs qui asurent une isolation thermique efficace et qui scintille  de ses dix-mille lampes LEDS dès la tombée de la nuit

 

 

La Garde à cheval - Champs Elysées

 

 "Ils descendent la montagne à cheval..."

 

 

 

Arc de Triomphe - un 10 novembre

 

La "voie royale" continue de raconter l'histoire au gré de ses défilés militaires.

  

  Le soleil se disperse dans un halo de rose. Le spectacle fait fie des galeries marchandes et music-halls où je m'étais laissée glisser l'an passé, un soir de décembre "La plus belle avenue du monde"

 

 

 

 

 

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Published by Armide - dans Paris- 8) Elysee
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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 15:54

 

 

 s'est abattu sur mon pauvre dos

 

Depuis ce jour là 

 

ma maîtresse à moi me soigne aux petits oignons.

 

Elle me dorlote et ma cajole,

répond à mes moindres caprices,

et anticipe mes désirs les plus secrets.

Je suis au chaud sur un matelas douillet

nourri à la petite cuillère,

 mes croquettes sont posées une par une

dans ma bouche qui s'ouvre comme le bec des petits oiseaux du nid.

Ma gamelle d'eau bien fraîche s'élève à ma demande jusqu'à soif étanchée, 

et rafraîchit la gorge et l'haleine encore chargées de cortisone ;

mes lèvres noires vernissées brillent de reconnaissance.

Je lui souris

 

Depuis que je suis cloué, je suis

nettoyé, changé, caressé, câliné.

Elle m'aime  davantage  encore

depuis ce jour où le malheur s'est abattu sur mon pauvre dos.

 

 

Pistol et les bouchées des chats

 

 

Elle réduit ses escapades au dehors

au stricte minimum pour ménager nos plages d'intimité douillette

Et moi, je suis dispensé des obligations de sortie-pipi sous la pluie

Depuis ce jour béni où le malheur s'est abattu sur mon pauvre dos

 

Son absence me rend plus mélancolique encore qu'auparavant

quand je la devine en partance sans moi

Mes yeux se mouillent, mais je reste tapi silencieux sur ma couche

dans l'attente fiévreuse de son retour.

 

  

Je lui manque, elle me manque

désespérément

Je salue son retour 

avec brio

tout comme avant le jour où le malheur a frappé mon pauvre dos.

.

Ma voix éteinte par la foudre du mal,  encore mal assurée, acquiesce son retour et s'affirme un jour après l'autre

Elle est heureuse :

"Je te sens redvenir toi-même, mon Pistol"

Je suis un brave petit soldat

 

 

En attendant des jours plus cléments et dans l'espoir d'arpenter les avenues sur mes pattes à moi, je poursuis avec acharnement mes activités habituelles

 

  Patience et longueur de temps...

 

  Patience et longueur de temps

 

font plus que force ni que rage

 

font plus que force, ni que rage.

 

Tout travail entrepris...

 

 toute tâche entreprise

 

doit être achevé

 

 doit être infailliblement achevée !

 

Il m'arrive de traverser  la pièce, d'un bout à l'autre,  sur les genoux... à la vitesse d'une flèche pour chaparder la pâté des chats et les prendre en chasse ! Ils me craignent toujours et s'effacent en se glissant dans d'inaccessibles petits coins où ils se rendent invisibles.

Les récréations favorisent ma guérison.

 

 

 

 

 

Les amis viennent aux nouvelles. On m'abreuve de salutations et de petits cadeaux : mon préféré, c'est  une création originale  de Lilibeth. link

 

 

 

 

pistol heros

 

Je suis le brave petit soldat,

on ne me refera pas !

 

 

 

 

 

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 02:30

 

 

 

 

 

 

 

 

En bas, l'obélisque de la Concorde... Revendiquée par les services culturels égyptiens, la verrons-nous encore longtemps ?

 

 

Descente Champs-Elysées vers l'Obélisque de la Concorde -

 

et en haut,  l'Arc de Triomphe empanaché d'un drapeau tricolore.

 

 

Champs-Elysées - montée sur l'Arc de Triomphe - novembre

 

Entre les deux extrémités, sommes nous réellement à mi chemin, là où nous allons nous poser un moment ? 

 

 

Jet d'eau ( nov 2010) - Rond Point des Champs-Elysées

 

A quelques pas de la Grille du Coq, qui permet de furtifs regards  sur le Palais de l'Elysées, à la lisière du Jardin des Champs-Elyées, nous avons rapidement éludé  Matignon. 

 

Débouchant avenue Franklin Roosevelt, nous avons cru voir jaillir

une fontaine de cristal.

 

Depuis l'époque des rois, on n'a cessé de se demander comment orner avec honneur ce rond point de près de deux-cents mètres de diamètre  dessiné par Le Nôtre pour terminer la Grande Allée du Roule, alors que nos "Champs Elysées n'avaient pas encore vu le jour dans son sillon.

 

Aux lendemains de la Révolution, la Convention émet l'idée d'y édifier une statue à l'honneur de Jean-Jacques Rousseau : proposition abandonnée... et plus tard en 1828, lorsqu'un décret royal propose d'en édifier une autre en l'honneur de Louis XV, le projet est également rejeté avec véhémence par les révolutionnaires de 1830. Alors, on opte pour une  gigantesque fontaine centrale. Pour faciliter la circulation automobile pourtant encore récente, la "Grande Gerbe" est enlevée au milieu du XIX et remplacée par quatre fontaines

 

 

Sculpture sur vasque d'eau - Rond Point des Champs Elysées

 

 Quatre fontaines imaginées par le célèbre verrier Max Ingrand ont remplacé depuis la fin des années cinquante les fontaines Lalique qui ornaient la place depuis plus d'un siècle..

 

J'avais oublié que la façade de l'immeuble (qui fait l'angle de l'avenue des Champs-Elysées et de l'avenue construit en 1900 pour un financier belge, fondateur de la Banque de Paris et des Pays-Bas,  dont les disgrâces physiques lui avaient valu le doux nom de "couche en joue") ...  ne porte plus l'enseigne du "Figaro" 

 

Bouche de métro Champs-Elysées-Clémenceau - Rond Point d

 

J'ai pris plaisir à observer l' enfilade de quelques  promeneurs solitaires et détendus Ils semblent placés sur orbitre, mais dégagent des ondes bienveillantes  avant de disparaître tour à tour comme transportés sur un ruban dans le trou du métropolitain dont l'entrée est marquée par une avenante enseigne rouge.

 

Terres pleins fleuris et arbres d'automne - Rond Point des

 

Emergeant des coussins multicolores de fleurs de saison, se dresse  dans l'ombre de "la niche à Fidèle," une façade alambiquée aujourd'hui connue comme le fief  de Marcel Dassault .

 

A l'emplacement de cet édifice qui ne passe pas inaperçu s'élevait un hôtel construit sous le second empire par l'archtecte Louis Moreau aux frais du duc de Morny pour son amante la Comtesse Aimée Le Hon un avocat partisan de l'établissement de la monarchie balge  Le duc de Morny, qui selon son propre aveu descendait "d'une lignée de batards depuis trois générations" était un adepte peu scrupuleux du capitalisme naissant. Sa fille naturelle, Louise, hérita de la niche à fidèle avant de devenir princesse Poniatowska. 

Sa fille naturelle Mathilde surnommée Missy mena une vie extravagante entretenant une nuée de compagnes de lit dont  Colette 

 

  Immeuble Artcurial - Rond Point des Champs Elysées

 

   

L’hôtel Le Hon fut habité un moment  par la comédienne Sophie Croizette, rivale de Sarah Bernard, avant d'être racheté par Mme Sabatier d’Espeyran avant  que les services d’un ministère ne s’y installent/ L'hôtel dévasté pour les besoins de l'administration  fut  racheté par Marcel dassault. Il fait démonter pierre par pierre la niche à Fidèle qu'il transporta dans son chateau de Cognières et rénova la bâtisse pour y installer ses 4OO mètres carrés de bureaux et son parking qui peut contenir une centaines de voitures, construit sous une dalle sans pillier pour ne pas risquer d'écorner d'ailes après les soirée arrosées.

 

 

  Façade de l'hötel Despéyaran avec drapeau français - Champs Elysées

 

 Il installa les bureaux de son magazine "Jours de France" dans la partie du double hôtel particulier de Fany le Hon, située dans le prolongement sur les Champs-Elysées. Ce bâtiment reste connu aujourd'hui  sous le nom d'hôtel d'Espeyran

 

 

Automne aux Champs-Elysées - un 10 novembre

 

Je m'baladais sur l'avenue
Le coeur ouvert à l'inconnu
J'avais envie de dire bonjour
À n'importe qui

 

 

 

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Published by Armide - dans Paris- 8) Elysee
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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 22:38

 

 

 

 Il nous a plu de nous retirer sur le côté des jardins et de fouler le tapis de feuilles mortes qui se recroquevillaient en s' ensevelissant doucement dans la terre .

 

Automne sur les Champs-Elysées - perspective sur l'Arc de

 

Depuis l'Arc de Triomphe, au fait de l'ancienne montagne du Roule, deux rangées parallèles de drapeaux bleu-blanc-rouge suspendus aux ormes,  longent les Champs-Elysées d'un bout à  l'autre. Les   feuillages s'embrasent   en cette veille de Onze Novembre.

 

Grilles du palais de l'Elysée

 

Nous avons louvoyé en contournant le pavillon de l'Elysée et nous sommes trouvés dans l'axe d'un portail monumental (dont les venteaux figurent des d'ailes), gardée par des gendarmes, tandis que les service de la propreté s'affairent à lui garder une netteté irréprochable. La grille  s'ouvre et nous laisse entrevoir un instant, un décor  qui ne nous est  pas tout à fait inconnu.

 

 Nous venons  d'approcher  l'entrée du coq qui donne dans les jardins du Palais de l'Elysée.

 

 L'entrée principale se trouve rue du Faubourg St Honoré, une modeste route de campagne menant au village du Roule lorsque le premier résident, Louis Henri de la Tour d'Auvergne, Comte d'Evreux rachete les terrains et fait construire sa demeure en 1718, sous la direction de l'architecte Armand Claude Mollet .

 

 

Coq d'or grilles du Palais de l'Elysée

 

  1753 : le roi Louis XV rachète l'hôtel d'Evreux  pour y loger la Pompadour qui y fait entreprendre de dispendieux travaux d'embellissement. A sa mort, en 1773 le banquier Beaujon rachète la demeure et la revend  à Louis XVI. Sa nièce Bathilde de Bourbon rachète l'Hôtel d'Evreux au roi. Fille du duc d'Orléans et soeur de Philippe Egalité, cette femme excentrique qui se livre à des expériences de sciences occultes, se déclare Républicaine aux lendemains de la révolution et fait don de l'hôtel à l'Etat.

 

L'hôtel d'Evreux devenu"Palais de l'Elysée" en raison de sa proximité avec les Champs-Elysées est habité par l'impératrice Joséphine, la première femme de Napoléon Ier. Ce dernier y signe la deuxième abdication de la France en 1815, après la défaite de Waterloo.  

 

1848 - l'assemblée nationale décrète le palais de l'Elysée  résidence du président de la République. Mac Mahon, élu en 1873, est le premier d'une longue lignée de présidents de la République à s'y installer. 

 

 

Pavillon de l'Elysées - Le Notre

 

Construit en 1886 dans les Jardins des Champs Elysées (qui abrite le restaurant de Le Nôtre) dans le prolongement du portail du Palais de l'Elysée, le pavillon de l'Elysée  est conçu selon l'engouement d'alors pour l'époque Louis XVI.

 

 

Jardins des Champs Elysées - fontaine, parterre de fleurs

 

Nous abordons une partie des jardins appelée  "Carré Marigny".

 

Le terrain appartient à un riche collectionneur de timbres . Celui-ci décide d'en faire don à la Ville de Paris si elle s'engage  à accueillir la Bourse du Timbre : les premiers timbres sont sortis dans les années 1840.  Les étudiants qui se prennent d'engouement pour ce nouveau dada et se constituent des collections, se réunissent dans les jardins du Palais Royal pour y organiser la première Bourse aux timbres. C'est un succès, mais cet échange de timbres ayant donné lieu à des désordres, les collectionneurs  de timbres  pourchassés doivent trouver un nouveau lieu de rassemblement..

 

Un marché aux timbres de plein air se tient depuis lors sur l'avenue Gabriel, toujours en activité les week end et jours de fête.

 

 La Fontaine dite de la grille du Coq (elle aussi conçue par Hittorff)

 annonce les abords du théâtre Marigny.

 

 

 

Façade théâtre Marigny

 

Les origines de l'actuel théâtre Marigny reposent sur l'activité d'un physicien prestidigitateur qui s'adonne à des présentations de "salons de curiosités" très appréciées  aux lendemains de la Révolution de 1848 ; à tel point  que la construction d'une petite salle, le "Salon de l'Enfer" doit être envisagée

 

 Offenbach y fait réaliser quelques travaux et ouvre les "Bouffes du Nord" pour l'Exposition universelle de 1855 qui assure la renommée de l'endroit.

 

 Céleste Mogador reprend ensuite le bail...  

 

Arrière théâtre Marigny

 

La salle des" Folies Marigny" est détruite en 1861 et remplacée par un "panorama", genre architectural très apprécié à l'époque, parce qu'il offre la possibilité d'admirer  huit tableaux de vues de Paris à la fois dans un espace hexagonal.

 

Au début du XX, La salle est reprise et transformée par Edouard Niermens qui lui ajoute une rotonde. Des productions à succès s'y jouent.

 

Aux lendemains de la deuxième guerre mondiale, Simone Volterra crée la compagnie Renaud Barrault en recrutant d'anciens membres de la Comédie française. Jean Louis Barralt fait construire une seconde salle, de dimensions plus modestes : "le petit Marigny".

 

La trace d'Elvire Popesco, directrice du théâtre dans les années soixante et soixante dix est toujours très présente

 

 

 

Théâtre de Guignol dans les feuilles - Jardin des Champs-

 

Les couleurs chatoyantes d'un castelet attirent notre regard.

  Au creux de ces  taillis, je retrouve 

 

Entrée du Guignol - jardin des Champs-Elysées

 

Guignol.... ce natif de Lyon a dès le début du XIX investi   les Champs-Elysées où une demie douzaines de petits théâtres représentaient ses péripéties. De tous ceux là, un seul a survécu ...  

 

 

 

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 23:02

 

 

 

 

  A l'origine, Marie de Médicis est la première en 1616, à porter quelque attention au lieu dit "Champs Elysées", un quartier inhabité et marécageux.

 

 Bassin jardins des Champs-Elmysées - automne

 

En 1670,   Louis XIV charge  l'architecte paysager Le Nôtre d'aménager des jardins dans la perspective du Palais des Tuileries (détruit depuis lors, et entouré du jardin que nous connaissons).

 

 

Jardins des Champs-Elysées en automne

 

Le Nôtre s'exécute, et trace une allée de près d'un kilomètre, bordée d'ormes et de vastes étendues de gazon vert,  qu'on appelle successivement, cour du Roule, avenue du palais des Tuileries, puis Champs-Elysées.

 

Au XVIII, Jean-Jacques Rousseau se plait à évoquer les parties de chasse

 sur les Champs-Elysées...

 

Louis XV vient d'annexer l'ancien village du Roule aux Faubourgs de Paris.

 

  En 1722, il fait prolonger le cour du Roule jusqu'au fait de la colline

 (à l'emplacement actuel de la place de l'Etoile)

 

 

En 1770, le Marquis de Marigny directeur général des Bâtiments du Roi, Arts, Jardins et Manufactures, fait raser  la montagne du Roule,  ouvrir les actuelles avenues de Marigny, Matignon et Montaigne avant de faire élargir l'avenue et de la prolonger jusqu'à Neuilly-sur-Seine.

 

Jardins des Champs-Elysées - 10 novembre

 

  Malgré ces aménagements, en dépit de la vigilance des Gardes Suisses chargés de la sécurité des lieux, les Champs-Elysées gardent mauvaise réputation. Des guinguettes y prennent place mais ne sont fréquentées que par un monde de mauvais garçons, et de prostituées. Le public hésite à se rendre aux représentations du Vauxhall (sur le Rond-Point des Champs-Elysées)...

 

Les événements de la Révolution donnent aux Champs-Elysées leur popularité : c'est la voie qu'empruntent les "mégères" pour ramener le couple royal de Versailles à Paris, c'est encore par ce chemin que le roi et la reine furent ramenés de leur fuite à Varennes.

 

Sous le Directoire, on s'efforce  d'assainir les lieux :  caves et souterrains sont comblés.  Des cafés élégants remplacent les anciens bouges. On murmure  que Jean-Jacques Rousseau aurait dessiné les plans du café des Amabssadeurs, (l'actuel Espace Cardin). On aime désormais s'y promener, et y organiser des pèlerinages pour respirer l'air de la campagne à l'Abbaye de  Longchamp

 

Au XIX, Louis XVIII fait percer de nouvelles Avenues, construire les premiers trottoirs. Sous la direction de Rambuteau alors préfet de Paris, Jacques Hittorff redessine des jardins à l'anglaise, fait placer des fontaines ...

 

 Jardin des Champs-Elysées - fontaine devant le restaurant

 

La fontaine  des quatre saisons, oeuvre du sculpteur Jean-Auguste Barre, élève de Cortot, est également appelée  fontaine du cirque...

 

 

Fontaine - jardin des Champs-Elysées - automne

 

son socle est entouré de quatre enfants qui représentent les quatre saisons...

 

Hittorff a fait construire un cirque d'été ;  l'acoustique y est si bonne que Berlioz l'a élu pour y donner ses concerts. Le cirque connaît son apogée en 1880, mais  peu à peu délaissé, il est détruit en 1900. 

 

Pavillon de l'Elysées - Le Notre

 

 Grâce aux travaux de Hittorff, et d'Alphand sous Napoléon III, les Champs-Elysées sont devenus un endroit à la mode à la veille de l'exposition universelle de 1855.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 21:11

 

 

Dans l'antre du métro déjà, s'annonce déjà la proximité d'hommes toujours  présents dans nos consciences collectives

 

Clémenceau marchant de Louis Charles Blombled - métro Cha

 

 Fixée en évidence,  la reproduction d'une esquisse sur plaque émaillée représente "Georges Clémenceau marchant",

 par l'illustrateur  Louis-Charles Bombled ...

 

L'ombre de de Gaulle plane sur le Rondt Poitn des Champs-El

 

Nous venons de nous soustraire aux  lumières électriques des labyrinthes souterrains et nous élevons  en terre elyséenne .

 A la lisière des cieux, se dresse fière et déterminée, la silhouette du Général de Gaulle, renée des mains de Jean Cardot, plus vivante que jamais.

 

Neuf novembre 1970 :  ... 

 la nouvelle fracassante de son départ, secrètement gardée jusqu'au lendemain à midi,   veille de 11 novembre,  n'en paraissait que d'autant plus insolite...

 

 

Sculture Charles de Gaulle de Jean Cardotangle du Grand Pal

 

 

Le choc sismique de sa disparition s'est produit  il y a  quarante ans.

 Quarante ans déjà ...

 

 

 

"Il y a un pacte vingt fois séculaire entre la grandeur de la France

 et la liberté du monde"

 

Sculpture De Gaulle fleurie - Rd Pt des Champs-Elysées - u

 

" Paris

Paris outragé

Paris brisé

Paris martyrisé

mais Paris libéré"

 

 

Bronze de Georges Clémenceau marchant - Rond Point des Cha

 

Faisant face à   Charles de Gaulle devant le Grand Palais, une autre figure, plus abordable, celle de Georges Clémenceau,

 à l'angle du Palais de la Découverte

 

 

Bronze de Georges Clémenceau - II novembre - Rond Point de

 

Georges Clémenceau (1841-1929)

Né en Vendée, médecin de formation, Georges Clémenceau se tourne vers la politique et devient en 1870 maire de Montmartre.

Il est élu député du Var et doit à sa fougue oratoire le surnom de "tombeur des ministres"

Il est en outre journaliste. En 1898, il publie le célèbre "J'accuse" de Zola; au coeur de l'Affaire Dreyfus, dans le quotidien "L'Aurore".

Président du Conseil de 1906 à 1909, c'est pendant le grande Guerre que son rôle devient prépondérent : dans son journal "L'homme Libre", qui devient "L'Homme enchaîné", il critique le gouvernement et le haut-commandement militaire.

A nouveau président du Conseil en 1917, il poursuit un seul but : vaincre. Ses visites au front sont fréquentes et le rendent populaire.

En novembre 1918, le "Père La Victoire" est consacré par la Nation. "Il a bien mérité de la Patrie".

Il est chargé ensuite de négocier le Traité de Versailles qu'il singe au nom de la France.

En 1920, il se retire de la vie politique"

 

(Musée Clémenceau - 8 rue Franklin - 75008 Paris)

 

 

 

  Les Invalides et le Pont Alexandre III - une soirée de nov

 

  Le ciel semble s'ouvrir et entourer l'Hôtel des Invalides d'un halo de lumière.

L'émotion et le souvenir sont palpables. 

 

 

Montée Champs Elysées vers l'Arc de Triomphe - Un 10 nove

 

 La vie reprend ses droits. Sourires et bonne humeur préludent, dans les coulisses, à la traditionnelle célébration en cours d'élaboration... 

 

 

 

 

 

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