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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 01:22

 

 

  Nous avons fait un petit tour de pâte de maison, afin de digérer "la pâté-maison" un peu lourde aujourd'hui

 

Cite de l'Ermitage, Paris XX

Par hasard, nous nous sommes introduits dans l'une des voies privées, qui s'accrochent aux voies de circulation des collines de Belleville et de Menilmontant et relient indissociablement les deux villages. Ces passages laisses en l'état restent généreusement ouverte aux 'hommes de bonne volonté". Cite de l"Ermitage, enclave discrète de la rue de l'Ermitage juste a cote, elle-même une courbe, bordée de passages aux herbes folles, de courettes et d'entrepôts toujours studieux, même si leur affectation a au fil des décennies a change.

 

 

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Cite de l'Ermitage... Paves multicolores et perspective en zigzag sans destination précise, une maison blanche, solitaire retiree, peut être une maison de maître, puis un décrochement que ne signale qu'une grille de fer forge rouillée, fermée a double tour, dont le laconisme déconcerte un instant seulement.

 

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Maison fermée pour une période indéterminée,

 

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Les bulldozers briseurs de rêve sont annonces, et les associations de sauvegarde de voisinage poussent les hauts cris, on murmure un projet d'édification d'une "maison climatique" ... Affaire a suivre.

 

 

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Cite de l'Ermitage ... une  ruelle modeste doucement inclinée, accrochée a la butte comme le lierre qui prive de son point d'attache, se laisserait mourir, une petite rue de pas grand chose qui se contente de tellement peu et comble l'homme contemporain d'attraits les plus précieux dont on puisse  rêver  une maison un jardinet, quelques touffes d'herbe, le calme.

Le chemin se rétrécit et tout au bout. l'impasse secrète parvient avec peine a accommoder une poubelle

 

 

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 Maison de campagne  dépossédée de ses patrons, ermitage oublie...

Le soir venant, on attendrait en vain le retour de l'allumeur de réverbères.

 

 

 

 

 

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 17:06

 

A force d'en solliciter ne serait-ce que l'esquisse d'un mouvement,  la porte du balcon a fini par céder a nos appels, et s'ouvre maintenant, comme par enchantement, de plus en plus librement sur le monde. Nous en avions presque oublie les couleurs les exhalaisons, les vibrations acoustiques... Pourtant aux tréfonds d'une suspension narcoleptique imputable a la morte saison, leurs souvenirs, par a coups, parvenaient a nous tarauder.

Peu a peu, par petites tentatives renouvelées, nous testons l'air  et reprenons contact avec nos repères d'odeurs évanouies dont  nous avaient séparés de longues semaines d'immobilité hypnotique. 

 

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 Réveil en douceur après un long long sommeil : caresses du soleil, pas encore trop ardent, gazouillis des étourneaux encore tout neufs, et  peu affirmes

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Notre quartier d'été n'est plus tout a fait le même, mais nous allons y retrouver nos marques . Déjà, de jeunes pousses qui ressemblent a de tenus fils de soie se dressent timidement dans les ornières qui marquent la disparition d' infortunes résidents, ceux  qui n'ont pas résisté aux frimas polaires.

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Je hume un par un les souffles prometteurs de la belle saison. Vibrisses en alerte, je surveille attentivement la progression des bourgeons  encore fermes comme des poings sur eux-mêmes, et gorge mes prunelles en extase,  de rayons lumineux.

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Concentres sur nos retrouvailles , nous nous émerveillons encore cette fois de la renaissance éternelle, ponctuellement renouvelée au fil du temps.

 

 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 00:00

 

 

Nous n'allions pas traverser les Buttes-Chaumont de fond en comble, ni prolonger la balade vers le bassin de la Villette, alors nous sommes revenus sur nos pas...pattes et avons repris la direction de Belleville.    

 

Entrée parc de Belleville

      Il nous a suffi de nous laisser aller au fil des petites rues pavées pour rejoindre Menilmontant, en son temps  hameau de Belleville. D'une cime a l'autre, nous nous sentons d'humeur ludique alors que nous longeons un portail engageant qui laisse passer entre ses barreaux quelques attraits caches du tout nouveau parc de Belleville :  murs qui supportent la butte verdoyante, escaliers qui rendent accessible une montagne de découvertes, d'espaces inattendus, de retraites secretes. 

Lieux dits, rues étroites en zigzags dont les noms rappellent sans équivoque l'origine agricole de Belleville et de Menilmontant, "montagnes russes" ou on retrouve encore ici une mare, la une une cascade, ici une rigole, la une ferme...

 

Rue Ramponeau, Paris

      Le hasard, mais n'est ce vraiment que cela, nous mène rue Ramponeau, encore entièrement pavée et dont l'inclinaison révèle en son sommet un mur éloquent.

 

Monument commémoratif des Communards

 Sur le mur qui sépare la rue de la ferme de Savy du parc de Belleville, un bas relief raconte la confiance et l'amour idyllique de l'enfant presume naturellement bon, et de la"mère nature". 


Entrée Parc de Belleville

      Au-dessous, sobre et solennelle, une plaque vient d'être scellée 

 

Plaque commémorative des Communards

               elle rend hommage, en lettres d'or a des héros, a l'occasion du bi-centenaire de la Commune.    

 

Ancienne boulangerie, rue des Couronnes, Paris

      Plus bas, a quelques mètres de la, nous contournons un bouquet d'immeubles bien entretenus, rescapés des bombardements, mais aussi des projets d'urbanisme qui ont bouleverse des pans entiers du paysage ouvrier de Belleville et de Menilmontant : la section de la rue des Couronnes qui gravite au pied du parc de Belleville, a été ensevelie sous les tours de béton...Ne restent que deux anciennes boutiques en vis a vis, vestiges d'un passe encore proche,  qui font désormais figures de reliques.

 

Bar Floréal - Rideau métallique

      L'ancienne boulangerie a été transformée en galerie d'art, et le bar du coin a été appelé a d'autres fonctions. "Frou-frou". "le P'tit vin blanc", ce n'est plus ici... des gens tres pauvres, mais tres heureux ont vécu des petits bonheurs et des drames : artisans et commerçants juifs disparurent par milliers vers des destinations inconnues ; certains en revinrent et tentèrent de regagner leurs pénates. N'étaient-ils pas tous morts, se prenait on a penser ...

 

 

 

N° 43 rue des Couronnes, Paris

      Les enseignes ont valse ; a-t-on vraiment fait table rase du passe ? La portion de la  rue des Couronnes soumise au béton s'étire mollement sur le coteau avant de regagner, a la faveur des vertes retombées du parc une physionomie plus enjouée.   On éprouve parfois dans l'uniformité du paysage, quelques difficultés a trouver des repères ; il nous semble marcher indéfiniment tout en éprouvant la désespérante impression de ne pas progresser. Et puis soudain, il suffit d'une touche de couleur vive pour qu'apparaisse un élément, peut être un indice.

Plaque immeuble rue des Couronnes - Paris

      Au numéro 43 de la rue des Couronnes vivait un certain Jacques Kipman, enfant de Belleville tombe dans une embuscade. 

Pistol rue des Couronnes

Un boucher rue de la Mare, un cordonnier plus loin, l'usine familiale de la rue des Couronnes d'où s'échappaient le soir tombant des ouvriers qui sifflaient, une voiturette des quatre saisons regorgeant de fruits et de légumes, et les appels "Qui veut mes salades ?..."


Et maintenant, le silence...

 

 

 


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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 19:12

 

L'hiver baisse les armes, et le soleil qui parvient de temps a autre a se frayer un passage a travers l' épaisse grisaille qui depuis des mois décapite la cime des immeubles, parvient peu a peu a donner forme a des nuages peu délimités dont il dessine les contours de feu, tandis que des flaques de pluie résiduelles rehaussent les contrastes éclatants d'argent et de bleu.

 

19 novembre 2011 025

      Pistol s'est senti d'humeur printanière et quelques répétitions dans le périmètre sécurise du pâté de maison ont suffit a lui infuser un regain énergie suffisant pour saluer les allées encore  en demi sommeil d'une nature qui ne s'endort jamais tout a fait aux Buttes-Chaumont

 

19 novembre 2011 020

      Nous avons suivi le trace de la rue de la Marre interrompue par les voies, désormais libres de tout contrainte, qui portaient autrefois les rames de la Petite Ceinture. Le chemin de fer est  enjambe avec les précautions d'usage, par un pont métallique en dos d'âne, peint en blanc...

A peine parvenus dans les allées ondulées du parc des Buttes-Chaumont, l'un des rares endroits ou les chiens  soient encore tolérés, nous nous approchons avec l' enthousiasme d'un enfant qui découvre un mécano, d'une structure métallique qui souligne toujours, le trace de la même  petite ceinture. Nous nous engageons avec plaisir sous les arcs et treillis bleutes qui se marient et s'intègrent parfaitement au paysage.

 

Industrialisation nouvelle, besoin d'espace, Napoléon III  exprime son souhait d'oxygéner Paris et ordonne la mise en valeur et la création d'espaces verts. Sous la conduite de l'ingénieur Alphand, les Bois de Boulogne et de Vincennes sont réaménagés. Il en est de même en ce qui concerne les terres infertiles des buttes Chaumont, anciennes carrières de gypse en voie d'abandon, qui servaient de refuges aux délinquants, et dont la triste réputation était indissociablement liée a l'existence d'un gibet jusqu'a la veille de la Révolution


19 novembre 2011 022

      Les allées révèlent a la faveur de leurs boucles des indices, qui entretiennent  la curiosité du promeneur.

Fils de meunier, Clovis Hugues fit ses études de sciences humaines a Saint Didier dans le Vaucluse, ou il se découvrit une vocation littéraire... Il s'engagea bientôt dans le mouvement insurrectionnel des Communards de Marseille, en mars 1871 et résista aux Versaillais de Thiers jusqu'en avril ou les Communards se heurtèrent a la répression versaillaise, sur le site de  notre Dame de la Garde, dit 'La Bonne Mère".

Clovis Hugues fut acquitte peu après par la Cour d'Assises d'Aix en Provence, et devi\nt en 1881 le premier député, représentant du parti ouvrier. Il se maria a Jeanne Royannez, sculpteur, et elle même fille d'un ancien "Quarante-huitard". Le couple monta a Paris, s'installa a Monmartre, a l'angle de la rue Norvins et de la rue Girardon, ou il se lia d'amitié avec RenoirClovis Hugues, élu député de Paris y termina ses jours, non sans s'être oppose aux expropriations des familles modestes, victimes de l'édification du Sacre Coeur.

Des bustes le représentant édifiés par son épouse rendent hommage a sa mémoire, en plusieurs endroits, dont le Parc de Sceaux et les Buttes-Chaumont, mais aussi a Emrbuns ou il repose.



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      Plus loin, s'ouvre un décor bucolique qu'on dirait peint par petites touches en demi-teintes, et dans l'arrière plan, la vie rappelle qu'elle n'est pas un leurre


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      La balade nous transporte selon un rythme qui semble couler de source, et les pas nous paraissent légers, alors que s'annonce au milieu du lac, la silhouette engageante d'un pont suspendu qui mène de la rive au belvédère lequel coiffe le parc de 25 hectares, minaret de populations d'oiseaux d'appartenances diverses.

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      Le pont, un moment interdit pour cause de rénovations, est maintenant accessible. Les sous-sols de gypse donnaient des signes d'éboulements qui fissuraient la chaussée, provoquant des ruptures de canalisation. On a securise les sols, on va veiller au D'autres travaux sont envisages en 2013. Pour le moment nous nous engouffrons avec un plaisir retrouve, aspire par un tapis de planches qui commence entre deux monticules de rochers artificiels. suspendu a hauteur peu levée  entre terre et ciel a rouvert

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      Pistol qui vient de terminer une partie prolongee d'attaques et d'esquives ludiaues (sans intention maligne aucune) avec des congneres que le hasard de la promenade  lui a permi de rencontrer, prend un peu de repos. Les mouvements perceptibles du tablier du pont, que le vent leger agite comme une balancelle ne suscite en lui aucune inquietude. Il contemple avec serenite l'eau qui en contrebas s'ecoule etrangement  calme et silencieuse

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      Le pont semble un radeau qui glisse imperceptiblement sur les eaux clementes ou s'inscrit la serenite et l'espoir d'une nature convalescente

19 novembre 2011 034

      Les oiseaux arrivent par milier reprendre leurs quartiers de printemps  et elisent domocile ici et la. Les bourgeons encore minusule et fermes comme des poings n'apparaissent que sous l'oeil du promeneur attentif

19 novembre 2011 035

      Le belvedere offre dans l'intervale de ses pilier neo romain  un panorama de Paris qui recompense  genereusement une monte par des sentiers plus escarpes ou des rampes de fausses branches autant de coquetteries cheres aus jardins a l'anglaise ou on se plaisit a se perdre pour mieux se retrouver, a se tromper pour se laisser tansporter par l'imagination dans un ailleurs tout proche. 


19 novembre 2011 036

    Il faut bien que  Les limites de la fantaisie soient circonscrites. L'ordre et la loi sont embusques  derrière les grilles, Voici la mairie du XIX et le commissariat de police est tout proche

 

19 novembre 2011 037

Le crépuscule s'annonce,et les aiguilles qui trottent imperceptiblement sur le cadran de l'horloge de la fondation Rotschild  sont la pour le confirmer et nous pousser doucement hors des grilles. 

Le parc va bientôt reprendre  de nouveau ses horaires  d'été qui favoriseront les plaisirs de pique-niques entre amis, et les soirées ou des musiciens anonymes s'installeront au détour des chemins et nous offriront, sans rien attendre en retour, le déchaînement primesautier de leurs rythmes ou l'émotion de leurs mélodies.

 

 

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 12:42

 

 

 

 

 

1

Allons enfants de la Courtille,

Le jour de boire est arrive.

C'est pour nous que le boudin grille,

C'est pour nous qu'on l'a conserve (bis)

Ne vois-tu pas dans la cuisine

Rôtir des dindons de gigots !

Ma foi, nous serions bien nigauds

Si nous leur faisions triste mine.

 

REFRAIN

A table, Citoyens,

Videz tous vos flacons,

Buvez, mangez, qu'un vin bien pur

Humecter vos poumons.

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2

Décoiffons chacun sept bouteilles,

Et ne laissons rien sur les plats.

D'amour faisons les sept merveilles,

Au milieu des plus doux ébats (bis)

Pour nous Français, ah quel outrage

S'il fallait rester en chemin

Que Bacchus par son jus divin

Eleve encore notre courage.

 

3

Tremblez lapins, tremblez volailles,

Ou bien prenez en votre parti !

Ne tremblez que dans nos entrailles

Pour apaiser notre appétit (bis)

Tout est d'accord pour nous détruire

Chasseurs et gloutons tour a tour

Peut-être viendra-t-il un jour

Ou c'est vous qui nous ferez cuire.

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4

Quoi, des cuisines étrangères

Viendront gâter le goût français !

Leurs sauces fades ou légères

Auraient le veto sur nos mets (bis)

Dans nos festins, quelle déroute !

Combien nous aurions a souffrir

Nous ne pourrons plus nous nourrir

Que de fromage ou de choucroute.

 

5

Amis, dans nos projets bachiques,

Sachez ne pas trop vous presser,

Epargnez ces poulets étiques,

Laissez les du moins s'engrosser (bis)

Mais ces chapons d'aristocrates

Chanoines de la basse-Cour,

Qu'ils nous engraissent a leur tour

Et n'en laissons rien que les pattes.

 

6

Amour sacre de la bombance,

Vient élargir notre estomac

Quand on pense a panser sa panse

Faut-il consulter l'almanach (bis)

Du plaisir de manger et boire

Nous te devons l'invention ;

sauve-nous de l'indigestion

Pour que rien ne manque a ta gloire.

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Le nom des auteurs présumés de cet hymne en hommage a la cuisine française qui porte également le nom du Retour du Soldat, écrit en 1792, est controverse. On l'attribue souvent a Michel-Jean Sedaine homme de théâtre.

La Marseillaise a pris différentes visage au fil des événements

 

 

 

 

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 16:57

 

 

Les festivités du Carnaval de Paris, dont l'origine remonte a  la nuit des temps, débutaient vers la saint-Martin et se terminaient en apothéose a la mi-Carême. Une longue période de détente et de liesse au cours de laquelle on pouvait espérer s'affranchir temporairement des contraintes sociales et religieuses, mais aussi a mesure qu'on progressait dans le temps, une période ou les activités artisanales et commerciales pouvaient battre leur plein. Artisans et maraîchers  présentaient fièrement leurs produits, les bouchers promenaient leur Boeuf Gras par le licou, et le sympathique ruminant, sacrifie sur l'autel du carnaval, prit au XIX siècle les dimensions d'une figure mythique, tandis la fête menait bon train vers la Courtille.

En partie pour des raisons conjoncturelles a l'aube du XX siecle,  la marche de la Courtille fut supprimée. Avec la disparition des petits métiers , la marche des Blanchisseuses, tout comme bien d'autres disparut elle aussi, et a l'aube du XX siècle, le Carnaval de Paris tomba finalement dans l'oubli.

Dans les années 1990, la Ville de Paris donna le feu vert pour que le Carnaval de Paris puisse revivre. Néanmoins, seul, le défile du Boeuf Gras, qui semble avoir repris en partie le trace de l'ancienne descente de la Courtille, semble avoir bon an, mal an, résisté aux outrages du temps.

On peut toutefois se prendre a regretter que quitte a devoir sortir de l'oubli, notre Carnaval n'ait pas repris la trame de son fil traditionnel, sous le signe de la musette et des guinguettes...

 

Les effets négatifs de l'abandon des carrières, et de la crise industrielle des années 1960 sonnèrent le glas de toute une vie  a Belleville et a Menilmontant. Les ateliers des artisans métallurgistes fermèrent leurs portes, les bulldozers entreprirent de raser des quartiers entiers de petites villas ouvrières entourées de leur jardinets, condamnes a tort ou a raison pour des motifs supposes d'insalubrité, les populations qui y avaient pris racine en furent chasses, les petits propriétaires occupants furent expropries moyennant une bouchée de pain, et relégués dans des tours qu'il fallait se hâter de construire au plus vite pour accueillir une nouvelle population d'immigrants maghrébine et chinoise, tandis qu'une classe montante de Bourgeois Bohème s'emparaient des anciennes propriétés restaurées. Le béton coula sans discernement sur le flan de la colline, murant abruptement de paisibles ruelles ombrées d'arbres...

Malheureusement, au cours du XX siècle les cafés, lieux traditionnels de rencontres et de convivialité ont perdu leur physionomie originelle quand ils ne disparaissent pas. Lieux de consommation aux façades repeintes, ils sont en outre frappes progressivement par des mesures de plus en plus restrictives, tels les arrêtes préfectoraux interdisant l'accès aux terrasses en soirée...Les nouveaux résidents "stresses et nantis" qui ont acquis chèrement leurs droits " a la paix et au silence", en même temps que leur titre de propriété, ne doivent en aucun cas n'etre ni dérangés, ni contraries...

Dans ces conditions, ne pouvons nous dans un premier temps, apprécier et admirer les élans festifs et la grâce haute en couleurs venus d'ailleurs ...


 

 

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Parvenu a la hauteur de la rue de Belleville, le dernier cortège survivant du Carnaval de Paris se prepare a  reprendre le trace traditionnel de la marche de la Courtille, en prenant la direction du la rue du Faubourg du Temple, dans le quartier de la République,

Souhaitons lui bon vent ...

 

 

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 17:06

 

 

        S'il nous est arrive par la passe, de nous laisser surprendre par l'insolite défilé du Carnaval de Paris, puis de nous laisser  absorber par son étrange cortège de danseurs, de ballerines, d'extraterrestres bateleurs, nous étions au rendez-vous dimanche dernier postés à la croisée de la rue et du boulevard de Menilmontant que signalaient un bouquet de ballons multicolores.

 

Le fond de l'air est encore froid, mais le soleil  tente de réchauffer les coeurs

"Au Mardi Gras, l'hiver s'en va" ...   


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 Mardi Gras, depuis la nuit des temps, c'est jour de fête. 

  Pour la circonstance, la rue a été rendue aux piétons et ces derniers, peu enclins d'ordinaire a l'observance de l'ordre et de la discipline , se sont  méthodiquement retranches sur les trottoirs et attendent dans un calme charge d'anticipation le convoi qui a pris le départ, en début d'après midi place Gambetta, devant de la Mairie du XX.

 

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Le premier participant c'est le "Boeuf gras", un figurant incontournable au fil d' une longue tradition qui remonte au Moyen Age. Au XIX, l'aimable ruminant devint la figure emblématique d'un Carnaval aux proportions gigantesques, qui brutalement, pour des raisons conjoncturelles tomba dans l'oubli.

Le Boeuf gras que voici  semble avoir maigri au fil des temps,  pauvre petit veau un peu perdu, effraye par la foule, la commotion carnavalesque, et déjà fatigue de sa course

Cavalcade de Boeufs Gras enrubannes, cornes et sabots dores menés par de fiers bouchers, cortège des blanchisseurs, descentes de le Courtille, c'etait autrefois, mais leurs esprits sont toujours présents, réunis dans un même cortège

 

 

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Cette année encore, ils sont venus, et présentent avec profusion des couleurs et des danses  qui réveillent et secouent les derniers frimas  

Cette année, elles nous viennent d' Amérique du Sud : Bolivie, Brésil, Argentine, Mexique

 

 

 

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      "Si le soleil est la pour Mardi Gras, il reparaîtra tout le Carême".

 

 

 

 

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 17:43

 

 

 

 

Et le soleil apparaît et parvient a illuminer l'une après l'autre les façades blanches de l'ancienne rue centrale de Belleville.    

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Plus bas, a la croisée de la rue et du Boulevard retentissent des coups de sifflet, tandis que s'agitent bannières et oriflammes

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      en retrait du passage qui menait autrefois a des terrains agricoles, c'est bien ici qu'est ne le folklore de Belleville

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      Rue de la Tourtille...

D'abord les villageois organisent des goguettes. Puis se joignent a eux les Bourgeois de Paris qui afin d'échapper a l'octroi qui frappait les alcools, délaissent leur "Basse Courtille de la rue du Faubourg du Temple,  et se déplacent sur la partie basse de Belleville pour s'encanailler sur la Haute Courtille. Les guinguettes explosent en nombre, et s'étagent sur le coteau de Belleville ; on se rencontre ches Denoyez, chez Fave, aux Folies. On mange, on boit, on chante beaucoup


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Un personnage connu sous le pseudonyme de Mylord l'Arsouille se distingue lors des fêtes qui battent leur plein le mercredi de Cendres : on  amorce la descente de la Haute Courtille pour regagner la Basse Courtille ... 

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Nous rejoignons sans nous presser, un attroupement de figurants venus de partout encourager un long cortège de danseurs aux parures éclatantes. Il sont venus de tous pays.

 

 

 

 


 

 

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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 17:51

 

Un silence de plomb s'est abattu sur nos penates depuis hier soir et s'eternise comme un un point d'orgue.

Elle, d'ordinaire si attentive, repose abandonnee sur son lit depuis ce qui nous semble une eternite...Son odeur se fait souffrante, et s'il lui arrive d'entrouvrir ses paupieres, c'est pour nous balayer d'un regard embrume ou je devine une extreme vulnerabilte que je ne lui connaissais pas. Nous lui paraissons  lointains.. Qu'avons nous commis de reprehensible pour meriter un tel detachement ? J'ai boude ma gamelle, trop absorbe par la regularite de son souffle. Peut etre parviendrais-je enfin a attirer son attention...

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Elle nous abondonne pour  un sommeil cotonneux, un monde sans queue ni tete ou s'agitent monstres grimacants dont nous nous tenons precautionneusement eloignes

 

Elle est malade. SILENCE

 


 

 

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 11:43

 

 

 

      Nous avions choisi de gravir les marches, pour le plaisir , car nos jambes et nos pattes ne demandaient qu'a se dégourdir et a s'extirper d'une pesanteur et d'un engourdissement un peu mélancoliques, parfois associes a l'hiver

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Coup d'oeil en arrière avant de toucher le sommet, sans mal ni douleur, ce qui nous surprend, tant l'attrait des décors, le dégradés de couleurs ont concouru de concert, a une élévation toute en douceur.

 

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      Et droit a notre rencontre, une fontaine Wallace fraîchement repeinte  adossée a un mur de soutènement tout récent, dont nous associons la blancheur au salut, nous attend laconique.  Elle est silencieuse : l'eau menace de tomber, profusément, et de bien plus haut...

Nous serons ainsi prives ce soir d'un bienfait qui a été légué aux Parisiens par un riche collectionneur britannique, Richard Wallace : aux lendemains du siège de Paris et de la Commune, les aqueducs avaient été détruits ; il faisait soif. L'eau était rare et chère. Pour palier les effets pervers des activités des "marchands de vin". Wallace imagina que des points d'eau devaient être aménagés pour pourvoir  gratuitement, aux besoins de tous.

 

L'eau depuis lors compense les "piquettes", produits de la vigne qui recouvrait alors la Butte de Belleville... toujours  hantée  de tavernes, de guinguettes et de bals festifs.

 

Eliott au repos 325

      Et voila que nous nous posons sur une terrasse qui domine un monde : entre terre et ciel un Paris en suspension se révèle, dont le  panorama constitue morceau par morceau a la faveur de notre gravitation  se déplie  a perte de vue

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      Reliefs langoureux dont les contours sont soulignes par des allées qui se déroulent en rubans, arbustes moelleux, douceur déclinée en subtiles nuances

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      la tour Eiffel qu'on avait oubliée, se  dresse dans le lointain, entourée d'un aura de gaze, tandis que la fontaine centrale du parc amorce l'élégant trace de son cortège    

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Les gradins en fer a cheval  ou nous nous posons souvent l'été dans l'attente d'un spectacle, humides et déserts aujourd'hui, s'égrainent sur le cote comme des lignes de portées musicales. Mais si la musique sommeille encore, le traces colores sont autant d'invitations a feindre de nous perdre dans les dessins et les couleurs

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 Sur les hauteurs de Belleville dominant l'horizon, palpite encore le souvenir de héros qui tenaient ici même leur quartier général et résistaient a l'ennemi prussien et encore, peu de temps apres, celui des  Communards qui sur le fait de la butte, parvinrent a tenir un long moment, au péril de leurs vies,  les Versaillais en haleine.

 

 

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A quelques pas des jardins du bien et du mal, nous rejoignons l'ancienne grand rue de Belleville qui s'interrompt et s'ouvre sur une place que préside l'Église Saint Jean Baptiste.

 

 

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En face de l'église, comme sur toutes les places de France, une pâtisserie se trouve a l'oppose, a portée immédiate de la bouche du métro Jourdain...

 

 


 

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  • : Balades avec mon chien
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  • : Mes promenades avec Pistol, bouledogue français ; sa vie, ses amis chats, chiens, vaches et chevaux. Balades insolites dans Paris et ses environs. Nos voyages, nos lectures, nos loisirs.
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Un éloge !

Nous autres français sommes bien égoïstes. Lorsqu un pays dispose d un blog comme Balades avec mon chien, il devrait le traduire en anglais, italien, espagnol, japonnais, chinois etc... que le reste du monde en profite. D ailleurs, Armide mérite un auditoire bien plus large que 60 millions d internautes (plus quelques belges, suisses, quebecois). En tous cas, j adore Balades avec mon chien et je suis loin d être seule !

       

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