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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 16:26

 

 

 

 

  Le cône d'une tourelle en chapeau pointu

 

Photo 204

 

  surgit des drapés d'un rideau de velours vert galonné d'une roseraie

 

 

 

Photo 360

 

Il coiffe glorieusement une "pension de famille" de la Belle Epoque.

 

Photo 282

 

Il semble qu'en ces contrées la Gente canine ait  retrouvé les lettres de noblesse

 qui lui reviennent.

 

Photo 281

 

 

On raconte qu'un chien repose  quelque part sur la montagne de granite. Un enfant tomba un jour dans une crevasse ; le héros aboya pour appeler les secours et l'enfant eut ainsi la vie sauve.

 

 

Photo 375

 

C'est avec émotion que nous entamons un pèlerinage

pour honorer sa mémoire.

 

Photo 365

 

Parvenus au fait du "Roc", nous nous laissons guider par un petit sentier qui serpente entre ciel et terre. 

 

Photo 384

 

et nous amène aux portes d'un château à la croisée des âges.

 

Photo 383

 

La fastueuse résidence,  fut érigée en l'an 1860 par une certaine Madame Goupil (dont les parents, résidents de Tessé la Madeleine,  village contigü à Bagnoles de l'Orne (les deux communes ont récemment fusionné pour n'en faire plus qu'une) s'étaient mystérieusement constitué une fortune aux lendemains de la Révolution.

 

La bâtisse parait vouloir illustrer à elle-seule  une passion chère à une époque  (qualifiée de "néo gothique"), au cours de laquelle on se prit à redécouvrire les ténébreuses grandeurs du Moyen Age et à en parer d'abondance  les cossus édifices.

 

 

Photo 395

 

  Le château est depuis lors passé de mains en mains, avant de devenir l' Hôtel de Ville. Nous évoluons à l'envie dans les allées de l'arboretum qui entoure. la (bourgeoise) demeure.

 

 

Photo 396

 

  Le parc est un enchantement. Chaque détour d'allée réserve une surprise, là une congrégation de pins plusieurs fois centenaires, ici, la silhouette suggestive d'un pan de rocher, et là encore, une clairière baignée d'une fontaine....

 

 

Photo 425

 

  Les branches d'un sapin bleu gigantesque s'nclinent bien bas pour encadrer l'imposante façade d'une demeure qui semble appartenir à un décor d'opérette et s'éloigne à mesure que nous déambulons, sans renoncer au privilège de sa situation : elle culmine les deux villages, le lac... 

 

Photo 404

 

Mais  nul représentant de l'espèce canine ne repose

au sein de cette chapelle privée adjacente au "château"...

 

Photo 202

 

  Pistol assommé de fatigue, renonce à poursuivre les recherches .

 

"A chaque jour suffit sa peine"

 

 

 

 

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 00:00

 

 

 

 

 

A Bagnoles de l'Orne, tous les chemins mènent au lac

 

Photo 240

 

C'est désormais avec circonspection que nous le retrouvons. Incontournable n'est pas  une expression appropriée, à en croire le nombre de trajets circulaires que nous aurons accomplis au cours du séjour.

 

 

Photo 250

 

L'eau omniprésente à chaque détour de chemin apporte sa force tranquille  aux corps souffrants..aux esprits fatigués. Pourtant   les fleurs  qui s'y réfléchissent supportent avec peine le poids de la vapeur caniculaire de juillet, et les pelouses pourtant taillées au cordeau ne  peuvent plus dissimuler leur épuisement.

 

Telle une cascade, la verrière d'un hôtel vient faire diversion et défier les formes arrondies et parfaites.

 

 

 

 

 

Photo 236

 

 

 Pistol, toujours sur ses gardes aux abords de ce territoire aquatique placé sous haute surveillance, et qui commence à éprouver la sensation de tourner en rond, rêve de gagner d'autres rivages et de retrouver la vraie vie.

 

 Photo 244

 

Il croit avoir trouvé un moyen de "se faire la belle"

 

 

Photo 245

 

  Alors, qu'attendons-nous ?

 

 

Photo 247

 

  Mais voilà que d'autres attraits font diversion et l'emportent sur la velléité

de retrouver la vie, toute simple,

 

Photo 357

 

tels les plaisirs sensuels de bains mousseux

 

Photo 358

 

ou quelque possibilité d'accomplir, en un clin d'oeil, et tout en s'amusant, un coup d'éclat... 

Et roule, ma boule !

 

 

Photo 392

 

A la nuit tombée, sous les étoiles, des palais surgissent à vaux l'eau.

 

 

Photo 399

 

Il est vingt-deux heures trente : la fête peut commencer. Mais nous sommes les seuls invités éveillés semble-t-il... Les rues absolument vides et silencieuses sont féeriques.

 

 

Photo 408

 

La nuit est à nous. Elle est parfaite.

 

 

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 04:06

 

 

 

"Et au milieu coule une rivière"....

  Photo 443

 

  Frank Jay Gould descendant d'un magnat de l'industrie ferroviaire américain vient d' épouser en troisième noce, une californienne d'origine française lorqu'il a l'idée d'innover un concept de villégiature tout nouveau. Son idée est simple : il suffit  de tirer partie des ressources naturelles d'une région, d'y implanter des hôtels et un casino pour que naisse une nouvelle forme de loisirs alliant  nécessité de cultiver le  bien être et envie de se divertir

 

Après avoir initié à Maisons-Lafitte, les activités hippiques 

 que nous connaissons toujours, et être brillamment parvenu à prouver le succès de son entreprise à Juan Les Pins, il découvre les vertus médicinales des eaux de source de Bagnoles de l'Orne ...

 

 Photo 221

 

Autour du lac de  se reflètent toujours la silhouette des belles villas "Art Déco", et l'imposante présence des prestigieux palaces  qui abritèrent en leur temps notables du pays, industriels, banquiers accompagnés de leurs familles,  une société privilégiée qui comptait également des personnalités politiques telles que le René Coty. 

 

Aujourd'hui, l'éventail social des clientèles s'est élargi et les palaces ont été pour la plupart tranformés en meublés.

 

 

Photo 222

 

 Rien ne manque à l'enchantement du décor quand il s'agit de cultiver corps et esprit.

 

Photo 234

 

Pistol herborise à loisir. Le calme et le silence sont absolus.

 

 

Photo 241

 

Faisant fi des bribes de conversations feutrées, interceptées au passage d'un banc

ou du détour d'une allée, il étire son corps gourd et trapu entre les barrières de sécurité, en extase, les yeux exorbités,  le regard fixé vers une forme blanche qui doit nous venir d'un passé lointain.

 

 

Photo 242

 

  L'indigène se rapproche en glissant directement dans sa direction. Il vient à sa rencontre, à ne pas s'y tromper. Mais son plumage se hérisse. Il se dresse comme une cantatrice prête à entamer son tour de chant. Mais il entonne le sifflement d'une bouilloire. 

 

Coup sec sur la laisse...  

 

"Elle m'a arraché à l'étrangeté de propos qui m'étaient destinés mais dont le sens m'échappait. 

Que disait-il, au juste, et qu'avais-je donc commis de répréhensible pour mériter un accueil si peu chargé d'aménité ?

 

 

Photo 235

 

Se peut-il que les barrières culturelles soient à ce point un obstacle infranchissable ?"

 

 

 

 

 

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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 17:50

 

 

 

 

Petit à petit,  au fil des saisons, jours et semaines s'écoulant, mes réserves d'énergie s'étaient épuisées

 

 

Photo 216

 

Et je commençais à me sentir tout chose, patatraque, raplaplat,

sans même trop savoir pourquoi.

 

L'air de Paris était devenu chaud, pesant, presque malveillant. L'asphalte brûlant rendait les balades oppressantes et difficilement praticables.

 

 Nous avons fébrilement plié bagages et nous sommes sauvés  quelque part ailleurs.

  

 

Photo 294

 

Ailleurs, aimables et généreuses, les couleurs étaient vives et limpides. Elles dansaient autour de nous et nous ont offert un cocktail de vitamines.

 

 

Photo 200

 

Ailleurs... Mais où étions-nous au juste ?

 

Photo 283

 

 Des roches granitiques avaient plu. Sur des sols lunaires, des  cailloux s'éparpillaient pêle mêle. Je parvenais tout de même à m'étonner de la persistance d'éléments vivants  accrochés sur des supports aussi peu amènes.

 

Photo 447

 

 Ailleurs, des sentiers étoffés de toisons de chlorophylle s'enfouissaient vers  des destinations inconnues

 

Photo 203

 

 L'eau s'échappe en filets argentés  de vasques de céramique. Le souffle ténu et continu de son activité se fige dans l'intemporalité.  

 

Photo 229

 

Je me repais de ses vertus carthartiques. J'en ai diablement besoin !

 

 

 

Photo 198

 

Campé dans un  cadre d'un autre âge... ce n'était pas l'effet d'un hasard. J'étais  chargé cette fois, d'une mission très spéciale.

 

Accompagnateur de par ma fonction, je devais par ma présence discrète, attentive et affectueuse divertir ces Dames venues prendre les eaux à Bagnoles de l'Orne (à une heure du Mont St Michel - les plages du Débarquement se trouvent également à proximité).

 

J'ai quand même pris soin de les planquer sous la couette, mes os à moi...

 

 

Photo 454

 

Chargé de veiller sur Elle, ma toute puissante, mon adorée, ma lumière à moi...soucieuse elle-même du bienêtre de "Grande Maîtresse". 

 

 Nous étions attendus...

 

 

Photo 193

 

 nous sommes arrivés 

 

Photo 194

 

sans trop  oser y croire...

 

 

 

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 01:47

 

 

 

 

 qu'on se réfugierait n'importe où ...

 

Pistol abuse des bains

 

"Et maintenant que va-t-il encore s'abattre sur mon pauvre dos !"

 

 

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 22:56

 

 

 

 

 

 

Subrepticement, nous esquivons une épaisse cohue qui s'agglomère, jusqu'à la rendre impraticable, sur la place du Tertre, où s'activent sans y paraitre, des croqueurs de portraits qui s'appliquent à figer de leur sceau, le passage éphémère sur la "Terre Promise" de milliers de touristes anonymes. De cette marée humaine, s'échappent à voix feutrées   des propos syncopés. La foule contient  son exubérance populaire. On se sent confondus dans une atmosphère paradoxale  qui tient à la fois de la fébrilité et du  recueillement religieux.

 

 

Photo 7314

 

Les conversations se veulent confidentielles ; l'impact métallique des couverts se tempère devant le mystère des légendes, et la souvenir encore vivant de tranches de vies mythiques.   La congrégation sans à-coups d'un tel rassemblement d'individus qui semblent baigner dans une mer d'huile, parait surréaliste.

 

 

Photo 7317

 

A l'extrémité de la tonnelle rouge du restaurant  de la "Crémaillère", dans un coin insoupçonné de la Place du Tertre s'ouvre une jetée à laquelle on ne s'attendait pas.

 

 

 

 

Photo 022

 

 

  L'escalier de la rue des Martyrs, le plus abrupte de Montmartre se hisse au niveau de la Place du Calvaire. Les origines de Montmartre  nous rejoignent ici  en ce havre de paix , en retrait du "monde". La petite place se niche en coudée dans le prolongement  de la Place du Tertre,  dont l'extrêmité  opposé donne sur l'abbatiale bénédictine Saint-Pierre de Montmartre , bâtie sur les ruines d'un temple attribué à Mars et entourée du  petit cimetière du Calvaire .

 

 Ici peut-être plus encore qu'ailleurs sur la butte sacrée, on peut se livrer sans retenue  à l'éternelle supputation :

 

"Montmartre, "mont des Martyrs ou Mont de Mars" ?

 

 

Photo 7321

 

  La rue des Martyrs vient de loin. Née dans l'ancienne "rue des Porcherons", au pied de l'eglise Notre Dame de Lorette....elle commence son escalade dans le neuvième arrondissement de Paris ; sa course est entrecoupée par le mur des Fermiers Généraux qui se tenait Boulevard de Clichy jusqu'en 1868. Elle repart à l'assaut   de Montmartre pour atteindre le point culminant de la "butte sacrée".

 

 La rue des Martyrs  aurait été le théâtre des exécutions massives d' évangélisateurs chrétiens... dont celle de  Saint Denis,  vers l'An 250

 

    Denis,  ainsi que ses compagnons Eleuthère et Rustique (et bon nombre de Chrétiens) qui refusèrent  de porter allégeance à l'autorité de l'empereur,  furent rapidement suppliciés. Il était prévu que les légionnaires procèdent à leurs exécutions devant le Temple de Mercure, au sommet de la butte, mais dans la hâte,elles eurent lieu à mi-chemin de la pente (au niveau de l'actuelle rue Yvonne-Le-Tac)

 

Photo 023

 

 Ni croix ni sépulture ne viennent stigmatiser cette paisible retraite qui récompense l'effort de la montée, seulement une petite place à part entière, le coeur d'un village en aplomb, entouré de  rues pavés en contrebas. La seule présence  bienveillante  de ses bouquets d' arbres suffit-elle à inspirer spontanément un silence recueilli ?

 

 

Photo 7319

 

 la Mort, la vie, le vin aussi ...

 

 L'hiver tirant à sa fin,  nous nous étions installés  chez Plumeau. Aux attraits de la terrasse que nous avions  jugés encore prématurés pour la saison, nous avions préféré le confort des sièges de moleskine rouge, à l'intérieur. Aujourd'hui  le retour des beaux jours et le soleil nous ont donné l'ordre impérieux de nous placer en montre 

 

 L'ancienne auberge du Coucou devenu le Cabaret "Chez Plumeau" dans les années cinquante était un repère de chansonniers.

 

 

 

Photo 024

 

On raconte que les bons bourgeois qui le fréquentaient sous galante escorte, parvenaient souvent à se faire démasquer et prendre à partie, d'où l'expression "se faire voir chez Plumeau".

 

Aujourd'hui la cuisine est familiale et traditionnelle, l'accueil convivial et la mine du crayon aimablement aiguisée 

 

 

 

 

Photo 7320

 

En face, à l'arrivée de l'escalier vertigineux, se dresse à angle droit, une imposante demeure dont l'intimité est protégée par une austère muraille qui ne suscite, au premier abord qu'une lasse  indifférence. Seule la forme exagonale d'une mosaïque aux lettres d'or parvient à accrocher le regard

 

 

Photo 7316

 

  L'oeil de la porte  est une toile d'araignée, son regard prend la forme d'ailes de papillons. Qui dans ces conditions oserait se riquer à troubler la tranquilité de ce sanctuaire  qui domine tout Paris!

 

 

Photo 7315

 

Né aux lendemains de l'annexion du village à Paris, Maurice Neumont se lie avec Forain,Poulbot,et Wilette...pour instituer en 1921 la République Libre de Montmartre, et devient le premier maire du village.

 

Elève de Gérome dont les oeuvres sont qualifiées de pompeuses, Maurice Neumont se distingue par ses affiches de propagande à la veille du premier conflit mondial 

 

Chevalier de la Légion d'Honneur, Maurice Neumont très attaché à la vie de Montmartre était aussi membre de la "Communauté Libertine du Cornet "

   

 

 Photo 025

 

Place du Calvaire : la vie, la mort, le vin, l'Amour et Paris à nos pieds ...

 

 

Photo 7325

 

Des broussailles dignes de celles qui entouraient le chateau de la belle au bois dormant sont inextricablement entrelacées pour  faire front aux frimas hivernaux. A la veille du printemps, leur nudité offre encore l'illusion de pénétrer à la dérobée tout un  monde en contrebas  que leur florissement  occulte

 

 

 

Photo 026

 

  ou ne dévoile que par fragments pendant la belle saison

 

 

Photo 7326

 

 Poulbot bienfaiteur des enfants s'est joint à la confédération des antigrattecielistes, dadaïstes, et autres surréalistes, proclamateurs de la Commune Libre de Montmartre qui  abrite en son sein, un espace très particulier, dédié à Salvador Dali.

 

 

 

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 21:19

 

 

 

 

  Ce soir est un peu différent de tous les autres soirs. J'en ai l'intime conviction...

 

Photo 015

 

Il n'est pas question de télé. Je le sens-je le sais : je suis prêt !

 

 

Photo 171

 

Ce que je pressentais s'est confirmé au funiculaire de Montmatre à peine repérable dans un halo de fumée.

Il y avait foule, les cabines pleines comme des oeufs, filaient l'une après l'autre sous notre nez.

 

Photo 172

 

A bout de patience, nous nous sommes résolus à prendre les grands moyens et à entreprendre courageusement la montée des quelques deux-cents marches de l'escalier qui suit parallèlement le tracé rectiligne du funiculaire.

 

Photo 173

 

  Avantage sur les transports modernes trop rapides, nous avons pu admirer à loisir le panorama du square Willette sous un angle particulier

 

 

Photo 174

 

 Avec précaution, à notre rythme, laissant les cabines aux touristes, nous nous sommes  approchés, à pas de loup, de la Basilique,  .

 

 

Photo 176

 

 Nous mesurons avec fierté notre accomplissement. Une montée que les anciens du village faisaient quotidiennement avant que le funiculaire ne soit apparu, pour desservir le Sacré Coeur.

 

 

Photo 017

 

A deux pas du café panoramique, nous risquons quelques coups d'oeil à-travers les barreaux d'une grille,  sur d'étranges préparatifs qui se trament en contrebas. Des voyageurs affairés déballent leurs valises. Nous nous éternisons, en vain. Les vas et viens  des protagonistes ne nous sont pas directement destinés. Rien à manger : Je râle un peu...

 

 

 

Photo 115

 

La Place du Tertre est anormalement animée pour un lundi après midi, et "le Consulat" a ouvert tout grand ses portes. Mais il n'est pas encore l'heure de manger français

 

 

Photo 116

 

La fleur au balcon, la terrasse de la "Bonne Franquette" a un petit air de fête... en quel honneur ? Les fleurs se laissent admirer, mais non manger... 

 

 

Photo 156

 

Une épaisse fumée provient de la place des Abbesses. Et pourtant les promeneurs ne semblent pas vouloir fuir de danger. Se peut-il qu'il existe de la fumée sans feu ? Et de feu sans victuailles ?

Moi, j'en ai l'intime conviction...

 

 

Photo 157

 

Une boite rectangulaire noire est postée sur l'enseigne d'un bar très branché. Elle contient quelque chose de festif...Un tintamarre s'en échappe.

 

 

Photo 158

 

A la "Boom-Box", répond en écho un instrumentiste attablé sur la marquise

 d'un bar voisin très fréquenté.

On y boit surtout, on y mange parfois...

 

 

Photo 159

 

La saint-Vincent est dignement fêtée à Montmartre tous les ans, le 22 janvier. Mais aujourd'hui, c'est "la Fête de la Musique", et une fête, telle qu'elle soit, cela s'arrose.

 

 

Photo 162

 

  Les sonos seront bientôt au point et l'impressionnante machinerie va éclater. J'aime la musique, les pétarades ne me font pas peur. Mais le plaisir pour être complet doit aussi être gustatif. La truffe au sol, je fouine avec fébrilité à la recherche de quelque morceau de sandwich pas terminé.

 

 

Photo 161

 

Les saints-de glace sont repartis comme ils étaient venus, Saint Médard et Saint Bernabé se sont concertés ; voilà, c'est fait. Voici enfin la saint-Jean : il était temps, mais qu'il fait frais !

 

 

Photo 182

 

 Nous regagnons Ménilmontant pour retrouver de la  fumée...ici aussi !

 Pas de fumée sans feu...et pas de feu sans  repas.

 

 Je me laisse guider vers "le point chaud", là où il se passe quelque chose. Des effluves de merguez  grillées parviennent par vagues de plus en plus rapprochées à mes narines délicates.  Mes babines accusent quelques involontaires frémissements de convoitise. 

 

 

 

Photo 048

 

Entourés de monstrueuses installations, des DJ mettent toute leur science et leur concentration à concocter de planantes sonorités.

Mon estomac émet des gargouillis 

 

 

Photo 055

 

et les vendeurs de merguez font feu de tous bois pour satisfaire les féroces appétits.

 

 

Photo 073

 

A tous les coins de rue, devant chaque réverbère, on joue de la musique ... toutes sortes de musiques : manouche, jazz, rock, rapp, classique, house, blues...

 

A Paris, et partout en France, c'est la fête de la Musique.

 Et une fête, cela s'arrose ...

 

 

Photo 185

 

Alors là, voilà le Chef !

 

Photo 072

 

Le bon passe, comme le mauvais...disait ma grand-mère.

 

 

Photo 012

 

Délicieux ? Cela devait l'être à coup sûr :

 Il est passé tellement vite que je n'en ai même pas senti le goût.

 

 

 

 

 

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 17:02

 

 

 

 

 

 


 Pistol porte dans ses gènes les qualités  d'un redoutable chasseur de rats.

Mais là n'est pas le propos...

 

 

 

En cette troisième semaine de juin, les cumulus, et autres cumulo-nimbus s'amoncellent au-dessus de la place du Tertre, au sommet  de la "butte sacrée",  comme ailleurs. Pourtant les portes du "Clairon" sont grandes ouvertes et les terrasses  achalandées.

 

 

Photo 7304

 

Les serveurs portent le foulard  noué en tête de turc et ... la "gapette", une casquette un peu gavroche, blanc cassé à côtes (une variante argotique de "casquette" née du "parler"  des soldats parisiens).

 

"J'ai, dans ma gapette, un cheveu De toi, de toi, Que je sors les jours de fêtes Et puis les jours de grand froid "

 

 

Photo 7305

 

Le vaste café-concert-restaurant, temple du jazz manouche,  qui fait le coin de la place du Tertre et de la rue du Mont Cenis, en face de l'église Saint-Pierre de Montmartre, était propriété de" l'Abbaye-d'en-Haut". Les religieuse accueillaient dans "le Pavillon des Princes," les hauts représentants de leurs relations masculines.

 

L'état de leurs finances déclinant après la Révolution, les Bénédictines se virent contraintes à louer le pavillon au Sieur de Grintelle, marchand de vin et boucher de son état et... futur maire de Montmartre en 1793.

.

 

Photo 7308

 

Des fresques murales représentent les chasseurs de la guerre franco prussienne de 1870-1971 au cours de laquelle  Montmartre  vécut quelques  heures héroïques. Le clairon répondant à l'appel du cor ...

 

 

Photo 7309

 

des scènes du  village, s'il en est ...


Photo 7313

 

Marcel Aymé attablé disputait des parties de belote.  

 

Vers quinze heures trente, la musique se trouvait au repos avant la pleine  reprise des activités .  Prendre place... Je n'avais que l'embarras du choix.  Je  n'ai pas manqué de commander le fameux chocolat chaud et mousseux,  spécialité  de la maison.

 


Photo 7312

 

Les vendredis soir, on entendra longtemps encore la musique de Django  ...

 

 

 

 

 

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 22:56

 

 

Photo 8673

 

« Te voilà! enfin, enfin! Je m’ennuie tant sans toi! Si tu veux m’emmener, toujours, partout… je te suivrai, heureux, mon nez fervent au ras de ta jupe courte…» 

 

(Colette)

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 23:45

 

 

 

 

 

 La mer aujourd'hui agitée, interprête avec justesse les incertitudes du temps

 

Photo 9026

 

Debout sur le quai du port de plaisance, le technicien  laisse les dernières recommandations d'usage, avant de nous confier la charge de notre petite embarcation.

 

Allen capitaine du jour sait parfaitement déjouer les subtilités de la nature. Sportivement, mais sans encombre,  nous fendons les vagues, libres comme l'air,  pour gagner Egmont Key

 

 

 

 

 

Photo 9027

 

Un îlot aux reliefs presque chauves, signalé par un phare, a subi un moment la présence d' une centrale hydro-électrique. 

 

Nous ancrons le bateau  à quelques dizaines de mètres au large, et gagnons  la berge à la nage. Quelqu'un n'a-t-il pas dit que la nature nous apprend à nager quand elle coule nos bateaux ?

 

 

Le soleil est parvenu à déchirer le voile de nuages, et l'écume de la mer dissémine au petit bonheur, ses perles et ses cristaux.

 

 

Ce lieu chargé d'histoire a d'abord constitué  le point de chute d'un certain Comte d'Egmont, de la Chambre des Communes irlandaise au XVIII siècle, avant de constituer pour les conquistadors une étape sur le chemin menant à Tampa. Le phare, édifié au début du XIX siècle est longtemps resté le seul sur la côte ouest de la Floride avant d'atteindre les Keys. Endomagé à plusieurs reprises, il a été reconstruit pour tenir tête aux tempêtes les plus tumultueuses.

 

Egmont Key a été les théâtre d'opérations militaires : il a été utilisé comme lieu de détention des Séminoles, puis occupé par les troupes des Etats du Sud lors de la Guerre de Cécession.

 

L'îlot  classé réserve naturelle depuis 1974, a depuis lors été revendiqué par les plaisanciers curieux de visiter les ruines de  Fort Dade, une relique de la guerre hispano américaine, progressivement détruite par les ouragans successifs

 

   

 

Photo 9050

 

 

Le soleil nous assomme de son ardeur et augure de turbulents contrecoups

Un halo vaporeux couvre le camaieu paradisiaque de bleus.

 

Une ombre prédatrice,  pesante masse, s'infiltre et  fait tache  comme une malédiction ; elle s'interpose et occulte "notre île". 

 

 

Photo 8846

 

Dans la soirée, un petit bateau assoupi, presqu'un jouet,..

 

Puissent quelques pas le long d'une  plage éclairée par la lune, nous permettre d'oublier la menace.

 

 

Photo 8845

 

Magie furtive des enseignes lumineuses...

 

 

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A quelques heures de vol,  d'une côte à l'autre de l'Atlantique, me voici de retour chez moi

voici Paris-Ménilmontant.

 

 

 

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 Je ne manque pas de saluer la Mère-Lachaise, ma voisine préférée.

 

  

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Les cours de la cité des artistes dégorgent de fleurs.

 

 

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Les murs sont couverts de glycine en cascades

 

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Je presse le pas : je suis attendue...

 

 

 

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  • : Mes promenades avec Pistol, bouledogue français ; sa vie, ses amis chats, chiens, vaches et chevaux. Balades insolites dans Paris et ses environs. Nos voyages, nos lectures, nos loisirs.
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Un éloge !

Nous autres français sommes bien égoïstes. Lorsqu un pays dispose d un blog comme Balades avec mon chien, il devrait le traduire en anglais, italien, espagnol, japonnais, chinois etc... que le reste du monde en profite. D ailleurs, Armide mérite un auditoire bien plus large que 60 millions d internautes (plus quelques belges, suisses, quebecois). En tous cas, j adore Balades avec mon chien et je suis loin d être seule !

       

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