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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 00:19

 

      La naissance du métro parisien, qui ne la connaît pas ?

Paris qui subit déjà à mi parcours du XIX siècle des encombrements de circulation, s'inspirant d'exemples imaginés à New-York comme à Londres, entreprend d'imaginer à son tour, un transport alternatif et souterrain.

En 1898, le projet de chemin de fer électrique de Fulgence Bienvenue est adopté, après bien des tergiversations, et le Chemin de Fer Métropolitain peut voir le jour.

 

 

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Dès 1900,  deux compagnies gérées par la CMP, premier exploitant du métropolitain, Est-Ouest et Nord-Sud, produisent des rames de bois à essieux qui s'inspirent  du tramway et autres trolleybus utilisés en surface. Ce nouveau moyen de transport souterrain attire rapidement des nombreux voyageurs séduits par le gain de temps 

 En dix ans, les lignes de chemin de fer souterrain se multiplient passant à dix.

 

 Rame de bois, métro parisien, filet porte bagage

 

Un grand soin semble avoir été apporté au confort et à l'agrément des voyageurs : oculus et lampes électriques diffusent une lumière douce et baignent les usagers dans un halo presque intimiste.

 

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Frein de secours, signal d'alarme, tout semble avoir été prévu pour assurer la sécurité des voyageurs, et pourtant...

 

 

1903 : Le mémorable incendie de la station Couronnes (reliant Porte Dauphine- Nation, que nous connaissons aujourd'hui comme la ligne 2)  : un court-circuit se produit sur une rame à la Station Barbès. Le feu est maîtrisé et la rame poussée, vide de voyageurs, par un train qui la suit jusqu'à la station Ménilmontant.  La rame qui la précède, chargée de 300 voyageurs vient de parvenir, sans incident, à la station Couronnes, Toutefois,  le conducteur averti de la reprise du feu à la station précédente, invite les passagers à sortir de la rame et ne redémarre pas.

Un usager ignorant les causes du retard, revendique avec alacrité un remboursement du ticket de transport, ralentissant ainsi l'évacuation des autres voyageurs ... tandis que la fumée s'engouffre et envahit bientôt le tunnel qui relie les stations Ménilmontant et Couronnes, semant panique et confusion dans l'esprit des usagers qui suivent le sens de la fumée en croyant gagner le sortie. Les pompiers déplorent  84 victimes décédées par asphyxie.

Cette tragédie incite à revoir la sécurité des circuits électriques jusqu'alors entièrement concentrés sous les planchers des rames, à veiller à l'amélioration de l'éclairage des stations, et à l'installation de panneaux lumineux de sortie. 

 

 

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      Le drame de la station Couronnes, entraîne également l'abandon des trains de bois courts  à essieux par des  rames métalliques plus longues, montées sur des  des bogies, et comptant quatre ouvertures.

 

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      Les planchers des rames incendiées sont récupérés et désormais transformés en plates-formes utilisées pour l'entretien des voies      

 

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Quarante années durant la CMP assure sans autre incident de bons et loyaux services, avant d'être reprise par la Régie Autonome des Transports Parisiens (R.A.T.P). Toutefois,  les sigles CMP resteront encore longtemps présents au dos des banquettes et sur les placages émaillés des portières  

 

Fermeture de porte - Sprague Thomson

 

 

 

link  :  Chanson   "Le trou de mon quai" : une trouvaille dénichée par notre amie Sitelle ( link )

 

 

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Published by Armide - dans Metros et bus
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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 07:27

 

 

 

 

 

 

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Un ami est toujours un extra-terrestre

Qui nous permet de dévier de notre parcours quotidien

A là découverte d'un ailleurs inaccessible.

Etre l'ami de quelqu'un signie qu'on le comprend au-delà de apparences

 

 

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 07:50

 

Un dimanche comme un autre, du moins à ce que je croyais. Enfouissement rapide dans une bouche de métro, descente automatique des marches, parcours à l'aveuglette de tristes couloirs de faïence blanche encadrés d'une frise qu'on longe dans une pesante pénombre, par habitude, gravitation d'autres marches : elles mènent enfin  à un quai  festonné de bancs de bois cramoisis mais aussi de guérites vert olive, aujourd'hui désaffectées, autrefois destinées au matériel d'entretien et au bureau du chef de station

 

Rame de métro parisien Sprague Thomson

 

Un crépitement annonce l'arrivée de la bête qu'on n'attendait plus et qui nous fait la surprise d'un retour triomphale, entourée d'une gerbe d'étincelles. La vedette atteint en soufflant et en crachant la tête de station et vient tout naturellement prendre sa place de stationnement. Souffle puissant de pistons à air comprimé qui actionnent les ouvertures et fermetures des portes... temps d'arrêt marqué d'un silence. Rien ne m'avait laissée présager la réapparition incongrue de ce charmant jouet métallique paré de vert et de rouge qui parcourait inlassablement son parcours journalier dans la chaleur des entrailles de Paris

 

 

Ancien métro parisien

Avais-je aujourd'hui brutalement ignoré la guérite du poinçonneur, forcé la fermeture du portillon automatique, qui canalisait le flux des voyageurs? De quel long sommeil trompeur me trouvais-je propulsée en l'an 2012 ? Il n'en demeure pas moins que hébaie à l'extrême, je retrouvais avec plaisir un chef de train autrefois imposant, mais  aujourd'hui étrangement jovial.

 

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Comment se pouvait-il que le passé réapparaisse, alors qu'on affirme que "le temps perdu ne se rattrape plus" ?

Élégance des portières brinquebalantes, palissée d'émail qui autrefois paraissaient tellement ordinaires.

 

Wagon Sprague Thomson - échelle de secours

      Interdiction de gêner la fermeture automatique des portes , de descendre sur les voies entre deux stations, sans y avoir été invités par les agents de la RATP, en charge d'âmes, et naturellement porteurs d'une autorité incontestable et presque absolue. La petite échelle rouge pouvait être d'un grand secours dans des occasions exceptionnelles.

 

Ancien métro parisien - Itinéraire ligne 9

Bouches d'aération elliptique bordant, ampoules fluorescentes qui vacillaient comme des bougies à la faveur des variations de fréquence du courant, panneau des stations avec indications des correspondances détaillées à l'extrême ...


Ancien métro parisien - chef de train

Aujourd'hui, c'est jour de fête. Et même un jour comme celui-ci ("Journée du Patrimoine"), un chef de train digne de ce nom doit respecter scrupuleusement les horaires. L'informatique qui régule  le trafic métropolitain n'était alors pas encore en état de gestation. Et pourtant, tout roulait sans encombre : aucun  voyageur n'aurait seulement imaginé  se retirer dans la pénombre des tunnels et tenir congrégation pour s'adonner sans vergogne à des affaires illicites, les arrêts prolongés pour régulations du trafic (rançon de la multiplication des rames intervenue depuis lors), étaient rarissimes, la misère ne pénétrait pas dans les rames Elle ne devait être vue, amis entendue :  l'accordéon nous transportait sur un nuage au fil de tortueux couloirs de correspondance encore dépourvus de tapis roulants...

 

Ancien métro parisien - fermeture des portes automatique

       Mises en garde dissuasives, instructions  impérieuses placardaient portières et fenêtres.

 

Ancien métro parisien- Itinéraire de l'actuelle ligne 10

      Nous nous sommes laissés attirer comme par des aimants, à bord d'une rame métallique aux couleurs chatoyantes qui parcourt la ligne "Porte d'Auteuil - Gare d'Orléans-Austerlitz, aujourd'hui connue sous la brève dénomination de "Ligne 10"


Ancien métro parisien -

Banquettes de trois places,en vis à vis. Les rappels au civisme avaient valeur de loi ; certains termes paraissent aujourd'hui désuets, voire parfois blessants ; on appelle un chat un chat, les "malvoyants" ne sont alors que des "aveugles, les "handicapés", des "infirmes" : références à la guerre encore proche et à ses "invalides"

 

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Des conseils plus amicaux  sont parfois prodigués. La lecture placardée dans chaque recoin des voitures, est abondante et finit, jour après jour par marteler les cerveaux pour se muer en réflexe  semblable à ceux qui assurent la conservation en zone stable et appropriée des tables de multiplication. 

     

Avertissement travaux sur la ligne de Sceaux

 Informations sur le réseau avec référence à la ligne de Sceaux

 

A bon entendeur, salut !

 

 

Affiche publicitaire Créteil Soleil dans les années 60 métro parisien

      Risque de mort pour qui transgressait les dangers, mais pour les "enfants sages", la vie offrait quelques attraits

 

Affiche publicitaire pour la ville nouvelle de Créteil

      Cités nouvelles dans les banlieues proches de Paris,  rêve pavillonnaire, et sourires béa, 

 

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Charme des gadgets électroménagers, décennies voitures couvrant  les années 1950 à 1970. Les rames métalliques saturent sous le nombre oppressant des voyageurs. Plus loin que le terminus, le rêve ! Le lignes du métropolitain s'étirent, de nouvelles rames pneumatiques apparaissent, encore peu nombreuses. En 1983, le dernier Sprague-Thomson accomplit son dernier parcours qui relie Le pont de Sèvres à la Mairie de Montreuil    

 

 

Affiche publicitaire pour la ville nouvelle de Créteil

 

Femme un peu godiche, encore soumise, mais qui savait parfaitement arriver à ses fins...

 

Métro parisien Sprague Thomson - loge du conducteur

 

Au revoir les enfants : nous reviendrons l'année prochaine 

 

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Published by Armide - dans Metros et bus
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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 01:32

 

 

 

 

Nous reprenons doucement nos balades, et avons retrouvé le jardin du Ranelagh dans le seizième arrondissement de Paris, un lieu qui ne nous est pas étranger.

Le Jardin du Ranelagh

 

Jardin du Ranelagh, OCDE- Paris

L'ancien château de la Muette depuis des années encerclé d'une palissade continue, a enfin tombé le masque, et semble s'étirer langoureusement au soleil couchant, lequel illumine avec éclat l'étendue du domaine : le nouveau  s'est efforcé de s'intégrer à l'ancien. 

 

Pistol au jardin du Ranelagh - Paris

Cet ancien rendez-vous de chasse, acquis par Charles IX, remanié par Louis XV, avant d'être racheté par la famille Rothschild, puis de nouveau revendu à,l'OCDE, organisme de coopération et  de développement économique, s'il en est, vient de subir d'importants travaux d'agrandissement. 

 

 

Regard d'un bouledogue français sur le jardin du Ranelagh, Paris

Pistol retrouve avec plaisir le kiosque à musique tout à fait contemporain, planté à raz de pelouse, dont la qualité acoustique favorise la production musicale d'orchestres variés (de chambre, de jazz de rock, connus ou anonymes), qui se succèdent sous le toit panoramique pendant tout l'été.


Jardin du Ranelagh-Paris-kiosque à musique

Alentour, les joueurs, de pétanque et de tennis de table n'ont cessé d'affiner leurs techniques de jeu, depuis notre dernier passage. Les enfants sages fréquentent toujours les petits enclos colorés qui leur sont dédiés, où ils s'adonnent avec retenue, dans leur robe à smocks ou leur tenue d'enfants modèles, à quelques activités post-scolaires. Sagement assis  sur les bancs qui entourent leur réduit, petit pain au chocolat dans la main, ils scrutent avec résignation les chatoyants équipements de détente qui leur étaient destinés, osant à peine s' y aventurer.

Impression de "déjà vu" ou pas, Pistol vient de suivre la piste d'un homme intemporel, figé dans ses pensées, et coiffé d'une  longue perruque bouclée.

 

 

Jean de la Fontaine vu de dos

Afin de le saluer de la bonne manière, le Maître Canin contourne son piédestal avec une détermination mêlée de circonspection. L'homme, qui répond tout simplement au nom de Jean de la Fontaine n'est pas seul...

 

Jean de la Fontaine, Le corbeau et le renard de profil

Perché à ses pieds, à hauteur respectable par rapport à son interlocuteur Renard, un Maître Corbeau...

 

Jardin du Ranelagh-Paris- La Fontaine, le corbeau et le renard

Escaladant les marches pour venir à sa rencontre, Renard le roublard ne cesse de couvrir d'éloges le fat corbeau, dans l'espoir vain d'obtenir une contrepartie.  Mais cette fois Corbeau qui connait la chanson reste toujours fermement campé sur ses positions. Les pourparlers n'aboutissent pas. 


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Les tractations entre les deux protagonistes sont interminables, le fromage espéré ne tombe pas...

Jardin du Ranelagh, Paris

 Renard  en est pour ses frais. Pistol, fin connaisseur du vingt-et-unième siècle,  tire rapidement la conclusion de cette affaire compliquée : le délice, qui a perdu son fumet au fil du temps,  ne devait pas valoir tant d'émoi !

 

 

Bouledogue au pied de la statue représentant le corbeau et le renard

   Il se rassoit et médite...

 

 

Un monument dédié en son temps à la Fonaine occupait autrefois l'emplacement, mais a disparu...

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... fondu par les Allemands en 1945 pour être transformé en canon...

En 1984, La Fontaine repris à l'ombre des arbres sa place dédié. Le corbeau et le renard revinrent à la vie des mains du sculpteur portugais Charles Correa, peu de temps avant le décès accidentel de leur créateur.


Jardin du Ranelagh, Paris- une allée en septembre

      avant de reprendre le cours de sa vie. 

 

 

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Published by Armide - dans Paris-16) Passy
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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 00:45

 

 

 

Nous nous sommes retrouvés enfin ensemble un  moment, toujours trop court...

Maesto - toilette sur le balcon

C'est lui, mon tigre du Bengale, qui m'attendait derrière la porte d'entrée. Il est venu me saluer en frottant ses joues contre moi. Pistol silencieux, le regard un peu perdu a marqué une longue hésitation avant de se hisser sur ses pattes et de venir à ma rencontre, avec une retenue inhabituelle. 

 

Maestro (top) et Zelda sur le balcon 

      Nous nous sommes retrouvés dans la douceur intime de notre petit coin de nature suspendu. Maestro d'abord a pris sa place, puis Zelda s'est risquée avec une prudente réserve à nous rejoindre.  Les semaines de séparation se sont succédées : espéraient-ils encore mon retour ?

 


Pistol le bouledogue en taxi canin

      La cantinière m'avait contactée à plusieurs reprises : Pistol n'allait pas bien, se languissait sur sa couche, perdait le boire et le manger, gémissait ...

Retenue en otage par la maladie, ramenée brutalement à la réalité d'une situation arbitraire, pleurant de mon côté les conséquences éventuelles d'une séparation aussi abrupte qu'incongrue, je me prenais, dès les heures blanches du jour à craindre le pire, alors que les aiguilles venaient se ficher en moi et ponctuer un chagrin partagé.

Enfin libérée de mes entraves, mais encore arrimée pour quelques semaines  à proximité de l'établissement de soins, tout a pourtant été arrangé.

 

Arrivée de Pistol dans le hall d'un immeuble huppé

      La balade en taxi canin a été délicieuse en cet après midi ensoleillé. Les fenêtres de la voiture entrouvertes laissaient passer une brise délicieuse : doux réveil à la seule réalité possible après un cauchemar,  liberté enfin retrouvée...

"Mais quoi, les amis n'ont pas cru bon poser le tapis rouge !" 

 

bouledogue français à la rencontre d'une femelle kangourou

      Grande Première dans une rue huppée du seizième arrondissement : Pistol qui semble maintenant avoir retrouvé sa vitalité, se dispose à rencontrer une petite fille riche

 

Femelle kangourou pulpeuse

une pulpeuse créature inaccessible...

 



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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 04:02

 

 

Des amis véritables m'ont proposé de terminer ma convalescence dans la chaleur amicale de leur foyer. Ils sont établis de longue date dans l'Ouest de Paris, dans une zone particulière, qui a fait couler beaucoup d'encre.

 

Quai du Point du Jour

La météo s'annonce aussi douce que la petite balade en voiture. Nous venons de contourner la pointe de l'Ile Seguin qui, depuis le début du XX siècle abritait les ateliers des usines Renault, et filant droit devant, nous empruntons la rive opposée à Meudon bordée d'arbres, qui laissent passer la douceur de l'après-midi, tandis que des péniches reconverties en restaurants, oscillent doucement au gré des imperceptibles mouvement de la Seine.

Par moments, nous jetons quelques coups d'oeil furtifs vers le côté conducteur : paysage de désolation, où s'égrainent ça et là, des pans de murs, reliquats d'ateliers industriels, dont les béances présentent encore des questionnements, encore secoués  d'âpres polémiques concernant le réaménagement de l'Ile Seguin, proposé par Jean Nouvel).

 

Ile Seguin - Les cirques du monde

L'architecte en charge avait pour idée initiale de transformer le lieu industrieux en un ambitieux complexe d'affaires international où s'intégreraient des tours atteignant une centaine de mètres qui regrouperaient principalement bureaux, hôtels et  résidences d'habitation. Certains élus se mirent à considérer favorablement le projet qui présentait à leurs yeux l'avantage de dynamiser l'économie de la région, tandis que les riverains s'opposèrent farouchement  au bétonnage.

 

Rives de l'Ile Seguin

Jean Nouvel doit encore "revoir sa copie" : jardins et espaces culturels ont depuis lors été conçus pour modérer l'implantation, agressive des tours. Les projets d'aménagement des terrains toujours en friches de l'Ile Seguin, d'abord rêvés par François Pinault pour y exposer ses collections, puis destinés à  l'implantation de la Maison de l'Histoire de France, tous deux jugés trop coùteux, ayant été abandonnées.

 


Les cirques du monde

Dans les limbes, des  toits de chapiteaux se sont dressés : l'opération "Cirque en Chantier" donna pour le moment, aux terrains en friche une vocation d'accueil pour les spectacles nomades : Bouglione a d'abord donné le coup d'envoi, le Cirque du Soleil lui a emboîté le pas. Aujourd'hui, un cirque russe présente ses numéros...

 

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Plus loin, la Tour Eiffel inévitable où que soient les cimes des collines environnantes, est bien là, et présente en bon ordre, les ponts de Paris, du nouveau aux plus anciens : ici, s'esquive rapidement le Pont de Grenelle...

 

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Le Pont Rouelle...abandonné après l'Exposition Universelle, réutilisé des nos jours par le dit "RER" ...   

 

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Et voici, à présent, le Pont Bir Hakeim, mais nous ne faisons que passer...


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A l'ombre de la "bergère" chantée par Apollinaire, mon coeur vient de me rappeler d'urgence aux côtés de Pistol et de sa tribu...       

 

 

 

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 14:25
 

 

 

 

Me voici seulement maintenant de retour sur une terre ferme et familière...

 

        En ce début juillet un peu maussade je me suis vue offrir la surprise d'un départ impromptu,  vers une destination inconnue... Juillet  annonce de façon officielle, partout dans l'hexagone, la traditionnelle trêve des vacances estivales... Moi, je n'avais rien prévu de particulier pour l'occasion encore cette année.

Pour réparer cet oubli, les circonstances se sont chargées de m'enlever à ma routine quotidienne, et de me transporter vers une destination spéciale. La durée du séjour, généreusement offert, ne m'avait en revanche, pas été précisée.


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Le lieu de villégiature qui s'offrit à moi,  m'apporta à disposition immédiate le réconfort oublié des événements  cycliques qui rythment nos vies, où jours et nuits se succèdent infailliblement sans heurts,  où les fondamentaux magiques de l'existence (terre, eau, ciel, air, )  paraissent dans leur beauté originelle, où les petits plaisirs  oubliés de l'enfance se redécouvrent avec volupté,  où l'imagination se laisse aller sans retenue à transformer au gré de sa fantaisie "le monde quotidien" en un monde possible,  où parfois sur fond azur, des nuages tels des troupeaux cotonneux se télescopent et folâtrent sous  le regard  étrangement proche mais discret d'une certaine Dame de Fer.

 


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 D'un côté de la résidence une baie vitrée s'ouvre sans retenue sur un atrium spacieux et lumineux, où s'épanouissent à température idéale des palmiers exotiques. L'endroit  est transparent, animé de part et d'autre par le va et vient de ludique cabines de verre : venons-nous de pénétrer  le Royaume miraculeux des studios Pixtar ?

 

 

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Du côté opposé, une  issue similaire donne la réplique à la première, mais nous mène cette fois vers un belvédère qui invite à tous les possibles, et favorise  un retour éphémère aux plaisirs des liens sociaux, oubliés  au fil du temps, rencontres éphémères mais souvent d'autant plus chargées de messages.

 

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Le "pont promenade" est  la "proue" d'un imaginaire paquebot insubmersible qui surplombe sans remous une zone indéfinie  ou cohabitent béton et pavillons fin dix-neuvième coiffés de petits chapeaux de tuiles rouge. L'embarcation fend avec une  aisance étonnante un océan étrangement immobile.

 

 

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L'espace contenu entre ciel et terre délimite un havre protégé du monde ordinaire. Le navire s'achemine avec calme et détermination en direction d'un ilot où l'abordage parait improbable.

 

 

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Alors on se sent pris par l'irrésistible attrait des hauteurs. On emprunte avec une appréhension à peine perceptible l'une des cabines de verre qui nous offre d'un seul coup d'oeil, le Mont Valérien, le centre d'affaires de la Défense et ... la Tour Eiffel

 

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Et la-haut, vue imprenable sur un monde réservé à quelques initiés dont on ne connaît  encore ni les codes ni les rites.


Gîte  assuré,  repas goûteux agrémentés de petits légumes,  élaborés avec soin selon les besoins de chacun des hôtes : autant d'attentions auxquelles nul ne peut rester insensible, et pour finir,  des délices savoureux des petites gâteries rappellent la douceur de l'enfance.


 

Et les jouets sont présents en abondance ...

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spatiaux et insaisissables

 

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                                     colorés et attrayants

 L'animation est assurée en permanence par un ballet ininterrompu où apparaissent et s'esquivent aussi prestement qu'ils ont surgi des figurants anonymes, modestes disciples d'Esculape, tandis que s'activent sans relâche une armée laborieuse d'opiniâtres abeilles.

 

 

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La couche est tendre et bienveillante. Comme il est bon parfois se laisser enfouir  dans la douceur ouatée de draps blancs

 

 

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Depuis la nuit des temps : soirs et matins se sont succédés sans relâche. 

Il en a été ainsi durant ce séjour qui dura cinq semaines.

 

 

 

 

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 08:51

 

    La perspective du  parc ne cesse de bondir  d'un niveau à une esplanade  : Plus bas, une petite rue sans prétention qui porte le nom exotique de Pali Kao descend droit en direction du boulevard  de Belleville.

 

Le dernier bassin,  comme ceux qui le précèdent est encore vide. Il faudra encore attendre quelques jours pour que jaillissent les eaux .

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 L'ancienne "grande Rue" de Belleville, d'un côté, la rue de Ménilmontant, de l'autre, sont les deux voies perpendiculaires  qui délimitent les deux anciens villages reliés par des petites rues parralèlles  rue Julien Lacroix, rue Jean Rouye, et d'autres.D'une façon ou de l'autre, nous allons rejoindre  la frontière naturelle des dix-neuf et vingtième arrondissements. Par la rue de Belleville il suffit de quelques pas pour attraper l'une des extrêmités de la très longue rue des Pyrénées qui couronne le quartier.


 

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La rue Julien Lacroix qui garde  envers et contre tout, un un petit air rustique  est investi par des logements sociaux.Sous le soleil, ils offrent une physionomie moins rébarbative ;  mais nous lui avons préféré le verdoyant passage de Pékin qui suit étroitement la lisière  du parc de Belleville. Le  Passage   se prolonge par l'arri§re et  rappelle, en se prolongeant  la vocation agricole de ce coin gouailleux de Paris : "rue de la Ferme de Savy"


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On se prend à croire, chemin faisant qu'il mène vraiment à la ferme d'un village

Entrée parc de Belleville

      Les "Savies", premiers habitants de Belleville. dédiaient leur existence   aux cultures maraîchères ; salades, choux , arbres fruitiers grandissaient sagement tandis que le raisin "sans noyaux" se laissait langoureusement dorer par le soleil à flanc de côteaux , 

 

Entrée Parc de Belleville

    Plus loin, au fur et à msure que nous longeons la  Rue de la Ferme de Savy , des épisodes plus tourmentés,  viennent jalonner le paysage au gré des  temps : la mémoire de  la Commune  reste adossée pour toujours au parc qui culmine    la rue Ramponneau, qui porte le nom d'un célèbre cabartier, une rue aux pavés d'origine, qui descend presquà pic jusqu'au  boulevard de Belleville

 

 

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      On découvre comme des cadeaux,  de ci-de là quelques carreaux de céramique ornés de guirlandes de fleurs , encore apposés  sur de modestes maisons qui persèment encore la rue paralèlle 

 

         Du rustique passage de Pékin  aux pavés disjoints, à la rue des Pyrénées, la grimpette a été escarpée..  un passage occulte mène comme par erreur à l'entrée d'une  une ancienne cour de métairie devenue tellement discrète, qu'elle passerait facilement inaperçue

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 comme le sont  les silhouettes de passage 

 

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      Sont-ce les musiciens du restaurant ?

 

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La cour de l'ancienne métairie n'est plus plus aujourd'hui qu'un cul de sac qui ne permet que d'aller et faire demi tour, mais aussi un  rappel tangible  des origines villageeoises de Belleville


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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 14:53

 

 

 doucement et surement...

Chatte noire aux yeux jaunes

Sommes allés consulter le Docteur Vitamines.

Pour en apprendre davantage sur le "mal mystérieux" qui me frappe, je tenais à relayer l'articlelink qui pourrait changer l'avenir de vos enfants, mais aussi aider grandement les "plus grands"

link

Un grand merci à Bea 07 !

 

 


 

 

Baiser d'un chien à un chien

Pistol et sa tribu ne quittent pas mon chevet, font tout ce qu'ils peuvent pour me réconforter. J'y suis sensible

A bientôt !

 

 


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Published by Armide
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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 22:13

 

 

 

 

 

Entre  ciel et  terre, bien campés à quelques cent-six mètres au-dessus de Paris,  nous occupons un point stratégique

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      où les nuages deviennent plus accessibles, et l'air plus pur ici que là-bas.


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Sans doute parce qu'on me trouve souvent un petit air de famille avec nos amis extra-terrestres, on a apporté Paris et sa vallée jusqu'à nous.

 


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Emergeant des massifs du parc de Belleville, plantée au sommet de la colline, une maison circulaire d'un blanc étincelant, étrangement couronnée, balaie d'un seul regard  le monde qui se déploie à ses pieds.   

 

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Dans cette étrange maison, où on apprend tout en  s'amusant,  on s'applique à mesurer les effets de la qualité de l'air sur tout ce qui vit à (hommes animaux et végétaux) à Paris. La Maison de l'air  ouvre ses portes à tous pendant la belle saison.

A titre expérimental, la Maison de l'Air de Belleville s'est équipée de mini éoliennes,  qui exhibent leurs corolles, fleurs parmi d'autres fleurs  à Belleville

 

 

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C'est ici que  le ciel et l'eau se rencontrent et que s'amorce la grande descente des eaux  depuis les grands travaux d'adduction d'eau à Paris par commandés par Napoléon : les eaux  de la Dhuys sont acheminées depuis sa source, dans l'Aine et stockées  dans le réservoir d'eau de Belleville, tout proche, pour alimenter  la capitale.

 

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          Entre le ciel et la terre ferme, là où l'eau et les nuages se rencontrent, permettant des allers-retours en douceur entre les différents niveaux, plusieurs volées de marches en enfilades se donnent la réplique, de part et d'autre du Grand Bassin.


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Les escaliers latéraux suivent parfois des tracés insoupçonnés.

Chemin faisant, il arrive que des mannes providentielles s'offrent à nous.

 

 

 

 


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Présentation

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  • : Mes promenades avec Pistol, bouledogue français ; sa vie, ses amis chats, chiens, vaches et chevaux. Balades insolites dans Paris et ses environs. Nos voyages, nos lectures, nos loisirs.
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Un éloge !

Nous autres français sommes bien égoïstes. Lorsqu un pays dispose d un blog comme Balades avec mon chien, il devrait le traduire en anglais, italien, espagnol, japonnais, chinois etc... que le reste du monde en profite. D ailleurs, Armide mérite un auditoire bien plus large que 60 millions d internautes (plus quelques belges, suisses, quebecois). En tous cas, j adore Balades avec mon chien et je suis loin d être seule !

       

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