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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 11:58





  Après avoir parcouru aux trois trois quart  la rue La Fontaine, nous la quittons
 pour un raccourci
en direction de l'avenue Mozart et empruntons une rue pavée ou le vert  des arbustes égaient les blanches façades



La rue Ribera  ressemble à un coffret à bijoux. Peu fréquentée, elle respire cette intimité à laquelle l'opulence donne accès, de plein droit.

Pas de bar tabac, pas de boutiques aucune, l'endroit est calme, résidentiel et cossu.

La rue Ribera  honore de façon appropriée le  peintre  et graveur napolitain de l'époque baroque dont elle a repris le nom.





Atlantes et cariatides (qui évoquent Atlas condamné par les dieux à porter indéfiniment le monde sur sa tête)  supportent les entablements et permettent d'augurer la qualité indéfectible de la construction.



Nous arrivons avenue Mozart qui commence rue La Fontaine et aboutit Chaussée de la Muette. Bordée de platanes et de commerces d'habillement et de décoration, elle monte doucement d'Auteuil à Passy.

 

Premier regard sur un immeuble d'angle qui en impose. Sa façade occupe  un espace dégagé (là où prend la rue Jasmin), tout en se prolongeant rue de l'Yvette.




La rue rend un hommage au personnage un peu particulier de Jacques Boé.Issu de milieu modeste, ce poète  vécut à Agens, où il exerça les métier de perruquier. Il devint apprécié pour ses talents de conteur et entreprit de parcourir le midi occitan où ses poèmes et histoires, dont la sorcellerie constituait un des thèmes principaux,  lui assurèrent  une certaine renommée. Ses romances et poésies ont été exclusivement composées dans la langue du la région. On lui doit d'avoir initié un regain d'intérêt pour la poésie occitane
Précisons seulement que Boé, signifie "Jasmin" en langage occitan...


Je traverse l'avenue Mozart pour contempler l'édifice qui m'a frappée par son éclectisme : mélanges audacieux de pierre de taille et de céramique,  balustrades, colonnes et corniches ...


  Cet immeuble ne fait qu'annoncer d'autres découvertes alentour...







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Published by Armide - dans Paris-16) Passy
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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 16:04




Le virtuel permet d'aller à la vitesse supersonique  au devant de tous. Il donne un coup de pouce au hasard  qui, à son tour,  favorise des rencontres improbables. Les distances sont abolies. Nous nous trouvons ici et ailleurs.




Parfois, des blogs, attirés l'un vers l'autre par quelque phénomène magnétique, se frôlent en douceur au milieu de nul part,  bulles de savon flottant comme des énièmes éléments. Des lumières scintillent, microcosmiques mais tellement présentes. Échange de découvertes, de points de vue, d'ondes positives.  La route nous appelle inexorablement : nous naviguons de bâbord à tribord,  de plateformes en capsules spatiales..Mais on trouve toujours le moyen de  rejoindre les étoiles qui palpitent dans notre prisme.





D'autres fois, nous  traversons des contrées qui paraissent étranges, énigmatiques. Il s'agit de trouver le mot de passe. L'effort en vaut souvent la peine...




Mais il arrive aussi qu'on finisse par le lasser de jouer aux "passe-murailles". Odasse et Moi sommes enfin convenus de fixer la date et le lieu d'une rencontre. Nous voulions ainsi sceller une amitié virtuelle de longue date.. Ce matin même, nous avions rendez-vous au "Chat qui pêche" et pendant que le chat avait le dos tourné, nous avons  refait le monde. Nous avons bien mangé et bien bu et sommes partis flairer les tapis de la Brocante de Belleville...


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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 22:29





Progressant pas à pas dans la rue La Fontaine,  frontière entre le "Seizième Nord" (Passy) ... et Auteuil (considéré par les "Nordistes" comme "plus ordinaire") -  selon le principe de "l'alternance des pouvoirs" -  quand on sait que pendant longtemps, Passy a fait figure d'annexe du village d'Auteuil, nous découvrons rapidement le voisinage du "Castel Béranger"



  L'îlot d'immeubles qui occupe le coin de la rue Gros et sur un bonne distance la rue La Fontaine, reprend  en douce  le thème principal de la symphonie végétale amorcée sur la façade du "Castel,", avec quelques variantes : influence médiévale de la porte d'entrée notamment.





  Au coin de la rue  et de la rue La Fontaine, toujours en place depuis 1911, le Bar Antoine, dit "Bar Guimard" (l'un des plus anciens de Paris), a élargi son champ d'activité et dresse ses tables  de cuisine traditionnelle (accompagnée de vins) aux  habitués, mais aussi aux curieux .  Aujourd'hui, dimanche, c'est repos et calme plat...




Nous avons longé le bloc d' immeubles Guimard qui occupent les n° 17, 19 et 21 de la rue La Fontaine; ils datent de 1911.  L'artiste semble avoir "mis de l'eau dans son
 vin" : les arrondis d'angle sont là,  volutes et courbes se retrouvent, mais de façon plus mesurée, la présence végétale est  seulement suggérée. Les façades monochromes sagement alignées laissent, en comparaison des réalisations antérieures, en même temps qu'un retour, très relatif, à un certain concept de "classicisme",  une impression  d'austérité.




La rue Agar  de forme coudée prend rue Gros et finit rue La Fontaine. Hector Guimard devait à l'origine poursuivre la  série de constructions bourgeoises qu'il avait amorcée. La rue Agar se présente à mon regard sous sous la forme d'un "square" bordé d'immeubles de pierre de taille  "Art Nouveau révisé".
L'industriel en métaux de la Plaine Saint-Denis, Léon Nozal concède un terrain à Guimard qui devait y construire treize immeubles. Seuls six ont pu être érigés dans cette rue qui portait alors le nom approprié de "Rue Moderne"
et fut ensuite rebaptisée en hommage à la tragédienne Agar.



Plus avant,  une silhouette familière juchée sur un corniche attire mon attention.


L'immeuble, conçu  au début du XX siècle par un certain Deneu de Montbrun honore la "pucelle d'Orléans"




Au n° 60 de la rue La Fontaine, nouvelle rencontre avec Guimard. Cette maison, a été construite à la demande de Paul Mezzara,  négociant en dentelles. Il y établit sa résidence plusieurs années durant.




L'Hôtel Mezzara est maintenant propriété de l'Etat. Le Ministère de l'Education Nationale y a installé un foyer de lycéennes.
Cet immeuble est l'une des rares édifices à avoir échappé à la vague de destructions qui suivit ce mouvement architectural, qualifié en son temps par dérision de "Style Nouille", et l'une l'une des rares reliques de l'époque à ouvrir ses portes au public, certains jours et selon certaines conditions.





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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 16:47





Suivez mon regard éclairé. Il surprend le mouvement le plus imperceptible, la particule la plus élémentaire, prédit les événements les plus improbables, et les observe avec la plus minutieuse attention.


Je feins  n'avoir rien aperçu de ce qui traîne sur la dresse et que j'ai depuis un moment diablement envie de lancer dans les airs, rien que pour le plaisir...




PILE !
Mais je me suis laissée surprendre par  les effets néfastes de la pesanteur, moi qui saute comme une balle, ce bijou est tombé plus bas que je n'aurais pu le concevoir




Ma conscience est tranquille pourtant, et ma petite âme blanche comme neige




Le truc est passé tout rond...ce devait être très bon si j'en juge par la vitesse avec laquelle il est parti




J'ai fouiné (discrétement, et j'ai fait vite) dans le sac que la maîtresse a laissé sur une chaise et j'ai déniché un autre gadget très intéressant : UN STYLO BIC ! Il a la texture d'un os, mais quel raffinement. Je me concentre de toute la force de mes muscles pour garder pour moi-seul toute la saveur  du "fruit défendu





Il résiste un peu, juste ce qu'il faut, mais deux petits coups de crocs ont suffi pour l'estourbir et l'éventrer.
J'ai tout avalé, mine compris...
PFFF... Non pas vraiment : la Maîtresse me l'a volée !




J'ignore ce qui se passe, je ne veux rien savoir. Je me soustrais au monde, rassurée d'être  hors de cause et trouve protection dans l'antre du sac de la mère-nourricière.







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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 22:49








Nous abordons le quartier d'Auteuil, ce village qui a longtemps exercé sa prédominance sur Passy, par la rue La Fontaine. Le " village" d'Auteuil semble  entrecoupés de "hameaux" . Le premier du genre, se présente à ma vue sous le nom de "Hameau La Fontaine"


Il se trouve en retrait de la rue, et apparaît sous les traits d'un  espace campagnard bordé de quelques immeubles cossus entourés de végétation. La grille est fermée par un digicode. Les " hameaux" ou "villas" se sont constitués dans le but d'assurer à leurs  riverains nantis un éloignement des nuisances urbaines.



Comment pourrions nous passer devant le numéro 14 sans remarquer cet immeuble aux matériaux changeants (pierre et brique sur la façade, meulière sur le côté) dont certaines issues sont mises en évidence, tandis que d'autres se font discrètes...Je reste bouche bée devant ce fouillis poétique. Cet enchevêtrement végétal me parait signaler une demeure enchantée



La bâtisse rassemble  les éléments  divers et variés qu'affectionnaient son créateur, Hector Guimard, "maître de l'Art Nouveau" : bow-windows, arcades, loggias.
Ses détracteurs crièrent au scandale : c'était "l'oeuvre d'un fou qui avait du signer un pacte avec le diable"


Pourtant,  l'immeuble tant décrié fut primé au concours de façades lancé en 1898, par la Ville de Paris





Je ne possède pas "la formule" qui me permettrait d'entrer. Alors, désirant en connaître davantage, je risque un coup d'oeil



Courbes et arabesques évoquent un monde végétal, les matériaux utilisés  le fer, cuivre et céramique des matériaux s'avèrent directement issus de Mère Nature.
Et quelle gigantesque poignée de porte !



Du sol au plafond, les éléments décoratifs rappellent le bleu du ciel et de la mer, le cuivre du soleil, le travail de la terre



Je fais de mon mieux pour éviter les échafaudages opportunément placés sur le côté gauche. Le préfet d'Ile de France, a obtenu l'accord des Monuments historiques et vient de donner le feu vert pour la réfection du porche d'entrée.







A gauche de l'entrée officielle, une entrée plus discrète : celle de la loge du gardien


Une fenêtre sur l' avancée, à l'angle de l'édifice, remarquable par l'effigie d'un chien lui aussi fidèle gardien des foyers



Nous contournons l'immeuble et découvrons que l'immeuble en façade est escorté d'une suite ...




Trois immeubles d'appartements "économiques" se regroupent autour
 d'une coure centrale.



Les colonnes d'eaux ne se cachent pas;  elles se dressent dans leur verticalité sur une surface de meulières. Leur rusticité surprenante au premier abord ne fait que  souligner le finesse des détails végétaux qui terminent élégamment les  ferronneries des garde-corps. et accusent le contraste avec la grâce des arcs qui soulignent les fenêtres.




Les derniers étages de ces immeubles sociaux bénéficient de balcons ornés de visages grotesques. Ils offrent aux moins fortunés des privilèges végétaux identiques à ceux dont bénéficient leurs  compatriotes qui habitent les hameaux voisins





Nous nous trouvons  pas dans une quelconque cité, mais bel et bien dans un hameau


Dernier regard sur le Castel Béranger surnommé par dérision "Castel dérangé"...




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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 20:26





Nous quittons approximativement le village de Passy pour rejoindre celui d'Auteuil...

Parvenus en bas de la rue des Vignes, nous avons traversé la rue Raynouard, avons  laissé la rue du Ranelagh poursuivre sa montée, rejoint l'avenue Kennedy, où se trouve l'entrée officielle de la Maison de la Radio (originellement, Maison de l'O.R.T.F.), nous nous sommes penchés au dessus des quais de la voie express Georges Pompidou, et maintenant nous terminons notre évolution
 place du Dr Hayem


De quand dater ces avancées de fonte ? J'avancerais l'époque 1900...



Je ne peux m'empêcher d'admirer ce tour d'ingéniosité qui permet à tout un chacun de disposer d'un "jardin d'hiver" et de cultiver sans trop d'inquiétude ses plantes exotiques



 

  Nous traversons la Chaussée du Pont de Grenelle (tracée lors de la construction du pont, rebaptisée rue Maurice Bourdet, pour honorer la mémoire de ce journaliste radiophonique, né en 1902, et mort , à la suite de faits de Résistance en 1944, dans un camp de déportation






 Notre but est de suivre la rue Lafontaine en direction de l'église d'Auteuil. Pourtant, nous décidons de prendre un bois de rallonge en empruntant une rue modeste de taille, Rue du Pré aux Chevaux qui au bout de quelques mètres seulement,  nous mène rue Gros (où Guillaume Apollinaire avait choisi d'élire domicile )




Coup d'oeil sur la façade d'un immeuble  de briques polychromes, accentué de frises de céramique...
Et en face, un jardin...


  Le "square  du  Pré aux chevaux" a été transformé en 1993 en un jardin public intime et odorant


qui honore la mémoire du fondateur du "Groupe des Six"(1920) qui rassemblait Darius Milhaud, Francis Poulenc, Honnegger, Auric Durey et Germaine Tailleferre.
Henri Collet vécut une grande partie de sa vie dans le XVI arrondissement de Paris


Des tapis d' asters, d'iris, de scabieuses,d' hostas ; quelques touches de policé ; hortensias, dahlias...


Quelques bambous et des arbres ; frênes, érables aux origines variées, mûriers...


Au bout du jardin,  un double effet dynamique ; une course hippique et des fontaines qui s'élancent





Un chemin tout tracé mais qui serpente au gré des fantaisies de l'imagination


et fait durer le plaisir







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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 13:45







Au n°5 de la rue des Vignes, un théâtre... couronné d'une balustrade.
Le Théâtre du Ranelagh est miraculé.

  Au XVIII siècle, Riche de la Poupelinière, fermier général de Louis XV fait construire dans son domaine de Boulainvilliers, à l'extrémité de son château un "salon de musique". Rameau, maître des cérémonies réunissait autour de lui la cour du roi ; la reine Marie Antoinette et les dames de la cour y dansaient sur sa musique. La Révolution épargna le domaine de Passy mais le théâtre de Musique fut hélas détruit.
Lors des années Waterloo (1815),  les Anglais endommagèrent  le domaine et peu de temps après, un notaire le livra par parcelles aux spéculations immobilières...C'est ainsi que fut tracé le quartier tout nouveau de Boulainvilliers
Louis Mors, pionnier de  construction automobile et mécène passionné de Wagner, racheta des terrains et fit reconstruire à l'identique le Salon de musique  : plafonds à caissons, splendides boiseries de chêne massif style néo renaissance. L'acoustique y est parait-il excellente...
Fin XIX : le rideau s'ouvre sur des représentations de Wagner, sous la direction de Chevillard.
Depuis lors, les directeurs de l'établissement, Madona Bouglione, puis Catherine Delvay, notamment)) se sont attachés à une programmation éclectique des spectacles : concerts, découvertes de nouveaux talents, représentations théâtrales...







 Nous nous trouvons dans le XIX arrondissement : l'envers d'un décor. Voici  l'archétype d'un "escalier de service", réservé à la "domesticité"..
On ne partageait pas les lieux d'aisance avec les "maîtres"  et les "chambres de bonnes", pigeonniers exigus et mansardés nichés au dernier étages n'ont comporté pendant longtemps ni eau courante ni électricité


Nous gagnons le pied de la colline de Passy, où se trouve la maison de la Radio.



"La Tour prends-garde !" : un sous-sol peu sûr menacerait  les fondations de la tour centrale. On murmure que pour des raisons de sécurité, ses jours seraient comptés.




Sur la rive droite de la Seine, cette voie express fut d'abord conçue pour fluidifier la circulation automobile. Réalisée par tronçons de 1937 à 1966, elle s'étend  d'ouest en est, sur près de huit kilomètres (dont trois kilomètres de souterrains)
Aujourd'hui l'automobile doit s'effacer lors de certains événements, dont "Paris-Plage" (de la mi-juillet à la mi-août) : les quais prenant se prêtant alors à la villégiature pour les promeneurs et flâneurs qui peuvent à loisir y prendre le soleil au bord de l'eau




Nous retrouvons le Pont Rouelle, construit pour assurer le transport ferroviaire de la gare Saint-Lazare au Champs de Mars pour les visiteurs de l'exposition Universelle de 1900. La ligne de chemin de fer ayant perdu sa raison d'être, à la fin de l'exposition, elle fut réservée au trafic voyageur avant d'être fermée dans les années 1930. Laissé à l'abandon, le pont fut restauré et réaménagé au début des années 1980 pour y accueillir un raccordement de la ligne RER C  :
Corps de pierre de taille longé d'une balustrade, structure métallique début du siècle, puis raccord de la ligne en direction du Champs de Mars par un  "saute mouton"

http://pistol-boule-bringe.over-blog.com/article-35280458.html


Une construction en pointillés :  après avoir enjambé la Seine,  il traverse La voie Georges Pompidou, puis l'avenue du Président Kennedy



...avant de gagner  la gare " Avenue du Président Kennedy"


Une nouvelle structure en verrière a été construit à l'emplacement de l'ancienne gare desservie par les trains joignant le Gare Saint-Lazare au Champs de Mars :
elle s'appelait "Quai de Passy"






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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 00:31




A la suite de mon accident, mon Blogopote "Popol" vient de me faire part de ses condoléances


...euh, pardon : de ses considérations :

.""...Tout est pour le mieux
Dans le meilleur des mondes
C'en est presque ennuyeux
De ne voir à la ronde
Que des gens hilares
Dont l'unique refrain est
Ca va bien
Ca va bien
Ca va très bien...





Et moi, je viens de répondre à son message de compassion...



"Tout va mal, tout va très mal
La Terre tourne sans nous
Oui mais nous autres on s'en fout
On a le moral !


"Les malchanceux, les aigris
Ceux qu'on pas d'pot dans la vie
Venez, adhérez, au club du moral d'acier."




NB - Paroles d'une chanson des années 1960 de Stéphan Reggiani (1945-1980). Son talent a été sous-estimé... A l'ombre d'un père comme Serge Reggiani, il lui a été difficile de s'affirmer dans le show-business. Il est parti  tragiquement et trop tôt.


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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 15:30






Pistol en redemande : nous remontons le premier tiers de la rue Raynouard  pour nous rapprocher de la Gare



L'avenue Mercédès est  annoncée par une plaque de céramique or sur fond azur. Guillaume Apollinaire la décrit comme une voie déserte, en forme de T,   limitée d'un côté par une borne, et de l'autre, se jetant dans un gouffre impressionnant. Apollinaire précise que le lieu, de par sa configuration, se prêtait facilement aux embuscades.

Elle fut  bientôt rebaptisée "Voie Neuve" et se transforma rapidement en une artère pleine de vie, la plus neuve de Passy avant de porter le nom du Colonel Bonnet (né en 1840 à Paris, polytechnicien, il mourut en 1916à son poste commandant de la place de Soissons



Nous avons toutefois renoncé à emprunter l'avenue Mercédès et  lui avons préféré la rue Singer. Ce nom évoque l'union de Flore Ratisbonne à Alexandre Singer; tous deux représentants de la grande bourgeoisie juive (Flore était descendante de notables juifs de Strasbourg et Alexandre  fils d'un industriel influent dans la communauté juive de Paris qui donna son nom à la rue).
Flore Singer Ratisbonne tenait salon à son domicile, quai Malaquais où se réunissaient les personnalités les plus en vue de l'époque (Alfred de Vigny, Antoine Feuillet, Emile Deschanel - dont le fils Paul deviendra Président de la République...)

La famille Ratisbonne s'était signalée par quelques conversions  au Catholicisme qui affectèrent la communauté juive , celle de son oncle Théodore Ratisbonne qui fonda la Congrégation Notre-Dame de Sion pour encourager les conversions juives et celle de son frère, notamment. 

Mais Flore Singer Ratisbonne resta fidèle à ses convictions et  prit le parti de Dreyfus à l'encontre de ses amis ( Ferdinant Brunetière, directeur de la "Revue des Deux mondes", notamment) dont elle tenta d'infléchir les idées antisémites.


Façade couverte de lierre d'où coule la vigne vierge, petits commerces, présences  d'artisans d'hier et d'aujourd'hui


La rue Singer débouche sur une place provinciale et ensoleillée, qui honore
la mémoire de Frédéric Chopin depuis 1897




et enfin, se profile la perspective du Bureau Central des Postes, Télégrammes et Téléphones (P.T.T.) du XVI arrondissement


Les détails "Art Déco" de la bâtisse, longée de frises géométriques sculptées à l'horizontal, et de compositions verticales de céramiques colorées,  nous retiennent un instant.



 

 



Nous quittons le rue Singer dont les limites semblent devoir être définies par cet étrange immeuble de brique rouge (auquel je prête la forme d'un fer à repasser)



et par l'annonce de la rue de Boulainvilliers qui dévale la colline de Passy ,
de "la Muette" à la Maison de la Radio



 Autrefois  résidence de particuliers, cette maison 1900 a été transformée en gare de l'ancienne  "Petite Ceinture"

fermée en 1934  puis laissée à l'abandon. Elle a repris vie avec le raccordement dans les années quatre-vingts, d'un tronçon de ligne RER C

 

 

 


 Verrière pimpante pour un nouveau départ




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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 20:22


Dernières nouvelles :



Oyez la triste histoire d'un preux chevalier, Perceval  du Sénéchal de Ré




Perceval de Re-de-re-de-de... je  fais grâce du reste ; agissons en toute simplicité. ..Pistol, n'est que mon pseudonyme, mon petit nom d'amitié...



...la triste histoire, disais-je, du preux chevalier (qui n'est autre que Moi)...Ayant gagné un combat acharné contre une escouade de puces (dont le chat était l'hôte, très certainement)...je disais donc... ayant remporté cette victoire, mais pas la guerre...ma Maîtresse s'est enquise auprès de mon apothicaire favori d'un moyen révolutionnaire  qui anéantisse l'ennemi de façon rectale.



A peine avions-nous pénétré l'officine, qu' un représentant peu estimable de l'espèce canine, un fou laissé en liberté,  poil hérissé, poings en avant, bave aux lèvres,  yeux injectés de sang,  a fondu sur ma personne tel une bombe ; j'avais, éructa-t-il, osé franchir les limites de son territoire. J'avais vraiment  dépassé les bornes... Honteux et confus, nous nous sommes retirés à la vitesse de deux éclairs, Moi précédant la Maîtresse, en franchissant, en sens inverse, le portail d'entrée automatique....



Le sauvage hirsute de l'officine a attaqué cruellement un point sensible de ma personne, violé cette intimité si vitale, tellement  généreuse dans ses expressions, et si volontiers partagée... Émotion intense, humiliation insigne, projets de rétorsion...



Horreur et putréfaction !




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