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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 16:29

 

 

 

 

 

 

C'est un jardin pentu  avec ses méandres de sentiers qui descendent  le coteau de Belleville, telles des rigoles ...

Eliott au repos 308

      et évoquent l' histoire du village : agricole d'abord avec la culture de la vigne, puis industrielle, au XIXe, a l'âge d'or de l'extraction des carrières de gypse, dont les ruelles, ateliers et villas alentours, échappés aux bulldozers, restent les proches témoins 

 

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Pentes douces pavées ou bitumées bordées de plates bandes,

chemins sages tailles qui se prêtent a de paisibles balades en campagne,

 

Eliott au repos 320

 

chemins perdus aux rebords hérissés d'herbes et capitonnes de feuillages généreux.


Eliott au repos 315

Les jardins de Belleville, ou sur plus de quatre hectares l'aventure prend place, forment un tout ; et l'on passe de l'un a l'autre sans s'en rendre compte. Les chemins en lacets mènent partout ou le regard se pose, libre comme l'air qu'on respire, et s'arrête a l'envie pour butiner les fleurs sauvages. On s'arrête sur un banc qui domine l'agitation de la ville laissée derrière nous, en contrebas, pour se ressourcer en écoutant le chant des mésanges  

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Ou bien, on se prend a suivre au hasard un trace ombre ou les arbres sont denses et offrent leur fraîcheur les jours d'été, et ou le sol goudronne est accessible a tous  


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En gravissant les marches de l'escalier enveloppe de vigne vierge, a moins que les allées en pente douce ne nous paraissent plus praticables,  on prend de l'altitude. 

 

 

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Nos voici a présent plus proches des rayons du ciel    

qui prêtent aux feuillages des teintes phosphorescentes.    

 

 

Eliott au repos 322 

et situee a point nomme au sommet de la Butte,  la "Maison de l'Air"  qui a pour vocation de sensibiliser citoyens et promeneurs aux dangers lies a la pollution ...       

 

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 18:02

 

 

 

 

 

Il arrive parfois qu'on fasse, par inadvertance, alors qu'au fil des jours on s'efforçait  de remplir au mieux, confiant dans les lendemains, le rôle qui nous était imparti,  les frais d' un enchaînement de circonstances désastreux, en devenant subitement la victime collatérale de circonstances  dont on ne détient pas la clé.

Nous voila pris a brûle-pourpoint dans une spirale qui nous arrache avec une force violente a notre quotidien, pour nous précipiter dans une spirale qui nous projette aveuglement en enfer.

 Mais inversement, il suffit parfois de presque rien, pour qu'a la faveur d'un imprévu aussi insigne que accidentel, le malheur s'arrête, et que tout a coup, la destin qui s'était trompe, revienne sur ses pas. Tout peut redemarrer de nouveau et basculer  doucement a l'endroit :  les difficultés s'aplanissent,  les tourments s'estompent , tout redevient progressivement plus simple, plus limpide, et de nouveau...vivable.

 

 

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 On ne connaissait que son nom...prédestiné, si l'on en juge : René ; c'était inscrit sur le carnet de santé dont on avait méticuleusement arrache les pages et qu'on avait quand même pris soin de placer en évidence sur la boite au fond de laquelle il se terrait dans l'incompréhension du drame qui se jouait. Que se passait-il ? Allait-il mourir...Quand viendrait-on le chercher....

Trois jours et trois nuit durant, il se fit invisible, glisse dans des recoins insoupçonnés de la chambre qu'on avait mis a sa disposition, perdant le boire et le manger, s'efforçant d'éviter tout contact, refusant toutes  les  distinctions très spéciales que lui valait sa condition d'invité, offertes en abondance, et que ses congénères du foyer se prenaient a lui envier...

Le quatrième jour, le vétérinaire reçut une bonne nouvelle : René avait, comme je le soupçonnais, fait l'objet de la vindicte d'un amoureux éconduit qui profitant de l'absence de sa dulcinée avait cru le moment venu de réaliser son cruel dessin.

La jeune dame meurtrie au plus profond d'elle même finit par dérouler le fil de l'énigme qui la conduisit chez le praticien lequel favorisa avec coeur, les retrouvailles.

L'histoire de René se termine bien ; sa maîtresse retiendra sa vie durant esperons cette l'obligation legale, une precaution elementaire qui est de faire identifier nos sujets. 

 


 

 

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Bouboule qui depuis la veille en début d'après midi était reste la nuit durant sur le qui-vive dans les sous-sols glaces du supermarché encourrait la funeste perspective  d'être écroue, alors qu'il n'avait commis aucun forfait.

Il dormit la journée durant.

Alors qu'il se tirait doucement du sommeil, son propriétaire en émoi, vint frapper a notre porte. En déplacement, il avait confie Bouboule a sa fille...qui l'avait oublie !

L'histoire aurait pu mal finir. Est-il raisonnable de laisser son ami a la merci d'une rafle dont les gestionnaires de l'établissement ne pourraient être tenus pour responsables ? 

 

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...et maintenant, autre chose :

 

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On vient de nous confier deux âmes en peine...

Ils se prénomment Athos et Iris, sont frères et soeurs indissociables ; ils ne se quittent jamais, l'un devant l'autre, le protégeant. Ils se ressemblent tellement qu'on ne parvient pas encore a  les distinguer l'un de l'autre. L'un bouge, l'autre pas, L'un ronronne parfois, l'autre pas...

Ils viennent d'être arraches a leur palais ou il y a sept ans, ils sont nes et ont grandi dans le tendre giron de leur maîtresse toute puissante, protectrice adorée.

Un jour, la maîtresse a été poussée hors du monde. Son  heure n'était pas venue ; pourtant un crabe en décida autrement. En franchissant la grande porte, ses yeux se sont voiles de désarroi. Qu'allaient devenir ses doux compagnons de route ...

 

 

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Nous leur avons ouvert la porte et leur avons offert temporairement le gîte et le couvert. Ils ont pour l'instant présent trouve refuge dans la penderie...

Les gamelles se vident, mais le poil reste bien triste. On peut, de temps a autre apercevoir,  a la dérobée,  une oreille, un bout de queue, pas grand chose en somme, pour le moment...

 

 

 

 

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 19:30

 

 

 

Le ciel est pastel, mais sa douceur fait illusion 

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Me voila perplexe. J'aurais bien besoin d'un peu d'air pur. Quelqu'un pourrait-il me dire pourquoi mon poste d'observation d'ordinaire si accueillant m' est devenu brutalement hostile ; le froid surpasse  maintenant en férocité le tranchant de mes griffes  et il n'est pas possible de tenir bien longtemps cale dans le rocking chair comme autrefois, pas même en me faisant tout petit au-dessous pour échapper a son emprise ; je me trouve aussitôt envahi, domine, vaincu. Mes poils se hérissent prêts a se transformer en aiguilles de glace, mes moustaches se pétrifient.... l'air me manque pourtant - cruellement - et le soleil ne parvient pas a réchauffer mon coeur vaillant.


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Alors, a défaut d'aventure, je passe de longs moments a fouiner dans mon épaisse fourrure a la recherche d'un improbable oeuf de puce, de quelque minuscule impureté, d'un dépôt microscopique... Méthodiquement, je redresse a la verticale, un par un chaque élément de ma superbe parure avant de la lisser pour en parfaire les finitions et lui donner  sa touche finale.

 

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Cela fera bientôt trois semaines que les aléas extérieurs rendent les promenades impraticables. Jour après jour, je me suis résolu a une activité réduite, et ma musculature fond comme neige au soleil, lequel va incessamment passer a la pointeuse. L'ennui et ensuite, l'ennui... Mais on dit que l'Evénement survient souvent quand on s'y attend le moins ...

Alors j'attends. 

 

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Et quand on attend suffisamment longtemps, l'inconcevable

 finit par arriver.

Le Topain vient d'être introduit dans nos appartement. Après les présentations d'usage, a contre jour, il s'ouvre a moi. Sa voix est confidentielle,  une barrière de discrétion nous sépare, comme a confesse.

 

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 L'amie Boule ne parait trop  savoir ce qui l'amène, je comprends qu'il a des ennuis... Il aurait été oublie a l'épicerie... Il s'est tenu infailliblement, des heures durant, a la place qu'il lui avait assignée. Derrière les tiroirs caisse, il a guette les allées venues tout l'après midi et jusqu'à une heure avancée de la soirée. Puis, les spots se sont éteints, le monde s'est éclipse. Il était seul, nu au milieu d'étrangers affaires  et peu amènes. On l'a relégué pour la nuit quelque part dans le sous-sol au milieu des palettes sur lesquelles s'empilaient boites et cartons inaccessibles. Il avait grand faim et froid...


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Il est saisi, transi...vanné, ne sait plus qui il est, ou il en est, n'a plus la force de chercher a savoir. Il flaire en tous sens, a salue les hôtes félins qui lui ont réserve un accueil favorable. Je lui offre ma gamelle, sans façon aucune, a laquelle il ne touche pas : c'est qu'il n'a pas le coeur a l'ouvrage... Une couche moelleuse est mise a sa disposition.

Il s'y abandonne

A Chaque jour suffit sa peine ...   

 

 

 

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Il dort et dort, et dort, paisiblement en ronflant doucement.

Le coeur nous manque de troubler le sommeil du juste ...

 

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ET CE N'EST PAS TOUT...

 

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Le vétérinaire vient de nous lancer un appel ; une créature terrorisée a été déposée au petit matin sur le pas de sa porte, recroquevillée dans une caisse. Il se trouve désormais sans abri.

 

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Nous l'avons entendu pleurer des heures durant. A présent, il s'est endormi. Nous veillons attentivement sur son sommeil...

 

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Et moi, je cherche... le suivant.

 

 

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 23:58

 

 

 

 

 

 

Un dégagement tout neuf et rutilant fludifie desormais, la circulation des usagers du métro entre deux stations.

Celles-ci communiquent désormais librement, l'une s'offrant d'alléger la charge de l'autre. D'un cote, c'est la station Saint Augustin, ligne 9, de l'autre, quelque part la bas, c'est ailleurs...

Le long couloir est  spacieux, lumineux, presque fastueux. Il n'est qu'un lieu de transit ou flottent ce soir  quelques voyageurs improbables. L'un d'eux, un musicien  adosse en position foetal a la paroi de faïence biseautée,  se voue sans retenue a sa passion dont il ne peut encore vivre ; un autre est tout entier absorbe a transporter, par monts et par vaux, un modeste univers, le sien peut-être : un lit, soigneusement replie sur lui même, mais qui glisse comme un nuage, sur des roulettes, avec une simplicité enfantine. Destination inconnue. Le couloir ne semble déboucher sur aucune ouverture, mais nul ne  s'en soucie.

 

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 Les accords rebels de la guitare électrique, qui ramènent le voyageur solitaire a une époque déjà ancienne (ou on se projetait vers un ère nouvelle et chargée de promesses),  retentissent vigoureusement ; les parois carrelées qui protégeant du froid glacial, leur font écho.

Le voyageur solitaire enserre dans le cocon de faïence  semble faire du sur place, mais progresse imperceptiblement dans sa bulle, muet presque invisible. Peut-etre, a l'instant, un voeu lui traverse-t-il l'esprit : que sa lente progression puisse le propulser dans un univers macrocosmique...


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Les indications des panneaux de direction prennent des allures cabalistiques. On se prend malgré soi a vouloir décrypter un message dont les lettres nous projettent vers l'avant.

 


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"Bien avant les images et les couleurs ......................................................

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la source du chant s'imaginait .........................................................................

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a bouche fermée ...........................................................................................................

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comme une chimère captive .'

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La "voie lactée" est une oeuvre photographique de Genevieve Cadieux, une artiste québécoise. D'abord exposee au sommet du Musée d'Art Contemporain de Montréal,

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elle a été reproduite en céramique a la jonction de deux stations de métro a Paris et s'est alors transformée en " voix lactée" (2011).

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Sommes-nous vraiment arrives Métro Saint Lazare a Paris, ou  le "Meteore' stationne a quai, semble vouloir s'éterniser. ?

 

 

 

 


 

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Published by Armide - dans Paris- 8) Elysee
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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 23:54

 

 

par une superbe création concue et realisee avec art et amour par notre amie Tatarinette, la maîtresse du regrette Collègue Tatar, toujours present parmi nous,

 

 

Pour-Armide, de la part de Tatarinette

 

Nous vous engageons vivement a lui rendre visite : link

 

et a decouvrir, au fil de ses recits, les etonnantes capacites deployees par nos compagnons d'ici et d'ailleurs.

 

 


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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 23:04

 

 

 

Le froid qui s'est dresse de toute sa hauteur a Paris, ne fait pas plus qu'ailleurs, dans la demie mesure...

Mes colocataires félins disparaissent du décor, pour se calfeutrer dans les replis sécurisants et discrètement parfumés de la  penderie ou ils tiennent leurs quartiers d'hiver, je m'enroule naseau contre cul, sur un épais coussin ou j'effeuille ma collection de couvertures...pour me livrer en toute quiétude a la réflexion.

Parfois, au milieu de mes préoccupations,  je trouve le temps de m'ennuyer un peu...

Maîtresse réduit ses déplacement a l'essentiel... La porte de notre maison ne s'ouvre que  pour nous délivrer une gifle cuisante  en plein museau : Elle apparaît alors, prestement, comme poursuivie par le Diable... pétrifiée ; nous qui veillons quotidiennement a ses allées et venues et l'attendons avec une  ferveur sans défaut, lui faisons bon accueil. Les chats se mettent en écharpe pour l'envelopper de leur plus tendre sollicitude, tandis que je m'occupe de la ramener a la vie, avec force coups de langue. Elle  semble renaître et reprendre doucement ses esprits. Elle s'assure que personne ne manque a l'appel, puis exultant de bonheur a notre présence, réelle, entière et réconfortante, procède, rassurée, a la distribution générale de cajoleries.

 

 

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Ma maîtresse a Moi - bravant le froid qui coupait les oreilles au couteau  et pinçait les doigts, est allée sans moi (j'avais renonce a l'expédition, surprendre par petits bouts, dans leur progression a-travers les rues de Paris, les gigantesques dragons Chinois - ne m'a pas oublie.

Elle m' a rapporte, a la maison, un petit morceau de défilé...

Bouledogue français fauve bringé

Je me suis joint par la pensée, a le liesse collective et joviale des participants

et ne puis m'empêcher de nous trouver ... un petit air de famille.

 

 

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 19:44

 

 

 

Lampions rouges  et banderoles or habillent aujourd'hui la Place d'italie de couleurs nouvelles. C'est Nouvel An, a deux pas d'ici, dans le Quartier Chinois. Les festifs oriflammes viennent souffler un vent de gaieté sur un décor devenu un peu morne au fil des mois, fondu dans une désespérante grisaille qui, jour après jour, rasait la cime des immeubles parisiens.


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La place est étrangement déserte en ce dimanche après midi. Il est vrai qu'il y fait un froid glacial

J'ai intercepte une passante au hasard...

Est-ce bien aujourd'hui ...

 

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Elle a paru tomber des nues...

"Je ne sais pas. Il doit se passer quelque chose, une manifestation, sans doute", s'est-elle hasardée.

 

 

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Il m'a suffi de parcourir la portion de trottoir qui forme un angle et trace un quartier  de place, pour réaliser que  le monde entier, que je croyais disparu, s'etait replie avenue de Choisy...

 

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Et voila du rouge.... Mais les lampions qui glissent au ras des tètes dans un recueillement presque solennel n'évoquent aucun discours revendicatif. L'exubérance populaire n'est pas de mise, pas plus que la gouaille qui accompagnent d'ordinaire partout en France, nos commémorations ou passages initiatiques.

 

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Les commerces qui bordent cote a cote, l'avenue de Choisy ont baisse leurs rideaux. On trouverait difficilement a se réchauffer dans un café, ne serait-ce que pour commander un thé. Il semble que tout ait été méticuleusement prévu pour assurer des conditions de sécurité indéfectibles en ce grand jour. Au petit bonheur, fleurissent de gigantesques bouquets : ce sont des ballons  qui représentent de figurines hétéroclites ; il y en aura pour tout le monde...

 

 

 

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 Un convoi charge d'une  troupe de musiciens portant cymbales glisse presque en silence parmi les voyageurs du Temps.

 

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Un autre passe, portant un globe terrestre que caresse une  hôtesse tout sourire dans son kimono de polyester. Malgré les conditions météorologiques réfrigérantes, on ne perd pas de vue les affaires

 

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On attend l'Evenement, on piétine sur place pour tromper l'heure qu'il est et le temps qu'il fait. On se prend a jouer des coudes, et on tente subrepticement  de gagner quelques centimètres sur une  invisible limite  la chaussée doit être dégagée pour faire place a l'An neuf.

 

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Le jaune et le rouge d'une fougueuse créature fendent la foule : le dragon au sourire mutin parait dans un crépitement de pétards, les halos de fumée envahissent l'avenue de Choisy, mais se dispersent instantanément.

 

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Bientôt apparaît son protagoniste d'une blancheur transparente ; il le double en ligne droite ; tous deux ondoient alternativement entre les épaules de passants avant de se retourner  brusquement sur eux-mêmes, pour se transformer en  flammes et de se redéployer sous des regards attentifs des badauds. Des silhouettes solitaires arpentent les trottoirs,  de tranquilles promeneurs ployant sous leurs appareils photos hyper sophistique qui ressemblent a des kalashnikov

 

 

 

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Les derniers dragons fretillent. De taille plus modeste, ils savourent l'espace et le plein air...

 

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Le cortege et ses couleurs prennent conge de nous, laissant la rue de Tolbiac en noir et blanc. Mais la fete se poursuit ailleurs ....

 

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Nous venons de retrouver les entrailles de Paris, ou  un ralentissement du trafic sur l'ensemble de la ligne, est annonce,  en raison d'une affluence exceptionnelle de voyageurs.

 

 

 

 


 

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 00:49

 

 

 

 

 

 

On l'a attendue... 

Bouledogue français fauve bringé

Pour tromper l'ennui,

on a beaucoup dormi

 

 

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On a survécu,

On n'a pas mordu

On n'a pas mouru

 

Et un matin... La clé a fait un double tour a l'envers dans la serrure : elle est apparue...



Eliott au repos 017

 

alors que sans vouloir renoncer a espérer la revoir un jour

nous ne l'attendions plus   

 

 

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Maintenant la voila, plus réelle encore, plus caressante, plus empressée aussi. La chaleur et les subtiles flagrances de sa présence habituelle, auxquelles se mêlent encore de lointains arômes ; tout ceci nous intrigue et nous comble.

 Elle s'est d'abord  assurée que personne d'entre nous ne manquait a l'appel...  A tour de rôle, et sans hesitation, nous avons répondu "présent" 

 

Elle est la  !

Je le confirme,

Et vous l'assure


Le Sultan Maestro sur un fauteuil

"Esperant ton retour, nous t'avons reserve une place...

Bienvenue de retour ... chez nous !'

 

 


 

 

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 23:57

 

 

siège a deux pas du village timacua.

On retrace ses origines a des temps très lointains,  sur un terrain qui ne portait pas encore le nom de San Augustine

 

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Le plantureux personnage déploie sans forfanterie sa superbe, sous les yeux ébahis des visiteurs, tasses dans un petit trolley vert et rouge, qui s'est rendu a ses pieds pour esquisser  avec circonspection une danse  d'honneur autour de sa personne..

 

 

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De ses branches généreuses, le Chêne Légendaire reçoit sur les bancs qui l'entourent le simple voyageur qui a pris pension dans un quelconque motel contemporain, venu se placer  sous sa bienveillante protection.

 

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Invincible face aux tempêtes, immuable devant les vicissitudes de l'histoire, le "Vieux Sénateur" qui avoue plus de six-cents ans d'existence, garde port altier et vitalité, malgré son grand âge.

 

Le-Vieux-Senateur 20111217 160443

Dans les lacis étroitement noueux de ses branches, la vie ne cesse de paraître ...

Et dire que ce vieux Sénateur est un témoin silencieux de l'époque ou Ponce de Léon, qui a  explore la région - qu'il nomma "terre de fleurs", (désormais traduit par  "Floride"), trouva enfin, a quelques pas du chêne, cette "fontaine de jouvence" qu'il recherchait...

 

 

 

 

 

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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 14:35

 

 

 

Remontant les sources vives de l'histoire,    

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nous évoluons dans un décor ou s'égrainent çà et la, des traces  discrètes mais bien tangibles qui appartiennent a un monde englouti... oublie et ignoré depuis des lustres... jusqu'à ce jour de 1934, ou  un cultivateur qui  se préparait a planter un oranger sur le terrain, ne découvre, enfoui dans le sol un squelette... le village s'en émut. On contacta l'Institut Smithsonian qui mandata sur place son directeur de département d'ethnologie et d'archéologie, lequel examina les ossement et ordonna des fouilles.

C'est alors que les archéologues découvrirent enfouie sous le site de la "fontaine de Jouvence", une nécropole... Dans les années 1950, ils purent confirmer qu'il s'agissait bien  de dépouilles d'Indiens Timacua

 

 

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      Les Timucuas parlaient tous des dialectes différents propres a leurs tribus respectives On les regroupa plus tard sous la dénomination commune de Timacuas , en raison de leur établissement géographique : en Caroline, en  Georgie, mais aussi dans la partie Nord et Est de la Floride.

 

 

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D'un décor végétal, se détache la silhouette vive et élancée d'un homme altier dont on se prendrait a envier la musculature. Sa physionomie est énergique, déterminée. Son regard fascine et nous pétrifie.  Lance a la main, il chasse   

 

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A proximité se trouve son embarcation, telle que doit l'avoir aperçue Ponce de Leon a peine débarqué a Porto Rico en 1513, alors que parcourant les terres de la Floride il était parti a la recherche   de la "fontaine de Jouvence" qui se trouvait précisément sur ce terrain.

Les pagodes étaient façonnées a partir du tronc d'un cyprès, qu'on commençait par brûler unilatéralement, et qu'on évidait ensuite.

 

 

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Elles étaient utilisées pour circuler sur des eaux peu profondes, et étaient dirigées par des hommes qui se tenaient sur des berges.

 

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Saturiwa était le grand Chef de l'une des nombreuses une tribu Imacua établie depuis 4000 ans dans le village de Seloy...quand en 1565,  Pedro Menendez arriva : c'était précisément un 28 août, jour de la saint Augustin...Les nouveaux arrivants nommèrent aussitôt l'endroit San Augustine et célébrèrent ici leur première messe..

 

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L'histoire raconte que les premiers habitants accueillirent chaleureusement les Européens , 

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partageant de bon gré les produits de leurs chasses et de leurs pèches, peaux, plumes, poils et squelettes - rien ne se perdaient - servaient  a la confection de vêtements, de parures, d'armes ou d'outils...

 

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Ils leur apprirent les rudiments de survie dans une nature parfois surprenante, dont on pouvait tirer le meilleur parti ; ils leurs apprirent a concasser les grains, ils les aidèrent a s'installer ...

 

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Les provisions étaient stockées a l'abri d'un bâtiment central du village


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Asile, solidarité, partage : l'Etat de grâce

 

Village-timacuan 20111217 115010

 

Depuis la nuit des temps, le feu a toujours exerce un pouvoir sur l'homme, et l'homme sur le feu.

Les lueurs de la nuit ne sont pas encore apparues, mais  l'éclat du soleil, masque sous une nappe de nuages, favorise le recueillement.

Nous nous sommes groupes autour de la femme qui raconte...

 

 

 

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Nous autres français sommes bien égoïstes. Lorsqu un pays dispose d un blog comme Balades avec mon chien, il devrait le traduire en anglais, italien, espagnol, japonnais, chinois etc... que le reste du monde en profite. D ailleurs, Armide mérite un auditoire bien plus large que 60 millions d internautes (plus quelques belges, suisses, quebecois). En tous cas, j adore Balades avec mon chien et je suis loin d être seule !

       

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