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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 20:30


Il faisait "pas-beau-pas-chaud" ce matin, mais c'était dimanche et il nous fallait quand même prendre un peu d'exercice avant d'aller "bruncher" quelques croquettes croustillantes à souhait.


Nous avons descendu quelques rues et avons traversé le boulevard de Ménilmontant qui paraissait bien calme aujourd'hui, avant de contourner une bâtisse aux balustrades polychromes coiffée sur l'arrière,  d'une imposante cheminée. 
Il s'agit  du Lycée Voltaire, oeuvre de l'architecte Train (Proffesseur à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, il conçut de nombreuses écoles parisiennes,  mais aussi les lycées Chaptal et Voltaire)


La porte principale du Lycée est sous bonne garde : celle d' Ampère à sa droite, celle de  Voltaire à sa gauche

 


Nous sommes avenue de la République... coeur des révoltes ouvrières du XIXè siècle, et toujours fidèle  aujourd'hui encore à cette tradition


Cette avenue  spacieuse et bordée d'arbres offrent de larges trottoirs se prêtant à la promenade, mais aussi aux manifestations. Des rues  (rue Saint Maur, rue Oberkampf)  qui mènent aux quartiers de Oberkampf, Belleville et Ménilmontant , l'intercèptent


L'avenue parait sans éclat, presque sévère, si on ne se donne pas la peine d'ouvrir les yeux sur quelques façades d'immeubles "Art Déco" 





Deux inscriptions gravées dans la pierre, de part et d'autre de ces impressionnantes baies vitrées : "Exportations" et, "Colonisation" 


La Chambre de Commerce de Paris, située au 79, avenue de la République, occupe les lieux de l'ancienne Ecole Supérieure de Commerce de Paris. Fondée en 1820, elle fut  en effet tranferée ici. Le Président Félix Faure l'inaugura en novembre 1889,( trois mois avant qu'un cortège funéraire l'escortant au cimetière du Père Lachaise, ne passe devant).

 


Cette porte "Art Nouveau" n'est autre que l'entrée du siège d'une société d'économie mixte


Arrêt de quelques minutes poursatisfaire ce régal des yeux, avant de pénétrer le quartier d'Oberkampf, tout proche

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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 20:06

 

 

 

 

 

Ce matin, j'ai flairé un petit je ne sais quoi de spécial : d'abord notre route habituelle était inhabituellement encombrée.



J'avais presque touché une conquête incertaine, une belle rouquine avec du poil partout . J'ai fondu d'extase devant ses deux petits yeux qui brillaient... comme des vers luisants ! Une bipède à lunettes, sa suivante a bousculé ma Maîtresse à moi en caquetant qu'il fallait circuler, qu'elle n'allait pas rester ici jusqu'au soir, elle avait le bec de travers et j'ai du m'éloigner de la Belle à regret car ma Maîtresse à Moi jugeant prudent d'éviter l'affrontement, le devoir m'appelait.




Nous avons retrouvé les copains, deux labradors qui vivent avec leur zhumain sous une maison de toile. Ils racontent leurs aventures. Dieu, qu'ils voyagent ...mais en fin de compte, on finit toujours par se retrouver.
 



J'aurais une envie folle de changer d'air, moi aussi. Mais ma Maîtresse à moi s'est arrêtée net en haut des marches et a engagé conversation avec des hommes qui faisaient cercle autour de la bouche du Métro et nous tendaient des fleurs.
 



Des fleurs, elles ont poussé partout cette nuit, dans l'avenue de Ménilmontant !



 
Ces clochettes de printemps se cachent dans ces grandes cornettes de chlorophylle, timides et discrètes comme des Soeurs de la Charité

 

 

Vente de muguet

 
Puisque le soleil était tourné du bon côté, tout le monde était réuni. Assis en terrasse, on s'offre un petit baptème de printemps :Sourires, fleurs et Amour -Toujours

 

 
Les tréteaux du marché étaient dressés. Mais les fruits de saison se font attendre...
 

Nous avions oublié qu'aujourd'hui n'était qu'un vendredi, presque comme les autres

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 12:11

Nous poursuivons notre balade en direction de Gambetta, et rattrapons la longue rue des Pyrénées.  pour acheter chez Ganachaud une de ses baguettes de facture biologique. "La baguette de Gana" est longue en fabrication, selon un procédé "maison" : elle est  pré fermentée sur "poolish" (mélange d'eau, de farine et de levure de boulanger pendant une durée de six heures avant le pétrissage).





Un certain Bernard Ganachaud, rêve de devenir avocat ; mais nécessité oblige, il est destiné au métier de boulanger,. A l'âge de vingt-cinq ans, il achète sa première boulangerie à Tours, puis s'installe à Paris, rue des Pyrénées. C'était en 1980. Aujourd'hui, il semble que "La Flûte de Gana" ait créé de l'émulation chez les boulangers du quartier... Cette jolie boulangerie aussi belle que bonne suscita des vocations et  toucha notamment un jeune garçon de Ménilmontant, petit fils de réfugiés polonais, qui devint l'un des plus grands cuisiniers de France : Thierry Marx !



Nous suivons depuis un moment  la rue Orfila (nommée en hommage à  un médecin français d'origine espagnole) né deux ans avant la Révolution française. Passionné de chimie, il porte un intérêt particulier à la toxicologie et fonde le Musée d'anatomie Pathologique (musée Dupuytren). Il décède rue Saint-André des Arts à Paris.en 1853)



Un immeuble parmi d'autres, mais l'alliage de briques rouges et de céramique retient mon attention



Petite maison de ville, enclavée...

 

un bistrot  accueillant



une  habitation alsacienne et sa réplique ?



Les Gâtines doivent leur origines étymologiques à l'ancien français qui signifiaient terrains déserts et en friches

 

Cette  petite rue tranquille aujourd'hui toujours affublée de ce triste nom commence avenue Gambetta et finit avenue Gambetta
(quelques numéros plus haut)


calme et sans histoires, apparemment

Des belles enseignes, "mais  les chevaux sont nos amis et on ne devrait pas manger ses amis" !

.



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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 20:01
Nous avons pris notre bâton de pèlerin pour gravir les rues  de notre quartier accroché à Ménilmontant. Nous avions besoin de poser nos valises au cabinet de Madame X, vétérinaire du coin et de nous approvisionner en pesticides, croquettes, petites douceurs vitaminées et autres gâteries (à consommer avec modération).

En chemin, il y a encore peu de temps, il nous fallait longer en file indienne sur un  trottoir de la largeur d'une poutre une sorte de barricade sauvage qui masquait avec difficulté, un terrain qu'on n'hésiterait pas à qualifier de "vague". L'informe monticule enfoui sous un enchevêtrement végétal inextricable, était encombré de rebuts en tous genres et de représentants de toutes espèces, humaines et animales confondues, de  laissés pour compte.





  Un jour, la végétation  "emprisonnée" a été démêlée. Les barricades sont tombées. Petit à petit,  de l'herbe tendre a commencé à pousser et le coteau transformé en joli jardin, s'est fait beaucoup plus accueillant.


Une belle inconnue



Le temps est imprévisible ; le vent envoie un banc de nuages dans notre direction (deux promenades, deux averses aujourd'hui !)


D'une minute à l'autre ...
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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 21:39

...
Comme sa propre fille,
Le brave homme l'aimait,
Et, l'histoire assure,
À son tailleur un jour
Lui fit prendre mesure
Pour un habit de cour.




L'insecte, plein de joie
Dès qu'il se vit paré
D'or, de velours, de soie,
Et de crois décoré.
Fit venir de province
Ses frères et ses sœurs
Qui, par ordre du prince,
Devinrent grands seigneurs.

Mais ce qui fut bien pire,
C'est que les gens de cour,
Sans en oser rien dire,
Se grattaient tout le jour.
Cruelle politique!
Ah! plaignons leur destin,
Et, dès qu'une nous pique,
Ecrasons-la soudain!

(La "Damnation de Faust" - Hector Berlioz)

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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 13:04

 

 

 

Tous les matins, nous remontons l' avenue  Gambetta dont les  trottoirs spacieux sont plantés d'arbres à intervalles réguliers

 

 


 L'avenue naissante qui longe le cimetière du Père Lachaise sur quelques centaines de mètres se love sous les feuillages.

 

 

 




 

 volupté de s'enfouir dans un nature généreuse, par ici ou par là

 


Nos chemins se séparent ou se retrouvent, selon les circonstances de la vie
 


Un mur mitoyen  sépare deux mondes, celui du  vaste ciel  de  celui  de la terre  plus préhensile

 


« Le mur aux victimes des Révolutions » d’Augustin Vauthier (1909).



Cet ilot de verdure tout simple a été dédié en 1899, à la mémoire du célèbre explorateur Samuel de Champlain.
Né en Poitou-Charente, il explora  notamment les grands lacs d'Amérique du nord et fonda en 1608 la Ville de Québec.





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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 19:34
Tiff  vient de nous livrer ce tableau que nous venons d'accrocher à la place d'honneur qui lui revient dans la demeure de Pistol et de ses suivants. Pistol, Zelda, les Maîtres, et toute la compagnie exhultent. Tout le monde est heureux, super content !




Vous êtes invités aux cimaises d'une exposition d'esquisses, aquarelles  et portraits en tous genres qui se tiendront ce jour et tous les suivants dans la Galerie de l'artiste, sis quelque part sur la toile :


link
http://tiffit.over-blog.com

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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 19:14


En descendant la rue de Tlemcen, on retrouve des vestiges des temps où le quartier,  une bourgade d'artisans et de commerçants, était encore "la campagne" où les gens aisés se plaisaient à contempler Paris, sur les hauteurs des villages de Belleville et de Ménilmontant.



Aujourd'hui, le quartier garde son caractère populaire, malgré l'arrivée de "bobos" .


Par beau temps, les touristes affluent autour du cimetière du Père-Lachaise. Ils apportent un vent d'ailleurs et s'arrêtent souvent sur notre passage pour admirer Pistol,  un gentil bouledogue si couleur locale...


Les Taxiphones bourgeonnent, cordon ombilical avec le Magreb et le Moyen Orient



Les "premiers secours" se trouvent sous la main. Anthony, le Docteur Informatique est  astreinte


Le boulevard de Ménilmontant s'articule en cette petite place ombragée, qui brasse toutes les populations du quartier. En arrière plan, on ne manque pas de remarquer la célèbre "banane" , une trouvaille du Corbusier






Cette boutique "Beurre-Oeufs-Fromage" est tenue par une patronne amie des chiens. "Ménilmontoise" de souche (elle est née à l'hôpital Tenon, m'a-t-elle précisé avec fierté), elle a largement dépassé l'âge de la retraite


Nous avons contourné la  place par la droite. Les larges trottoirs ombragés de l'avenue Gambetta (qui plus en altitude forme une coudée entourant le cimetière du Père Lachaise) se prêtent à la promenade...Les rencontres sont aisées.


Une variété enivrante  d'odeurs et de couleurs...



Que dirais-tu d'un  week-end  à la campagne, Zoe ?


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21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 15:52

"Pistol ... Toi ici !" 


Hum ! ... Encore Elle !... J'entends pas !


Moi ici : et pourquoi pas !!!


Je suis allé chercher du renfort, d'abord !



Moi ici, OUI !
 et pourquoi pas...
Nous sommes solidaires, en révolte, en préavis de grève générale
 

 

Grève de gamelle illimitée? Grève de léchouilles ? Grève surprise de promenades ...

Je tiens bon, je resiste !
Considérant qu'Elle se trouve hors de ma vue,
Elle ne pourra jamais m'atteindre

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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 13:22
Allen, l'aîné de mes fils, m'a fait la surprise de sa visite en octobre dernier. Une envie de bouger nous démangeait. Alors, nous nous sommes échappés à Bruxelles... si proche de Paris par le train



Pistol a même accepté de nous accompagner



Après quelques difficultés pour trouver une chambre d'hôtel (Bruxelles, capitale européenne, bouillonne d'activités politiques et commerciales, surtout en semaine), nous avons eu la chance de trouver  gîte dans un hôtel au toit en pignon, à deux pas de la très justement renommée " Grand Place", finalement !


Je ne disposais que de mon ancien appareil photo, à cette époque là, dont la datation était restée coincée (quel dommage !)

Le temps était magnifique ce qui ne gâtait rien. Le soir, alors que nous arpentions cette Grand Place, une surprise nous était réservée : les édifices ont été miraculeusement éclairés tandis que des extraits musicaux de différents compositeurs européens ont été diffusés.






c'est là que convergent depuis le Moyen Âge, toutes les activités commerciales et artisanales du pays. Nous avons fait le plein de chocolat Godiva et avons rapporté de la dentelle.

Débouchant de la Grand-Place,


 Nous avons arpenté les "Galeries Royales Saint-Hubert"

Ces galeries de verre et d'acier, conçues par l'architecte Jean-Pierre Cluysenaar
ont fait l'objet  d'actes de désespoirs de la part des riverains chassés de la rue médiévale Saint-Hubert, qui devait être rasée pour faire place à la nouvelle structure.
Les Galeries, sont en fait composées de deux galeries principales disposées en enfilade : l'une d'elle étant dédiée au roi Léopold I, l'autre à la reine
L'architecte s'est inspirée des Galeries d'Orléans, construites à Paris, à proximité du Palais Royal,  mais les Galeries Royales de Bruxelles, dont l'esprit était de signaler le dynamisme de la nouvelle Belgique, autant que de donner de l'impulsion au commerce florissant, sont restées longtemps, les plus vastes du monde.

 

Les Galeries Royales avaient pour fonction d'approvisionner et de divertir la population d'artisans, de commerçants et d'honnes d'affaires de la ville et des environs.

La Galerie du Roi héberge Le "Théâtre de Vaudeville" (anciennement Casino Saint-Hubert), un centre littéraire, la "Taverne du Passage" (anciennement Café de la Renaissance), où se retrouvaient romanciers, poètes et chroniqueurs d'Europe et d'ailleurs.
Au n° 7, se trouve le siège du journal "La Chronique" où Méliès présenta en 1896 sa première séance publique de cinéma
Au n°32, Le théâtre des Galeries Saint-Hubert, présent dès la naissance des Galeries a été démoli et reconstruit dans les années cinquante/ Il présente toujours sa célèbre "Revue"

Les Galeries Royales ont également accueilli la Maroquinerie de luxe Delvaux et le Confiseur Jean Neuhauss dont le descendant allait inventer la praline (et sa femme le "ballot-in" pour en assurer le bon port)




Nous débouchons rue des Bouchers,  très étroite, longée de restaurants illuminés dès que la nuit tombe.

Allen commande ses moules frites;


 Van Gogh se  tient  figé dans la même position depuis ... des lustres,


et le Manneken Piss exécute toujours son morceau de bravoure.




Un prêté pour un rendu...



Tintin et son ami le Capitaine Hadock débusquent  ; nous nous retrouvons en pays de connaissances




Je ne voulais pas quitter Bruxelles (trop rapidement survolée) sans une courte halte à la Maison d'Horta, tellement représentative du courant "Art Nouveau"
Située dans le quartier Saint Gilles, au n° 25 de la rue Américaine, cette demeure
non pas en brique mais en pierre blanche fait contraste

Fascinantes courbes végétales




L'heure de la visite est toute proche : Allen tire la sonnette. Quelqu'un devrait bientôt nous ouvrir



L'accueil est aimable mais les visiteurs ne sont admis qu'en nombre restreints, par petits groupes, afin de ne pas perturber l'harmonie fragile de la demeure. On nous invite poliment à laisser sacs et objets encombrants au vestiaire. Les photos sont interdites à l'intérieur de la maison
Dès l'entrée, nous sommes frappés par la beauté enveloppante de la cage d'escalier dont le faît est une coupole de vitraux laissant passer une luminosité tamisée qui éclaire la demeure toute entière.
L'escalier, protégé au rez-de-chaussée par une double porte en vitraux dessert les "pièces familiales" du premier étage, et au deuxième, les chambres (celle de Simone, la fille de l'artiste, donnant sur un jardin d'hiver) et la salle de bain avec toilettes qui vaut le détour par son aspect d'avant garde : Horta avait en effet pensé aménager une douche...
L'escalier ne déssert que deux étages sur les trois que j'apercois. Je m'en étonne...L'explication m'est fournie : le troisème palier était réservé aux "domestiques"...


Allen, toujours fasciné par  le sort infortuné du "Titanic", reste interdit devant des détails architecturaux qu'il reconnaît ici

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Nous autres français sommes bien égoïstes. Lorsqu un pays dispose d un blog comme Balades avec mon chien, il devrait le traduire en anglais, italien, espagnol, japonnais, chinois etc... que le reste du monde en profite. D ailleurs, Armide mérite un auditoire bien plus large que 60 millions d internautes (plus quelques belges, suisses, quebecois). En tous cas, j adore Balades avec mon chien et je suis loin d être seule !

       

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