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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 00:00
Nous venons de passer la porte du Jardin des Plantes pour approcher de plus près cette éloquente bâtisse qui parait  à l'abandon



 C'est là que  Pierre et Marie Curie avaient élu domicile et où ils menèrent leurs travaux sur la radio-activité. Nous nous trouvons rue Cuvier.



La maison de Pierre et Marie Curie abrita par la suite une partie de la Faculté des Sciences jusqu'au début des années soixante, lorsque la nouvelle tour de Tolbiac fut offerte aux étudiants. De récentes  mesures de réaménagement  affectant "l'îlot Cuvier", certains bâtiments ont été démolis pour faire place à une grande surface comprenant l'Institut de Physique du Globe de Paris et la Bibliothèque des Sciences de l'Univers.




Le nostalgie qui accompagne ces démolitions semble devoir être réconfortée par la promesse de réhabilitation du Pavillon Cuvier et de la maison Curie.


Le Jardin des Plantes semblent vouloir gagner les façades de la rue Cuvier
La rue ayant été occupée par le couvent des Victoriens porta d'abord le nom de " rue derrière les murs de Saint Victor",  avant de prendre celui de " rue Ponceau", en raison de la présence d'un petit pont aménagé en son milieu quand la rivière de la Bièvre atteignait le couvent. En 1838, la rue porta le nom de Cuvier


A l'angle de la rue Geoffroy Saint-Hilaire et de la rue Cuvier, en face du portail donnant accès au Jardin des Plantes, je ne manque pas de remarquer  une fontaine monumentale dédiée à Cuvier


A ma hauteur, des créatures marines m'abreuvent de leurs paroles



Réalisée par le sculpteur Jean Feuchère, cette femme entourée d'un lion et de toutes sortes d'animaux de la mer



porte des tablettes où est inscrite la devise de Cuvier "Rerum conoscere causas"
Elle symbolise l'Histoire Naturelle


On remarquera (ou pas) ce clin d'oeil de l'artiste : un crocodile peut-il ainsi tourner la tête ?

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 00:00

  J'ai répondu à ce sondage  mené   par ''L'Internaute"

...Et LE GAGNANT EST  Le golden retriever !

Arrive en seconde place :
le Bouledogue !


"Pourquoi cette préférence" ?


Parmi les raison communément évoquées, j'ai relevé :

° Un bulldog ronfle quand vous regardez
   la télé,
° Il  pète devant les invités...
° Un bulldog perd ses poils...
° Un bulldog aime la boue...
° Un bulldog est un chien canapé parce qu'il mange les canapés...   (mêm pas vrai !)
° Un bulldog est plus têtu que votre belle-mère,
° (Et des fois ça vous fait pas du tout rigoler) :
   Un bulldog, c'est Boulet Power ! (Menteurs ...!!!)


J'ai livré, quant à moi,  mes impressions :


 
"Pistol, mon bouledogue français"  Armide - Paris

Pistol, mon bouledogue français - Il aime les matches de foot, à la télévision - Quelle est votre race de chien idéale ?

Il aime les matches de foot, à la télévision. Photo déposée par Armide H


Quelle est cette race de chien et pourquoi cette préférence ?

Un jour par hasard, alors que le bouledogue n'était pas encore à la mode, j'ai craqué sur une tête plate dont le museau semblait s'être pris une porte, et suis tombée amoureuse de ce drôle de cornichon à roulettes montés sur pieds Louis xv, coiffé d'une paire d'oreilles de chauve-souris. Il planta ses yeux en billes de loto bien dans les miens, plissa son front avec circonspection, puis sauta sur mes genoux. J'étais adoptée. Il émit alors quelques grognements de satisfaction et m'abbonda de léchouilles empressées.
Je devins définitivement une adepte inconditionnelle du Bouledogue ...sous toutes ses formes.


Quels sont les qualités et les petits défauts qui vous font craquer ?

D'un attachement infini à ses maîtres (un peu exclusif parfois), notre bouledogue montre de réelles dispositions d'adaptation à la vie en appartement. Il adore les voyages... Malgré ses airs de grosses brute, il a un coeur tendre et ne supporte pas d'être rudoyé: il se braque et boude ! Sa place n'est pas au chenil, mais à nos pieds. Il est costaud mais craint la chaleur et sa morphologie naturelle (tête grosse en proportion avec son corps) le prédispose aux hernies discales. (il vaut mieux s'abstenir de sauts sur le canapé, de monter et descendre des escaliers)
Notre compagnon de longue date est bon gardien et n'aboie qu'à bon escient (il a su donner l'alerte le jour où le feu s'est déclaré chez les voisins).


 


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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 00:00

 

Destiné à l'étude et à la culture des plantes médicinales, le Jardin du Roy est commandé par Louis XIII dans le but de disposer de son propre centre de recherche, indépendant de l'Université.
  Le Jardin est placé sous la responsabilité de Buffon et de Daubenton (études des minéraux)

 

° 1793 : Le Jardin du Roy devient domaine publique et prend le nom de Jardin des Plantes ; il est désormais placé sous l'autorité de douze chaires académiques dirigées par des professeurs titulaires comptant Daubenton (étude des minéraux), Lamarck (étude des insectes) et Geoffroy Saint-Hilaire (zoologiste)

° Pendant le "Siècle des Lumières, les collections s'enrichissent : on répertorie

° Le XIX siècle voit l'arrivée des "chimistes" influents : Michel Chevreul et Edmond Fremy se succèdent et prennent la tête de l'établissement  pendant quarante ans

° Fin XIX et  début du XX siècle : regain d'intérêt pour l'histoire naturelle. Le  zoologiste Milne Edwards fait figure de proue. On construit de nouvelles galeries

° 1940 marque un tournant : un intérêt grandissant se porte sur la protection de l'environnement.


... et l'an 2009 célèbre le bicentenaire de la naissance de Darwin jardiner passionné, qui se livra à des expériences dans son jardin du Kent



La "Perspective" menant à  La Grande Galerie de l'Evolution est constituée de deux esplanades semées de plates bandes à intervalles rapprochés, l'une dédiée à Lamarck, l'autre à Buffon

A l'origine le Jardin du Roy n'occupait que la moitié environ de la superficie qu'il occupe actuellement, le reste nous le devons à Buffon. La partie côté Seine était un chantier de bois flottant.



Le Jardin des Plantes qui appartient au Muséum d'Histoire Naturelle est à ce titre un campus étudiant




Une serre parmi les trois que compte le jardin. Ici, le "Jardin d'hiver" de style "art déco", provisoirement fermé pour rénovation (architecte René Berger - 1937)



En face du "Jardin d'hiver", le "Jardin Botanique"...où on pénètre, entre deux "cultivars de robinier (sorte d'accacia) à fleurs roses


Le diversité des spécimens végétaux (arbres plus que centenaires, ginkgo, cèdre du Liban, sophora du Japon, noyers d'Amérique) témoignent des échanges de voyages et d'acclimatations réussies




Un panneau informe les visiteurs que certains arbres plantés à la fin du XIX siècle étant devenus dangereux vont devoir prochainement être abattus ; mais nous nous sommes rassurés d'apprendre qu'un cultivar,  conservé sous forme d'arbuste greffé à l'Arboretrum de Chèvreloup,  a produit un jeune pied qui a pu être replanté à proximité des pieds anciens.



Le "Jardin Alpin" renferme" divers  représentants arboricoles d'horizons divers : Alpes, Pyrénées, Amérique du Nord, maroc, Corse, Himalaya ...


J'évite la très célèbre "Ménagerie" sur la droite et poursuis mon chemin




avant de rencontrer Paul et Virginie...(en face de l'Amphithéâtre)




Je contourne ce magnifique bâtiment du XVIII de style néo classique



le "Cabinet d'Histoire"




mais surtout, l'ancien pavillon Cuvier où étaient présentées ses collections d'anatomie comparée et de cétacés


Quelques promeneurs fatigués se posent sur les marches de l'ancien pavillon




Dans un décor de verdure, se tient une statue à l'effigie de Michel Chevreul, professeur de chimie organique et directeur du Muséum d'Histoire Naturelle, de 1863 à 1884







Au dessus du mur d'enceinte, la maison où Pierre et Marie Curie se livrèrent à leurs travaux sur la radioactivité. L'université des Sciences y séjourna  en partie,  jusqu'à l' intégration des étudiants dans les locaux "modernes" de la Faculté de Tolbac, au début des années soixante.




Je reste pensive devant l'ampleur  de cet entrelas de racines



L'arbre se dresse haut et fier
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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 00:00

 

Partagé entre le sourire et la grimace, le temps se prête à la promenade sans toutefois que nous prenions le risque de nous éloigner trop loin de nos pénates. Le Jardin des Plantes me parait répondre à cet appel. Quelques vagues souvenirs  de petite enfance... Mes parents installés dans le nord de l'hexagone m'avaient emmenée dans leurs bagages. Un voyage à Paris, c'était "l'évènement"... images mentales s'étaient inscrites dans ma mémoire : une longue allée bordée d'arbres harmonieusement alignés dont la perspective atteignait l'infini, des plates bandes  scientifiquement fleuries à perte de vue et, l'avais-je rêvé, jaillissant d'un flot de verdure, le tourbillon d'un manège très spécial.


Nous venons de quitter la halle de la Gare d'Austerlitz et traversons le boulevard de l'Hôpital Salpétrière avant d'emprunter  rue Buffon, l'entrée  du Muséum d'Histoire Naturelle



Impressionnant temple de la recherche, le bâtiment occupe la rue en grande partie 


Je ne peux résister à l'envie de stationner quelques minutes pour admirer ce portail  et m'étonner du caractère hétéroclite des éléments  et des rencontres.


Ce "Cerbère" nous réserve un accueil plus que mitigé ;



  cet hôte, flanqué de l'autre côté de la porte,  nous parait plus amène, bien que toujours impressionnant



Je me courbe avec humilité à la hauteur d'espèces végétales aussi variées que colorées qui constituent la prespective de la Grande Galerie de l'Evolution du Muséum National d'Histoire Naturelle



Voici le  "Temps retrouvé". L'"Allée Buffon" est bordée  de platanes à feuilles d'érable (produits d'un croisement probable entre un platane d'Asie et un érable d'Amérique du Nord)



Et j'ai retrouvé ce manège très particulier, où des créatures exotiques ont supplanté les traditionnels chevaux de bois :


de drôles de girafes qui portent le nom très compliqué de sivetherium (ou "bête de Shiva).
Leur territoire s'étendait de l'Afrique jusqu'en Inde. Elles ont disparu..



un panda souriant,



un gorille complaisant,



une tortue ..à cornes (préhistorique !)



et enfin, celui qu'on attendait : l'oiseau répondant au tendre nom de "Dodo"

(Originaire de l'Ile Maurice et Issu de pigeons africains, l'espèce ayant évolué, l'oiseau prit l'allure d'une grosse dinde. Ses ailes, atrophiées ne lui permettaient plus de voler, ce qui lui valut le  surnom de "dodo" (signifiant "paresseux" en langage indigène.  Il ne connut aucun prédateur jusqu'à l'arrivée au XVI de marins hollandais, en route pour l'Orient à la recherche d'épices, qui le tuèrent en nombre massif - et ce, d'autant plus facilement qu'il ne pouvait pas voler, pour en consommer la chair. Les nuisibles se chargèrent de manger les oeufs et le dodo disparut ainsi).



Un émouvant hommage lui est réservé...


Et derrière la manège ...


un petit coin en appartée




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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 15:06
Nous venons de passer la porte du Jardin des Plantes pour approcher de plus près de cette éloquente bâtisse qui parait être tombée à l'abandon



 C'est là que  Pierre et Marie Curie avaient élu domicile et où ils menèrent leurs travaux sur la radio-activité. Nous nous trouvons rue Cuvier.



La maison de Pierre et Marie Curie abrita par la suite une partie de la Faculté des Sciences jusqu'au début des années soixante, lorsque la nouvelle tour de Tolbiac fut offerte aux étudiants. De récentes  mesures de réaménagement  affectant "l'îlot Cuvier", certains bâtiments ont été démolis pour faire place à une grande surface comprenant l'Institut de Physique du Globe de Paris et la Bibliothèque des Sciences de l'Univers.




Le nostalgie qui accompagne ces démolitions semble devoir être réconfortée par la promesse de réhabilitation du Pavillon Cuvier et de la maison Curie.


Le Jardin des Plantes semblent vouloir gagner les façades de la rue Cuvier
La rue ayant été occupée par le couvent des Victoriens porta d'abord le nom de " rue derrière les murs de Saint Victor",  avant de prendre celui de " rue Ponceau", en raison de la présence d'un petit pont aménagé en son milieu quand la rivière de la Bièvre atteignait le couvent. En 1838, la rue porta le nom de Cuvier


A l'angle de la rue Geoffroy Saint-Hilaire et de la rue Cuvier, en face du portail donnant accès au Jardin des Plantes, je ne manque pas de remarquer  une fontaine monumentale dédiée à Cuvier


A ma hauteur, des créatures marines m'abreuvent de leurs paroles



Réalisée par le sculpteur Jean Feuchère, cette femme entourée d'un lion et de toutes sortes d'animaux de la mer



porte des tablettes où est inscrite la devise de Cuvier "Rerum conoscere causas"
Elle symbolise l'Histoire Naturelle


On remarquera (ou pas) ce clin d'oeil de l'artiste : un crocodile peut-il ainsi tourner la tête ?

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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 00:00
 
 
 
 
 
Mon amie de longue date m'a invitée chez elle. Nos allées et venues régulières dans le treizième arrondissement de Paris sont autant d'occasions à découvrir ce quartier. Nous venons de gravir les escaliers du métro Saint-Marcel sur le Boulevard de l'hôpital et remontons maintenant  le boulevard  Saint-Marcel vaste et aéré, mais peu riant.

 Ancien quartier ouvrier, "le treizième" qui compte une partie des anciennes communes d'Ivry et de Gentilly (annexées à Paris en 1860), a connu un grande activité industrielle
et des vagues successives de travaux d'urbanisation.



D'abord, une imposante bâtisse couverte de frises aux figures grotesques. Sur l'aile droite du bâtiment une dédicace est gravée dans la pierre : "... Albert, Prince souverain de Monaco, membre associé de l'Institut de France, a dédié ce monument consacré à l'étude de la paléontologie humaine"


 

J'apprends par la suite que la structure en question a été édifiée à la veille de la première guerre mondiale.

 La découverte en 1908 de l'homme de la Chapelle aux Saints, par les Abbés Amédée et Jean  Bouyssonie, a provoqué un véritable engouement. La foule se presse au Muséum d'Histoire Naturelle pour admirer le crâne



Albert Ier de Monaco, océanographe reconnu fait le déplacement et demande la construction d'un nouveau centre de paléontologie humaine. Le  choix de l'implantation du nouveau centre scientifique se porte sur le boulevard saint-Marcel,  dans un quartier qui vient de faire l'objet d'importants travaux de modernisation


Le sculpteur Constant Roux (qui a obtenu un Prix de Rome en 1894) est chargé de réaliser une frise en bas-relief illustrant l'histoire de l'homme, qui court sur toute la longueur de l'édifice





Depuis 1945, l'Institut est lié par convention au Muséum d'Histoire Naturelle et abrite les chercheurs du CNRS
Il est le centre scientifique le plus important après l'Institut Pasteur et le Centre d'Océanographie (inauguré par Albert I de Monaco en 1911)


Je remarque en passant cette verrière sur laquelle s'accroche du lierre et un joli médaillon qui dit :  "La maison de santé des Gardiens de la Paix - Fondation Marcel-Jean Chiappe"


Renseignements pris, cet hôpital  a été construit aux lendemains des émeutes parisiennes qui suivirent l'Affaire de Sacco et Vanzetti" en 1927 au cours desquelles de nombreux policiers avaient été blessés. Transportés dans des hôpitaux parisiens, ils ils l'objet de sarcasmes et de menaces de la part de leurs opposants hospitalisés. Jean Chiappe, alors Préfet de Police fit construire cette maison de santé pour  leur usage exclusif, laquelle fut inaugurée en 1929 par Gaston Doumergue, alors Président de la République



En remontant le boulevard sur le trottoir de gauche, je suis accrochée par la présence d' une structure qui me parait vouloir se signaler. J'emprunte la rue Jules Breton (dédiée au peintre naturaliste contemporain de Millet)



La façade éloquente de ce temple (où il ne semble pas facile d'accéder facilement)  me clouent sur place. Ce  n'est autre que le siège social de l'Ordre maçonnique internationale mixte "Droit humain". A la fin du XIX siècle certaines loges s'éloignèrent de la "Grande Loge centrale de France" afin de reconnaître et de proclamer les droits de la femme et de l'enfant. Ce mouvement d'indépendance devait s'étendre à toutes les ethnies, cultures et religions



A l'intersection; en face de la rue Jeanne d'Arc, je remarque avec émotion un très joli pavillon du XVII siècle


La traversée du boulevard est périlleuse, mais je parviens à atteindre la rue Geoffroy Saint Hilaire où il se trouve

Un  marché aux chevaux s'étendait sur un espace  compris entre la Salpétrière et cette rue ... A la faveur des travaux d'urbanisation entrepris au début du XIX siècle, le marché fut transféré à Vaugirard et le Boulevard Saint-Marcel nacquit sur ses fondements. Seule persiste cette petite impasse et


l'ancien pavillon de surveillance du Marché aux chevaux




Les sous bassement du marché ont fait l'objet de travaux de la part de Guillemot et font partie des quartiers sous terrains des Catacombes 


 



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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 00:00


Présentation de l'éditeur :
Si le chien est le meilleur ami de l'homme, il peut parfois être le pire. C'est ce que vont découvrir John et Jenny Grogan, quand ils décident d'acheter un labrador peu de temps après leur mariage, afin de tester leurs capacités parentales. D'adorable petite boule de poils, Marley se transforme en un mastodonte de quarante-cinq kilos, qui détruit tout sur son passage, dévore quantité de nourriture et d'objets en tout genre, et témoigne d'une affection aussi débordante qu'envahissante envers ses maîtres.

Biographie de l'auteur :
Ancien journaliste et chroniqueur plusieurs fois primé, John Grogan vit avec sa famille en Pennsylvanie. Son récit des aventures de Marley a rencontré un succès immédiat auprès de millions d'amoureux des chiens, dans le monde entier.

(Source : Amazone.fr)


Au risque de paraître adepte d'une sensiblerie "bon public", j'avoue sans respect humain, avoir dévoré ce livre qui a agréablement meublé mes longs trajets de métro quotidiens. Je me suis surprise à rire (tout haut, sous les regard bienveillants des autres voyageurs),  et l'approche de son heure, est parvenue à me faire pleurer à chaudes larmes ( toujours dans le métro, quelle honte !).

Cette jolie petite histoire de chien ne m'est pas paru, oserais-je l'avouer, aussi mièvre qu'aucun ne le prétend. Au grès de la vie de Marley (une tranche de vie)  se posent en filigrane  des questions (dont le sérieux est agrémenté par les facéties du chien) liées tour à tour au couple face à ses engagements, aux  changements qu'implique la vie familiale, au journaliste face à ses doutes, à la crise de la quarantaine. La chute du roman se situe à la disparition de Marley,  quand son maître,  à l'aube de la quarantaine, réalise que "le pire chien du monde" est devenu son "mentor" :

"Marley m'a appris à vivre chaque jour intensément avec son inépuisable énergie et sa joie, à saisir l'instant et à suivre les élans de mon coeur. Il m'a appris à apprécier les choses simples - une promenade dans les bois, une chute de neige, une sièste au coin du feu. Et quand il s'est affaibli avec l'âge, il m'a appris à rester optimiste face à l'adversité. Par dessus tout, il m'a montré ce qu'était l'amitié, l'abnégation et - plus important encore - l'indéfectible loyauté"
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Published by Armide - dans Lectures
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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 01:21

Rapide coup d'oeil en arrière, sur la perspective du Pont d'Austerlitz que j'ai traversé il y a quelques minutes.


Du quai de la Rapée on devine le Jardin des Plantes, à l'autre extrémité du Pont d'Austerlitz


Déjà au loin s'annonçait  cet immeuble imposant : l'Espace Vianey Bercy


Des salons destinés aux séminaires, réceptions, expositions, défilés de mode ...






Je reviens sur mes pas, à la lisière de ce charmant petit square...


Le métro dévale avec fracas un "toboggan à boucle". Le Viaduc d'Austerlitz se termine ici.   Mais le terrain  présentant à cet endroit  une déclivité naturelle,  les ingénieurs ont compensée cette difficulté par la mise en place d'une structure hélicoïdale


Les conducteurs de métro  impuissants à arrêter les déclics de mon appareil photo, se contentent d'actionner leur avertisseur ; je pense que l'un d'entre eux a du signaler par radio à tous ses collèguesma présence intrusive, car chacun d'entre eux marque bruyamment sa désapprobation par un signal sonore qui, je le crois, ne m'est pas favorable du tout.


Je foule le pont Charles de Gaulle, inauguré au cours de l'été 1996, alors que débarquais des Etats-Unis pour retrouver mon cher pays, la France. La gare de Lyon est maintenant toute proche


La gare d'Austerlitz et la gare de Lyon, séparées par la Seine, sont dans le prolongement l'une de l'autre


Je poursuis ma promenade plus avant en empruntant les quais bordés par des bateaux-restaurant
Sur la rive opposée, cette monumentale sculpture à la quelle je prête la forme d'une sauterelle serait un nouveau musée dédié à la mode








En le découvrant pour la première fois, on peut penser avoir à faire à un mirage.


Mais à fur et à mesure qu'on s'en approche, on réalise qu'il s'agit en réalité de deux éléments distincts séparés par une voie de circulation spacieuse. Le viaduc (du même nom) est emprunté par la ligne n° 6 du métro (Nation-Etoile).


Aujourd'hui, je ne me lasse pas d'admirer ce compromis architectural


Le Pont actuel, a été reconstruit  (exactement à l'identique) à l'emplacement d'un pont construit sous Louis-Philippe en 1832, lequel remplaçait un bac qui reliait Paris au village de Bercy.
J'ai traversé le pont de Bercy, avec le sentiment d'avoir vaillemment déjoué le piège d'une illusion


d'autant que les péages pratiqués sous le second Empire n'ont plus cours (un sou par passage pour un piéton, cinq sous pour une voiture à cheval de quatre roues) ...
Mais le Ministère des Finances est derrière nous; (je contemple à la dérobée, sur la gauche, les arches du pavillon Colbert)


Je gagne doucement la station de métro aérien "Quai de la Gare"  faite de briques polychromes jaunes et rouges que j'affectionne particulièrement 


La station de métro tire son nom d'une gare fluviale (de forme semi-circulaire) creusée sous le règne de Louis XV pour accueillir le trafic de bacs destinés à assurer les transports des marchandises entre Paris et les villages limitrophes. A la veille de la révolution française, le Parlement décreta l'abandon du chantier (qui resta visible jusqu'au XIX siècle et laissa son nom au quartier

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 00:21

 


Station de métro "Gare d'Austerlitz" : ligne 5 ("Bobigny-Place d'Italie"). Il est dix-sept heures trente et nous sommes aujourd'hui  mercredi 6 mai. Je suis fascinée par les routes de fer, par les voies qui invitent à poursuivre des découvertes.

 


Le métro sort de la hall de la Gare d'Austerlitz par la jolie verrière   décorée par un certain Camille Formigé



 

Il se prépare à enjamber un "pont" très particulier

 

 

Pas un pont... mais un viaduc suspendu signé  également Formigé ;  le premier du genre en Europe ; il est décoré de motifs marins, comme la verrière

 

 

Il fallait imaginer ce viaduc suspendu pour permettre au métro de traverser la Seine, sans que la navigation ne soit entravée par la présence de piliers. Une performance à l'époque (1905)

 

 
Des sans abris ont planté leur campement sur les bas-côtés du Pont d'Austerlitz
Le soleil perce les nuages de temps à autre, mais il ne fait pas bien chaud
.

 

Un container glisse plus rapidement qu'il n'y parait

 


Discrètement masquée par la verdure, la porte sybilline d'un bâtiment de brique rouge : celle de l'Institut Médico Légal

 

 

Le présence immédiate d'un charmant petit jardin en forme de huit, permet de tourner rapidement le bouton sur "beaucoup mieux"

 


"C'était un petit jardin...

 


qui sentait bon le métropolitain....

 


Il sentait bon le bassin parisien..."

 

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 00:00

 

Oberkampft  c'est un peu cela ...



 

C'est un peu cela, aussi ...

 


L'histoire du quartier se dévoile à la faveur de quelques indices disséminés par-ci par là

 


Oberkampf à première vue ne paie pas de mine, Il nous faut partir à sa découverte.


Oberkampf tire son nom d'un artisan de renom, le créateur des toiles de Jouy. Descendant d'une longue lignée de teinturiers de Wurtemberg, il établit à Jouy-en-Josas sa manufacture d'impression sur toile qui devient, à la veille de la Révolution, la deuxième entreprise industrielle de France, après "Saint-Gobain". Bien que protestant, Oberkampf , qui sait bien "mener ses affaires" obtient de Louis XVI des lettres de noblesse. Sa manufacture obtient le privilège de Manufacture Royale. Faisant preuve d'opportunisme dans ses idées politiques, Oberkampf survit à la Révolution. Napoléon visite ses ateliers et le décore de la Légion d'honneur.

 

 

L'histoire du quartier commence au début du XIIè siècle avec l'implantation de l'Abbaye de Saint-Antoine-des-Champs sur des marais irrigués par les ruisseaux venant des villages de Belleville et de Ménilmontant. Les ecclésiastiques obtiennent  des passe-droits de la part de la Couronne : des ouvriers et travailleurs saisonniers s'installent alors sur ces terrains, donnant ainsi naissance à une longue tradition artisanale ; les activités sont très diverses, allant de la fabrication  d'objets d'art, de porcelaines, ébénisterie (rue du Faubourg Saint-Antoine, au travail des métaux

 

 

La "Révolution Industrielle" porte un essor sans précédent aux "ferrailleurs" Les ateliers de petite mécanique (fonderies, chaudronneries) battent leur plein. Cette explosion d'activité entraîne une telle arrivée d'auvergnats "montés à Paris",  que le quartier prend alors le nom de "petite Auvergne".

 

 

Petits commerces et  bistrots viennent naturellement émailler les rues de ce  quartier ouvrier ; il faut répondre aux besoins quotidiens  des travailleurs (se vêtir, s'alimenter, se distraire).




Dans les années cinquante s'amorce le déclin de l'industrie. Les ateliers ferment...avant d'être, quelques décennies plus tard, redécouverts et reconvertis en "lofts"

 


Clin d'oeil en coulisse aux temps passés, encore si vivants  dans les souvenirs ...

 


Arrivent les années quatre-vingt dix : le quartier ressuscite : les géraniums se remettent à fleurir sur les rebords de fenêtres, les pas de porte se revêtent  de couleurs fraîches, les cafés deviennent "branchés", tandis qu'un groupe musical punk s'approprie le nom éponyme d'Oberkampf.

 

 

Passé et présent se chevauchent désormais ; les nouveaux venus (étudiants, jeunes créateurs, petits entrepreneurs en nouvelles technologies) se sont intégrés avec succès.  L'esprit des lieux est préservé !

 




 

  Débouchant de la rue Moret, nous arrivons sur une voie qui monte en serpentant, la rue Jean-Pierre Timbaud. A mi-côte : une placette entourée d'arbres. C'est ici que  tous les vendredis, autour de la Fontaine Wallace les fidèles de l'islam s'adonnent aux ablutions d'usage, avant d'entamer la Prière (photographes, par respect, s'abstenir ce jour là!).

 

 

Visage harmonieux, mains volontaires , corps vigoureux

 


Cette rue Jean-Pierre Timbaud portait autrefois le nom de  rue d'Angoulème en souvenir d'une certaine "ville neuve d'Angoulème", (propriété du comte d'Angoulème). Cet ancienne "ville neuve" avait été construite au XVIII sur des terrains marécageux).

 

 

N° 94 rue jean-Pierre Timbaud. Un portail, qui illustre et rend hommage aux  talents du travail des métaux.
La maison des Métallurgistes, d'abord  fabrique d'instruments de musique au XIX siècle est devenue le siège de l'Union fraternelle des Métallurgistes. Elle a longtemps abrité  des activités syndicalistes (CGT). Rachetée en 2001 par la Ville de Paris à la section CGT metallurgiste elle abrite depuis lors des activités culturelles (recherches, séminaires, conférences, animations).




Coup d'oeil dans la coure intérieure

 


L'esprit de Jean-Pierre Timbaud, secrétaire CGT des Métallurgistes puis Résistant est toujours très vénéré. Pris en otage, en représaille à l'attentat à Nantes du Commandant de l'armée occupante, Holtz, il fait partie des "27 fusillés de Chateaubriand" (comptant également Guy Moquet) 

 






Et  nous atteignons la bouche du métro "Couronnes", sur le boulevard de Belleville.

 


Amoncellements offerts de délices dont la fraîcheur n'est à nulle autre pareille

 

 

Pistol-Chien : prends garde  où tu pisses, particulièrement ici ; parcequ' aux yeux de l'islam, tu représentes (à parité avec le cochon)  l'animal impur !

 

 

Le boulevard de Belleville rassemble des populations d'origines diverses. Alignements colorés des canopies, bouquets de  senteurs venues d'ailleurs percent le rideaux d'arbres vert.

 


La boucle se referme : ici se trouve le point de départ de la rue Oberkampf (à droite). Mais nous allons sagement prendre  à gauche, la rue de Ménilmontant

 

 

Les cloches de N.D. de la Croix applaudissent une sortie de messe et sonnent l'heure toute proche du déjeuner

 

 

 



 

"Maintenant que la glace est rompue, causons !"
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Un éloge !

Nous autres français sommes bien égoïstes. Lorsqu un pays dispose d un blog comme Balades avec mon chien, il devrait le traduire en anglais, italien, espagnol, japonnais, chinois etc... que le reste du monde en profite. D ailleurs, Armide mérite un auditoire bien plus large que 60 millions d internautes (plus quelques belges, suisses, quebecois). En tous cas, j adore Balades avec mon chien et je suis loin d être seule !

       

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