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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 00:23





Chers Administrés, bonsoir !



Ma situation, si elle n'est pas alarmante, est quelque peu préoccupante ...

Certes, mon appétit est bon, quoi qu'un peu capricieux ces derniers temps.
Mon pouls est régulier, mes zoreilles se dressent  toujours hautes et fières,
Mes dents sont magnifiques et ne présentent pas de tartre (c'est la "classe"!)
Mon corps est loin du ciel, mes pattes Louis XV, fidèles à ma nature.
Ma Maîtresse m'appelle son "pipiss'au balusss"
Mon poil est dans l'bon sens, toujours bien mis en plis,
Mes yeux ronds et marrons, chargés d'Amour toujours
Ma truffe en éveil ne manque jamais l' odeur,
Ma queue se fait discrète,  et se termine en une boucle délicatement enroulée au sommet de mon séant
Mon faciès écrasé en impose


Mais voilà :

Cela fait un moment que je me sens tout chose....
Toutes les Dames  canines se sont données le mot pour me  tourner la tête !
Je souffre corps et âme de ne pouvoir leur offrir mes hommages
Et je deviens fou
Je fais pipi partout,
Sans parvenir à égaler le Manneken Piss
Et sans jamais  trouver de satiété aucune.


J'en suis tout chagriné, tout patatrac
Pourtant d'un naturel plaisant, je me montre morose
...

Alors...

Nous sommes allés consulter la Dame en blanc.
Elle était douce et gentille. Elle m'a parlé, elle m'a palpé.
Puis elle a hoché la tête et elle nous a annoncé
Que quelque chose était cassé,
Que la musique ne marchait  plus,
Qu'il fallait opérer....


Mardi sera le Grand Jour.




Nous ne manquerons pas de vous tenir informés...




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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 14:44









A proximité immédiate du château de la Muette (qui abrite aujourd'hui le siège de l'O.C.D.E.)
nous traversons la très résidentielle avenue Raphaël .




et empruntons le rue Boilly pour gagner l'orée actuelle du bois de Boulogne
  reliquat de ce qu'était cette immense forêt du Rouvray qui couvrait les village de Chaillot et de Passy au Moyen Age.

Le bois de Boulogne tire son nom de Boulogne-sur-Mer où Philippe Le Bel était allé faire un pèlerinage

Sous l'Ancien Régime, le bois, vaste domaine de chasse  réservé à la Cour était ceint d'un mur jalonné de portes


Le Musée Marmottan qui abrite une collection très riche en oeuvres impressionnistes se trouve à deux pas, mais nous attendons les beaux jours d'hiver pour la  contempler pleinement


Pistol tombe en arrêt devant cette petite scénette de ferronnerie dont les principaux antagonistes ne lui sont pas étrangers



L'été nous a accordé quelques jours de répit . Autour des parterres, quelques riverains se sont posés sur les bancs et emmagasinent les rayons adoucis du soleil. Les fleurs soulagées du poids des grosses chaleurs, s'ingénient à diffuser senteurs et beauté avec une vigueur renouvelée.




Remontée du Jardin du Ranelagh : l'enchantement ne m'a pas quittée. Rêvé ou pas...


Revenus sur nos pas, ponctués du crissement des feuilles d'automne, nous longeons la Chaussée de la Muette qui  borde le Jardin, bien que le domaine se soit jadis étendu plus loin encore et ne trouvait ses limites qu' à l'intersection actuelle de la rue de Passy et da rue de la Pompe (l'avenue Mozart ne lui ayant été reliée que tardivement)



Les jours raccourcissent  ; on profite doublement des bienfaits de  soirées encore longues et clémentes, à la terrasse de cette brasserie en rotonde, un peu triste et guindée en hiver



Ce restaurant huppé occupe une gare qui  portait le nom de "Passy-La Muette. Elle resta  en activité jusqu'à la fermeture en 1985 de la "Ligne d'Auteuil". Créée par les frères Péreire cette ligne de chemin de fer reliait les quartiers ouest de Paris, de Saint-Lazare à Boulogne.


A l'intersection de la rue de Passy (simplement dénommée à l'époque "chemin du Bois de Boulogne") et de la rue de la Pompe, alors toujours intégrée au domaine de la Muette,  se trouvait le "Cabinet de Curiosités" rêvé par Louis XV. Un savant bénédictin, le Père Noël, s'y livrait à d'amusantes expériences scientifiques qui fascinaient son public.

Le Cabinet fut démantelé en 1790 et les instruments transportés à l'Observatoire



La montée en puissance de la bourgeoisie enrichie par les bienfaits des découvertes scientifiques suivies de l'explosion industrielle,   brille de tous ses éclats.



A l'angle de la Chaussée de la Muette, l'avenue Mozart, qui n'était qu'une  simple rue jusqu'en  est venue raccorder le village d'Auteuil à Passy.


Aujourd'hui, fébrilité et consumérisme  trouvent de salutaires limites à l'orée enchantée du Jardin du Ranelagh



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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 18:29
















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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 17:22






Pilâtre du Rozier, qui étudia la médecine et la pharmacie mais nourrissait une passion pour la physique et la chimie se fit connaître à la Cour et obtint la charge d'Intendant des cabinets de physique, chimie et histoire naturelle. Il finit par rencontrer Etienne de Montgolfier et lui proposa ses services


L'actuel Jardin du Ranelagh, vaste triangle de cinq hectares délimité par l'avenue Raphael, l'avenue Proudhon et l'Avenue Ingres  fut le théâtre du départ de la Mongolfière de Pilâtre du Rozier. L'engin atterrit au parc Montsouris




Le souvenir de ces exploits en appelle d'autres...


Un manège de chevaux de bois, tourne au rythme des jours depuis cent-cinquante ans.


 

Je me suis laissée dire que l'art d'entretenir et de remonter la mécanique se transmet de père en fils, et de mère en fille, au sein de cette entreprise familiale qui depuis des lustres, est parvenue à illuminer des sourires, des visages de bambins.




Le bonheur se construit dans la simplicité : au centre un pôle autour duquel dansent, à ciel ouvert  des chevaux de bois blanc au harnachement sobre et leurs montures angéliques. Les baguettes de bois qui se trouvent dans la boite sont distribuées à chaque participant du "tournoi" , on remonte la manivelle, et c'est parti !


Le jeu consiste à décrocher le plus grand nombre d'anneaux



Il ne s'agit pas exactement  de se laisser enivrer par des émotions fortes, ni de se laisser emporter par le rêve.
L'aventure fait appel à l'anticipation de la difficulté, à  l'évaluation de l'objet  dans l'espace, au sens infaillible du réflexe




Et  le gagnant du tour est ... une gagnante !

Pour le plaisir et pour l'honneur.





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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 09:59






Grand amateur de musique, Lord Ranelagh, un pair d'Angleterre avait fait construire dans sa propriété de Chelsa à Londres une rotonde dans laquelle il ouvrit un bal public. Ses manifestations remportèrent un vif succès . Un français du nom de Morisan repris cette bonne initiative  en 1774 et organisa de son côté un bal public sur la pelouse du château de la Muette..
 La bal disparut vers 1860, lors de l'annexion de Passy à Paris, et des travaux d'aménagement du Bois de Boulogne. 




Beau relief  du domaine de la Muette, que le baron Haussmann transforma en jardin public, le Jardin du Ranelagh,  planté de grands arbres anciens procure détente aux plus âgées comme aux plus jeunes...
 A la belle saison, le kiosque à musique s'anime toujours.



Même les chiens, sous la vigilante surveillance de leurs maîtres,
 trouvent à s'ébattre dans les allées.

Il fait bon l'été, s'allonger à l'ombre des feuillages sur un coin d'herbe, tandis que plus loin,  les familles s'adonnent aux plaisirs du pique-nique.





Prenons garde, tout de même, de ne pas déranger les boulistes !


Au détour d'un chemin...


on  se laisse parfois surprendre.



"Maître Corbeau (sur un arbre) perché
(Tenant) en son bec un fromage.
Maître Renard, à l'odeur alléché...."


Un monument  de marbre signé  Dumilâtre dédié à  Jean de La Fontaine occupait déjà cet emplacement au début du XX siècle.  Il avait été érigé par souscription publique et inauguré en 1891. La Fontaine y était  entouré d'une multitude d'animaux représentés dans ses "Fables".
Une nouvelle sculpture de bronze, moins profuse en détails, née en 1983 des mains d'artisans italiens, a remplacé l'ancienne sculpture disparue au cours des conflits mondiaux ,sur le soubassement original (signé Frantz Jourdain, fondateur du Salon d'Automne et architecte de la Samaritaine)



Les enfants disposent à portée,  de tout ce qui fait leur bonheur


De générations en générations, la visite à Guignol est toujours attendue avec autant de recueillement, après de palpitantes parties de balançoires et de tobogan



Petits joujoux, bonbons, ballons de toutes les couleurs : un passage  bien convoité
Par beau temps, des poneys qui font des aller-retour dans l'allée sableuse se prêtent de bonne grâce à des échanges amicaux.




Le regard neuf du promeneur de passage découvre ce que d'autres ne voient peut-être plus





 




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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 20:24





Un château bâti sur l'emplacement d'autres châteaux : une longue histoire ....



Naissance et vie du chateau :


- Charles X fit d'abord transformer  un rendez-vous de chasse en un petit château
qu'il donna en cadeau à "la Reine Margot" à l'occasion de son mariage avec le futur Henri IV. Plus tard la reine Margot en fit  don à Louis XIII.

Petit fils de Louis XIII, Philippe d'Orléans alors Régent de Louis XIV , racheta le château et l'agrandit pour la sa fille, la Comtesse du Barry qui y donna des fêtes somptueuses (elle y reçoit entre autres, Pierre le Grand, tsar de Russie).


- Louis XV rachète le château et le  fait entièrement reconstruire en 1745,
par

 Jacques V. Gabriel et son fils Ange-Jacques Gabriel 

  (Jacques V. Gabriel avait été formé par  Jules Hardouin Mansart avec lequel il avait des liens de parenté, lui-même petit neveu de François Mansart,  Premier Architecte de Louis XIV).

Louis XV apprécie La Muette et y séjourne souvent. Il fait percer une voie à-travers le Bois de Boulogne en direction de la Seine et rêvant de voir la Château de Bellevue à Meudon de ses fenêtres, envisage même de déplacer le château de la Muette, ainsi qu'il se trouve parfaitement dans l'axe. Ses guerres  onéreuses l'amènent à renoncer à ces dépenses.





Marie-Antoinette d'Autriche séjourne à la Muette à son arrivée en France en 1770, et y attend la cérémonie de mariage qui  va l'unir  à Louis XVI peu avant son avènement au trône (1774)




Le déclin
:

En 1788, pour des raisons d'économie, le château de la Muette (ainsi que le château de Madrid, également dans le Bois de Boulogne) est mis en vente, mais ne trouvant aucun preneur, il est laissé à l'abandon.

Aux lendemains de la Révolution, le Cabinet des Curiosités (qui occupe l'intersection actuelle de la rue de la Pompe et de la rue de Passy) est démonté. Le domaine de la Muette est vendu par lots, le corps central du chateau est détruit, les ailes sont transformées en guinguettes.




1816 : le château redevient propriété de la Couronne mais Louis Philippe renonce devant son état de délabrement à entreprendre des travaux. Le fabricant de pianos, Sébastien Erard rachète une partie du château (où il entrepose ses collections de tableaux) ainsi que les jardins. A sa mort, son neveu loue la Muette au Docteur Pierre Guérin qui en fait un hôpital orthopédique., puis il s'y installe et en entreprend la restauration.
Son neveu puis sa nièce, la comtesse de Franqueville achèvent de remettre le château dans son état initial

1912-1920 : Les descendants de la Comtesse de Franqueville vendent  à des promoteurs des parcelles du parc

Les  Rothschild font  construire en 1925, un château selon le style XVIII et font disparaître  l'ancien édifice.




1948 La famille  Rothschild revend le château qui abrite depuis lors le siège de l'actuelle O.C.D.E.






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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 21:05


Une journée marquée d'une croix blanche :


On vient de  me livrer mon  nouveau couchage,  pour l'hiver : très haut de gamme; modèle Trend 123 chevaux (je les adore !) configuration adaptée à ma morphologie, teinte rouge, tout doux, ne gratte pas, housse déhoussable, toit intégré,  aération minimum, lavage  automatique, anti-puces zéro tracas, chaleur diffuse, confort optimum...




Mais moi, je serre les cordons de la bourse ! ...


Comme il est épuisant de devoir  veiller à tout !...



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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 10:42




 Une impression de "déjà vu". L'ai-je  rêvée ?

http://pistol-boule-bringe.over-blog.com/article-32399415.html



La Place de la Nation n'est "plus tout à fait la même, ni tout à fait une autre"
"


Entre ciel et terre, entre chien et loup,  les couleurs se fondent en demi teintes tandis que les dernières roses s'épanouissent  pleinement, et s'éclatent sous un soleil plus doux. Elles respirent .... 




Les certitudes de la jeunesse se sont nuancées ; on a appris à faire la part des choses. On a admis, avec une force tranquille que rien n'est donné pour toujours, que la vie va et vient.



Certains  se traînent à reculons, le visage morose ( 'les sanglots longs des violons
 de l'automne"), et déplorent que "l'hirondelle en sanglotant (disparaisse)
 à l'horizon pâle "...


J'ai eu vingt ans, il n'y a pas si longtemps. Mais il pleuvait, t'en souviens-tu ?



Ce soir les arbres couronnés se sont sacrés empereurs. Une autre fête commence : les feuilles tourbillonnent comme des feux d'artifice au Bal du Lion d'Or : Oh : la belle jaune...Ah : la belle rouge !


Nous allons,  une fois encore, tant qu'il ne pleut pas, tant qu'il ne fait pas trop froid, nous attabler à la terrasse d'un café, et nous goûterons ensemble le vin nouveau.



Nous achèterons des marrons chauds pour attendre le retour promis des jours meilleurs.

 

 

 


 Terminus ? Tout recommence...

 

 




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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 00:22





Avenue de la République, un dimanche après-midi, un autobus au nez proéminent, dont le corps se termine par une galerie ouverte sur le monde... est stationné. Il est  échappé d'une époque que peu d'entre nous n'a vue ni connue. Je crois rêver toute éveillée...





On s'y tenait debout , un peu fous,  cheveux au vent ;   les perspectives de la ville nous paraissaient toutes nouvelles ...  impression enivrante d'exister au milieu de la circulation, sentiment d'invulnérabilité... On se jouait des voitures qui s'approchaient très prés.

Un receveur en uniforme bleu marine, cravate foncée et chemise bleu ciel, coiffé d'une casquette, muni d'une moulinette à tickets portée en musette, accueillait  les passagers. Ceux-ci s'empressaient de gagner la galerie puis l'intérieur de bois de l'autobus, dont les vitres vibraient de concert avec le moteur. Les sièges étaient de simples banquettes, parfois recouvertes d'un vinyle brun

Les places étaient rigoureusement  limitées, et le receveur recensait à chaque instant le nombre de voyageurs  debout et assis. Parfois, s'adressant à ceux qui,  au pied de l'arrêt, attendaient en file indienne leur admission à bord, il annonçait d'une voix forte et intelligible  : "plus que trois...deux... Voilà, c'est tout, maintenant !" D'une main ferme,  il marquait une limite que personne ne serait risquée à resquiller,  puis raccrochait le cordon faisant  office de porte ; la galerie ouverte était l'unique issue de l'autobus.

Notre hôte à casquette bleu marine tirait alors un coup sec sur la poignée d'une sonnette  reliée à l'habitable du "chauffeur", isolé des voyageurs par une épaisse demie baie vitrée. "Ding" ! Le bus démarrait ...




 Les nouveaux venus déroulaient leur carnet de tickets  en accordéon, dont ils détachaient soigneusement les unités requises. Les tickets  très étroits, étaient bicolores et filigranées du sigle de la RATP : jaune et blanc (tarifs réduits), ou mauve et blanc (tarif plein). Les mères de famille nombreuses présentaient   spontanément  leur "carte de réduction  famille nombreuse" (valable également sur les réseaux de chemins de fer) qui laissait  entrevoir d'un rapide coup d'oeil un pourcentage proportionnel à l' importance de leur progéniture, variant  de 30 à 75 °/°. la RATP accordait d'emblée aux "citoyens d'honneur qui assuraient à la France  une abondante génération future",  le bénéfice de 50°/° de réduction.


Chaque ligne d'autobus comptait un certains nombre de "sections" qui correspondaient chacune à trois arrêts. Un ticket, une section, deux tickets, deux sections...On pouvait  utiliser jusqu'à quatre tickets pour un long trajet.
Le receveur réglait sa moulinette avec un cliquetis, introduisait les titres de transport, donnait un énergique coup de manivelle et vous rendait avec la satisfaction de la tâche accomplie vos tickets oblitérés sans jamais manquer de vous en remercier. Puis il annonçait haut et fort le nom du prochain arrêt.


Les lettres en évidence à l'avant du véhicule distinguaient chacune des lignes du réseau parisien d'autobus, avant d'être remplacées par des nombres. La destination figurait en toutes lettres sur le bandeau visible immédiatement au-dessus de la vitre avant de l'habitacle. Les principales dessertes de la ligne étaient déjà à l'époque indiquées en jaune sur fond rouge, sur des bandeaux  extérieurs latéraux




La provenance de l'autobus figurait sur le bandeau arrière. Les flèches de direction indiquaient clairement un changement de voies. La lumière "stop" s'éclairait à l'arrêt. La vitesse autorisée était limitée à 70 km heure : belle largesse à Paris, particulièrement aux heures de pointe, même à l'époque. Et  quand le bandeau "COMPLET" s'allumait, l'usager qui attendait en bas sur le trottoir, (les abri-bus n'étaient pas nés) était parfois au désespoir.

Les enfants n'étaient pas autorisés à bord avec leur "ballon rouge", et les chiens (exception faite des "microbes" qui se laissent enfermer dans un sac) ne le sont pas plus aujourd'hui qu'hier...


"COMPLET" ? Aujourd'hui ? Mon oeil !






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Published by Armide - dans Metros et bus
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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 01:56








Un immeuble triangulaire, d'aspect néo-gothique flamboyant. La tourelle aux ouvertures verticalement étirées donnent une impression de hauteur un peu vertigineuse et ...très pittoresque.  Mais l'énigmatique bâtisse semble délabrée...


En 1909, Hector Guimard épouse  Adeline Oppenheim, artiste peintre, fille d'un riche banquier américain. Il fait l'acquisition d'une étroite parcelle triangulaire sur l'avenue Mozart, sur laquelle il établit sa résidence :

le rez de chaussée est alors consacré à son cabinet d'architecte ;  au premier étage se trouvent  de spacieuses pièces de réception ovales ( salon et salle à manger) ; le deuxième étage est occupé par une pièce gigantesque : la chambre du couple, le troisième était l'atelier d'Adeline. Les domestiques logeaient dans les trois chambres sous les combles.

Les étages sont desservis par un ascenseur tapissé de miroirs...

Hector et Adeline Guimard y vivent jusqu'en 1930








Nous contournons l'immeuble pour admirer la façade donnant Villa Flore, une impasse discrète et dépourvue de signes extérieurs de richesse .





En 1948,  Adeline Oppenheim, veuve depuis quelques années, souhaite faire don de l'hôtel et de son mobilier à l'Etat, mais se heurte à un refus. L'immeuble est revendu et divisé en appartements (toujours occupés par des particuliers) et le mobilier dispersé. Quelques pièces ont été heureusement rachetées par le Petit Palais.

 

Bien qu'inscrit aux Monuments Historiques, l'Hôtel Guimard, se dégrade progressivement : balustrades rouillés, fuites d'eaux, pierre effritée : la signature de Guimard disparaît...






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Nous autres français sommes bien égoïstes. Lorsqu un pays dispose d un blog comme Balades avec mon chien, il devrait le traduire en anglais, italien, espagnol, japonnais, chinois etc... que le reste du monde en profite. D ailleurs, Armide mérite un auditoire bien plus large que 60 millions d internautes (plus quelques belges, suisses, quebecois). En tous cas, j adore Balades avec mon chien et je suis loin d être seule !

       

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