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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 21:03



Toutes les semaines, c'est la même chose...

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Vendredi soir, Thalassa à la télé...
Même sous les feux des projecteurs, on se sent un peu mélancolique :
c'est le début de la fin du week-end.




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Alors, ne perdons pas une minute !

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Faisons les fous, les bourdalous, les grands loulous...
En un mot, croquons la vie à pleines dents.

Chat noir aux yeux jaunes
Besoin d'un coup de main ?





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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 19:41





Du temps des Gaulois, l'eau abondait sur la butte et les ruisseaux  déboulant les pentes, coulaient à flots...




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Tous les animaux du village, chiens, ânes des meuniers, boeufs se retrouvaient au crépuscule autour d'une fontaine  toute proche.



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1810 : On commençe à piller les entrailles de la terre pour en extraire du gypse.
 Et l'eau absorbée par le calcaire s' évanouit.
L'Ere indstrielle s'est emparée de la campagne Montmartroise..
Afin de pourvoir aux besoins du  village, il devient impératif de construire
 un  réservoir d'eau.


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La fontaine, (une vasque de bronze d'ampleur généreuse) d'où s'écoule un mince filet d'eau, et le mur sont abondamment habités de créations  mythologiques



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Au faite de la rue Lepic, une petite place de verdure en équilibre entre ciel et terre, qui compte UNE boulangerie pour tout commerce, et porte le nom d'un fidèle Montmartrois, Communard célèbre.

Un cerisier avait été planté au milieu de la place...



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Un groupe de touristes s'est arrêté quelques secondes, le temps de fredonner
  "Le Temps des Cerises"dont les paroles ont été directement inspirées par les vergers de Montmartre.


 Jean Baptiste Clément né à Boulgne-Billancourt d'une riche famille de meuniers, préféra renoncer à une vie toute tracée. Il exerça différents métiers comme "repousseur de cuivre" ou "marchand de vin" notamment avant de s'installer à Montmartre où il fréquente les salles de rédactions d'une revue socialiste. Dans l'obligation de s'exiler en Belgique pour échapper à la prison à la suite de la publication de "89", un pamphlet qui aurait déplu à l'Empereur, il participe activement dès la démise de Napoléon III à Sedan (le 4septembre 1870) , à l'insurrection républicaine de  la Commune.


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Sur la place,  au n° 12, une porte d'immeuble est coiffée d' un mystérieux bas relief   qui mentionne l'existence d'une tour Montmartre.



Rien à voir m'assure-t-on avec  la tour Montmartre qui se situe Porte Montmartre (et devrait être détruite en 2012),


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ni même avec la Tour Solférino, érigée à l'emplacement approximatif du futur "Sacré Coeur"en 1859, et nommée ainsi, en l'honneur de la victoire de Napoléon sur les Autrichiens.
 C'était une guinguette où on faisait payer le point de vue.
 Elle fut détruite au cours de la guerre de 1870 pour ne pas servir de point de repère à l'ennemi


La tour du n° 114 de la rue Lepic (anciennement rue de l'Empereur) à l'emplacement actuel de la place Jean Baptiste Clément
était  un autre lieu de détente où on s'adonnait à des parties de billard. Il s'effondra  à la suite de perturbations intestines des sous-sols de gypse.




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L'actuelle place Jean Baptiste Clément  est née de la réunion de plusieurs morceaux de rues (Lepic, ex Feuchère et Ravigan) .



 La rue Ravignan, l'une des plans anciennes rues de Montmartre  a connu un tel trafic qu'elle fut l'une des premières à être pavée puis  repavée et élargie au XVII siècle.  Elle prit le nom de rue de "Vieux Chemin de Paris" avant de recevoir peu avant la Révolution le nom d'un prédicateur jésuite, Xavier de Ravignan.


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De concert avec le crépuscule, l'ancien abreuvoir s'éclaire doucement. A l'arrière plan, une demeure que je crois avoir vue en rêve, signale la rue Norvins toute proche.



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et à quelques centaines de mètres, dans un rue limitrophe qui amorce  une descente sur le  flanc  sud , se dresse haute et fière une silhouette imposante ...





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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 17:34





Un château illuminé sur un promontoire...


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Quelques marches semblent vouloir prendre la suite de la rue Lepic.
 

Un  cordon invisible et dissuasif interdit l'approche de la forteresse hexagonale dont la tête est couronnée de lumière. Nous restons prudents. A vouloir voir le soleil de plus près, Promethé s'est brûlé les ailes




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Une vasque ciselée en or ...ou bronze ? Naïades, tritons et animaux marins semblent à leur affaire. Présentent-ils leurs honneurs à Bacchus ?



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Avec circonspection, nous contournons le château ceint d'un petit jardin clos et risquons quelques regards sans aucun répréhensibles à travers les grilles  : il semble qu'un bal  y soit donné ce soir.


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Je reste interdite devant cet étrange castel, surgi dans la nuit  par quelque enchantement. Un bruissement furtif dans les fourrés nous surprend. Pistol se met à hurler comme un voleur. L'ombre se redresse et nous entamons conversation.




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L'entrée principale du premier château d'eau installé au village de Montmartre se trouve au n° 1 de la rue Norvins que nous venons de retrouver sans même l'avoir réalisé en longeant sur quelques mètres une petite place en équilibre à soixante degrés : la place jean Baptiste Clément.



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A l'époque romaine , des douzaines de sources abreuvaient la butte. Elles furent absorbées par les carrières de calcaire dès leur ouverture (en 1810). Il fallut repenser l'alimentation en eau de la butte.

Le château d'eau conçu pour récolter les eaux provenant  de la Dhuis prit ainsi place en 1935, (à proximité d'un rendez-vous de chasse qui a peut-être appartenu à Marie de Médicis).
On le planta sur un promontoire artificiel construit sur un emplacement  autrefois occupé par une fontaine (détruite en 1880) où les ânes des moulins, chiens et boeufs venaient se désaltérer. Ces scènes vespérales décrites par Baudelaire  ("La Bohème Galante") occupaient un espace situé entre l'actuelle rue de Giradon (ex " rue du Buc") et la place de Ravignan (devenue Place Jean Baptiste Clément).

En 1986, la Commanderie du Clos Montmartre a pris possession des lieux. Liée à la vigne de Montmartre elle s'attache à assurer la survivance des traditions vinicoles du village en organisant le 22 janvier la fête de saint-Vincent, patron des vignerons.




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"Plus d'eau ? Et si on buvait du vin ..."








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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 00:09







Le Carnaval de Rio fait rêver, et les amants célèbrent  leur romance à Venise
Et Paris ? Paris avait perdu son Carnaval ...


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Paris a eu son carnaval, parmi les plus importants du monde depuis le Moyen-Age.

A l'origine, les festivités avaient un tour religieux. "La fête de l'âne", une des premières répertoriées, évoquait l'entrée de l'âne portant Jésus à Jerusalem. La commémoration avait lieu le 7 janvier,  jour de la Circoncision. Une procession solennelle suivait la céromonie, au cours de laquelle des rites de plus en plus étranges étaient pratiqués. L'esprit de la fête évolua et la farce évinça progressivement l'esprit religieux qui fut tourné en dérision et relégué au second plan. On se mit à élire de faux évêques et de faux papes. Les mascarades se tenaient dans les édifices religieux puis dans les monastères. Les prêtres eux-mêmes se prêtèrent au jeu... "La fête des fous" avait remplacé "la fête de l'âne".



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Les débordements prirent une ampleur qui inquiétèrent les autorités tant civiles que religieuses... Ces fêtes furent progressivement interdites vers 1520


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  Dès le XIV siècle, le Carnaval de Paris prend le relais.

 


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Les ruptures des périodes de jeûne religieux entre le Mardi Gras et la Mi-Carême donnent lieu à des réjouissances, au cours desquelles on se préoccupe d'impliquer et de mettre à l' honneur  différentes corporations...
D'abord les artisans ... et  la police !




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On commence par "sortir le Boeuf Gras"...

Au XIX siècles, commerçants, blanchisseuses et étudiants forment un deuxième cortège de Mardi Gras.

Au cortège du Boeuf gras vient ansi se joindre celui des
"Reines des Blanchisseuses".



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Puis celui des "Reines des Reines"

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 La Mi Carême est progressivement dédiée à la célébration des Femmes.

Aux différentes coporations à l'honneur viennent  bientôt se joindre les étudiants des Beaux-Arts avec leur char du "Lavoir des Beaux Arts" et leur hymne des Pompiers

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A la fin du XIXè, les festivités du carnaval qui inspirent bon nombre d'artistes,
 dont Monet, battent leur plein..


Pour donner la réplique au "Cortège du Boeuf Gras", les habitants de Montmartre organisent une "promenade de la vache enragée"...




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Certains esprits pudiques  chagrinés par le tournure orgiaque que prennent parfois les événements parviennent à faire édicter des mesures de plus en plus répressives  pour tempérer les élans . Confetti qui transforment la Seine en une marre de mosaïques et  serpentins qui coiffent  les arbres de perruques multicolores sont bientôt interdits

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Dans les années 1950, le Carnaval de Paris est  oublié, les festivités tendent progressivement  à se limiter au Mardi Gras.


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Depuis 1997, l'Association Droit à la culture a relevé le Carnaval de Paris de ses cendres.
 Depuis treize ans, à la mi-février on accompagne le Boeuf Gras de la Mairie du XX à l'Hôtel de Ville


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Cette année le Carnaval de Paris s'articule autour de la Saint Valentin

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et du Nouvel An chînois ; nous entammons l'Année du Tigre

Tous nos voeux ...




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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 14:50







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... Aimons-nous les uns les autres !





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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 19:51





Le vent soufflait librement sur Montmartre et faisait tourner les moulins...
Rue Lepic, ils se trouvaient au nombre de treize.

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Le "Blute-Fin" qui occupe toujours une loge à la hauteur du n° 77  s'inscrivait dans une enfilade de moulins qui s'échelonnaient le long de la rue, de bas en haut.

Il était précédé du Moulin de la Fontaine Saint-Denis, du Moulin Neuf,
 du Moulin Vieux...

Il  était suivi du Moulin de la Petite Tour, puis du Moulin de la Vieille Tour,  plus haut du Moulin du Palais et son annexe "la Guinguette", et enfin du  Moulin de la Grande Tour.

 Construits à partir de 1615, tous ces moulins ont été détruits peu avant la Révolution, à l'exception des deux que nous connaissons.
Qui se souvient encore de ces noms là...



Le "Radet" uni fraternellement au "Blute-Fin" par la famille des meuniers Debray qui y avaient organisé des bals, échappa de justesse à la destruction. Il fut transplanté de la rue Norvins à l'angle du n° 83 de la rue Lepic et de la rue Girardon.

Aux côtés du "Blute-Fin" qui  séjourne toujours à ses côtés, mais qui s'est assoupi depuis quelques décennies dans les hauteurs d'un jardin aux branches entrelacées qui lui servent de protection, "le Radet" a repris la torche et se trouve maintenant seul à assurer le service de la  galette.




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Nous contournons l'ombre du "Radet" par la rue Girardon. Quelques pas nous suffisent pour gagner l'intersection de l'avenue Junot et de la rue Norvins. Le numéro un de l'avenue Junot est un petit  hôtel romantique de belles proportions. La porte d'entrée vitrée nous éclaire généreusement, et le balcon qui la surmonte, très intimiste,  nous retient sur place quelques instants.
Treize moulins..."Ciné treize"...coincidence purement accidentelle.
 


En 1986  Claude Lelouch, imagina fonder une salle de cinéma et de théâtre à la fois. Lelouch tenait au nombre treize, le théâtre fut marqué de ce sceau . Il m'a été confié qu'au bar, on sert du puch et du champagne qu'il nous est permis de siroter devant l'écran ...et que l'enfilade des salles souterraines  vaut  à elle seule la visite...







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Au cours du XIX siècle, Les hauteurs de  Montrmartre offrent aux artistes peu argentés les avantages d'un éclairagefavorable. Ces derniers saisissent aussi l'aubaine des loyers modiques proposés....à l'époque.





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La rue Lepic abrite ainsi, au cours des deux derniers siècles, une pépinière d'artistes : peintres,  personnalités du music hall , écrivains, poètes : Paul Fort, Céline, le dessinateur satirique Forain, le chansonnier Jean Rictus, les peintres Adolphe Willette et Charles Léandre. Van Gogh partagea avec son frère le troisième étage du n°54, avec une pensée particulière pour le chansonnier communard Jean Baptise Clément, créateur du "Temps des Cerises", qui habita plusieurs immeubles de la rue et finit ses jours au n° 11O.





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La rue Lepic offre encore aux promeneurs contemporains une longue enfilade de galeries de tableaux et quelques cabarets. Ma la rue est bien calme ce soir et bien silencieuse.
 Le froid nous arrache doigts et oreilles.



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Nous avons atteint le point culminant de la rue Lepic qui se fond dans un dédale de rues enlacées. A la faveur de la boucle que forme  la petite place Jean Baptiste Clément pour rejoindre la rue Norvins, nous croyons voir devant nous un temple dédié à Bacchus.


Quelques marches mènent à une vasque avantageuse, innondée de lumière...







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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 20:37





L'été s'est depuis quelques mois retiré. Le rideau s'est ouvert sur le "Blute-fin" dissimulé et protégé par le feuillage des arbres et...  étroitement surveillé

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Nouvelle balade à Montmartre aujourd'hui. Malgré neige et verglas...Nous choisissons la gravitation par la rue de Tholozé qui prend rue des Abbesses et se hisse derrière la boucle de la rue Lepic, au pied du plus ancien moulin du village : le "Blute-fin" dont le nom signifie "qui tamise finement".

 


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Inaccessible et dissimulé le "Blute Fin" s'entoure de mystère et de légende...

Nous sommes en 1814.  Paris tient un siège : elle est menacée par l'armée impériale russe qui se tient à ses pieds. Alors qu'une armistice vient d'être signée (31 mars), les troupes françaises se sont repliées vers le sud de la capitale. La Butte Montmartre n'est alors plus défendue. Mais il reste un noyau d'irréductibles parmi lesquels la famille Debray, meuniers de pères en fils, qui décident de tenir tête aux envahisseurs. Le meunier Debray est abattu. Son fils, Nicolas-Charles Debray, qui se trouve à son côté, est transpercé par une lance (il survivra, et c'est lui qui  transformera le moulin en guinguette).

En représailles, les Russes découpent le corps en quatre morceaux qu'ils attachent sur les ailes du moulin. À la nuit tombée, la femme de D
ebray va récupérer les restes du supplicié, les met dans des sacs de farine, et les emporte au cimetière "du Calvaire".


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Ce lieu de sépulture  définitivement fermé en 1831, abrite  quelques quatre-vingt lieux de repos où seigneurs du "Bas Montmartre" et modestes habitants de la butte sont réunis. Le cimetière du Calvaire ne se prête aux visites qu'à la faveur d'occasions exceptionnelles. Le petit cimetière raconte deux siècles de vie montmartroise

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Le Moulin de la Galette

Le "Radet" s'est depuis lors rapproché du "Blute-fin".
Ils se confondent...


Il a neigé la majeure partie de la journée. Vers dis-sept heures, les nuages se sont éclipsés pour nous offrir un état de grâce.











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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 22:07




Pistol envoûté (livre de bord)

Chat noir aux yeux jaunes
"Comme personne sauvée de longue et forte maladie
et venant à convalescence,
Les faut choyer, restaurer"

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"Sans doute que le Dieu qui nous rend l'existence
 à l'heureuse convalescence,
Pour de nouveaux plaisirs donne de nouveaux sens"

(Jean-Baptiste Gresset  1709-1777)



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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 14:59




 Montmartre était autrefois un petit village comptant des petits chemins à-travers champs, qui vivait principalement des extractions de carrières de gypse et d'agriculture. Le village, peuplé d'ouvriers carriers, de vignerons,  et d' agriculteurs était hérissée de moulins qui disparurent les uns après les autres, après la Révolution.
De tous les moulins qui s'ébattaient à Montmartre, seuls trois subsitent de nos jours.


Albert%20ATissandier Galette%201860S



 Le "Blute-Fin, construit en 1622 était le plus haut ; il disposait d'une terrasse qui offrait une vue imprenable sur Paris. Il est aujourd'hui propriété privée : très surveillé, on ne peut facilement le voir de la rue. Retapé à plusieurs reprises, se ailes ne tournent plus depuis bien longtemps mais des parties importantes de son mécanismes et ses meules existent toujours. Il devint Music Hall avant d'abriter des émissions publiques de radio et de télévision, puis de servir de studio pour l'ORTF jusqu'à la disparition de celle-ci.



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Les meuniers Debray étaient propriétaires du "Blute-Fin", mais également du
"Radet "distant de quelques mètres dans la même ferme. "Le Radet" concassait les oignons et les épices destinés à la parfumerie.


Photo 6673

 Dans les années 1830, la concurrence devint rude, les travaux de modernisation étaient pesants.  le "Radet" (construit en 1717 et entièrement reconstruit en 1760) n'était pas équipé d' ailes Berton (munies de planchettes articulées, ces ailes permettant d'éviter l'entoilage et le désentoilage, s'adaptaient automatiquement à la vitesse du vent). La famille Debray songea alors à 

transformer leurs deux moulins en guinguettes pendant les week-end et de distribuer de petites galettes de seigle, accompagnées d'un verre de lait aux visiteurs.



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C'est ainsi que survient "le miracle montmartrois" : Le lait se transforma en vin et les moulins en cabaret.


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"Le Radet" alors connu sous le nom de "Moulin de la Galette" vécut son heure de gloire ommortalisée par  les artistes qui fréquentaient Montmartre (Renoir, Toulouse-Lautrec, Picasso et bien d'autres encore...).



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Mais il faisait double emploi avec le "Blute-Fin". L'enseigne passa bientôt à son voisin et Le Radet fut menacé de destruction. Allait-il disparaître à son tour comme tant d'autres ?





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En 1915, les "Amis du Vieux Montmartre" s'élevèrent contre sa destruction. En 1924 son propriétaire accepta de le déplacer à l'angle de la rue Lepic et de la rue Girardon où il se trouve  aujourd'hui. Restauré en 1978, ses ailes ont été entièrement rénovées en 2001, mais elles ne tournent pas.







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"Le Radet" a repris l'enseigne qui lui avait assuré sa notoriété. Il est maintenant un restaurant où on entend encore bien des échos festifs





Saluons bien bas ... le  "Moulin Rouge", mais aussi le "Blute-fin" et  le "Radet", rescapés de l'histoire.






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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 11:49




Le "deuxième étage" de la rue Lepic, qui continue la longue montée du Mont.."Martre", n'est qu'un virage perpétuel


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La voie en colimaçon est entrecoupée de rues secrètes, toutes pavées, toutes bordées d'immeubles de petite taille plantés en espalier   Nous sommes en soirée.  Les persiennes de bois se sont closes ; elles laissent filtrer quelques raies de lumière intérieure.  Mes pas résonnent sur le pavé à mesure que je procède. L'agitation des commerces est désormais derrière nous.


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Sans préambule, nous voilà éblouis par une débauche de lumière. Nous venons de rejoindre la rue Tholozé qui rejoint, sans tourner autour du pot, la rue des Abbesses et atteint la rue Lepic à mi- course.


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Nous pensions pourtant avoir laissé le moulin rouge en bas,  à Pigalle la Blanche


Rue Lepic (Paris)

Au commencement de la rue Lepic, le plus célèbre moulin du monde a sa boutique

Rue lepic (de nuit) Paris

Les articles présentés sont exclusivement réservés à son effigie : parfums, masques, costumes, chaussures, souvenirs


rue Lepic de nuit (Paris)

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En nous retournant, nous apercevons un espace clos qui semble envahi par une végétation inextricable et dissuasive . Mon regard s'étonne et en fouille les profondeurs. A travers des branchages, je finis par distinguer deux imposants ailerons entrecroisés. Crois de fer, croix de bois, si je mens j'vais en enfer...

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L'arche qui surmonte le portail d'entrée mentionne la présence d'un "Moulin de la Galette". Le "Blute-Fin" dont le présence inaccessible se devine, a été bel et bien lieu  de labeur avant de devenir ce rendez-vous de réjouissances qui a inspiré les artistes.....

Une longue histoire...
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Nous autres français sommes bien égoïstes. Lorsqu un pays dispose d un blog comme Balades avec mon chien, il devrait le traduire en anglais, italien, espagnol, japonnais, chinois etc... que le reste du monde en profite. D ailleurs, Armide mérite un auditoire bien plus large que 60 millions d internautes (plus quelques belges, suisses, quebecois). En tous cas, j adore Balades avec mon chien et je suis loin d être seule !

       

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