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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 16:26

 

Nous débouchons de la rue de la Marne pour retrouver le Quai du même nom, et nous acheminons droit devant, attirés par la silhouette d'une mystérieuse passerelle métallique



 

Sur un mur de meulière...sont plantés de gentils vélos aux couleurs pastels. Même s'ils doivent faire face à la concurrence des vélibs, ils étaient  déjà là avant, et  offrent autre chose. I Ce "collage" signale l'entrée de l'atelier de l'association "Cyclo Pouce" : on y apprend à entretenir et à réparer son véhicule terrestre sans moteur et garanti non polluant. Ou on peut en  louer ou  acquérier un quand on en est démuni et que l'envie impromptue d'une balade se fait urgente. Des propositions de randonnées cyclistes  suivant  le parcours de la Marne y sont proposées

 

 

Les voies désaffectées de l'ancienne petite ceinture   longent et encaissent la rue des Ardennes, avant d'enjamber le Canal de l'Ourcq. de leurs fenêtres, les riverrains assistaient à l'acheminement quotidien des convois ferroviaires qui menaient les bêtes en direction de leur destination finale. Aujourd'hui,  la voie est libre et le promeneur peut se perdre à travers ses treillis boulonnés.






avec parfois en prime, la surprise d'un bouquet

 





 

Nichée en contrebas, dans un enchevêtrement de verdure  gardé par un totem, quelque discothèque



 

dernier regard vers un monde qui va disparaître.

 

 

Place Paul Delouvrier... la "Péniche de l'Eau" a été amarrée quai de l'Oise au carrefour des canaux. Son existence a un but pédagogique . S'annoncent quelques prémices des réjouissances de la cité de la Villette, bien en vue des lucarnes de l'hôtel Ibis





 

Voici le joujou encore tout neuf des Parisiens : La Villette, un gigantesque terrain de jeux bâti à l'emplacement des anciens abattoirs. Quel changement de décor! Mais peut-on déjà oublier ...



 

La "Géode"  qui contient, la plus grande salle en Europe se profile à mes côtés tandis que je plane en apesanteur au milieu d'une allée . Ce coucher de soleil sur décor futuriste avec  en arrière plan "mon  beau château" , nous engloutie dans un univers fantasmagorique

 


La "Maison de la Villette", une "survivante" qui abrite désormais des manifestations temporaires.



 

L'horloge rythmait les journées de la "Cité du sang". Elle indique vingt-et-une heures et trente et une minutes. L'antre du Métro est toute proche
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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 12:13
Ce qui suit n'est pas beau, pas présentable : trous béants dévorés par des pelleteuses aux pinces de crabes, entrepôts désaffectés, immeubles délabrés, commerces abandonnés ...

 

L'ouverture de la Cité des Sciences en 1986 a signé l'arrêt de mort d'une époque. Le  quartier a été éventré et vidé de ses enfants.  Les promoteurs immobiliers  ont fait main basse sur le village : ils ont promis des immeubles tout confort, avec charme et poutres apparentes et ... vue imprenable sur le canal de l'Ourcq


Quai de l'Oise...



Le CLCF (Conservatoire Libre du Cinéma Français) fondée 1963,  première école du genre en Europe, forme artistes et techniciens se destinant à faire carrière dans le cinéma ou la télévision




La rue de l'Oise bien  trop calme se détache de la berge et va  se suspendre  telle une bretelle.   Que cache cette enceinte entourant le vide ?


Rassurantes foulées d'herbes et de fleurs dans un décor  fantomatique. Les jardins partagés consolent un peu seulement,  et les artistes de rue tentent de se réapporpirer les lieux.


 Un "space invader" s'est posé sur ce mur de briques, défiant toute tentative d'interdire désormais quoi que ce soit. En face, ailleurs sur l'îlot, sur cette rive et sur l'autre berge, se déploient tels des drapeaux, ou de discrets clins d'yeux des chefs d'oeuvres éphémères.



Fantaisie  surréaliste  par les fenêtres barraudées derrière  des  murs restés debout, comme par miracle


Le quartier de l'Ourcq tel un terrain de jeux se prête à toutes les hypothèses. Il vit en suspension. Des populations d'immigrants occupent temporairement les lieux .


L'ancienne boulangerie qui semble avoir définitivement fermé ses portes depuis longtemps est surmonté d'une fenêtre dont l'élégance ne manque pas de surprendre.


  Occultée par le néon qui ne s'allumera  plus, une girafe de Mesnager



  Le cyclone immobilier s'est abattu aussi Quai de la Marne,  sur l'autre rive. Je cherche à retrouver  trace de quelques passagers de la vie, parmi les décombres.



Au  coin de la rue de l'Ourcq, une époque  semble vouloir continuer à vivre, comme si de rien n'était



    L'usine de chauffage urbain est en sommeil...elle aussi ! En attendant  son démantèlement , les artistes de rue s'activent sur les palissades qui l'entourent.



A chaque pas,  regard différent. Par endroits,  un peu de fraîcheur retrouvée dans un paysage de désolation




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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 00:02


Les marches de la passerelle de Flandre nous amènent sur la berge opposée à celle de la rue de Crimée, et nous abordons le quartier de la Villette.

L'endroit fait partie d'un ancien village agricole (on y cultivait les céréales, les vignes, on y pratiquait les cultures maraîchères). Les Lazaristes qui avaient fondé Faubourg Saint-Martin à Paris une maladrerie pour les lépreux, avaient fait construire une "villette" (maison) sur des terrains dont ils étaient propriétaires .

Le village bénéfia d'un essor économique important favorisé par les travaux des canaux et sa population s'accrut en conséquence. Il fallait une nouvelle église. L'architecte Eugène Lequeux fut chargé d'édifier dans les années 1840 cette église néo florentine.  



Nous atterrissons doucement dans un oasis de verdure qui porte le nom de Bitche ...ce qui peut prêter à caution pour nos voyageurs anglo-américains (traductions approximatives : chiennes,  salopes etc) Ce nom qui rappelle quelques faits de résistance accomplis par la petite ville de Bitche en Moselle au cours de la guerre de 1870-71 fut d'abord donné à une certaine place du 16è arrondissement de Paris (située sur les quais de la Seine, aux pieds des Jardins du Trocadéro qui accepta plus volontiers le nom de Place des Etats-Unis). Pour ne pas risquer de blesser Levi Morton, amabssadeur des Etats-Unis en france... on se dépêcha de déplacer cette plaque honorifique sur la petite place du 19 arrondissement,
(anciennement place de l'église, puis place du Parvis)



  Planté devant l'église Saint-Jacques et Saint-Christophe de la Villette, le square de la Place de Bitche, et au milieu, un kiosque à musique, (toujours utilisé) rend à l'endroit son caractère villageois

 


 

 




 




La caserne de pompiers, à l'angle du quai de Seine et de la place de Joinville a été bâtie en 1901.

 

 


Nous abordons la place de Joinville en question. Les étales du marché découvert sont déjà installés

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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 00:02

Nous venons d'atteindre l'extrêmité ombragée du Quai de Loire et le bout du bassin. Deux ponts très étranges piqués de quatre "antennes paraboliques" à leur extrêmité s'annoncent. Le Pont Levant, dernier du genre à Paris et   la Passerellle de Flandre marquent une frontière : ici finit la Bassin de la Villette, là commence le Canal de l'Ourcq



Des immeubles qui paraissent partiellement  habités seulement me laissent songeuse.


Quelle sera la destinée des uns ou des autres ? Les "Bobos" atteignent les "limites de Paris". Où sont passés les natifs du quartier ?


Il me faut contourner cette bâtisse pour atteindre la rue de Crimée et les deux ponts

 



Il est plus de dix-neuf heures. Depuis un moment déjà le traffic fluvial a cessé pour la journée, et les poulies se sont mises en roue libre. Le pont levant ne se lèvera que demain après le lever du soleil en suivant toujours le même rituel : flash rouge du feu tricolore, arrêt des voitures sur la berge nord. Petite sonnette insistante "ding-ding-ding-ding-ding". Les barrières tombent à chaque extrêmité.. Plus personne ne bouge. Quelques badauds se postent bien en évidence, yeux écarquillés, sourires aux anges.  Le pont levant s'élève lentement à hauteur de la passerelle sur laquelle sont juchés les promeneurs  plus prudents, ou pressés de rejoindre l'autre rive. Le bateau passe, retour de tout le monde sur terre ...



Construites au cours des années 1850, ces deux bâtisses, les "Magasins Généraux" placées de part et d'autre de la passerelle de Flandre,  referment le Bassin. Elles  servaient à entreposer grain et farine. Elles tombèrent en dissuétude avec le déclin des activités du site et furent transformés en ateliers d'artistes dans les années soixante-dix..

Dans les années quatre-vingt dix, l'entrepôt du Quai de Loire  fut évacué  pour des raisons de sécurité. Aujourd'hui, une fonction nouvelle, de résidence universitaire, vient de lui être assignée



L'entrepôt qui lui fait face, situé Quai de Seine, ravagé par un incendie en 1990, vient heureusement d'être reconstruit.






Je viens de traverser avec émotion la passerelle de Flandre, et esquisse quelques pas en arrière pour saluer le Pont Levant, dernier du genre à Paris, cordon ombilical de la longiligne et modeste rue de Crimée. Portera-t-elle encore longtemps son vrai visage ?

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2 juin 2009 2 02 /06 /juin /2009 00:40





De part et d'autre du métro Jaurès surgit la promesse d'une aventure au fil de l'eau du Canal Saint Martin au Bassin de la Villette


Le bassin est constitué des deux plans d'eau de largeurs différentes. Le plus important, de 700 mètres de long et 70 mètres de large, prend naissance dans le prolongement de la rotonde.





En 1802, l'architecte Pierre-Simon Girard construit ce  bassin qui doit raccorder le Canal de l'Ourq au Canal Saint-Martin et alimenter en eau potable les réservoirs et fontaines de Paris. Le bassin, alimenté par quatre sources souterraines est équipé d'un système d'épuration.
 Des épidémies de choléra, provoquées par le rejet des détritus dans la Seine ont en effet touché la population de Paris à différentes reprises...



Fin décembre 1808,  Napoléon inaugure le plan d'eau , qu'il destine à la promenade et aux loisirs. Les berges très fréquentées par les bourgeois aisés du Second Empire sont surnommées "Champs Elysées de l'Est"



Bientôt, quand  l'essort industriel des années 1850 affecte Paris et la Seine-Saint-Denis, le transit fluvial supplante les activités de loisirs. Le frêt augmente d'un bond au cours du dernier quart de siècle,  encore stimulé par la construction des abattoirs en 1860. Les marchandises (bois, charbon, fourrage, matériaux de construction) sont déchargées dans de nombreux entrepôts  A la fin du XIX siècle le Bassin  atteint l'importance du port de Bordeaux

1880 :Le Bassin qui s' arrête à la hauteur de la rue de Crimée doit être agrandi de deux cents mètres Les ingénieurs Buffet et Durant-Claye supervisent les travaux

Les lendemains de la première guerre mondiale voient un rallentissement du trafic

Le frêt périclite encore avec le déclin des industries dans les années soixante et la désaffection des Abattoirs en 1970.

 Un retour progressif vers la vocation première du Bassin de la Villette s'est amorcée au cours des deux dernières décennies :  les péniches vont et viennent chargées de touristes, se transforment en restaurants, tandis que d'autres se prêtent au théâtre,  aux spectacles



Rappel omniprésent de l'âge d'or du cinéma : le Quai de Loire vient de prendre le nom du "père" de "L'Atalante".
Signe des temps : un petit bateau électrique assure la liaison entre les deux entrepôts MK2 situés de part et d'autre du Bassin, l'une quai de Seine, l'autre Quai de Loire


"INTERDIT AU PUBLIC" : cette tour Eiffel est-elle dangereuse ?
J'apprends par hasard que cette oeuvre d'art est un vaisseau spatial monté par des élèves de collèges des environs de Paris pour célébrer le passage à l'An 200. L'ouvrage devait être rapidement retiré du site du bassin de la Villette pour prendre place dans un autre lieu. Le buste de Jules Vernes qui était placé en son sommet ayant été volé, plus personne ne semble depuis lors s'intéresser de prés ou de loin à l'oeuvre. La destinée de "Vaisseau II Mille" reste aujourd'hui incertaine


Flâneries bain de soleil et concert de guitare en supplément. Détente pour tout le monde en ce long week-end de Pentecôte. La péniche arbore des couleurs festives : c'est un café-théâtre



La passerelle de la Moselle prend naissance dans une rue du 19è arrondissement dont il a tiré le nom. Elle remplace un pont construit par Eiffel à cet emplacement en 1880 et se situe exactement au milieu du  Bassin.
 Les  piétons se voient offrir le privilège exclusif de sa traversée. Je me suis dit  : "Et pourquoi pas moi ?"  Parvenue lentement à mi course,  j'ai eu l'impression que le sol allait se dérober sous mes pas: le tablier est d'une telle souplesse qu'un petit vent le soulève comme une feuille de papier. Ces frémissement de la matière ne m'ont pas intimidée le moins du monde, pourtant.



D'un côté le Bassin encadre la perspective de la Rotonde de Ledoux,




de l'autre, quelques péniches
amarrées sont une invitation au voyage



La commune de La Villette a été annexée à Paris en 1860.
Dans l'euphorie du succès remporté par le bassin, on aménage les quais en jardins  où les joueurs de pétanque se livrent aux plaisirs de parties ombragées



Le "Bassin de la Villette"  s'arrête au pont levant qui s'annonce à l'ombre de la passerelle de la rue de Crimée.




Nous voici disposés à faire halte dans cette espace nouvellement aménagé pour abreuver les promeneurs fatigués.

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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 22:53


Nous nous sommes échappés de la station "Stalingrad"


.Elle fut rebaptisée en 1946 en hommage à la victoire à Stalingrad de l'Armée Rouge sur l'armée du IIIè Reich.
La station "Stalingrad" s'appelait "Boulevard de la Villette", sur la ligne 7 et portait le nom de "Rue d'Aubervilliers"  sur la ligne 2. Ces deux lignes se rencontrent ici.

 La Villette, Aubervilliers nous attendent donc...






Les marches du métro nous mènent  Boulevard de la Chapelle : cette voie marquait autrefois la limite entre les communes de Paris et de la Chapelle (d'où la présence de murs d'octroi).
Le quartier fait aujourd'hui l'objet d'un plan d'urbanisme d'envergure : des îlots d'immeubles squattés sont sur la touche


Le quartier est une plaque tournante (peuplé d'ethnies diverses et de populations marginales) à cheval  sur les dixième, dix- huitième (en prolongement  de la Goutte d'Or) et  le dix-neuvième arrondissements.
Ici, on tire partie de la moindre parcelle d'espace vital : un terrain de volley ball a été astucieusement aménagé sous la voie du métro


Je viens de quitter sans regret un environnement qui me parait chaotique et reviens sur nos pas Place de la Bataille de Stalingrad  pour retrouver la station Jaurès et la Rotonde de la Villette  que les constructeurs de la ligne de métro aérienne ont eu la bonne idée de contourner afin d'éviter sa destruction programmée


Traversée de la triste rue de Flandre où pointent à l'horizon une grappe de tours toutes neuves ("les orgues de Flandre"), avant de rejoindre le jardin de Georges Jeanclos et le quai de Seine séparés l'un de l'autre par un mur...


U n pan  du mur des fermiers généraux  (la barrière Saint-Martin-La Villette) et  à l'arrière plan, son pavillon d'octroi : Les fermiers généraux étaient chargés de percevoir des taxes sur les produits importés d'une autre commune.



Ces ouvrages ont survécu aux  démolitions qui ont affecté la plupart des barrières d'octroi, d'abord après la Révolution, puis en 1860 lors des aménagements haussmanniens. Il est heureux que le métro ait épargné la Rotonde



Ce Pavillon d'octroi a été conçu en en 1785 par l'architecte Ledoux. Le roi lui avait commandé ce projet qui devait s'inspirer d'un ouvrage similaire  réalisé par ce dernier pour la saline royale d'Arc-en-Senan, dans le Doubs. De conception néo antique basée sur des figures géométriques : le cercle et le carré, avec des colonnnes toutes simples.
La Rotonde est aujourd'hui en cours de restauration et abritera sous peu un centre culturel et un restaurant.



A la fin des années 1990, les pouvoirs publics ont du  faire face à l'insécurité larvée qui sévissait dans le quartier à la suite du repli de l'industrie, avant de transformer une "zone" tombée en désuétude en  une aire de détente et de "culture"












Le service des canaux qui occupait jusqu'à une date récente le  bâtiment de briques polychromes a déménagé dans un entrepôt réaménagé à proximité



En contournant le pavillon des "canaux", je remarque ce perron ; à gauche de la porte, une petite plaque noire nous informe :" le 23 mars 1918, à 7h20 du matin, le premier obus de la Bertha est tombé devant cet immeuble" 



La ville de Paris a décidé de laisser la société MK2  libre de réaménager cet ancien hall d'entrepôt. Le "K" assorti de salles de cafétéria a pris place ici



et en face



Peut-on considérer que  la vocation cinématographique du quartier est ainsi perpétrée ?

 C'est  rue d'Aubervilliers toute proche  en effet, que s'est  construite en 1907 "l'usine à rêves" (sutdios de cinéma Gaumont) et la première salle de projection.

 



Autrefois, le Bassin de la Villette offrait les plaisirs simples de la baignade  de parties de canotage et de concours de pêche. A l'avénement de l'industrie, les entrepôts remplacèrent les guinguettes et le frafic fluvial accentué rendit ces distractions périlleuses.



L'entrée d'une allée d'arbres est prétexte au souvenir ému de figures de légende



Et juste derrière la promenade, le Moderne cotoie l'Ancien

 

 


Tracé droit de rails... Que font ici ces pilastres ?

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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 02:23

A la station Jaurès, il se passe toujours quelque chose... Des découvertes, mais aussi des tribulations parfois musclées. En bordure des quais, la fougue des Républicains entourant la Bastille brille sous les projecteurs du soleil de cette belle  journée.

 

link

 

 

 

Ligne  2 du métro, station Jaurès... qui n'a pas toujours porté ce nom...

  "Porte Dauphine" naît en 1900. Très vite, la très chic avenue Foch est reliée à la Place de l'Etoile. Bientôt la ligne, construite peu profondément en sous-sol atteint Anvers. Mais la poursuite de son trajet se heurte à des obstacles de taille, liés  à la présence conjuguée de la Seine et d'un vaste espace enchevêtré de noeuds ferroviaires appartenant aux compagnies des chemins de fer du Nord et de l'Est ... Il serait moins onéreux d'enterrer la ligne à  grande profondeur. Pourtant, on choisit la solution aérienne " qui permet de faire découvrir Paris aux voyageurs". La ligne n°2 du métro s'élève donc en viaduc sur un tronçon de quelques kilomètres reliant Anvers à la station "Combat" (qui prend plus tard le nom de Colonel Fabien).

 


 

 
Rappel succinct au sujet de Jaurès :  né à Castres, fils d'une famille de la petite bourgeoisie il s'attache à allier les causes bourgeoise et ouvrière dans sa lutte contre les possédants. A ce titre, il est diversement apprécié, souvent décrié même par les representants du peuple, Jules Guesdes en tête, qui ne voient en lui qu'un opportuniste bourgeois. On connaît aussi la position qu'il prend dans l'affaire Dreyfus, lorsqu'il s'ingénie à ne défendre qu'un innocent condamné arbitrairement par une justice militaire. Pacifiste, il ne cautionne l'ouverture des hostilités qu'en dernier recours, ce qui lui vaut de périr sous les coups d'un certain Raoul Villain, adhérent de la Ligue des Jeunes amis d'Alsace-Lorraine, précisément quatre jours avant la déclaration de la Première Guerre Mondiale.

 

 

La station qui porte son nom s'appelle jusqu'alors "Rue d'Allemagne". Les trains y passent sans s'arrêter, Il s'impose maintenant de la rebaptiser très rapidement. On décide de rendre hommage à celui qui vient de périr pour ses idées. Jean Jaurès sera réhabilité et honoré aux lendemains de la Grande Guerre, alors que la France compte ses héros blessés ou disparus par  centaines de milliers.

 

 

Le métro se prépare à  négocier la grande courbe en S qui mène à la station "Stalingrad". Le viaduc enjambe le Boulevard de la Vilette et la Seine en frôlant une rotonde construite par l'architecte Ledoux : reliquat du pavillon des fermiers généraux, l'un des derniers vestiges de ce mur de l'Ancien Régime à Paris.

(la photo est brouillée par la présence de graffitis gravés à la va-vite sur la vitre)

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Nous autres français sommes bien égoïstes. Lorsqu un pays dispose d un blog comme Balades avec mon chien, il devrait le traduire en anglais, italien, espagnol, japonnais, chinois etc... que le reste du monde en profite. D ailleurs, Armide mérite un auditoire bien plus large que 60 millions d internautes (plus quelques belges, suisses, quebecois). En tous cas, j adore Balades avec mon chien et je suis loin d être seule !

       

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