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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 23:53





Retour rue Raynouard, baptisée du nom d'un homme de Lettres et Académicien de son état...


Remarquons au passage l'étonnante verrière "vitrail" dévalant d'un seul trait la cage d'escalier qui dessert les quelques six ou sept étages de l'immeuble



Calée dans son voisinage immédiat, une maison basse dont la porte d'entrée, discrète, est tout de même en chêne massif.



En face, une petite maison blanche bordée de frises bleues,  a su résister à l'assaut de l'utra libéralisme architectural



Quelques dizaines de mètres plus avant, ce mastodonte au visage maussade, occupe les numéros 51 à 55 de la rue. Il est né de la découverte du béton armé par son créateur  Auguste Perret (1874-1954) qui prétendait, à l'aide de ce nouveau procédé de construction, "restituer la noblesse des matériaux antiques". L'architecte  vécut dans "son" immeuble les vingt dernières années de sa vie.


Le couple d'angelots (que je trouve gauches et empâtés) ne parviennent pas à libérer mon esprit des lois d'une pesanteur extrême.



A mi-chemin entre deux mondes, ce portail s'entrouvre sur un espace indéfini qui paraît hors d'atteinte



Franchissant cette "grande porte", on aperçoit en contrebas, dans une petite coure pavée, une modeste maison peinte en blanc aux fenêtres ourlées de vert sous la bonne garde de part et d'autre de persiennes aux couleurs assorties. L'entrée de cette habitation est signalée par un "tambour" véranda pentagonal dont la tête est couronnée de dentelles d'acier.


La vie d'Honoré de Balzac (1799-1850) a été une interminable fuite. Il connaît une première fois la faillite après avoir tâté de l'imprimerie. Désemparé, il se réfugie chez son ami Henri de Latouche, "rue des Marais Saint-Germain" (actuellement rue Visconti)  et réitère son expérience d'imprimeur...L'entreprise est sauvée de justesse et Balzac, poursuivi par ses créanciers se réfugie rue Cassini (à proximité de l'Observatoire de Paris), quartier très excentré à l'époque), mais il y mène un train de vie fastueux. Ses énormes productions littéraires ne parviennent pas à éponger ses dettes...Il se réfugie alors dans un appartement qu'il loue "rue des Batailles" devenue depuis lors avenue d'Iéna, où il travaille jour et nuit,  abusant de la cafeïne pour se maintenir en éveil...Il fait plusieurs séjours au château de Saché, en Touraine, (où un musée lui a été dédié). Balzac recherche le calme et achète la "Maison des Jardies", à Sèvres (Hauts-de-Seine). La légende circule qu'il souhaite entreprendre une culture d'ananas, mais c'est à des négociations immobilières qu'il s'adonne. Les créanciers, toujours à sa recherche, parviennent à retrouver sa trace...


 Il quitte la "Maison de Jardies" en 1846, et s'installe alors dans cette  petite maison de la "rue Basse", (aujourd'hui Rue Raynouard) où sa gouvernante, Madame de Breugnol filtre les entrées aux seuls "visiteurs sûrs" .




Balzac apprécie le calme des lieux et c'est à Passy que sa production littéraire est la plus abondante



  L'écrivain a fait parvenir, quelques années auparavant à la Comtesse Hanska (de Pologne), le manuscrit de "La Fille aux yeux d'or". Ils entretiennent depuis lors une correspondance régulière. Balzac rêve de l'épouser.



Il emprunte de  l'argent à sa bien aimée et rachète la "Chartreuse Beaujon" une maison de la "rue Fortunée" qu'il aménage de façon somptueuse et où sa vie s'achève à l'âge de 51 ans. La propriété a été depuis lors détruite et la rue Fortunée rebaptisée "rue Balzac".  On a alors dédié cette maison modeste de la rue Raynourd à la mémoire de Balzac



Mue par le  charme bucolique de ce "jardin secret", je reprends l'escalier qui prend naissance dans le mur de soutènement de la rue Raynouard ; je descends les marches une par une pour anticiper pleinement le plaisir de retrouver la rue Berton qui nous attend en contrebas




Je retrouve ici même, à proximité immédiate de la "borne de Passy" (la plaque est apposée sur le mur de la propriété),  "l'issue de secours de la maison de Balzac", la porte qui ne s'ouvrait qu'aux visiteurs de confiance qui connaissaient le code confidentiel "Voici revenu le temps des prunes", cette échappée qu'empruntait l'écrivain quand les créanciers parvenaient , en dépit des consignes, à se présenter devant la véranda



Rue Berton, un coin de campagne, si proche de Paris, autrefois et aujourd'hui...



Et ces silhouettes qu'il n'est plus besoin de présenter...




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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 10:24






Nous venons d'emprunter la sortie du Parc de Passy et nous trouvons rue Ankara qui augure quelque présence orientale



A la coudée de  cette voie calme et silencieuse où des silhouettes fantomatiques s'éclipsent sur le trottoir, nous voilà saisis par  l'apparition d'une délicieux pavillon XVIII



Les grilles hermétiquement closes et étroitement surveillées pourraient offrir l'accès à quelques initiés, aux allées aristocratiques  d'un beau parc. Quelques voitures d'envergure importante reposent, anachroniques, sur un  espace pavé qui tient lieu de parking


Avant de devenir enceinte de l'Ambassade de Turquie, cette demeure servait de villégiature à la princesse de Lamballe, amie de la reine Marie-Antoinette. Madame de Lamballe eut une destinée tragique (on présenta à la reine faite prisonnière, la tête de son amie au bout d'une pique).

L'hôtel changea de vocation quand le fameux Docteur Blanche fit transporter en 1846 ses aliénés de Montmartre en cette aimable maison de repos. Gerard de  Nerval et Charles Gounot y séjournèrent,  Guy de Maupassant y rendit son dernier soupir.

L'hôtel en lui-même tomba en ruines dans les années 1920. Seul subsiste le pavillon d'entrée et un escalier à double évolution. L'Ambassade a intégré à l'ensemble un bâtiment moderne, qui parait-il, ne dépare pas trop les lieux




La rue d'Ankara prend abruptement fin sur un mur : à notre droite,  une plaque de rue est dédiée à Marcel Proust  qui également fréquentait  Passy.

La rue Ankara, d'abord connue sous le nom de Rue de Seine, puis rue du Roc devint Rue Berton ; elle suivait sa course en contournant l'Hôtel de Lamballe.



Nous y voici, rue Berton : étroite, pavée, bordée de deux murs de rocaille, rappel d'une époque révolue



Chemin des écoliers, elle suit parallèlement la rue de Boulainvilliers, toute en sinuosités.


A mi-distance, une porte cochère  discrète pourrait rester anonyme si une plaque ne mentionnait pas la présence de Balzac.

L'emplacement de la borne qui limitait l'accès aux Seigneurs de Passy et d'Auteuil est sujet à caution

Auteuil se terminant en réalité à l'angle de la rue Lafontaine et de la rue de Boulainvilliers, soit sur la place actuellement occupée par la Maison de la Radio, on pense que cette borne a été placée en cet endroit de façon un peu hâtive





La rue Berton  va finir à quelques mètres de ces deux résidences entièrement recouvertes de lierre pour se fondre dans l'avenue de Lamballe, à deux pas de la Maison de la Radio.

 

 

 

 

 

Le mur de soutènement de la rue de Boulainvilliers, bordé de becs de gaz, commodément agrémenté d'un escalier qui nous y élève directement, est saisissant dans  son évidence

 

 

En 1976, l'explosion d'une conduite de gaz provoquée, selon toute vraisemblance par un affaissement de la carrière sur laquelle le quartier est bâti, a endeuillé la rue Raynouard.

Le lieu précis de l'éboulement est resté indéterminé : on chuchote qu'un tunnel comprenant des abris (utilisées dans des périodes troubles, lors des alertes de 1914-18 notamment) aurait été creusé dans les jardins de la Princesse de Lamballe pour capter des eaux de sources.

Cette entrée qui fait maintenant partie de l'Ambassade de Turquie est aujourd'hui invisible


 

 

 

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 13:20



  François, Juste, Marie Raynouard,  illustre habitant de Passy, histoiren (traita de sujets concernant les troubadours, Templiers et Jeanne d'Arc notamment, ce qui lui valut quelques témoignages d'appréciation de Napoléon I). Tout est dit ...



Rue Raynouard : Coup d'oeil indiscret traversant le porche d'un immeuble



Vision volée par l'entrée d'un  immeuble  voisin


Cet ensemble d'immeubles s'accorde de concert à former un quadrilatère, qui n'est plus forcément un "lieu de jeu rectangulaire", tel que strictement défini par l'anglicisme "square".  Nous venons seulement d'apercevoir le "square Raynouard" (capsule solidement ancrée dans la rue de ce nom)



  Avant de la retrouver plus tard dans l'après midi, nous abandonnons cette rue Raynouard, d'abord appelée "Rue Haute" au temps où elle appartenait encore au village, d'Auteuil, puis devenue "Rue Basse" lorsqu'elle fut intégrée au village de Passy, qui venait de bénéficier d' une indépendance toute nouvelle.

 Tout dépend de la perspective où on se place, évidemment...



Une avenue dévalant la colline de Passy, au gré des marches...



L'établissement thermal a disparu lorsque les sources se sont taries. Mais je me plais à en imaginer l'atmosphère, avec ses modes, et ses propos...


Un escale romantique,  parfaitement propice à la confidence, au clair de lune



Nous anticipons avec ferveur la perspective de quelque oasis

 

 

 

 


Une colonne  de fer forgé où s'entrelacent quelques plantes grimpantes, coiffée d'un dôme ouvert sur le ciel, mène à l'allée centrale du parc qui donne libre accès à une grande pelouse. En poursuivant un peu plus loin, on gagne les bords de la Seine.

 

 

 

De part de d'autre, une "allée fleurie"  (qui ne l'est pas aujourd'hui) culmine le parc 

 

 

Au "Jardin des haies" très policé, j'ai préféré les charmes plus détendus du "Jardin des Fougères"

 

 

 

 

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 18:18



Échappée timidement du boulevard Delessert, la petite rue Beethoven descend en cascade  et rejoint directement la Seine. Autrefois, elle s'appelait "rue de la montagne", avant que le tracé du boulevard ne la réduise aux dimensions modestes auxquelles elle est restreinte de nos jours.





Souhaitant regagner la Seine, nous avons préféré rejoindre les abords plus riants du métro Passy
En face d'une rangée d'immeubles de pierre de taille qui porte le nom de Square Albani, un espace naturel déboule jusqu'aux rivages du fleuve.


Qui a connu "Jaboune" ? Né à Paris, mort à Paris... Au cours de ses quatre-vingts années d'existence, il participe aux deux conflits mondiaux de 1914-1918 et de 1939-1945 (après avoir été décoré de l'Ordre de la  Francisque par le régime de Vichy, il rejoint les "Force Libres"). Blessé par balle fin 1944,  la moitié de son visage restera à jamais paralysée.

Animateur de télévision, il organise des émissions pour la jeunesse au cours desquelles il s'efforce de montrer son meilleur profil. Sa bonne humeur est légendaire. Il révèle un jeune talent : Fernand Raynaud

Les textes qu'il a écrits pour la chanteuse Mireille ("Couchés dans le foin", "Ce petit chemin", etc.) l'ont porté à la postérité.





J'ai trouvé sans difficulté la porte du n°9.



et me suis arrêtée un instant sous un  balcon à mosaïque.


Nous avons descendu la volée d'escaliers qui nous mène  de Passy à sa source (aujourd'hui tarie).
La source de Passy a été découverte en 1650; elle a donné au village sa vocation thermale ( les indications médicales me paraissent approximatives : on dit que les eaux sulfureuses étaient censées traiter la constipation et des difficultés de procréation)




La rue des eaux prend son élan Avenue du président Kennedy, sur les quais de Seine, et grimpe la colline de Passy.
Elle se rétrécie en un escalier qui va atteindre la rue Raynouard.



Une minuscule capsule qui englobe trois ou quatre immeubles de standing, s'accroche à la rue des Eaux.
L'endroit porte, mal à propos, à mon avis, le nom de Square Charles Dickens.
L'enfance de Charles Dickens fut marquée par l'emprisonnement de son père pour dettes. L'enfant se vit contraint de travailler comme ouvrier dans une usine de cirage et se prit plus tard à décrire la condition ouvrière de l'époque.


Cet hôtel Louis XV,  situé dans l'anse de la rue des Eaux, calé Square Charles Dickens,  est devenu le "Caveau des Échansons de France", plus célèbre encore sous l'appellation de "Musée du Vin".
On le visite, on s'instruit, puis  on goûte trois différentes sortes de nectar, accompagné d'un assortiment de fromages.
 Nous y voilà : Vive la France, ses jolies femmes, ses fromages, ses bons vins !






Accroché à la façade, s'étire un cep de vigne très particulier. Issu d'un cépage très ancien (plus de quatre-cents ans) de la commune de Maribor (Slovénie), ce pied de vigne a été offert par la République de Slovénie à la France en 2003. Il a été planté en janvier 2006, en présence de l'ambassadrice de Slovénie, du maire de Maribor et de Christian Taittinger, alors maire du 16è arrondissement de Paris




"Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse"
(Alfred de Musset)




La Rue des Eaux, réduite à un filet nous étreint et nous élève jusqu'à la  rue Raynouard







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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 00:15









Au début du XIX siècle les cimetières de Paris furent transportés hors des murs de la Capitale. Seul le cimetière de Passy, fit exception et fut ouvert dans ce quartier résidentiel proche des palais du Trocadéro. Il devint  nécropole de l'aristocratie de Paris


L'avenue Paul Doumer large et spacieuse le sépare de cette effigie de Benjamin Franklin,


Né à Boston en 1706,  Benjamin Franklin s'installe à Philadelphie où il subit l'influence des Quakers de Pensylvannie, pacifistes et anti-esclavagistes. Imprimeur de son métier il dispose d'outils pour divulguer ses idées et s'insurge contre les taxes imposées aux colons par les Britanniques. Avec Thomas Jefferson, il rédige  la Déclaration d'Indépendance de  1776.

Considéré comme l'un des "Pères Fondateurs des Etats-Unis d'Amérique", il devient le Premier Ambassadeur de son pays en France

1783 : C'est à Paris que Benjamin Franklin signe le traité de Paix qui ratifie l'Indépendance des Etats-Unis.

Benjamin Franklin séjournait parfois au Chateau de la Muette où il se livrait à des travaux scientiques dans le "laboratoire" de Louis XV (découverte de l'origine électrique de la foudre, des lunettes à double foyer entre autres)


La rue Vineuse est une boucle qui  par de la Place du Trocadéro et longe l'avenue Benjamin Franklin pour la retrouver une centaines de mètres plus loin. Elle rappelle les origines viticoles du village de Passy

La rue Benjamin Franklin vient rejoindre cette  place de Costa Rica que nous retrouvons une impression de "déjà vu"




Nous l'avions déjà admiré la perspective à la sortie de la bouche de métro Passy, il y a seulement quelques semaines


..

Nous la retrouvons aujourd'hui, un peu vieillie par l'été...
"Ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre"




Le Boulevard Delessert nous mène en pente douce le long du mur de soutènement de la rue Bejamin Franklin, pour se fondre un plus bas dans l'avenue des Nations Unies, aux pieds des jardins du Trocadéro que le Pont d'Iéna sépare de la Tour Eiffel.


Né d'une famille calviniste originaire de Genève, Benjamin Delessert naît à Lyon . Son père, Etienne Delessert et son frère aîné Gabriel sont des hommes d'affaires, fondateurs de compagnies d'assurances.
Sa mère, entretient des relations d'amitié avec Jean-Jacques Rousseau et fréquente Benjamin Franklin.

Benjamin voyage en Angleterre où il rencontre notamment James Watt qui lui fait connaître sa machine à vapeur.
Eduqué à la fois aux affaires par son père, à la botanique (par sa mère) et aux nouvelles technologies, Watt revient à Paris pour reprendre la gestion des biens de son père.  Ayant appris le procédé d'extraction du sucre à partir de la betterave, il crée à Passy la première raffinerie de sucre, ce qui lui vaut le titre de Baron d'Empire. Napoléon le nomme en outre Chevalier de la Légion d'Honneur. Il établit en outre à Passy, une fabrique de coton...

1818 : Benjamin Delessert fonde les premières Caisse d'Epargne et le livret A.
Surnommé "le Père des Ouvriers", il lègue une partie de sa fortune avec l'instruction de distribuer des livrets aux ouvriers méritants sélectionnés annuellement.



Quel jolie visage de femme surmonte cette porte enfouie dans le mur de soutènement ?


Ces marches  mènent à l'une des allées latérales des jardins du Trocadéro, avenue des Nations Unies

 

tandis que  la tour Eiffel, séparée des jardins par le Pont d'Iéna, n'est distante que de  quelques centaines de mètres.


Jolis immeubles cossus 1900 qui marquent une époque  et l'établissement dans une certaine aisance d'une classe montante : celle de la bourgeoisie.


Benjamin Delessert avait acheté tous les terrains en bordure de Seine pour y installer ses industries.  Ces terrains furent lotis lors de l'annexion de Passy à la ville de Paris.



Un peu plus avant, sur le même trottoir, cette plaque rend hommage à Etienne Jules Marey, un "touche à tout" qui  influença la médecine, l'aéronautique et la photographie, et préfigura le cinéma.



En face un escalier à double évolution et en son centre, une sculpture dédiée à Camoens, que les Portugais considèrent comme le plus grand de leur poètes, au même titre que Dante en Italie ou Shakespeare en Angleterre.

Descendant  de Vasco de Gama par sa mère, Luis  de Camoens mène tout au long de son existence, une vie mouvementée. On stipule qu'il a du poursuivre des études de Lettres à l'université de Santa Cruz où l'un de ses oncles était prêtre. Très jeune,  il fréquente la Cour de Jean III, roi du Portugal où ses talents de poète sont bientôt reconnus.

 Il mène à Lisbonne une vie de bohème, courtisant quelques dames de la Cour ce qui lui vaut de devoir s'exiler  au Maroc. Dans un combat, une flèche le blesse grièvement et il perd un oeil

Il regagne les faveurs de la Cour. Malheureusement, au cours d'une procession de Fête Dieu, il blesse un suivant du roi. Arrêté, il bénéficie d'une "lettre de rémission royale" mais doit embarquer immédiatement pour les Indes. Il s'installe un moment à Goa puis doit s'exiler à Macao pour avoir écrit une satire dont le roi faisait l'objet.

C'est dans une grotte de Macao (qui porte son nom) qu'il écrit "Les Lusiades" où il chante les exploits de Vasco de Gama et la gloire des Portugais. Cette épopée nationale lui vaudra sa consécration au Portugal (1572)

De retour d'exill, il dédie son oeuvre majeure, "Les Lusiades" au jeune roi Sébastien I qui lui octroie une pension qui lui permet de vivre modestement.

Malheureusement le Roi Sébastien engage bientôt ses troupes dans une expédition désastreuse au Maroc. Le roi lui-même trouve la mort et la pays est désormais rattachée à la couronne espagnole.

Luis de Camoens s'éteint dans la misère et avec lui la grandeur d'un Portugal qu'il avait exaltée.




Camoens est  né probablement en 1524 et mort en 1580 à Lisbonne ; l'histoire du poète, dont certains épisodes relèvent plus ou moins de la légende, a été reconstituée morceau par morceau ;  les dates, approximatives, n'ont été fixées qu'au milieu du XIX siècle



Les arbres du boulevard Delessert commencent à prendre leurs teintes d'automne Leurs cimes est une toise naturelle qui nous permet d'évaluer les hauteurs de la colline.
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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 18:33





  Aux environs  immédiats de la rue de Passy, nous rencontrons un étrange édifice coloré, aux fresques végétales torturées. Il se détache clairement des autres habitations cossues et bien  raisonnables en comparaison.


L'immeuble édifié en 1903 à la charnière de deux rues surprend par l'originalité de sa façade ocre soulignée de céramique turquoise. La décoration de cette maison est attribuée à Charles Klein, bien que nul n'ait trouvé à ce jour trace de ce nom (pourtant gravé sur l'édifice) sur le permis de construire.
 Alors, Charles Klein : propriétaire ou architecte ?

On retient, à coup sûr, le nom de Francis Hennebique pour l'édification de la structure



L'adresse officiel de cet immeuble est le 9 rue Claude Chahu, du nom d'un seigneur de Passy, bien que les entrées se situent au n° 2 de la rue Eugène Manuel.


 Eugène Manuel (1823, 1901)  était un  poète qui s'était également engagé dans le vie politique (chef de cabinet de Jules Simon, puis inspecteur d'académie de Paris à l'Education Nationale.(Sa statue figure devant l'entrée du lycée Janson de Sailly, à proximité)



Variations autour du thème du chardon, tiges,  entrelas de feuillages


à exception des fenêtres de l'entresol et du deuxième étage




visages tourmentés, touches de roses



Les chardons enlacent les fenêtres, se dressent sur les piliers


Le travail de ferronnerie de cette porte d'entrée est l'oeuvre de Dondelinger.

J'aurais souhaité prétexter une visite à quelque parent ou ami proche...










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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 23:10




Que me veut-elle maintenant ...


 Pistol !  La rentrée : c'était HIER !

La rentrée...pfff ! Tous les ans, ça recommence ...et moi qui croyais être en avance !







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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 16:08



L'église du village, Notre Dame de Grâce de Passy  est née en 1666. En retrait de l'artère principale de l'ancienne commune, le passant ne lui accorde qu'un regard furtif, avant d'atteindre "la place du village".




Son clocher a inspiré à Musset sa "Ballade à la lune"

"C'était, dans la nuit brune,
Sur le clocher jauni,
La lune
Comme un point sur un i".





Nous avons traversé en diagonale la place de Passy ;  le hasard nous a projetés à l'embouchure d'une voie piétonnière discrète et de dimensions modestes :  rue de l'Annonciation


  Cette petite rue  qui a été nommée à la fin du XIX siècle en hommage à l'Annonciation à la Vierge n'engendre pas la mélancolie. Parée des milles couleurs et parfums  de commerces maraîchers, elle expose généreusement les étals d' un marché de plein air.


Elle est bordée de restaurants de quartier, de bistrots, de traiteurs exotiques et de petites boutiques où on découvre des "trésors", mais aussi d'entreprises familiales de tradition artisanales datant des années 1800


A quelques mètres de là s'annonce l'entrée de l'église Notre Dame de Grâce de Passy




Passy était à l'origine (des traces remontent au VII siècle) une colline couverte d'un bois, peuplée de bûcherons.

Le Bois Rouvray couvrait une étendue allant de Chaillot à l'actuelle commune de Boulogne).  Saint Bertram, évêque du Mans légua son domaine de bois et de vignes au Diocèse de Paris (623). Une partie des bois furent abattus pour former le village de Chaillot ("chail" signifiant destruction d'arbres), l'autre partie, plaine marécageuse devint le village d'Auteuil  signifiant "prairie en celte (1109)

Le village d'Auteuil ayant pris de l'empleur, se divisa. Ainsi naquit Passy (1250) dont le rôle consistait principalement à servir d'annexe à Auteuil

1627 : Louis XIII fait installer sa Manufacture Royale de Tapis à l'emplacement de l'actuel Palais de Tokyo.
1702 : Chaillot devient un faubourg séparé de Paris par un mur d'octroi (signalé par la Barrière de Passy )



En 1666, le premier Seigneur du village de Passy, Claude Chahu, fait ériger la première Chapelle de Notre Dame de Grâce de Passy; L'église cesse de devenir l'annexe de l'église d'Auteuil et devient paroisse indépendante en 1672.
Le Marquis de Boulainvilliers en est le dernier seigneur.


  Le bâtiment paroissial  inondé de lumière, se détache d'une place calme et  ombrée



  Les murs "aveugles" qui la cernent de part et d'autre, ouvrent des perspectives. Entre réalité et illusion, le regard se confond.


Sur notre passage, une cheminée extraordinaire...


Nous venons de" boucler la boucle", mais pas encore tout à fait...


Cette grande baie vitrée annonce le centre commercial du quartier de Passy : "Le Passy Plazza" qui abrite en sous-sol un magasin Inno


Inno Passy est né dans le sillage  du "Magasin de l'Innovation" crée rue Neuve à Bruxelles en 1897 . "Inno" (pour faire plus court) fit l'objet d'une attention particulière de la part de Horta, l'un des maîtres de l'Art Nouveau qui reconstruisit le magasin de la rue Neuve. Il fut malheureusement détruit en 1967 par un incendie qui provoqua plus de deux-cent-cinquante victimes.

En 1964, la chaine de magasins Inno est racheté par le groupe Monoprix-Galeries Lafayette, avant de fusionner avec "le Bon Marché"

A l'instar des hypermarchés qui desservent les régions périphériques des grandes villes, Inno garde sa vocation de proposer à une clientèle intra-muros des articles de qualité (vêtements, alimentation, décoration, beauté et loisirs),  à des prix modérés







Sur le seuil du Plazza, je ne puis réprimer, à tort ou à raison, un clin d'oeil  Hollywoodien.
 Le "Majestic Passy" (unique salle de cinéma dans le quartier) se trouve à deux pas.





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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 00:05







Nous avons repris la ligne de métro aérien et avons de nouveau traversé le Seine. Arrêt cette fois "métro Passy"



La Place de Costa Rica, éclatante de couleurs marque principalement la jonction entre la rue de Passy qui débute à la Muette et le Boulevard Delessert abritée par les feuillages qui rejoint la Place du Trocadéro.


Le troisième étage de la Tour Eiffel, hérissée d'antennes  culmine à peine les  dômes qui coiffent d'imposants  immeubles résidentiels  disposés aux  coins cardinaux de la place.




Passy était autrefois un village adossé à "la Muette", rendez vous de chasse des rois de France qui depuis le Moyen-âge, chassaient dans le Bois de Boulogne (lequel fut rattaché à Paris en 1925).
En 1860, Les communes d'Auteuil et de Passy furent annexées au Faubourg de Chaillot pour constituer le XVIè arrondissement de Paris



Aujourd'hui mi-ville, mi-village, Passy, lieu de thermalisme dans un passé encore récent a gardé un petit air de villégiature



La simplicité embrasse le luxe, la campagne épouse la cité, la "Culture" rejoint la "Nature"





Le raffinement côtoie le rustique, sans forfanterie




Des ruelles latérales recèlent d'antiquaires et d'échoppes où se pratiquent toujours les métiers d'autrefois





Immeubles ventrus à souhait, aux abords un peu distants



Tandis que d'autres  offrent un visage plus souriant.



La marché couvert du village, fait  face à une petite place ombragée





A mi-chemin, entre boutiques huppées et ateliers d'artisans, un café- restaurant achalandé d'habitués ouvre ses parasols sur la place du village de Passy.








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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 15:05









Nous venons de quitter l'Allée aux Cygnes en prenant sur notre gauche un tronçon du Pont de Grenelle, et décidons de jeter un coup d'oeil (rapide) sur l'envers du beau décor qui nous a menés jusqu'à ce point.  La vie reprend bourdonnante, sur ce quai de Grenelle qui rappelle l'"Autoroute du Soleil".


Nous procédons sur les bas-côtés, prudents, discrets, curieux de connaître le fin fond d'un fouillis d'herbes dorées, en suivant le tracé des rails de l'ancienne "Petite Ceinture" désaffectée et remise en service pour relier d'Ouest en Est Versailles à la Bibliothèque François Mitterrand.




Nous tentons de rattraper ce "petit bras" du Pont  Rouelle, qui après avoir sautillé sur  trois travées depuis l'Ile aux Cygnes, vient d'atteindre la rive du quai de Grenelle. Nous allons atteindre l'endroit où se réunissent de nouveau depuis quelques années toutes les voies  de deux lignes ferroviaires longtemps abandonnées



De la berge, nous retrouvons, comme promis, le Pont Rouelle qui attend quelque banal  passage du  RER C, mais la vision qui s'offre à nous parait hallucinant


Franchissement d'un petit pont ferroviaire,  désert et embroussaillé,  traversant en surplomb deux rangées de rails ceints de  murailles couvertes de graffitis. Et nous aboutissons par hasard dans un endroit  qui évoque un certain prestige.



"Ne m'appelez plus jamais France"!


  Encore un peu abasourdis par cette rencontre, nous reprenons le quai où la nature semble s'animer d'une volonté d'honorer la présence d'une dépouille célèbre.


Après la vie, la vie ...






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Nous autres français sommes bien égoïstes. Lorsqu un pays dispose d un blog comme Balades avec mon chien, il devrait le traduire en anglais, italien, espagnol, japonnais, chinois etc... que le reste du monde en profite. D ailleurs, Armide mérite un auditoire bien plus large que 60 millions d internautes (plus quelques belges, suisses, quebecois). En tous cas, j adore Balades avec mon chien et je suis loin d être seule !

       

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