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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 15:02

Comme chien et chat

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 01:38

 

 

 

 

 

Nous avons admiré et contourné en tous sens le Regard Saint-Martin 

 

 

26 novembre 2011 051

       qui depuis des temps immémoriaux captait rigoles et cascades dévalant la colline, pour alimenter les ecclésiastiques, propriétaires jusqu'à la Révolution, d'un territoire qui couvrait Charonne, mais aussi une grande partie de Belleville  et Ménilmontant.

 

26 novembre 2011 040

 

Revenant sur nos pas, à l'endroit où les rues de Savies et des  Cascades se rencontrent, une rangée d'immeubles bas, ourlée de pimpantes boutiques s'efface, pour céder le passage à la chaussée qui se déplie tel un cours d'eau, par bonds facétieux.  Le dégagement coloré ainsi offert, est une surprise

 

 

26 novembre 2011 050

       Au n° 42, là où officient maintenant deux souffleurs de verres, était la maison de Casque d'or, l'héroïne du film de Jacques Becker.

C'est ici même qu'ont été tournées certaines scènes du film

En 1900, les Apaches faisaient la loi dans les rues de Belleville ...  

 

26 novembre 2011 047

 

      En face de chez Casque d'Or, un arbre dépouillé de sa toison estivale protège d'un rideau dentelé, la façade d'une habitation anonyme.


 

26 novembre 2011 049

 

Voilà que, surgissant de  la paroi  du mur  qui fait l'angle des deux rues, de macabres figures  nous figent sur place.   

 

 

26 novembre 2011 048

 

A Belleville-Ménimontant, comme à Montmartre ou sur la Butte aux Cailles, les traces héroïques de l'âpre combat mené par les communards, ainsi que le dénoument sanglant qui suivit, restent gravés dans la mémoire collective.

 

26 novembre 2011 053

 

Parfois, il arrive que les ombres reprennent vie, que les regards nous pénêtrent et ne nous quittent plus..

 

26 novembre 2011 055

 

La maison voisine offre sans transistion aucune, un abord décontracté.

 

26 novembre 2011 056

 

La rue entière  encore trempée de bruine est à nous. Les résidents frileux se sont retirés derrièrs leurs persiennes bleues et se calfeutrent.  Une éclaircie s'annonce plus loin, nous la suivons.

 

26 novembre 2011 057

La porte blanche est ouverte aux artistes qui souhaitent s'exprimer en dehors des circuits commerciaux. L'esprit de Louise Michel et de Jean-Baptiste Clément, auteur présumé du "Temps des Cerises" , perpétré à la faveur des manifestations artistiques, est toujours présent.

 

 

26 novembre 2011 060

Et là, une maisonette entourée d'un jardiner jouxte l'établi du garagiste

 

26 novembre 2011 062

Plus loin, une nature exubérante tente d'échapper à ses carcans.

 

26 novembre 2011 063

 La présence fortuite d'une façade élaborée   annonce-t-elle un changement de décors  ? 

 

26 novembre 2011 066

 

Fort heureusement, il n'en n'est rien.

 

 

 


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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 22:54

 

 

 

 

A la faveur d'une boucle, la rue de la Mare poursuit avec détermination sa destination ; elle va  s'accrocher plus haut à la très longue rue des Pyrénées.

Nous tournons le dos à une blanche enfilade d'immeubles sociaux proprets qui  parviennent à s'intégrer au décor villageois de Savies.

 

 

 

26 novembre 2011 031

 

Savies, dites-vous ?

 Belleville portait ce nom ... avant de devenir Belleville

La rue de Savies qui s'accroche au coteau de Ménilmontant, alors hameau de Belleville, est annoncée par les  marches d'un perron.

 

26 novembre 2011 035

Depuis le Moyen Age, Savies, propriété du prieuré de Saint-Martin des Champs et des Templiers, cultivait la vigne.

Nul doute que l'ancien village maraîcher reste toujours bien vivace, même en retrait derrière les murs clos.

 

 



26 novembre 2011 034

Une maison toute simple aux persiennes bleues... Une demeure modeste dont la simplicité rurale est devenue très prisée. Dans son contexte ordinaire, elle ne suffirait pas à capter l'attention. Mais voilà, nous nous trouvons bien à Paris.

 

 

 

26 novembre 2011 032

En face, d'anciennes vitrines ont été transformées en halls d'immeubles. Les artisans ne sont plus, mais à première vue, les boutiques leur ont   survécu, répondant à une vocation différente, et toujours précédées de leur petite porte, sur le côté.

Les habitations d'origine qui se détérioraient ont été détruites, mais pas complètement : l'architecte Grumbach  chargé de rénover l'îlot insalubre, s'est refusé le droit d' ensevelir le coeur toujours battant d'une époque.

 

26 novembre 2011 033

Les HLM sont derrière nous, et devant,  de façon insolite, parait une petite guérite de pierre authentique coiffée d'un toit pointu

 

26 novembre 2011 038

 

Adossé à un mur de soutènement qui protège le bas du village de tout risque d'éboulements, le Regard Saint-Martin a été en son temps édifié à un point de raccordement des "petites rigoles" de Belleville  : les ecclésiastiques venaient s'y approvisionner en eau.

 

 

 

26 novembre 2011 039

 

En peine de déchiffrer l' inscription gravée sur le fronton j'ai bien du recourir à un peu d'aide :

 

« Fontaine coulant d'habitude pour l'usage commun des religieux de Saint-Martin de Cluny et de leurs voisins les Templiers. Après avoir été trente ans négligée et pour ainsi dire méprisée, elle a été recherchée et revendiquée à frais communs et avec grand soin, depuis la source et les petits filets d'eau. Maintenant enfin, insistant avec force et avec l'animation que donne une telle entreprise, nous l'avons remise à neuf et ramenée plus qu'à sa première élégance et splendeur. Reprenant son ancienne destination, elle a recommencé à couler l'an du Seigneur 1633, non moins à notre honneur que pour notre commodité. Les mêmes travaux et dépenses ont été recommencés en commun, comme il est dit ci-dessus, l'an du Seigneur 1722 »

 

 


 

 

 

 

 

26 novembre 2011 046

 

Le Regard a été entretenu avec dévotion. Sans doute l'a-t-il encore été en 1804, si on en croit le millésime porté sur la façade.

 

 

26 novembre 2011 042

Perçant l'épaisseur du mur, telle une rigole, une volée de marches porte  l'usure du temps, toujours présent dans la continuité.

 

 

 

 

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 21:44

 

 

 

 

      Nulle trace visible aujourd'hui d'une quelconque mare alentour, que je sâche, peut-être encore vivante, mais enfouie quelque part, sans doute pas loin d'ici...

 

 

26 novembre 2011 018

      La passerelle métallique de la rue de la Mare est un belvédère ... qui immerge le promeneur non initié aux secrets d'un monde à part, englouti sous la flore sauvage, et où une faune farouche et multiple reprend ses droits sur la rectitude autrefois civilisée des rails d'acier.

 

26 novembre 2011 017

 

Le pont  délimite l' inextricable  capharnaüm d'herbe et de métal, de la rue de Ménilmontant qui le surplombe et vue d'ici, parait en comparaison, "très comme il faut".

 

 

 

26-novembre-2011-016.JPG

 

  De l'autre côté, les rails s'engouffrent dans l'obscurité caverneuse de la toute proche colline de Belleville.

On chuchote que le chemin de fer de la "Petite Ceinture" pénètre dans les carrières de Paris qui mènent aux Catacombes. Le fait m'a été confirmé ; je ne m'y risquerais qu'avec la plus grande prudence...

 

26 novembre 2011 019

      Nul train ne peut désormais en cacher un autre. La voie s'ouvre  librement à l'audace du curieux, à l'errance du parias, à la verve éclatante du contestataire, mais aussi, de nuit, à d'occultes pratiques.

 

 

 

26 novembre 2011 022

      L'expansivité populaire et la gouaille  des cafés du coin se sont mis en demie-teinte.  Encore silencieux en cette fin de soirée de novembre, les cabarets frileux se drapent sous des auvents. Les habitués arriveront un peu plus tard. Et ce soir, comme tous les soirs, ce sera poèmes et musique.

 

 

26 novembre 2011 023

      Un peu plus haut, on rencontre les charmes bucoliques d'une petite  ruelle qui pointe vers une destination d'autant plus mystérieuse qu'elle est improbable

 

 

26 novembre 2011 024

      L'immeuble fait angle. L'étroite rue Chevreau qui intersecte la rue de la Mare  semble s'être éclipsée pour s'accommoder de sa présence... à moins qu'il ne s'agisse de l'inverse. Faits l''un pour l'autre, lierre et mur lézardé s'épousent

 

 

26 novembre 2011 025

 

 

26 novembre 2011 027

 

  La rue de la Mare exécute sans relâche, la grimpette annoncée  de Ménilmontant, indifférente à l'étendard coloré des anciennes boutiques   reconverties en ateliers d'artistes

 

 

26 novembre 2011 026

      Il reste encore  retirés sans l'intimité de petites coures, d'authentiques artisans.

 

 

26 novembre 2011 028

      Interrompant la longue lignée d'immeubles bas, une maison de maître se dresse,  sobre et blanche, seulement protégée de la rue par un jardinet.

 

 

      Bientôt, à la faveur d'une courbe, villas et boutiques anciennes laissent place à des HLM. de tailles modestes. Conçus dans les années par l'architecte Grumbach, les nouveaux immeubles doivent répondre à la nécessité de reloger les habitants d'anciennes maisons bon marché et vieillissantes. Des îlots entiers  frappés d'insalubrité sont rasées. Le nouveau paysage doit cepndant se faire discret, pour s'adapter à l'ancien, heureusement sauvegardé.

Nous laissons la rue de la Mare rejoindre  plus haut la rue des Pyrénées et bifurquons dans une rue pavée qui s'accroche à la butte.

 


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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 21:40

 

 

 

 

      Le soleil tourne à l'Ouest, nous suivons une piste qui s'enroule autour

 

Clocher de l'église N.D. de la Croix

      du clocher de l'église Notre-Dame de la Croix, qui pointe de temps en temps entre deux cheminée, pour veiller sur Ménilmontant. 


 

Paris-Ménilmontant

      La rue de la Mare paraît subrepticement  sous la forme d'une boucle, avant d'amorcer la montée annoncée.


Paris-Ménilmontant : rue de la Mare

           Elle embrasse dans la foulée, les plantureux contours du chevet

de l'église

 

 

Passerelle métallique de la petite ceinture

      La rue de la Mare fait mine de s'achever en impasse,

à moins qu' une envolée de marches

 

 

Passerelle métallique Ménilmontant

ne permette d'esquiver l'étendue indéfini  qui fait obstacle. L'oeil curieux force les grilles des palissades et tente de déchiffrer des empreintes d'un monde parallèle presque oublié...

 

 

 

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 23:31

 

Avec tristesse, je relaie le malheur qui frappe notre amie Mamounette, brutalement séparée de sa compagne, "Elysée", une petite chatte douce comme du coton

http://deuxchatsdansmacuisine.over-blog.com/article-merci-89392176.html

 

 Elysee-copie-2

 

 

 

Empoisonnée, tout comme l'ont été les deux autres chats de la maison (réchappés de peu à la tentative meurtrière), le petit ange blanc n'a pas résisté et a quitté ce bas monde..

 

Que la  confiance et  l'amour que nous portent inconditionnellement nos amis animaux cessent d'être bafoués  par des monstres !

 

Mamounette, nous sommes de tout coeur avec toi.

Nos plus tendres caresses à Erlyn et Silea, les deux miraculés, qui sont toujours auprès de toi.

 

 

 

 


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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 22:46

 

 

      A Paris, il y a  l'Elysée, un palais entouré d'un grand parc, résidence officielle de nos Présidents de la République, édifié dans la continuité d'une large avenue plantée d'arbres : les Champs-Elysées.

Des noms  curieusement associés à un lieu très particulier... que les anciens situaient quelque part dans les Enfers ; lieu de perdition ou lieu de plaisirs ...

 

19 novembre 2011 002

 

 

Sous l'Ancien Régime, le bal a depuis longtemps été l'un des divertissements favoris des classes privilégiées (noblesse et bourgeoisie) qui se réunissaient  dans les salons de leurs hôtels particuliers : il s'agit d'abord de bals masqués, puis de bals costumés. Puis des établissements (tels la Comédie Française et l'Opéra Comique)  offrent les plaisirs de la danse. Enfin, une ordonnance royale institue le "Bal de l'Opéra" avec ses fameux cortèges de rues (Le Veau Gras de Montmartre, la Reine des Blanchisseuses , et la Courtille à Belleville).

Le bal devient le passe-temps de toutes les classes de la société

 

Au-delà du mur des Fermiers Généraux on s'encanaille. A Montmartre, la quadrille, danse collective et "endiablée" fait fureur.

A l'aube du XIX siècle, quelques entrepreneurs tirent alors partie de cette passion naissante et ouvrent des salles de bals dans les faubourgs de Paris 

- Dans le quartier du Faubourg du Roule, le célèbre Bal Mabille est à l'origine (à la fin du second Empire) une salle de danse implantée  avenue Montaigne. Mabille un professeur de danse, y dispense des cours, avant d'ouvrir ses bals, fréquentés par une société aisée amatrice de plaisirs inavoués que présentent certains participants :  Rigolboche  esquive les premières figures de cancan, on y découvre aussi la Polka. La salle de bal magnifiquement décorée de décors champêtres, illuminée de lampions, est détruite par deux obus lors du siège de Paris en 1870.

 - l'Elysée-Montmartre, ouvert en 1807 reste, malgré des avanies (incendié à deux reprises d'abord en1900, et récemment encore, en mars 2011) la mythique salle de concerts et de spectacles que nous connaissons, tandis qu'à Ménilmontant, hameau de Belleville

 

 

 

19 novembre 2011 003

  des salles des bals, des caf'conc, des guinguettes fleurissent également.

Le rue de l'Elysée de Ménilmontant percée en 1897, occupe en réalité l'emplacement d'un ancien bal publique.

 19 novembre 2011 006

L'Elysée : lieu de plaisir ou lieu de perdition ... la petite rue fleurie s'arrête abruptement, à notre grand désarroi, de même que la voie qui lui est contiguë.

 

 

 

Passage Eupatoria - Paris XX

    Truffé d'impasses et de fausses pistes,  l'actuel Ménimontant, avec son dédale de ruelles interrompues 

 

Pistol - Place Maurice Chevalier Paris XX

 

      parviendrait à nous égarer, s'il ne s'agissait de l'indéfectible flair de Pistol.

Restaurant

      Si la gouaille populaire et la bonne franquette restent vivaces,

 

 

Eliott au repos 128

l'esprit de révolte l'est aussi.

 

Eliott au repos 305

Aménagements prioritaires à l'emporte-pièce, abus des bouldozeurs, prolifération de tours, expulsions des résidents les plus modestes désormais parqués dans des "cités", provoquent un mouvement de contre offensive, le ZOO PROJECT, organisé par un collectif d'artistes,

Eliott au repos 128

 

 qui peuplent les murs nus, de gigantesques créatures porteuses de messages sans équivoque ; elles  visent à mener le passant à la réflexion.

 

 

Restaurant

     Réservoir des eaux de la Dhuys qui devaient alimenter Paris, terre de vignobles, "Ménilmuche" dont l'histoire  reste étroitement liée à Belleville, célèbre toujours allègrement l'eau, la vie, et le bon vin

 

Eglise ND de la Croix Ménilmontant

 

      à l'ombre de l'imposant clocher de Notre Dame de Ménilmontant.

 

 

 

 

 

 

DepuisD


 


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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 23:18

 

      au coin de la rue.

 19 novembre 2011 001

 

 

Comme chaque semaine, je supervise activement le ravitaillement...


22 novembre 032

Haricots, coton-tiges, pain, crème, plums au rhum, topinambours, glycérine, pâte à gaufre...


22 novembre 034

le compte y est, j'ai tous mes papiers, je n'ai rien oublié : papier tue-mouche ? Je m'en charge ! papier de soie,  papier à tout, c'est pour moi !

 

 

mais pour tout  dire....je cherche autre chose, de loin le plus important :

 

Eliott-au-repos-006.JPGEliott au repos 007Eliott au repos 013Eliott au repos 008

Voilà, j'y suis, vous n'y êtes pas !

 

 

22-novembre-036.JPG

 

SANTE, TOUT L'MONDE !

 

Eliott au repos 010

 Par solidarité, je me suis contenté de les suivre du regard.

 

Eliott au repos 018

 

      On ne peut à la fois être et avoir !

Bonsoir !

 

 

 

 


 

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 17:10

 

 

 

La balade se prolonge  dans des lacis de petits chemins qui forment des six et des huit, où une dense végétation s'épanouit sans retenue, ou presque ; les trajectoires prennent des tours fantaisistes de jardins à l'anglaise. 

 

Rue des iris 2

 Devant les pas de porte, les vélos reposent disponibles pour se prêter à de tardives échappées de vacances.

 

Entrée de maison, rue des Iris

      Les seuils grand ouverts convient, une fois encore, quelques  rayons solaires, plus rares mais tellement plus doux, à venir approvisionner les foyers de ses vertus thérapeutiques.

 

Rue des iris1

      Là où plusieurs chemins se rencontrent nait une placette dont le centre est un arbre, roi parmi les fleurs. Autour de Lui, une garnison de pavés bien ordonnés se concentre pour figurer une marquetterie hexagonale.

 

rue des Liserons 2

 Les tâches de couleurs vibrantes de l'été, s'éteignent et se fondent imperceptiblement telles des étoiles dans l'aube  ouatée de la saison qui s'annonce

 

 

Rue des Liserons- rue des iris

De surprises en découvertes, nous nous sommes amusés à nous perdre pour mieux ensuite nous retrouver,

 

Rue des Volubilis coudée

  et déchargés de la pesanteur rébarbative des préoccupations quotidiennes, avons  librement goûté à l'enchantement d'une "errance poétique" qui ferait encore et toujours,  le bonheur de peintres.

 

Rue des Volubilis 2

 

Le fond de l'air est frais. Les pas de portes se referment.

Toute fin annonce de nouvelles  perspectives 

 

 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 17:37

 

 

 

      La rue de Rungis va déboucher sur une place presque aussi parfaitement ronde qu'un fromage, tandis que se profilent à l' arrière plan, les épines métalliques d'un chantier qui encercle  l'ancienne gare de Rungis


Plaque de cuivre Les Orchidées

      Le dernier pas de porte  de la rue, entrebaillé sur le carrelage à cabochons gris et blanc d'un vestibule qui donne le ton de la maisonnée, révèle un foyer sobre et propre. Une plaque de cuivre apposée sur le mur extérieur lui prête un nom qui fleure bon 


Plaque de rue Brillat Savarin 

Pivotant presque sur nous-mêmes,  nous arpentons une voie adjacente qui semble vouloir annoncer la proximité de plaisirs sensoriels.

"Dis-moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es", dixit Brillat Savarin.

En son temps, le fromager Androuet sut honorer à sa façon le magistrat homme de goût.

Mais ne nous écartons pas ...

 

une certaine rue des orchidées, d'aborde ingrate

 Rue des Orchidées : ses abords sans caractère nous déçoivent,

mais bientôt

 

rue des orchidées le paysage verdit

le béton s'estompe, la brique réapparaît peu à peu, et s'habille, un petit morceau de village semble vouloir se démarquer d'une toile de fond impersonnelle

 

 

 

entrée de la cité florale par la rue des orchidées

 

          le bitume s'estompe, les pavés refont surface, les rues reprennent taille humaine, replient en chien de fusil pour se déployer à  la faveur d'une rencontre.

 

 

 

Rue des Glycines - Cité Florale

      Les jets bleutés des wistéria sont éteints, mais les seuils des maisons se retranchent derrière de pléthoriques rideaux végétaux

 

Entrée rue des orchidées

 Pour ne pas perturber l'enchantement des lieux, nous procédons avec d'infinies précautions au gré de petites voies qui semblent reposer sous des superpositions de verts, encore parsemés tard dans la saison de touches de couleurs.


Cité florale - rue des Glycines

Dans le coude d'une ruelle, presque saisis d'une ferveur religieuse, nous ralentissons encore le pas pour  apprécier à leur juste valeur les goulées végétales qui s'épanouissent en cascades sous nos yeux

 

Cité florale 2

Rue des Liserons, rue des Iris... A la croisée des chemins, on rencontre la vie, tout simplement.

 

 

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Nous autres français sommes bien égoïstes. Lorsqu un pays dispose d un blog comme Balades avec mon chien, il devrait le traduire en anglais, italien, espagnol, japonnais, chinois etc... que le reste du monde en profite. D ailleurs, Armide mérite un auditoire bien plus large que 60 millions d internautes (plus quelques belges, suisses, quebecois). En tous cas, j adore Balades avec mon chien et je suis loin d être seule !

       

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