Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 00:10






6a00fa96769e3700030109811899d2000c-500pi

Tino et Zelda se joignent à Pistol et à tous ses potes, pour vous souhaiter à tous et à toutes  d'aimables fêtes.

Passez une paisible journée dans vos familles ou plus tranquillement, avec vous-mêmes : vous le valez bien !

 

 A bientôt !




Repost 0
23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 00:43


Il y a du Noël dans l'air ...


En pointillé. Suivez la flèche : il  y a l'avant Noël, un mélange d'espérance et de nostalgie, anticipation pour les plus jeunes d'entre nous, retrouvailles parfois.


Il y a la fête, suivie d'un temps de réflexion entre-deux réveillons : plénitude,  gratitude, mélancolie ; émergent par intermittence les  soucis abandonnés pour quelques jours aux mains de parenthèses . Sursaut de la saint-Sylvestre : champagne chapeaux et cotillons préludent  la reprise de la vie réelle


Noël ? Encore ? Déjà ?


On ressent de la lassitude face à cet éternel recommencement. On met commodément  cette fatigue sur le compte des frimas, Le temps et l'argent font parfois défaut ;  vagues inquiétudes teintées de  bon sentiment ... on se prend à être tenté de laisser l'année s'achever sans tambours ni trompettes.


 Seulement voilà, on se laisse bon an mal an, amener à céder au mouvement général, ne serait-ce que pour marquer le cycle d'une année accomplie. Les lois naturelles semblent inébranlables. Les rites ont leur utilité.


Alors, tirons le rideau.




Photo 007
Notre sapin : en plastique pour des raisons écologiques (discutables entre toutes)... un élément résiduel  de l'époque où j'achetais encore chinois,  par souci d'économie
Aujourd'hui,  toujours mus par des soucis écologiques, économiques, et éthiques, je rejette plus loin qu'à Rome les trop brillantes et scintillantes décos "made in China" au profit de figurines "made in chez nous".


Photo 020
Cet oiseau de paradis  apporte la chaleur de l'affection, la générosité de l'amitié.
Qu'il soit porteur de bonnes nouvelles.

Photo 022
Fabriqués en "plastic canvas" (terme américain pour décrire une planche de simili canevas. On y trace un shéma, on remplit en demi points, comme pour la tapisserie : c'est simple, relaxant, amusant)

Photo 018
L'inévitable Casse-Noisette est présent à l'appel. Il mène la farandole de ses semblables, sur l'arbre

Photo 054
Quelques points de croix sur des silhouettes tracées sur du carton perforé

Photo 009
Tino n'apparaîtra que plus tard, à l'heure du repas.
Zelda, perfectionniste, s'assure que rien ne manque.


Photo 016
Pistol : "Et le suite ?"


Repost 0
22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 13:31



Quegnole, cugnole,  couniole, cougnou, coquille ?


Queniole, cugnole


Dans notre province du Hainaut, la nom de  la brioche traditionnelle de Noël change d'un village (celui de ma famille maternelle) à l'autre (celui de ma famille paternelle) ; les deux clochers ne sont séparés l'un de l'autre que par quelques coteaux verdoyants..

S'agit-il du nom "queniole" comme quenouille, ou plutôt de la traduction du mot espagnol "cunolas" qui signifie berceau ? (notre région transfrontalière à cheval entre la France et la Belgique ayant fait partie du royaume des Pays-Bas espagnols entre le XV et le XVIIIè siècles)
Je penche pour la deuxième alternative, mais "cela n'engage que moi".

Mes parents ayant "émigré à Paris" ne manquent jamais de réunir la famille autour de cette brioche enrubannée, commandée chez un artisan patissier local et livrée tous les ans à bon port, sur laquelle est posé un enfant Jésus en sucre. Voilà qui apporte un élément en faveur de l'interprétation du berceau.

Mais, la coquille depuis l'antiquité est un symbole d'amour. Elle est censée aussi protéger des mauvais sorts et de la maladie. Peut-etre est ce la raison pour laquelle les pélerins de saint Jacques de Compostelle l'ont adoptée comme symbole.
L'appellation "coquille", dépourvue de cautions linguisitques, ouvre la voix à une interprétation symbolique intéressante

Brioche bien aimée, notre "madeleine de Proust" !



Repost 0
20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 22:22





Il gelait hier. Ce soir les températures plus clémentes ont permis la chute de quelques flocons de neige qui viennent se déposer sur mon objectif, comme autant de confetti.


Photo 197

Sur le parvis de Notre Dame de Paris, l'atmosphère était recueillie. Le sol brillait sous les feux de l'espoir, lueurs partagées par les pensionnaires de l'Hôtel Dieu, aux premières loges.




Photo 198
Photo 199

Le retable qui ferme le choeur raconte en quelques bas reliefs animés d'un éclairage progressif, les épisodes marquants qui ont entouré la naissance de Jésus.


Photo 210

L'annonce faite à Marie,




Photo 212

La naissance de Jésus,


Photo 220

La visite des rois mages,


Photo 221

Le massacre des Innocents,


Photo 225

La fuite en Egypte,


Photo 215

Un long voyage sous les étoiles...


Photo 217

  Comme le veut la tradition, les heureus parents attendent devant un berceau vide. L'arrivée du bébé se fera dans la nuit du 24 au 25 décembre






Repost 0
19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 23:15





Depuis quelques jours, le ciel de Paris rasait le sol d'une lueur blanche, incandescente.
Dentelles naturelles et artificielles se confondaient.


Photo 120

Il a neigé. Et puis, le froid a bordé toutes les sinuosités de la ville d'un filet de givre;



Photo 175

Sur le coup de dix-sept heures,  la portion du Boulevard Haussmann délimitée par la présence des "grands magasins" s'est d'un seul coup parée de mille feux


Photo 170

La magie se renouvelle chaque année. Depuis l'hiver 2006, les grands magasins se parent rituellement d'atours enchanteurs. Leurs vitrines qui abritent dans de  pastels mises en scène, des figures  animées attirent les enfants par milliers. Le rêve l'emporte souvent sur la convoitise chez les tout petits


Photo 125

La carte bleue est restée à la maison
Le Bal du Lion d'Or peut commencer





Repost 0
16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 23:32





11 avril 1920 : la Commune Libre de Montmartre nait. Elle a été créée à l'initiative de Frédé (du Lapin Agile un cabaret, Place du Tertre, en haut de la butte), de Maurice Hallé (poéte et propriétaire du "Journal de la Vache Enragée"), de groupes concurrents tels que  "Gratteciellistes, Dadaïstes (avec Tzara et Bretonà, l Cubistes (avec Picasso et Max Jacob) ...

1921 : le Moulin Rouge a brûlé. On vient de reconstruire un autre moulin tout neuf. Le jour de l'inauguration, Poulbot  en tête des Gratteciellistes, proclame "la République de Montmartre" sous la présidence de Wilette et fonde le dispensaire des petits poulbots.


La toute nouvelle République  a pour objet de marquer la séparation  entre Montmartre et l'Etat. Jules Dupaquit est élu maire.

 A sa mort, un schisme se produit. Lemoine, dit le "Père Labille", propriétaire du restaurant "La Mère Catherine" ( toujours sur la Place du Tertre, en haut de la butte) institue la Commune libre du Vieux Montmartre, dont le siège est place du Tertre
.

Les fêtes les plus rocambolesques se succèdent  au profit de l'enfance déshéritée : corrida de la Vache Enragée, course des vieux tacots, critérium des Vieux jetons ...On crée la soupe populaire !

Leur devise : "Faire le bien dans la joie"




En 1952, un syndicat d'intiative du vieux Montmartre est ouvert place du Tertre. Le siège de la commune de Montmartre est fixé rue du Mont Cenis.

1953 : Pierre Labric (célèbre pour avoir descendu à vélo du premier étage de la tour Eiffel),  maire à l'époque de la Commune Libre, intronise Anatole, garde champêtre du Vieux Montmartre




Anatole (Jacques Delarue), n'avait rien d'un Père Fouettard : Dépourvu de sabre briquet et de pistolet, c'était le père Noël toute l'année. Coiffé de son bicorne, il sillonnait les rues  et accompagné de son tambour, annonçait et commentait avec bagout les  nouvelles du moment.


Il est parti un jour froid de janvier 1998, regretté par Mick la cantinière, sa fidèle compagne et par tous.



Parviendra-ton à introniser  le  4è garde champêtre  ?
La Commune Libre du Vieux Montmartre semble rencontrer quelques
difficultés de recrutement : à ce jour, aucun successeur ne semble devoir prendre
la suite d' Anatole
Il est irremplaçable, affirme-ton !




Repost 0
13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 23:20




Parcours  non fléché d'une "chasse aux trésors" au cimetière de Montmartre où chaque promeneur s'attribue, à la faveur de ses découvertes, une victoire personnelle.
Les sites "officiels" les recensent  toutes, parfaitement,  sans bévues, et sans laisser de coquilles ou autre trace de  passage.



Les béotiens, se laissent seulement guider par leurs pas, selon un itinéraire qui n'a pas été tracé pour eux, mais qu'ils inventent, au gré de leurs envies. Les trouvailles ont déjà été répertoriées, et  depuis belle lurette, photographiées sous tous les angles par des "professionnels" rémunérés pour leur services.

 Ils s'étonneraient presque, à la rencontre d'une pleureuse.



Entièrement nue, elle s'enfouie pudiquement sous les voiles de son chagrin ; le tout d'une blancheur dont seules les parties saillantes ont bénéficié d'un  noble patiné acquis à la faveur du  temps. Elle parvient du bout des doigts  qui prolongent  sa main négligemment abandonnée  à retenir une couronne, promesse de vie éternelle.

Elle pleure...Henry Meillac (1831-1897), bon vivant en son temps, illustrateur dans Le Journal pour Rire (sous le pseudonyme de Thalin) dans les années 1850, et... grand amateur de champagne.

En collaboration avec  Ludovic Halévy,  il produisit des livrets  pour Jacques Offenbach ("La vie parisienne, "La Belle Hélène"),et  pour Bizet ("Carmen"), pour ne citer que quelques noms. Il encouragea les débuts d'un certain Georges Feydeau et finit ses jours à l'Académie française où il prit le siège de Labiche...lequel repose dans une allée voisine.


"C'était une bonne chose que cette habitude ancienne de transmission des portraits de famille. Les morts n'étaient enterrés que jusqu'à la ceinture"



Une jolie femme  venue d'ailleurs, assise  dans une gracieuse posture, veille tendrement  sur Gustave Guillaumet . Je me souviens à l'instant  avoir regardé son "Sahara" au musée d'Orsay.

Lauréat d'un Prix de Rome, il passa une partie importante en Algérie où il chérissait la lumière et l'atmosphère particulières qui y régnaient ; il  laissa également un témoignage écrit de ses impressions sur les conditions de vie misérables des autochtones



Sous la lyre repose Théophile Gauthier : il a mené toutes les grandes batailles romantiques aux côtés de Victor Hugo tout en en dénonçant les excès littéraires.
 
Des voyages en Espagne, en Algérie, en Italie, en Egypte, en Russie nourrirent son oeuvre littéraire.


 Gauthier amateur de sensations est l'un des premiers à fréquenter le Club des Haschichins nouvellement crée par le Docteur Jacques-Joseph Moreau qui vient de découvrir en Orient le chanvre Indien (qui n'est autre que le cannabis), ce psychiatre cherchant à retracer les origines de la folie qu'il apparente au rêve.
Baudelaire rejoint le club et dédie à Gauthier ses "Fleurs du Mal"


Un voyageur certes, (de nombreux séjours en Italie  lui permettent d'admirer les grands peintres classiques, Botticelli comme Raphaël) mais qui préférait Paris plus que tout... Et plus particulièrement Montmartre qu'il n'a plus quitté depuis lors.


Né dans une famille de bourgeoisie aisée (des banquiers) il repose dans le caveau familial.. Célibataire endurci, il  ne fréquente que ses pairs et se lie d'amitié avec Edouard Manet. Rigueur morale et délicatesse de sentiments sont des qualités qui lui permettent, dit-on, de faire pardonner sa misanthropie, son antisémitisme et ses boutades notoires..



On remarque à peine la sépulture du Maréchal Jean Lannes. Héros des campagnes de Napoléon-Bonaparte

  •  en Italie (blessé à la bataille d'Arcole en 1796)
  •     en Egypte 1798 (blessé à Saint-Jean d'Acre),
  •  seconde campagne d'Italie (Montebello en 1800 et Marengo en 1804),
  •  campagne d'Autriche en 1805, (Victoire d'Austerlitz, en Tchéquie),
  •  de Prusse en 1806 (Victoire d'Iéna en Allemagne)
  •   de Pologne (victoire de Friedland contre les russes en 1807).

En 1808, victorieux en Espagne  de la victoire de Tuleda et dirige le siège de Saragosse et reçoit des mains de Bonaparte le titre de duc de Montebello.



Le temps parvient-il à effacer les noms les plus illustres ? Il est permis d'en douter. Décédé à l'âge de 40 ans d'une gangrène consécutive à une blessure reçue lors de la bataille d'Essling (Asperm) contre l'Autriche, son corps est inhumé aux Invalides avant d'être transporté au Panthéon.

Mais ici dans la chapelle familiale de son beau-frère Charles de Guéhéneuc,  repose le coeur de Jean Lannes



Petite nièce du dernier roi de Pologne, Stanislas Poniatowski, Marie Potocka fait état, dans ses "Mémoires", de son patriotisme forcenée et de son vif désir de voir la Pologne revivre de ses cendres ; elle évoque en filigrane son admiration un peu amoureuse pour Napoléon Bonaparte



Coup de "chapeau de paille d'Italie" à  ce joyeux académicien , père des Vaudevilles. Labiche s'amusa sa vie durant s'amusa à dépeindre les aspects  ridicules, l'infatuation de la toute puissance de l'argent d'une  classe sociale emblématique de l'époque du second Empire, à laquelle il appartenait.

 Le soutien de son cousin Eugène Scribe n'a-il pas été étranger à la rapidité de son succès ? Un succès que certains attribueraient plutôt aux collaborateurs dont Labiche s'entoure.

 Victor Hugo et bien d'autres s'offusquent de "l'invasion des genres inférieurs" aux fauteuils de l'Académie française



Nous allons gagner la sortie, mais avons oublié quelqu'un ...





Repost 0
11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 23:43





Dès qu'on quitte la place Clichy, on s'étonne de la grande diversité  dans l'allure des passants et dans l'aspect des bâtiments.
La rue Caulaincourt ouverte en 1867 pour relier la rue Joseph de Maistre au pied de la butte au quartier de Clichy, se détache du Boulevard de Clichy à l'endroit où un magasin Conforama occupe l'emplacement du feu Gaumont Palace et traverse en suspension un cimetière.



Adossée à un petit escalier, une échoppe souriante et conviviale  laisserait imaginer la proximité insolite d'un parc de loisirs. Les marches nous mènent rue Rachel en contrebas. La rue Rachel est habitée par quelques immeubles résidentiels dont le rez-de chaussée est occupé par des bars-restaurants. On y respire un curieux mélange de réjouissance et de recueillement. La rue Rachel qui rejoint le Boulevard de Clichy en direction de Pigalle finit en bas des marches, là où se tient un portail à double vantaux.


Photo-3482.jpg



Bernard Dimey poète et parolier, également pilier de bistrot à  Montmartre déclarait :


"Le seul pont de Paris, c'est le Pont de Caulaincourt. Celui-ci enjambe non la Seine mais le cimetière de Montmartre"


Ce premier pont construit en acier,  en 1888, offre une vue imprenable sur la butte et les sépultures du cimetière
Il inspira les paroles du célèbre "Adagio du Pont  Caulaincourt" chanté par Mouloudji. Les rendez vous d'Irma la Douce restent présents dans le souvenir collectif.

Montmartre,  colline sacrée et lieu stratégique depuis deux millénaires... Dès l'antiquité on y procédait à l'extraction du plâtre en creusant des galeries qui provoquaient parfois des éboulements. Le plâtre était utilisé pour les constructions de la capitale.


Un lieu "où souffle l'esprit" ; depuis deux siècles les artistes des arts et des lettres viennent  y chercher l'inspiration. Nombreuses sont les personnalités artistiques, ou scientifiques,  qui y reposent pour l'éternité..



En 1818-1824, le village de Montmartre est réorganisé. A cette occasion, le "cimetière nord", improvisé sur une carrière, en dehors de Paris, pour y inhumer  les victimes des émeutes révolutionnaires, (et qui n'était qun dépotoir où les défunts étaient rapidement enterrés) est réaménagé et ouvert officiellement en 1825
Depuis 1860, date de l'annexion de Montmarte à Paris, le cimetière  occupe sa situation actuelle.




Les chapelles se rassemblent en bouquet sur les hauteurs du cimetière. Vers la droite, on reconnait le minaret du "castel" imaginé par Monsieur de l'Ecalopier, dans l'Impasse Marie Blanche
Impasse Marie Blanche


A l'ombre des poutres en treillis métalliques du pont Caulaincourt, un paysage surréaliste : quelques sépultures sagement alignées s'organisent en cercle. Les places semblent comptées, ici aussi...



Un monument solitaire...Ne vaut il pas mieux donner que que jeter ?



Pistol, dont la présence trop exubérante n'est pas tolérée en ces lieux de recueillement, a franchi comme une bombe le seuil d'un restaurant où il a ses habitudes, attiré par les discrets fumets d'un ami de la rue Rachel.

Je dépasse, indifférente,  un groupe de touristes qui tentent de suivre  fébrilement quelque énigme afin de résoudre une course aux trésors,  et  me contente d'aller là où vont mes pas. Le hasard m'offre l'une après l'autre la découverte de quelques ultimes villas.



Ici , un temple soigneusement gardé par deux soldats romains,  plus loin un bas relief : évoque-t-il  un  voyage à Cythère ?




La présence du pont métallique qui coupe en deux ce lieu de souvenir (et dont l'édification fit scandale en son temps), les loggias qui offrent au regard des visions abruptes d'une superposition de sépultures, déconcertent.
Mais les arbres nombreux et leurs feuillages généreux parviennent à adoucir  les pensées mélancoliques.



Vue "aérienne" sur le toits d'un village? Le cimetière Nord  compte 20.000 concessions. Cinq-cent âmes viennent chaque année grossir ses effectifs. Mais ce lieu de repos, comparé aux autres cimetières métropolitains, garde pourtant figure humaine.


Photo-3517.jpg

Un coin bucolique et tranquille à l'ombre des rayons obliques et puissants du soleil en cette fin d'après midi d'été... Sommes-nous vraiment à Paris ?


 'Il y a bien plus de Montmartre dans Paris que de Paris dans Montmartre !'



Un rond point : c'est là où se rencontrent  les allées du cimetière. La présence d'un édicule originale et tout rond ne manque pas de surprendre.
 


La chapelle  qui porte le nom de Delamare-Biohsel, a été dessinée par Boiret. Résidant rue de Londres, du côté de Saint-Lazare, il conçut de nombreux immeubles parisiens, mais ne devint pas une personnalité marquante de  la période architecturale "Art Nouveau".




Repost 0
10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 09:05





Rue Cauchois : à deux pas de la "Barrière Blanche" elle entoure d'une accolade le "Café des deux Moulins" et grimpe, en empruntant quelques minutes durant un parcours parallèle à celui de la rue Lepic.


Rue Cauchois

Elle est brève, calme, et modeste. A sa croisée, la rue Constance, sans signe particulier, rejoint tout simplement la rue Lepic, un peu plus haute, mais en deçà de l'intersection de la rue des Abbesses.
 Mais qui penserait fouiner au coin du magasin "Brocante" ...



Impasse Marie Blanche (Paris)

Une impasse aux pavés disjoints est attachée comme un satellite à la rue Cauchois : petits immeubles et jardinets ; et puis, tout à coup, au milieu de tout cela, émerge  un bâtiment monumental et une étrange tour  coiffée d'une balustrade ouvragée


Photo-3489.jpg

Camouflée derrière un rideau de feuillages et d'arbustes, se déploie généreusement une étonnante demeure néo gothique qui rassemble à elle seule tous les composites  architecturaux antiques et moyenâgeux.


Photo-3483.jpg

Cette demeure  construite en 1835 est l'oeuvre d' un certain Marie-Joseph-Charles de l'Escalopier, natif d'une famille de la noblesse de robe de Liancourt en Picardie.


Photo-3484.jpg

Le noblesse de robe étant chargée sous l'ancien régime des fonctions juridiques et administratives (finances), la fortune familiale lui permit d'étudier l'archéologique, une science toute nouvelle à l'époque, qui lui inspira sans doute cette demeure caractéristique du "style troubadour" cher à son temps.




Photo-3486.jpg
Photo-3485.jpg

Tourelles, bow-windows, colonnes , cariatides grotesques, balcons de chêne sculptés,  croisées reprises au style médiéval :  l'époque romantique avait dans ses engouement exotiques le geste large et généreux




Photo-3488.jpg

Porte d'entrée bordée de dentelles de pierre


Photo-3594.jpg


Photo-3487.jpg

Le propriétaire de la demeure avait en outre, fait construire une serre chauffée à la vapeur, un musée de l'orfèvrerie du Moyen-Age et une salle de gymnastique qu'il fait transformer par la suite en bibliothèque. Les collections furent léguées à la ville d'Amiens et les corps de bâtiment qui les abritaient abattus, après sa mort en 1861



Photo-3492.jpg

Nous regagnons les abords plus familiers et plus reposants de la rue Constance...
























































































Repost 0
7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 23:32





A ma connaissance, les messages d'amour ne se sont inscrits sur la vitre du "Café des Deux Moulins", que le temps d'un épisode romanesque.


 Voisins, presque intimes des lieux, nous étions des habitués de la  grande salle au comptoir de zinc. L'horloge toujours accrochée au pilastre marque  inexorablement l'heure. Nous fréquentions assidûment la  terrasse par beau temps ; nous devenions les réfugiés du marché quand chargés de lourds sacs de provision, nous ne nous sentions pas le courage de nous mettre au fourneau.
Déplacés  par la retentissante promotion d'Amélie , anciens patrons et serveurs de la boite s'en sont rapidement éclipsés. Je pressens que les anciens propriétaires se sont emparés de la notoriété de leur établissement pour tirer le meilleur parti des spéculations immobilières qui n'ont pas manqué d' accompagner l'événement. Les nouveaux patrons nous ne nous connaissant plus, nous nous contentions désormais de suivre le trottoir  et nous glissions dans le creux de la petite rue Cauchois.




Le rue cauchois entoure le "Café des Deux Moulins" dans une étreinte : un geste qui détourne cette petite voie pavée à angle droit... Les quelques mètres qui nous parcourons à pied (les voitures doivent l'emprunter dans l'autre sens,  à partir de la rue Joseph de Maistre) nous envoient  au pied d'une porte métallique, verte  et monumentale qui signale sans ménagemnt l'entrée, signalée de part et d'autre par deux  panneaux clignotants, d'une propriété privée. Et en face, s'élève une tourelle faite  d'une superposition de loggias qui finit par prendre l'allure d'un minaret. C' est jeu d'enfant, pour un piéton, de négocier l' angle droit de cette petite rue étroite, qui se retrouve dans les configurations urbaines, parfois surprenantes du village.
 




  


























Sur quelques dizaines de mètres, deux rangées de petits immeubles familiaux circonvenus de jardinets sages et proprets, se font vis à vis. Nous logions dans un deux pièces-cuisine-salle de bain, au quatrième étage du n° 12. Chaque jour  nous offrait  l'occasion d'entretenir notre forme corporelle par les efforts abdominaux et fessiers que le court trajet supposait. En premier lieu, l'édicule Guimard qui dessert la station de métro "Blanche"  depuis les années 1900, n'avait pas subi l'outrage de l' adjonction d'un quelconque escalier mécanique ; les volées successives de ses marches devaient être sportivement franchies pour gagner la surface. Ensuite, commençait  la montée de la rue Lepic. Comme elle nous paraissait longue, mais vivante, joyeuse et parfumée pourtant. Parvenus à  la hauteur du "Café des Deux Moulins", nous nous sentions presque chez nous.


Entrée dans un sas bordé de boites à lettres métalliques, qui sentait la lessive et la cire, et, tout au fond,  percée  sur une courette ombrée d'arbres, sécurisée à l'extérieur par une petite porte vitrée, précautionneusement verrouillée. A mi course, la boule de cuivre étincelante sur une rampe peinte en noir, annonçait la montée de l'escalier ciré à l'extrême, qui s'enroulait sur lui-même . Il nous fallait alors rassembler le souffle et la résilience des conquérants des hautes cimes, pour gravir, à pas feutrés, en ménageant nos efforts, une par une, les marches de chène rutilantes, avant d' aborder enfin  le palier de notre quatrième étage. Un soupir de satisfaction nous échappait tandis que la clé cliquetait dans la serrure de notre porte fraîchement peinte en rouge carmin, aussi pimpante qu'une boite de chocolat. Notre petit appartement coquet, parqueté et équipé de  cheminées souriait, au soleil, et  encourageait, malgré quelques déperditions de chaleur par les fenêtres disjointes,  un paisible sentiment d'intimité familiale les jours de mauvais temps,

Tous les soirs,  à 17 heures quarante cinq, la cloche du cimetière de Montmartre annonçait de sa voix grêle la fermeture imminente des portes. Le dimanche vers midi, un orphéon terminait son parcours en colimaçon dans les petites rues de la butte, et s'arrêtait presque sous nos fenêtres. Le restaurant brésilien du coin de la rue Joseph de Maistre prenait le relais et lâchait ses sambas à plein tube.

 Nos fenêtres faisaient exactement face à celles d'une octogénaire dont l'emploi du temps était aussi réglé que du papier à musique. Fils aîné dont le regard s'échappait volontiers de ses livres de classe, s'invitait du regard chez notre voisine et s'installait virtuellement à l'occasion dans son salon  baigné des rayons fluorescents de la télévision. Il finit un soir par conclure qu'elle devait vivre seule, et sans vergogne, lui envoya de la main un bonjour amical.  Sans doute s'en fallait il de peu de choses, pour qu'on parvienne d'une fenêtre à l'autre, à se donner la main.

 .



De sa fenêtre à sa notre, un message explicite nous parvint un jour ; et c'est ainsi que s'initia un lien social fait d'échanges de visites et de menus services, que je n'ai plus retrouvé nul part ailleurs depuis lors.



Je présume (sans pouvoir l'affirmer) que la rue Cauchois porte-t-elle le nom de l'artiste peintre Eugène Henri Cauchois, né à Rouen en 1850, célèbre par ses natures mortes, son oeuvre a été marquée par ses  impressionnistes de l'époque. Les tourises d'outre Atlantique, en sont grands amateurs et s'arrachent ses reproductions dans les galeries de tableaux environnants.






Repost 0

Présentation

  • : Balades avec mon chien
  • Balades avec mon chien
  • : Mes promenades avec Pistol, bouledogue français ; sa vie, ses amis chats, chiens, vaches et chevaux. Balades insolites dans Paris et ses environs. Nos voyages, nos lectures, nos loisirs.
  • Contact

Un éloge !

Nous autres français sommes bien égoïstes. Lorsqu un pays dispose d un blog comme Balades avec mon chien, il devrait le traduire en anglais, italien, espagnol, japonnais, chinois etc... que le reste du monde en profite. D ailleurs, Armide mérite un auditoire bien plus large que 60 millions d internautes (plus quelques belges, suisses, quebecois). En tous cas, j adore Balades avec mon chien et je suis loin d être seule !

       

Rechercher

Récompenses



Archives