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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 02:52

Cerise sur le gâteau, chapeau pointu, étincelant ; cela tourne, la musique: c'est magique ! On ne peut s'empêcher  de faire "Oh !"

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Des détails auxquels enfant,  trop fébrile de gagner la place convoitée, trop ensevelie dans le rêve, je ne prêtais pas vraiment attention

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Une gondole vénitienne, rappel évocateur des origines méridionales des fêtes foraines

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Chevaux de bois multicolores : mes "dadas"

Un Carrousel se distingue d'un simple manège par des plates-formes en espalier et la présence d'une galerie desservie par un imposant escalier comme celui-ci.

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Pas de "véritable carrousel" sans son orgue

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Décoration intérieure du chapiteau ! le rouge du moulin surtout exerce une attraction inévitable chez l'enfant qui reste en nous

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Ces rosaces début du (vingtième) siècle, aux couleurs tendres comme des bonbons participent à la magie

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D'un conte pour enfant on doit toujours tirer une "morale ... Sans avoir l'air d'y toucher, une fête foraine est une leçon de vie : premiers pas vers l'indépendance, comment se perdre, comment se retrouver, évoluer, monter puis redescendre,  Et ces leçons, comme toute chose, ont un prix.

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Pour s'étourdir un peu avant de repartir

Photo 1331

On retrouve un réplique du Carrousel  sur la rive gauche de la Seine,  de l'autre côté du Pont d'Iéna, au pied de la Tout Eiffel.



 

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Published by Armide - dans Paris-16) Passy
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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 14:23

J'ai manqué être enfermée dans l'aquarium. Sur le coup de dix-huit heures, un gardien peu amène m'a récupérée et  prestement raccompagnée vers la sortie.
A vrai dire, cette visite m'a laissé pantoise.  L'ajout d' objets appartenant à un pseudo musée de trucages cinématographiques au milieu des bassins m'est apparu sans objet. J'ai tout de même questionné "mon guide' qui m'a répondu avec un  accent germanique prononcé que le propriétaire était japonais, qu'il avait racheté l'aquarium du Trocadéron, l'avait entièrement reconstruit et qu'on ne pouvait lui reprocher de faire ce qu'il voulait avec son argent. Sans autre explication aucune...


Heureuse finalement d'échapper au milieu artificiel d'un parc animalier 


de retrouver la lumière du jour, et les jardins ...

L'aquarium est recouvert d'une rotonde où mon fils Allen âgé de cinq ans s'est essayé pour la première fois aux rollers, sous le regard protecteur de la Dame de Fer



Cette entrée évoque inévitablement mes années de fac et nos soirées à la cinémathèque entre copains.
Endommagés par un incendie, la cinémathèque et le Musée du Cinéma d'Henri Langlois ont depuis lors été transférés parc de Bercy.
Enfant, la porte dorée m'évoquait le Paradis.

 


Les coulisses de l'Aquarium sont astucieusement camouflées grâce au foisonnement végétal

Je me trouve chaque fois envoûtée par le charme qui se dégage de ces  jardins latéraux abreuvés par une petite rivière en lacets ,  plantés d'une végétation luxuriante (marronniers, pins, plantations diverses aux noms ésotériques)
Toutes les senteurs et les couleurs du monde se trouvent ici rassemblées


Photo 1291



Une vue printanière de la Tour Eiffel,

Photo 1293

Coup d'oeil derrière nous, en direction de l'esplanade des "Droits de l'Homme" qui sert de trait d'union entre les deux ailes du Palais de Chaillot,

Photo 1290

Ce chemin incite aux descentes en rollers, vélos et planches à roulettes

Photo 1295

Parterre de fleurs et vue sur l'esplanade, entre les deux ailes "de Passy" et de "Paris"

Photo 1298

La " fontaine de Varsovie" (aménagée par l'architecte Roger Expert) débouche sur une place du même nom. Une série de huit fontaines descendent en cascade déversant leurs eaux dans  un grand bassin où les soirs d'été, quelques touristes éxcentriques prennent parfois la liberté de patauger, sous les jets illuminés par des effets de lumière crachés par les  20 canons à eaux.




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Published by Armide - dans Paris-16) Passy
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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 21:48


aujourd'hui , je renonce à m'extasier, aux termes de quêtes laborieuses, sur quelque pousse squelettiques émergant péniblement d'une nature parisienne toujours pelée. Pluie ou beau temps, ces conversations d'almanach ont le mérite de nourrir un vide certes, mais pas celui de nourrir son homme .

Les jours se suivent, les années passent lentement. Elles se ressemblent toutes,  nous enfonçant toujours davantage dans une interchangeabilité opaqu, nous précipitant sans mot dire en direction d'un mur  nu. Les décennies s'envolent par poignées. Le mot d'ordre est constant : "le temps presse," "dépêchez-vous". Et sans transition aucune, à tout instant, à tout propos, des voix impérieuses vous commandent de "patienter." Sous quels diktats mentaux et matériels sommes-nous enchaînés ? La vie suit son cours, elle passe, et puis un jour elle nous dépasse.

Nourrie "ad nauseam" de bons sentiments, incrédule devant de multiples promesses jetées en pâture à la va-vite,  emportées au loin comme les feuilles d'automne, (parcequ' aucune attention n'a préalablement été prêtée aux  inconnues de l'équation), je parts activement à la recherche d' une  grande explosion de couleurs et de douceur.

Je fais fi du printemps, et m'arroge le droit grâce aux pouvoirs de l'imagination, de retenir le temps, quelques minutes, à ma guise. 

Paris en fête (Noël 2008 - 69


 Je m'autorise ce flash back ! il y a quelques mois, on aurait dit le soleil.

 

 

 Paris en fête (Noël 2008 - 29

 

Nature et culture cohabitaient sans heurt, lovées dans un enchevêtrement de dentelles.

 

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Aujourd'hui, la vie semble vouloir s'évader  des limites imposées

 

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Destination New-York ou Paris, que sais-je.

 

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 Nous voici rendus au Printemps. Peut-on encore cette fois,  espérer  y échapper ?

 

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Je passe et  poursuis  inexorablement une route, à la recherche d'un événement  imprévisible, 'inédit, qui pourrait me renvoyer à un cheminement de pensée plus personnel :  rencontre, étonnement, curiosité, questionnement, révélation, ouverture

  

 

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 Est-ce l'effet de  quelque pouvoir occulte ou d'une volonté enfouie?  Quelque chose s'impose à ma perception immédiate, telle une pépite en plein boulevard Haussmann

 

 

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Des enfants jouent. Il s'agit bien d'un square ; il porte le nom du dernier des Capétiens

 

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Quatre rues  circonviennent ce petit îlot de verdure :

rue Pasquier, rue d'Anjou, rue des Mathurins, et boulevard Haussmann.

 Elles se caractérisent  par une suite ininterrompue d'

immeubles d'habitations cossus, de sièges des grandes banques dont les guichets se trouvent au premier étage (les compagnies d'assurance se situant  rue Lafayette, dans le prolongement) ...



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 Le baron Haussmann devenu préfet sous le deuxième Empire, révolutionna Paris en perçant les grands boulevards existants alors, pour construire ce grand axe urbain tout droit, de deux kilomètres et demi  prenant sa source à l'Opera et débouchant au pied de l'Etoile (avenue de Friedland, pour être plus précis).

Il répondit en cela à un souci de réorganisation  exprimé dès la Révolution et confirmé sous Napoléon III dans la deuxième moitié du XVIIIè siècle.

 Pour satisfaire des nécessités de salubrité et de circulation qu'entraînait une concentration urbaine croissante, on expropria massivement, Les habitations construites sur les ponts furent rasées. L'heure était à la création de grands espaces. 'Rien ne semble avoir été prévu déjà à l'époque pour les classes les plus pauvres que l'on commença à dé localiser à la périphérie de Paris.

Ainsi furent posées les bases du "Paris moderne"  révélée au monde entier, que nous connaissons.

 

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Immeubles imposants en pierre de taille, parfaitement alignés,  façades fleuries  s'offrant au regard. corniches abritant des créatures allégoriques, balcons ventrus sculptés en fer forgé, pour les "étages nobles", (au deuxième et au cinquième) 

 

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 et ici, planté au milieu de nul part, dans ce petit jardin, le fronton d'un édifice m'indique qu'il s'agit bien d'une construction circonstanciée

 

 

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 L'endroit est habité de figures illustres (dont Charlotte Corday et la Comtesse du Barry). Il s'agit  de l'emplacement de l'ancien cimetière de la Madeleine où étaient ensevelis les suppliciés de la guillotine (dont le roi et la reine en personne).

 

Photo

 

A l'occasion  des remaniements de terrains, peu après la Révolution, cet endroit fut racheté par un propriétaire qui s'attacha à retrouver le lieu d'ensevelissement exact du roi et de la reine, qu'il entoura d’une haie de charmille, de deux saules pleureurs et de cyprès.

Une vingtaine d'années plus tard, Louis XVIII, tenant à  honorer la mémoire de ses aïeuls, se porta acquéreur du terrain. Il  décida de faire transporter leurs restes  dans la  nécropole royale de Saint-Denis et fit ériger par Fontaine, architecte de Napoléon la "chapelle expiatoire" sous laquelle les autres corps suppliciés retrouvés dans le jardin furent rassemblés. 

 

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 La chapelle, joyau de l'architecture néo-gothique (sur la gauche, et non visible sur la photo), vaut le détour, m'a-t-on dit. Elle fait actuellement l'objet de travaux ; il ne m'a  malheureusement pas été possible d'y pénétrer
.

 

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Une rencontre échappe souvent à toute logique. L'horloge n'a qu'à bien se tenir.

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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 01:53

J'ai grand ouvert mes lucarnes sur un pan de ciel tout bleu et l'ai tirée par la manche. Penchée sur son écran, elle n'a pas bougé. Alors, je me suis planté à ses côtés, raide et tremblotant, les antennes rabattues à bâbord, les larmes aux yeux..

Elle a compris.

Devant l'urgence de la situation, elle à vidé sa tasse de café  et a suivi mes pas.

J'ai filé nez au sol dans l'étroite rue Delaître, bosselée, presque fermée, et nous avons débouché rue de Ménilmontant.

 

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Je me suis approprié cette rue à flanc de colline, qui compte un peu plus de mille-deux-cent mètres (et autant d'arrêts obligatoires pour moi). Elle commence en bas, dans le prolongement de cette rue Oberkampf (à laquelle j'ai déjà aludé), à partir de la station de métro Guimard qui lui est éponyme.

 

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La bouche du métro occupe le beau milieu du terre plain sur le Boulevard, là où se disputent des parties de pétanque, où se tiennent quelques vendeurs à la sauvette. Elle signale à la fois la fin du boulevard de Belleville et le départ de son prolongement, Boulevard de Ménilmontant, bordé de petits restaurants conviviaux où  étrangers de passage et  habitués du "village" se retrouvent aux terrasses, dès les premiers beaux-jours.

C'est là que commence "l'escalade" : d'abord une succession ininterrompue de commerces  variés :  Taxiphones, mobilier, sandwiches turcs,  chinoiseries pléthoriques dont le trop plein se déverse  sur les trottoirs, un magasin Casino...dont le fronton a été pris d'assaut par des "Space Invaders"

 

 

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  Cette passerelle biscornue qui enjambe des voies désaffectées de la "Petite Ceinture", mène rue des Cascades, sur le "village de Belleville"

 

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 Sur le côté, débouche une petite rue qui sent la campagne...

Plus haut, dans la rue de Ménilmontant, on aborde des ateliers où sont exposés des objets d'artisanat africain, autant d'ouvertures sur le monde, autant de tentations.

 

 

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Elle peine à suivre mon rythme. Je m'élance droit devant, et pile devant elle sans  crier gare. Elle me reproche mon manque de savoir vivre. Elle a manqué faire un vol plané au-dessus de mes antennes, ce qui peut s'avérer dangereux.

 

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Je m'arque-boute, prends appui sur mes postérieurs ; elle ramasse avec sollicitude. Nous reprenons l'escalade à petits pas mesurés.

 

 

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 Une petite cour ombragée aux murs multi-colorés et juste à côté, une drôle de boutique portant une enseigne : 'La Miroiterie".

 

 

Photo 092

Autrefois squatt, cet endroit étonnant a été transformé en centre culturel offrant, au fond de la cour, une salle de concert de musique alternative et, dans la boutique, deux salles d'exposition où se retrouvent des peintres et des sculpteurs du monde entier.

 

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Ce paisible petit parc planté d'arbres borde un hôtel particulier construit au XVIIIè siècle

 

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 Le premier propriétaire, Nicolas Carré de Baudouin fit ajouter cette façade, inspirée de l'architecture italienne.

Cette "folie" du XVIIIè accueillait les bourgeois enrichis de l'époque qui aimaient se reposer à Ménilmontant et s'y divertir ;  la rue bénéficiant d'une vue imprenable sur Paris, constituait à l'époque un lieu de promenade très apprécié.

 

Puis le maison fut revendue à la famille Goncourt. .

 

 

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 En 1830, les Soeurs de Saint-Vincent de Paul qui y fondèrent un asile pour orphelins ; elles gérèrent un foyer de jeunes travailleurs jusqu'au début des années 1970.

La Ville de Paris racheta les lieux. Depuis le début des années 2000, cettte résidence a été transformée en centre culturel.

 

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  Nous ferions bien "une pause" en face. Nous allons atteindre la rue des Pyrénées...

La rue de Ménilmontant grimpe encore au delà, pour atteindre la station de métro Saint-Fargeau.

 

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On nous a raconté que notre rue tirait son nom du mot "mesnil" signifiant domaine agricole.

Il nous a été confirmé que notre quartier avait été bâti sur l'emplacement d'un chateau ayant appartenu, jusqu'au XIXè siècle à une certaine famille Le Peletier.


Un certain Marquis Louis-Michel Lepéletier, comte de Saint-Fargeau s'érigea en ardant défenseur de la cause monarchique en 1789, puis vira de bord, vota la mort du roi, renia ses origines  et se proclama ardant défenseur de la cause du peuple. Il mourut d' un coup de couteau porté par Philippe de Paris, ancien garde du corps de Louis XVI.

 

 

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Nous amorçons un retour à la maison, à pas retenus. Par temps très clair, Nous avons vue plongeante sur Paris, avec au premier plan, ce jeu de mécano qu'on appelle "Beaubourg"

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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 16:25



Les frémissement du printemps on éveillé un besoin irrépressible d'espace et d'air pur.
Nous avons pris le premier train.



"Voyageurs sans bagage", nous nous sommes rapidement déchargés des essentiels inutiles de la civilisation pour reprendre contact avec nos quatre éléments fondamentaux  : l'espace, le ciel, le vert et l'eau.



Nous débarquons, tels des Béotiens au milieu des bocages de Cambrésies, où la maîtresse retrouve ses premiers regards d'enfance.




Dans le village, il nous a suffi se suivre un petit chemin qui nous a menés,  au coeur d'une forêt domaniale. On peut y courir sans entrave, stopper pile pour repartir en sens inverse sans se marcher sur les pieds. On peut s'étonner de tout, sans passer pour un naïf.
On flaire l'humus chargée de senteurs, on écoute un bruissement, indicateur d'une présence discrète, on se gorge de chlorphyle.




La civilisation est pourtant toute proche, paisible et bienveillante.


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Il semble qu'il ne ne nous soit pas interdit de faire connaissance.


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Au premier abord, ces créatures se présentent sous un jour aimable.


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On ose se dire "BONJOUR" sans crainte de faire intrusion.


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"Confidence pour confidence",
sans arrière pensées ...

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Notre longue conversation a pris fin ; nous avons pris congé, et avons gagné la "maison de maîtres" juste à temps pour le repas. Comment résister à la traditionnelle " flamiche au maroille " ?


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La chambre était spacieuse, meublée de bons meubles de la région. Le grand lit garni de draps pur coton d'un blanc immaculé recouvert d'un édredon douillet  a abrité un sommeil qui nous a emmenés d'un trait jusqu'à une heure avancée de la matinée.

 

 

 

 

 

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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 12:49

 

Si le printemps était proche,

Si les élans de mon coeur allaient être comblés,

S'il y aurait toujours un chien perdu quelque part ....

La caravane d'Alliz


Je suis allé trouver Alliz, qui a installé sa caravane en face du cimetière du Père-Lachaise.

Sa carte de visite laisse songeur. Je marque un temps d'hésitation : sait-on jamais !



"Allize, messager des tarots, mage des Forains de France

Allize est issu d'une lignée de cartomanciennes originaires de la tradition des gens du voyage. C'est l'arrière petit-fils de Madame Jeanne, célèbre diseuses de Bonne Aventure des fêtes foraines de France au début du XXè siècle.



Rassuré et empli d'une confiance renouvelé, j'ai poursuivi "ma route"
habituelle, celle qui longe le mur du cimetière
Rassurée et empli de confiance dans l'avenir, j'ai poursuivi mon petit tour avec une confiance renouvelée.

Boulevard Philippe Auguste


Photo 818

Sont-elles représentatives des profondeurs de l'âme, ces fresques murales ? Annonciatrices d'une traversée à destination du Paradis ou d' l'Enfer ?

Photo 899

Nous nous devons d'entretenir notre  optimisme .


Angle rue de Charonne

A l'angle du Boulevard de Charonne et de la rue du même nom, les parapluies se sont ouverts comme des fleurs.

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 23:01

Dialogue De Betes
 
Extraits de la préface écrite par FrancisJammes à Madame Colette-Willy : Il semble parfois que l'on naisse. On regarde. On distingue alors une chose dont le dessous des pieds a l'air d'un as de pique. La chose dit : oua-oua. Et c'est un chienOn regarde de nouveau. L'as de pique devient un as de trèfle. La chose dit : pffffff. Et c'est un chat. C'est là toute l'histoire du monde visible et en particulier, de Toby-Chien" et de Kiki-la-Doucette, mes filleuls"

Deux personnages cohabitent et se confrontent au fil des scènettes : Kiki-La-Doucette, chat chartreux, conscient de son lignage et de sa beauté. En face de lui, un brave bouledogue français, au crâne plat, au corps massif planté sur quatre pattes courtes et torses.
Les deux protagonistes mesurent la différence de leurs naturels, mais surtout celle de la "condition sociale" que leur attribuent respectivement leurs maîtres, et des "privilèges" qui y sont attachés.
Toby, aux prises à de constants tourments digestifs aspire fébrilement à une marque de l'affection indéffectible et exclusive qu'il recherche auprès de sa Maîtresse, désespère de ne pouvoir élucider les mystères de la nature capricieuse des "Bipèdes".
Kiki-La-Doucette, de son côté, s'enorgueillit de son essence supérieure et de ses pouvoirs de manipulation pour faire évoluer les situations en sa faveur, et de parvenir à toujours s'attirer l'indulgence et l'admiration du Mâitre.


Toby-Chien, Kiki-La-Doucette, et leur commune terreur de l'orage ! ...


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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 17:21


La pluie a fouetté le zinc des toits parisiens toute la nuit. Ce matin, le vent a séché ses traces et le soleil a esquisse un pas de danse. Mais les cumulus "s'accumoncellent."


L'attente, encore l'attente !

Il nous faut refreiner encore nos envies de printemps

Entre deux rafales...

Entre deux rafales, j'entraîne la Maîtresse...
Nous traversons le boulevard de Ménilmontant, nous glissons rue des Bluets, parallèle à la rue Oberkampf, mais tellement plus tranquille


De la lumière au bout de la rue

Contre toute attente, je découvre la lumière au bout du chemin

L'impasse conduit à autre chose

Contrairement aux poncifs communément admis, une impasse peut déboucher sur autre chose

Le vide est comblé

Les murs nus peuvent être habités

Rêves et réalité se rencontrent

La fiction peut parvenir à s'imposer

coup d'oeil à gauche, un bouquet d'arbres

A notre gauche, un espace de jeux entouré d'arbres,

coup d'oeil à droite, des roses

 A droite : cette grappe de raisins "revistée" : Les petits bars à vins de la rue Oberkampf se trouvent au bout de cette petite place


à droite et à gauche, la rue Oberkampf

C'est ici où commencent les "fièvres du samedi soir"


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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 16:05

 

 


Un Loup n'avait que les os et la peau,
Tant les chiens faisaient bonne garde.
Ce Loup rencontre un Dogue aussi puissant que beau,
Gras, poli, qui s'était fourvoyé par mégarde.
L'attaquer, le mettre en quartiers,
Sire Loup l'eût fait volontiers ;
Mais il fallait livrer bataille,
Et le Mâtin était de taille
A se défendre hardiment.
Le Loup donc l'aborde humblement,
Entre en propos, et lui fait compliment
Sur son embonpoint, qu'il admire.
"Il ne tiendra qu'à vous beau sire,
D'être aussi gras que moi, lui repartit le Chien.
Quittez les bois, vous ferez bien :
Vos pareils y sont misérables,
Cancres, haires, et pauvres diables,
Dont la condition est de mourir de faim.
Car quoi ? rien d'assuré : point de franche lippée :
Tout à la pointe de l'épée.
Suivez-moi : vous aurez un bien meilleur destin. "
Le Loup reprit : "Que me faudra-t-il faire ?
- Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens
Portants bâtons, et mendiants ;
Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :
Moyennant quoi votre salaire
Sera force reliefs de toutes les façons :
Os de poulets, os de pigeons,
Sans parler de mainte caresse. "
Le Loup déjà se forge une félicité
Qui le fait pleurer de tendresse.
Chemin faisant, il vit le col du Chien pelé.
"Qu'est-ce là ? lui dit-il. - Rien. - Quoi ? rien ? - Peu de chose.
- Mais encor ? - Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
- Attaché ? dit le Loup : vous ne courez donc pas
Où vous voulez ? - Pas toujours ; mais qu'importe ?
- Il importe si bien, que de tous vos repas
Je ne veux en aucune sorte,
Et ne voudrais pas même à ce prix un trésor. "
Cela dit, maître Loup s'enfuit, et court encor.

 

 


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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 00:22

 

Quatre fois par jour, on prend laisse, clé, un peu de sopalin en cas de besoin et l'appareil photo. Mes sens sont aux aguets,  je suis tout en émoi. Moi, Pistol, boule-bringé, je flaire la découverte.



Notre station de métro Guimard

Je signe : "Pistol"

Je signe : "Pistol"



Avertissement amical

Témoin d'une époque

Témoignage d'une époque

Bonjour chez vous, Tout l'monde !

"Bonjour Tout l'monde !"

La cerise ou la crise ?

La crise ? Quelle crise ?

Mosaïque murale

Mosaïque murale

ooo

Quelqu'un a vécu ici

" Ma jeunesse fout l'camp"

Une certaine "jeunesse fout l'camp"



On a voulu ordonnancer un quartier autrefois réputé pour sa convivialité, ses romances,  sa gouaille bon enfant  pour y implanter des logements qui ressemblent à des casernes. On a détruit des immeubles familaux pour faire "du neuf", "du beau". Dès les années 50, le béton à coulé à flots. Une grande partie des habitants ont été "relogés" dans du "social" ou relégués au loin.

Où sont passés les artisants ? Où sont passés les bougnats, les marchands de bois, les négociants en cidre ?Reste-t-il trace de toute cette fraternité corporative, de cette  vitalité qui rythmait les journées, les saisons ? Par moments, au détour inattendu d'une ruelle, le passé nous rattrape en un clin d'oeil.

Ménilmontant c'est une mosaïque disparâtre  où se cotoient  pierre de taille,  vestiges art nouveau, crépis art déco, ateliers industriels avec verrières armées de barres métalliques horizontales et verticales, ,vastes allées de maronniers bien alignés, petites ruelles en virgule, la pavé et les jardins. 

Choqués, déconcertés : oui, au premier coup d'oeil.

 

Ménilmontant s'est trouvé tout au long de son histoire en constante mutation : campagnarde depuis le moyen âge, elle évolue au cours du XVIIIe siècle du fait de l'exode rural et de l'arrivée des parisiens attirés par "la campagne". Le quartier doit s'adapter rapidement et  sans qu'aucun plan n'ait été tracé : voies privées, grands boulevards, petits immeubles villas, cohabitent de façon anarchique

 Ces nouvelles couches sociales ont attiré artisans et négociants. Puis, les découvertes des carrières de gypse appellent carriers et plâtriers. L'ère indstriellle attire une population d'ouvriers. Les guinguettes se mettent à fleurir au pied du Mur des Fermiers Généraux (côté Paris on paye des taxes sur les denrées importées,et non  pas de ce côté ci).

Il fait bon vivre ici hors de portée des taxes mais aussi des loyers  exhorbitants pratiqués à Paris.

1804 : Pour des raisons d'assainissement les cimetières de Paris sont tranférés dans les faubourgs. La tombe d'Héloise et Abélard est tranportée au cimetière du Père Lachaise qui se transforme dorénavant en lieu de tourisme et  de promenade.

1860 : les faubourgs Belleville-Couronnes-Ménilmontant sont rattachés à la capitale et deviennent le vingtième arrondissement de Paris.

 



Ephémère


Parfois,sur le mur arrondi d'un soubassement, de la courbe d'une rue, d'un escalier à flan de coteau,  quelques étincelles du passé surgissent.
Des étoiles s'éteignent , d'autres apparaissent. Et le soleil se lève tous les jours au pied de la rue de Ménilmontant.

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Nous autres français sommes bien égoïstes. Lorsqu un pays dispose d un blog comme Balades avec mon chien, il devrait le traduire en anglais, italien, espagnol, japonnais, chinois etc... que le reste du monde en profite. D ailleurs, Armide mérite un auditoire bien plus large que 60 millions d internautes (plus quelques belges, suisses, quebecois). En tous cas, j adore Balades avec mon chien et je suis loin d être seule !

       

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