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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 22:32
En descendant les marches pailletées du métropolitain parisien, on ne s'attend pas à toutes les rencontres, et les découvertes transforment souvent les "tubes" en  en antre d'Ali Baba

 

Les stations se suivent, mais ne se ressemblent pas toujours. Je suis descendue à la station "Arts et Métiers" qui rappelle étrangement un sous-marin hanté par Jules Vernes.



 

Ce hublot me permet de visionner cette miniature de pont en arc, coiffée de son ombre

 

 

Le Pont  Antoinette est un pont ferroviaire (de 123 mètres de long) sur la ligne Toulouse-Mazamet : il enjambe le fleuve Agout entre les communes  de Lavaur et de La Bastide-Saint-Georges. Le Pont de Lavaur, achevé en 1884 a pris le nom de l'épouse de son concepteur Paul Séjourné.




 

Une souris a du se frayer une  place par ce trou dans le tunnel aménagé pour accueillir la ligne 14, dernière née du réseau RATP. La ligne du métro "Météor" a été inaugurée en octobre 1998 par Jacques Chirac, alors Président.
Le "Météor : une innovation en 1998... conduite entièrement automatique,vitesse, confort,  sécurité,  propreté immaculée des stations desservies sécurisées par des portières de plexiglass

 




Un autre hublot, d'autres temps ...

 


 

L'aérostat, cousin de la mongolfière offrait à ses voyageurs les plaisirs d'une promenade dans un panier d'osier suspendu dans les airs.




 

 

Cette  machine révolutionnaire permettait de convertir la fonte en acier. Elle avait été imaginée, outre-Manche par Sidney Thomas,  ingénieur  en construction métallique par excellence. Scientifique il était, mais pas sans conscience. Sensible à la condition des travailleurs de l'époque, il préconisa l'institution des droits de succession destinés à partager les richesses plus équitablement et avait pour projet d'organiser  des campagnes contre l'alcoolisme. Il fut malheureusement emporté prématurément par la tuberculose.






Par un autre hublot, une église apparait ...

 

 

Reliquat de l'ancien prieuré Saint-Martin des Champs où l'Abbé Grégoire décida de rassembler toutes les découvertes qui avaient favorisé le développement des techniques

L' Abbé Grégoire qui avait joué un rôle important  au cours de la période révolutionnaire (il avait notamment demandé l'abolition de l'esclavage) avait décidé d'y installer "un dépôt de machines, modèles, outils, dessins, descriptions et livres de tous les genres d'arts et de métiers."

En 1802, le Conservatoire des Arts et Métiers, premier musée scientifique et technique d'Europe était né.

 

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Published by Armide - dans Paris- 3) Temple
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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 22:00



Le Boulevard des Italiens tire son nom de la présence d'une troupe de comédiens italiens très en faveur au XVIII siècle. Ils durent  quitter l'Hôtel qu'ils occupaient, alors en ruines et s'installer dans une rue toute proche : ainsi nacquit l'Opéra Comique.

Au cours de l'histoire, le boulevard (qui  commence Bd Haussmann et se termine rue Drouot) a pris plusieurs noms à la faveur des événements : boulevard d'Artois, boulevard Cerutti notamment,  avant de d'adopter son appellation actuelle.


Les Grands boulevards, à l'époque où la tour Eiffel n'avait pas encore été construite, constituaient autant de lieux de rassemblement et de plaisir. Ainsi, le boulevard des italiens a vu défiler le Tout Paris, portant successivement les couleurs des "Merveilleuses", sous le Directoire, des "Grandins" sous la Restauration et des "Dandys" sous Louis- Philippe,  des femmes à crinoline sous le Second Empire.
Mais avec l'achèvement du Boulevard Haussmann en 1920 la belle vie du partager le territoire avec les affres de la grande finance naissante de nombreux lieux célèbres disparurent ( les cafés célèbres qui portaient les noms de Café de Paris, Tortini, café anglais...) au profit des établissements financiers.

  Perçant les feuillages, la façade monumentale  du Crédit Lyonnais s'impose



l

 



Plus loin, sur le trottoir opposé, une demeure aux abords plus aimables


Il s'agit d'une certaine "Maison dorée" surnommée ainsi probablement en raison de ses balcons noirs ciselés d'or
La Maison dorée : une légende...


La Maison dorée a été construite à l'emplacement de l'hôtel Choiseul. C'est le lieu où vécut Madame Tallieni, la plus célèbre des "Merveilleuses". Elle lança la mode du vêtement grec volant et transparent. Son infidélité lui valut un divorce. On l'avait surnommée "N.D. de Thermidor" parce que son salon abritait les militants anti-révolutionnaires les plus acharnés. Les lieux étaient dores et déjà placés sous le signe de la subversion



L'établissement fut vendu en 1836 et abrita  le restaurant  Hardy. Ici se retrouvaient  mondains, écrivains, peintres, marchands d'art ; ils  fréquentaient les seize salons du premier étage et dégustaient les spécialités de poissons préparées par le cuisinier Moisons ; la cave  ne comptait pas moins de 80 000 bouteilles . Figuraient au nombre des habitués, Alexandre Dumas qui s'était réservé  un emplacement au rez-de-chaussée pour y installer son journal "Le Mousquetaire", Proust qui imagina dans les lieux la rencontre de Swann et d'Odette, Berthe Morisot...
En 1886, se tint la dernière exposition des Impressionnistes.


En 1907, le temps et la mode passant, la Poste vint prendre possession des anciens salon
En 1973, la BNP vint s'y installer. . La façade fut préservée, mais l'intérieur de l'édifice du malheureusement faire l'objet d'un réaménagement.



"La Taverne", une brasserie spécialisée dans la dégustation de fruits de mer est un clin d'oeil au passé

 


Au premier abord la rue Lafitte offre un effet d'optique d'optique : l'église N.D. de Lorette et le Sacré Coeur de Montmartre semblent juxtaposés l'un à l'autre.


Une plaque de rue transversale (pour information)


A l'angle de la rue Lafitte et du Boulevard Haussmann, un immeuble de la BNP en forme de pyramide réalisé par Joseph Marrast illustre la toute puissance des institutions financières dans le quartier.


Cette plaque de rue en céramique est le produit d'un certain travail.


Au fur et à mesure que j'approche les limites de la rue Lafitte se découvrent à moi les contours plus réels d'un édifice solidement soutenu par quatre pilastres. Trois figures allégoriques (foi, espérance et charité) sont fixées sur les pointes du fronton. Au centre, un bas relief représente la Visitation de la Vierge.

On a baptisé l'église   Notre-Dame de Lorette,  nom attribué aux jeunes femmes un peu libres qui à l'époque, fréquentaient le quartier.


Accolée à cette construction bien sévère (dont on dit que l'intérieur recèle des trésors), j'emprunte la bouche du métro pour regagner Ménilmontant
  


Devant une assemblée bon enfant, quelques musiciens montés sur le podium entament un tour de chant dont les intonations rappellent Dylan


"The Stock Exchange 's burning down, burning down, burning down... the times they are changing"

Me voici chez moi !

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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 13:51

Ils répondaient avec ferveur aux doux noms de Toby-chien, Pati-Pati, Gamelle et Souci...


L'écrivain Colette était inséparable de son comagnon fétiche.
Pistol lève vers Toby un regard de connivence




"Charmant ange noir, crapaud carré, front de penseur, gueule d'assassin sentimental, mon chéri, mon trésor. A cinq ans, il conserve son âme enfantine où tout est pur, même le mensonge. Son coeur de bull cardiaque est toujours prêt d'éclater, mais il n'éclate pas. Il soupire mystérieusement comme son frère le crapaud, cet autre camard bringé aux beaux yeux"
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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 00:36

 

Je n'annoncerais pas de façon certaine ce que je subodore ; mes antennes se sont  seulement  fichées sur cette curieuse effigie gravée sur le fronton d'une porte cochère du boulevard ; on trouve sa réplique rue de la Paix également de l'autre côté de l'immeuble, occupé par des bureaux.



 

A l'angle de la place de l'Opéra, le Café de la Paix, figure mythique des restaurants de Paris depuis son ouverture en 1862, avec ses banquettes rouges et ses grandes baies vitrées. C'est là qu'adolescente j'avais fait ma première grande sortie avec mon amie de coeur (en cachette de nos parents). Nous nous étions  rapidement contentées d'un jus de fruit,  trop  intimidées par la présence d'hommes d'affaires "très ennuyeux" et qui fumaient la pipe en lisant leur Wall- Street News



Le n° 8 du boulevard des Capucines où le  compositeur Offenbach passa les dernières années de sa vie



En face, on devine à-travers les feuillages l'atelier Louis Pierson,  photographe attitré de la comtesse de Castiglione


"Le Grand Café" (qui ne ferme jamais) est une instituion. Il est né de l'établissement des grands magasins et de l'opéra Garnier à la fin du XIX siècle.



La rotonde qui le jouxte est la salle de l'ex cinéma Gramont,  construit en 1927 à la place de l'Hôtel de Montmorency.  la salle de cinéma occupe la place de l'ancien salon de l'hôtel


La cinéma Gramont a été dernièrement racheté par la société Europlaces, et rebaptisé Gaumont-Opéra


Le boulevard des Capucines commence en réalité ici (pour aboutir à la Madeleine), à l'intersection de la rue Louis le Grand. La rue de la Chaussée d'Antin  lui fait face et rejoint le quartier de la Trinité
Cet immeuble "art déco" a abrité un moment l'école Berlitz. Il a été construit à l'emplacement de l'ancien hôtel du Hanovre démantelé pierre par pierre et reconstruit à l'identique au parc de Sceaux. Il héberge aujourd'hui l'annexe du Gaumont


La rue de la Chaussée d'Antin  se prend à gauche à la jonction du boulevard  des Capucines là où commence le boulevard des Italiens



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Published by Armide - dans Paris- 2) Bourse
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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 21:56

 


Boulevard des Capucines : le climat toujours très cosmopolite, se déride un peu. Hôtels et cafés spacieux, mais aussi lieux de détente, escortent le "quartier des affaires"






A  l'angle de la rue Scribe, en face du magasin britannique "Old England" se trouve l'ancien  "Grand Café" rebaptisé "Hôtel Scribe"


Dans le "Salon Indien", le 18 décembre 1895, les Frères Lumières donnèrent leur première projection cinématographique publique et payante

 


Deux rotondes d'immeubles marquent l'entrée de la rue Edouard VII : Le siège du journal "L'événement", créé par Victor Hugo se trouvait ici
Le Théâtre Edouard VII se trouve dans la coudée de la petite rue piétonne, un havre de paix au milieu de l'ébulition des transactions.


Et un peu plus loin...


Une plaque commémorative est apposée sur l'immeuble qui jouxte l'Olympia


Cette salle mythique, le music-hall le plus ancien à Paris encore en activité, a pris place à l'endroit où des "Montagnes russes"avaient été contruites par un certain Joseph Oller. Le Préfet de Paris ayant estimé que la structure de bois était dangereuse, l'attraction fut détruite et son propriétaire construisit une grande salle de spectacle qui fut inaugurée en 1893

Des artistes comme La Goulue et Frégoli s'y produirent un moment.

En 1954, Jacques Haïk, le créateur du Grand Rex modernisa la salle et y engagea Bruno Coquatrix comme directeur.

Piaf, Azenavour, Johnny halliday, Dalida, Les Beatles occupèrent l'affiche...

Des travaux affectant l'immeuble à l'arrière du music-hall, la salle fut fermée.

1993 : Jack Lang, alors ministre de la Culture décida de classer l'Olympia monument historique, ce qui  épargna sa destruction.

En 1997, la salle fut reconstruite à l'identique
par le groupe Jacques Haïk.


En bas du Music Hall, se trouve un café qui porte son nom, et en face, le rez-de-chaussée de ce charmant immeuble abrite une succursale du magasin de prêt à porter "Zara"


Presqu'en face, la Samaritaine de  Luxe


Comme  l'indique. son nom ...


Qu'abrite cette façade ? Je n'ai pas trouvé de réponse.




Instant de sidération en apercevant aujourd'hui le magasin "Old England" que j'ai bien vu, la semaine dernière encore, coiffé de son enseigne


Et moi qui n'avais jamais vraiment prêté attention au sigle du magasin.


Ces vitrines "Art Déco témoignent peut-être d'une époque révolue.
Le magasin "Old England" était implanté à cette adresse depuis 1867
 

 

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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 01:58





Je suis le descendant d'une lignée de courageux chasseurs de rats. Notre fief ; La Vilette, Belleville, Ménilmontant.
On m'adore ou on me déteste (mais cela ne relève pas de mes responsabilités). J'ai du plomb dans la caboche, mais un coeur plus gros que mon estomac . Ecoutez mon regard d'enfant espiègle.

Il se fait tard. Je salue la compagnie


Pistol

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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 23:57
La Place Vendôme étale sa traîne de perles et de diamants sur la rue de la Paix ("la rue la plus chère de Paris", le centre international des joailliers, offre tout ce que les femmes et ... les hommes élégants peuvent désirer)


Les joyaux de Cartier réapparaissent  au n° 13, l'adresse où naquit la renomée légendaire internationale de la maison.
(Les prix des articles exposés ne s'affichent pas).







Les créateurs français partagent la rue avec leurs homologues étrangers, américains notamment. Au n° 6 de la rue de la Paix se trouve la boutique "Tiffany and Co".A l'origine, la famille Tiffany vendait des articles de luxe sur Lower Manhattan. Charles-Lewis Tiffany surnommé "Le Roi du Diamant"  racheta les joyaux de la Couronne française en 1887et se spécialisa dans cette branche. En 1940, la famille Tiffany installa son magasin de diamants à Central Park (devenu très célèbre surtout depuis la sortie du film "Diamants sur Canapé" en 1961 avant d'établir des succursales à Londres et à Paris On évoque souvent le "bleu Tiffany" qui est devenu l'emblème de la société




Dès qu'on franchit la porte,  l'Hôtel Westminster annonce un accueil de luxe raffiné et  chaleureux. L'intérieur est garni de  meubles d'époque Louis XV, Louis XVI, Napoléon et Régence ; les cheminées et salles de bain sont en marbre...


La rue de la Paix a été percée à l'emplacement de l'ancien couvent des Capucines, réquisitionné et rasé à la suite de la Révolution française. On retrouva des restes de dépouilles dont le coeur de Madame de Pompadour (approximativement entre le  bord du trottoir et la porte d'entrée du futur palace).



A l'origine, la famille Breuer faisait marcher l' entreprise de cravates qu'elle avait montée en Autriche. Les événements tragiques des années 1940 contraignirent les Breuer à se réfugier en Belgique, puis en France. La première enseigne de ce nom à Paris fut ouverte rue de Rennes dans les années 1990. Breuer élargit la gamme de ses produits et devint le fournisseur de nombreux créateurs, de Carven à Façonnable,  et intégra la prestigieuse rue de la Paix en 2000, aux côtés du célèbre  "Repetto" (Rose Repetto, la mère du danseur Roland petit avait imaginé une construction de ballerines très confortables pour les Petits Rats. La Maison Repetto fournit depuis lors toutes sortes d'accessoires de cuir raffinés).



La boutique "Héritage" de Dunhill,  le plus ancien magasin de la marque britannique encore en activité se trouve ici, au n° 15 de la rue de la Paix. Alfred Dunhill étant un passionné de l'Automobile se spécialisa dans la confection d' articles de conduite (capotes, gants manteaux, chemises blanches sur mesures parmi des centaines de tissus, accessoires divers).



Dès l'entrée discrète du restaurant, rue Daunou, la couleur est annoncée : (le céladon désigne la couleur vert pale caractéristique des céramiques chinoises du même nom). Ici, dans un cadre mi Régence- mi oriental, se déroulent quotidiennement des "cérémonies gastronomiques"



Au n° 21, la célèbre magasin de prêt à porter masculin Old England, pour les inconditionnels, traditionnels et argentés qui peuvent  acheter des bretelles à 450 Euros ...




Nous arrivons Boulevard des Capucines








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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 00:00
Le groupe de militants  "Justice pour les animaux" s'est installé, mercredi dernier une grande partie de la matinée au n° 1 de la rue de la Paix. Le meeting sur place vient de prendre fin.

La colonne vendôme et la Place sont toutes proches


Mes camarades  et moi même prenons la direction du Ministère de la Justice pour déposer notre pétition


Mission accomplie, nous nous séparons. Mais la magnifiscence du cadre dans laquelle notre action a pris place me retient  plus longtemps encore.

 La place Vendôme ressemble à un gigantesque coffret à bijoux


Louis XIV constatant une pénurie de bâtiments publics fit racheter au Duc de Vendôme son hôtel qu'il fit raser et confia le projet à Mansart. Des dépenses importantes et la construction du Château de Versailles mirent un frein au chantier qui fut vendu à la Ville de Paris.

Le roi dut inaugurer la Place devant des façades vides. John Law et son papier monnaie en racheta une partie et amena une nuée de spéculateurs très heureux d'acquérir de beaux hôtels qu'ils aménagèrent, pour des sommes dérisoires. Ces "traitants" ou "maltotiers" mal considérés et jalousés, firent cependant travailler des artistes et artisans de goût.

Pendant la Révolution, la place fut  le théâtre de dérives en tous genres. Danton proclama la Première République en 1792 du haut d'un balcon et la place, rebaptisée "Place des Piques" vit le défilé constant de révolutionnaires portant des têtes au bout de lances.

Napoléon Bonaparte remit de l'ordre et fit ériger la colonne en utilisant des canons pris aux Autrichiens lors de la Bataille d'Austerlitz.

Au XIX, les grandes familles s'installent dans le luxe. la Première Guerre mondiale mit fin aux "années folles", (une bombe ennemie s'abat sur le Ministère de la Justice) mais sitôt les hostilités terminées, la vie reprend son cours sur la Place Vendôme qui perpétuant sa réputation, reprend son train de vie



Boucheron fut le premier joaillier à s'installer ici même. Il abrita la belle comtesse de Castiglione qui avait séduit tout Paris mais finit ses jours en solitaire, ne sortant que de nuit et se faisant monter ses repas à sa fenêtre par une corde.



Van Cleef et Arpels, depuis cent ans à l'Hôtel de la Parabère


 


Mauboussin s'installe après la deuxième guerre mondiale dans l'Hôtel Fitz James

 


Nitot, orfèvre de l'Empereur est repris par Chaumet qui partage, avec  le suisse Bréguet (horloger du roi Louis XVI et de la Marine) l'Hôtel St James où mourut Chopin



La rue de Castiglione et de la Paix furent percées sous Napoléon III pour permettre l'accès aux nouveaux quartiers


La place Vendôme est ainsi parcourue par une voie de circulation reliant la rue de Rivoli à l'Opéra


Les grandes banques internationales prirent place et se rassemblèrent ici. Le Crédit Foncier (fondé par Napoléon III) qui occupe l'Hôtel d'Evreux est toujours propriétaire de la moitié de la place Vendôme.



La colonne Vendôme se présente comme une espèce de pièce montée inspirée de la colonne Trojane. Elle est construite sur les bases de la statue équestre de Louis XIV détruite au cours de la Révolution. Elle est bâtie en pierre de taille recouverte de plaques de bronze sparées par des cordons sur lesquels sont inscrites les légendes des scènes sculptées au-dessus.


Un escalier intérieur à vis mène à une galerie

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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 00:00

 

Débouchant d'un petit chemin du square Capitan, je ne m'attendais pas à trouver tout cela, si rapidement, si vaste,  si proche de l'intimité végétale où je m'étais enfouie.



 

Construite pour accueillir 15.OOO spectateurs (la ville comptait alors 20.000 habitants), les Arènes permettaient de contempler, du sommet de ses gradins, une vue imprenable sur la Bièvre et la Seine, tout en se divertissant des jeux de cirque.
En 285, les Barbares s'étant étendus sur l'Europe entière, les habitants de Lutèce démantelèrent leurs Arènes pour construire le mur de la Cité. Les Arènes furent transformées en nécropole avant de tomber à l'abandon
. Avec le temps, un monticule de terre les recouvrit ; elles tombèrent dans l'oubli.





Cette statue a été dédiée à Gabriel Mortillet (né d'une famille catholique et monarchiste, ce dernier se distingua au moment de la révolution de 1848 par ses idées radicales et anti cléricales ; il fut contraint de s'exiler en Suisse. Il particpa avec Philippe  Broca à la création de l' Ecole d'Anthropologie).



 

Les travaux haussmanniens contribuèrent à inverser le cours de cette triste destinée. Lors de la percée de la rue Monge, en 1870, on découvrit des squelettes datant de l'antiquité et différents artefacts. Napoléon III dut  toutefois renoncer, devant les coûts des travaux, à faire poursuivre les fouilles. Les Arènes furent de nouveau recouvertes, mais non oubliées...

 

 

Victor Hugo et Victor Duruy,  menèrent avec passion un combat acharné pour que les recherches soient reprises. Elles le furent un moment (on retrouva notamment le squelette d'un homme mesurant
2,10 mètres), mais les fouilles furent  de nouveau abandonnées.
En 1914-18, le Docteur Capitan finança  les travaux. Et c'est grâce à lui que Les Arènes virent enfin de nouveau le jour !




Situé à l'orée du jardin des Arènes, en bordure de la rue de Navarre, un arbre nain aux formes tourmentées.



 

Jolis balcons d'immeubles cossus. (Les habitants paraissent d'un abord  distant).

 

 

 


Au croisement de la rue de Navarre et de la rue Monge, un escalier double, inattendu mène quelque part ailleurs

 

 

tandis qu'ici même, cette lucarne accroît ma perplexité

 

 

La bouche du métro Place Monge, construite dans un style néo romain, sous les Arènes accompagne ce voyage dans le temps

 

 

La curiosité m'emporte .

 


Au milieu de l'escalier, une petite fontaine murale clapote. Je hume le parfum des fleurs.
 

 

Je monte doucement les marches qui sépare la rue Rollin du quartier (le n° 36 abrita Descartes) : cette rue fut amputée de quelques numéros pour faire place à la rue Monge, lors de sa percée.



 

Nous atteignons une petite place qui porte le nom du poète et philosophe d'origine roumaine, Benjamin Fondane, mort en déportation à Auschwitz
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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 00:00

 

 

 

 



 

Deux vasques signalent l'entrée d'un écrin de verdure très surprenant




Ce lieu très particulier porte le nom d'un certain docteur en médecine, anthropologue, passionné de préhistoire ; il publia aussi des mémoires sur les traces laissées par les périodes antiques sur le continent américain, mais apporta également une contribution non négligeable dans la reconstitution historique de Lutèce...


Des escaliers, de superbes balustrades,  une fontaine ;


sur les pelouse, des enfants jouent ; sur les bancs, des promeneurs décontractés : c'est  un dimanche après midi à Paris



Des toits pointus s'élèvent au-dessus de la balustrade, côté rue des Arènes

 


 

La plaque m'indique que l'éditorialiste Jean Paulhan habita cette demeure de 1940 à sa mort en1968.
Il avait contribué à faire connaître Apollinaire, s'était lié avec Breton avait participé à la NRF et été inquieté par les Allemands pour avoir soutenu des artistes résistants


Cet immeuble haussmannien du n° 7 me laisse scotchée : les fines ciselures de ses balcons , sa porte cochère...



Dans le jardin, j'accède au sommet de la balustrade

 


Dans les parages immédiats, l'université de Jussieu



J'ai suivi tout droit et ai gravi quelques marches : je me trouve dans une zone de végétation devenue mystérieusement plus dense. Cà et là, des pierres... 


 
Plus haut, au milieu d'un bouquet d'arbres, on joue à la pétanque

 

Soudée au mur, une attention délicate




Je pense : "cela doit valoir le détour..."

Mais je reviens sur mes pas pour suivre le tracé du chemin qui amorce un tournant à gauche, et là ....!
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