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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 09:23

 

 

 

Les motrices à caisse en bois sont retirées de la circulation en 1906, peu après le drame de la station Couronnes. Les premières rames M1 et MM1 cohabitent désormais à la Villette avec les matériels recyclés, toutes générations confondues.  

 

 

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    Très remarqués par leur couleur jaune vif qui leur prête une allure d'éclaireurs, 

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      les tracteurs et remorques Sprague-Thomson sont affectés de nuit au remorquage et à l'entretien des voies

 

 

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      Un représentant d'une génération de rames Sprague-Thomson (1908-1974) comptant trois ouvertures et permettant la conduite simultanée de deux motrices.


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La première ligne Nation Porte Maillot est créée en 1900 à l'occasion des Jeux Olympiques qui se disputent au Bois de Vincennes ; il s'agit de la ligne Est-Ouest (aujourd'hui connue comme ligne 1). Bientôt, le matériel se révèle insuffisant pour assurer le transport des voyageurs. Une ligne transversale est alors imaginée par l'ingénieur Berthier : il s'agit de la ligne 12 (alors appelée "Nord-Sud") destinée à relier Montmartre à la Porte de Versailles. Le projet de Berthier se heurte à la CMP, avant d'être déclaré d'utilité publique. Retardée par les inondations de 1910, la ligne Nord-Sud est finalement inaugurée

 

 

Métro parisien Sprague Thomson

 

Avec l'aide du financier Jacquot, Berthier vient de créer la ligne concurrente "Nord Sud"

 

Ancien métro parisien

 

Les usagers ne manquent pas d'apprécier les efforts de décoration de la nouvelle ligne "Nord-Sud" qui portent autant sur l'apparence des rames ornementées de bandeaux "Art Nouveau", que celles des stations dont les noms apparaissent plus grands.  

 

 

Ancien métro de Paris - signal d'alarme et frein de secours

 

Les deux compagnies CMP et "Nord-Sud" coexistent cependant avec un matériel compatible, et des stations respectives qui portent le même nom

 

 

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Arrivent les années trente : la compagnie Nord-Sud ne peut assumer  les coûts d'exploitation  est absorbée par la CMP    

 

Signal d'alarme et frein de secours

 

La CMP rachète les deux lignes de la compagnie défaillante (la ligne A, actuellement ligne 12, reliant Montmartre à Montparnasse, et le ligne B, aujourd'hui connue comme la ligne13, reliant la Porte de Clichy à la Porte de la Chapelle, via la Gare Saint Lazare    

 

Métro parisien

      1940 : La CMP est reprise par la RATP. Une 'Ere moderne" met fin aux premiers balbutiements du métro

 

 

1ère classe Sprague Thomson

 

Première et deuxièmes classes restent sans équivoque, distinctes et franchement repérables : les voyageurs de première classe prennent place en milieu des quais, et guettent jalousement l'approche à leur niveau de " la voiture rouge" qui leur est destinée de plein droit. 

 

 

Journée du Patrimoine - Le métro parisien

 

D'un pas mesuré, les cadres aristocrates s'acheminent sans précipitation en direction de l'emplacement de leur choix, et posent délicatement leurs fondements sur les lièges de simili cuir rutilants à l'extrême qui n'attendent que leur apparition.

 

Ancien métro parisien

tandis que dans les vertes "classes dures", se hissent et se tassent avec effort, en masses toujours plus denses, les anonymes fourbus, toujours plus nombreux. Ils peinent à trouver un peu d'air à l'occasion des arrêts en station,  temps de répit limités que chronomètrent les rappels ponctués des à-coups des pistons hydrauliques d'ouverture et de fermeture des cinq portes de la rame.

Les usagers âgés, ou handicapés bénéficient d'office des places assises offertes par des sièges de bois, où n'auraient alors encore osé venir se poser aucune paire de baskets.

         

 

      Graphs et papiers gras n'étaient pas encore non plus à l'ordre du jour...

 

Ancien métro de Paris

Frein de secours, changeur d'aiguillage pour les chefs de trains.

Ancien métro de Paris - Système de fermeture des portes

Ces boites paraissaient énigmatiques...et inspiraient le respect. 

 

Un modeste strapontin, à l'attention (symbolique) du chef de train, toujours debout

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  Une loge jouxtait la voiture de tête où dans une chaleur parfois insupportable, le conducteur  en charge de la marche exclusivement manuelle du convoi, s'activait fébrilement au milieu des étincelles.


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Côté voyageurs, la voûte céleste de faïence des stations était engloutie, par intermittence, dans l'obscurité des tunnels, où un rêve de détente et de convivialité était scandé à leur intention, sur les parois les plus obscures du tunnel, en attendant qu'au bout des ténèbres, apparaisse la lumière...:

"Du Beau...du Bon...du Beau-du Bon...Dubonnet"

  

 Ancien métro parisien - Rouge et vert

 

 

 

Notre amie Balladine est alléee à la rencontre des anciennes rames de la ligne Nord-Sud :

link

 

 

 

 

 

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 00:19

 

      La naissance du métro parisien, qui ne la connaît pas ?

Paris qui subit déjà à mi parcours du XIX siècle des encombrements de circulation, s'inspirant d'exemples imaginés à New-York comme à Londres, entreprend d'imaginer à son tour, un transport alternatif et souterrain.

En 1898, le projet de chemin de fer électrique de Fulgence Bienvenue est adopté, après bien des tergiversations, et le Chemin de Fer Métropolitain peut voir le jour.

 

 

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Dès 1900,  deux compagnies gérées par la CMP, premier exploitant du métropolitain, Est-Ouest et Nord-Sud, produisent des rames de bois à essieux qui s'inspirent  du tramway et autres trolleybus utilisés en surface. Ce nouveau moyen de transport souterrain attire rapidement des nombreux voyageurs séduits par le gain de temps 

 En dix ans, les lignes de chemin de fer souterrain se multiplient passant à dix.

 

 Rame de bois, métro parisien, filet porte bagage

 

Un grand soin semble avoir été apporté au confort et à l'agrément des voyageurs : oculus et lampes électriques diffusent une lumière douce et baignent les usagers dans un halo presque intimiste.

 

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Frein de secours, signal d'alarme, tout semble avoir été prévu pour assurer la sécurité des voyageurs, et pourtant...

 

 

1903 : Le mémorable incendie de la station Couronnes (reliant Porte Dauphine- Nation, que nous connaissons aujourd'hui comme la ligne 2)  : un court-circuit se produit sur une rame à la Station Barbès. Le feu est maîtrisé et la rame poussée, vide de voyageurs, par un train qui la suit jusqu'à la station Ménilmontant.  La rame qui la précède, chargée de 300 voyageurs vient de parvenir, sans incident, à la station Couronnes, Toutefois,  le conducteur averti de la reprise du feu à la station précédente, invite les passagers à sortir de la rame et ne redémarre pas.

Un usager ignorant les causes du retard, revendique avec alacrité un remboursement du ticket de transport, ralentissant ainsi l'évacuation des autres voyageurs ... tandis que la fumée s'engouffre et envahit bientôt le tunnel qui relie les stations Ménilmontant et Couronnes, semant panique et confusion dans l'esprit des usagers qui suivent le sens de la fumée en croyant gagner le sortie. Les pompiers déplorent  84 victimes décédées par asphyxie.

Cette tragédie incite à revoir la sécurité des circuits électriques jusqu'alors entièrement concentrés sous les planchers des rames, à veiller à l'amélioration de l'éclairage des stations, et à l'installation de panneaux lumineux de sortie. 

 

 

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      Le drame de la station Couronnes, entraîne également l'abandon des trains de bois courts  à essieux par des  rames métalliques plus longues, montées sur des  des bogies, et comptant quatre ouvertures.

 

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      Les planchers des rames incendiées sont récupérés et désormais transformés en plates-formes utilisées pour l'entretien des voies      

 

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Quarante années durant la CMP assure sans autre incident de bons et loyaux services, avant d'être reprise par la Régie Autonome des Transports Parisiens (R.A.T.P). Toutefois,  les sigles CMP resteront encore longtemps présents au dos des banquettes et sur les placages émaillés des portières  

 

Fermeture de porte - Sprague Thomson

 

 

 

link  :  Chanson   "Le trou de mon quai" : une trouvaille dénichée par notre amie Sitelle ( link )

 

 

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 07:50

 

Un dimanche comme un autre, du moins à ce que je croyais. Enfouissement rapide dans une bouche de métro, descente automatique des marches, parcours à l'aveuglette de tristes couloirs de faïence blanche encadrés d'une frise qu'on longe dans une pesante pénombre, par habitude, gravitation d'autres marches : elles mènent enfin  à un quai  festonné de bancs de bois cramoisis mais aussi de guérites vert olive, aujourd'hui désaffectées, autrefois destinées au matériel d'entretien et au bureau du chef de station

 

Rame de métro parisien Sprague Thomson

 

Un crépitement annonce l'arrivée de la bête qu'on n'attendait plus et qui nous fait la surprise d'un retour triomphale, entourée d'une gerbe d'étincelles. La vedette atteint en soufflant et en crachant la tête de station et vient tout naturellement prendre sa place de stationnement. Souffle puissant de pistons à air comprimé qui actionnent les ouvertures et fermetures des portes... temps d'arrêt marqué d'un silence. Rien ne m'avait laissée présager la réapparition incongrue de ce charmant jouet métallique paré de vert et de rouge qui parcourait inlassablement son parcours journalier dans la chaleur des entrailles de Paris

 

 

Ancien métro parisien

Avais-je aujourd'hui brutalement ignoré la guérite du poinçonneur, forcé la fermeture du portillon automatique, qui canalisait le flux des voyageurs? De quel long sommeil trompeur me trouvais-je propulsée en l'an 2012 ? Il n'en demeure pas moins que hébaie à l'extrême, je retrouvais avec plaisir un chef de train autrefois imposant, mais  aujourd'hui étrangement jovial.

 

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Comment se pouvait-il que le passé réapparaisse, alors qu'on affirme que "le temps perdu ne se rattrape plus" ?

Élégance des portières brinquebalantes, palissée d'émail qui autrefois paraissaient tellement ordinaires.

 

Wagon Sprague Thomson - échelle de secours

      Interdiction de gêner la fermeture automatique des portes , de descendre sur les voies entre deux stations, sans y avoir été invités par les agents de la RATP, en charge d'âmes, et naturellement porteurs d'une autorité incontestable et presque absolue. La petite échelle rouge pouvait être d'un grand secours dans des occasions exceptionnelles.

 

Ancien métro parisien - Itinéraire ligne 9

Bouches d'aération elliptique bordant, ampoules fluorescentes qui vacillaient comme des bougies à la faveur des variations de fréquence du courant, panneau des stations avec indications des correspondances détaillées à l'extrême ...


Ancien métro parisien - chef de train

Aujourd'hui, c'est jour de fête. Et même un jour comme celui-ci ("Journée du Patrimoine"), un chef de train digne de ce nom doit respecter scrupuleusement les horaires. L'informatique qui régule  le trafic métropolitain n'était alors pas encore en état de gestation. Et pourtant, tout roulait sans encombre : aucun  voyageur n'aurait seulement imaginé  se retirer dans la pénombre des tunnels et tenir congrégation pour s'adonner sans vergogne à des affaires illicites, les arrêts prolongés pour régulations du trafic (rançon de la multiplication des rames intervenue depuis lors), étaient rarissimes, la misère ne pénétrait pas dans les rames Elle ne devait être vue, amis entendue :  l'accordéon nous transportait sur un nuage au fil de tortueux couloirs de correspondance encore dépourvus de tapis roulants...

 

Ancien métro parisien - fermeture des portes automatique

       Mises en garde dissuasives, instructions  impérieuses placardaient portières et fenêtres.

 

Ancien métro parisien- Itinéraire de l'actuelle ligne 10

      Nous nous sommes laissés attirer comme par des aimants, à bord d'une rame métallique aux couleurs chatoyantes qui parcourt la ligne "Porte d'Auteuil - Gare d'Orléans-Austerlitz, aujourd'hui connue sous la brève dénomination de "Ligne 10"


Ancien métro parisien -

Banquettes de trois places,en vis à vis. Les rappels au civisme avaient valeur de loi ; certains termes paraissent aujourd'hui désuets, voire parfois blessants ; on appelle un chat un chat, les "malvoyants" ne sont alors que des "aveugles, les "handicapés", des "infirmes" : références à la guerre encore proche et à ses "invalides"

 

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Des conseils plus amicaux  sont parfois prodigués. La lecture placardée dans chaque recoin des voitures, est abondante et finit, jour après jour par marteler les cerveaux pour se muer en réflexe  semblable à ceux qui assurent la conservation en zone stable et appropriée des tables de multiplication. 

     

Avertissement travaux sur la ligne de Sceaux

 Informations sur le réseau avec référence à la ligne de Sceaux

 

A bon entendeur, salut !

 

 

Affiche publicitaire Créteil Soleil dans les années 60 métro parisien

      Risque de mort pour qui transgressait les dangers, mais pour les "enfants sages", la vie offrait quelques attraits

 

Affiche publicitaire pour la ville nouvelle de Créteil

      Cités nouvelles dans les banlieues proches de Paris,  rêve pavillonnaire, et sourires béa, 

 

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Charme des gadgets électroménagers, décennies voitures couvrant  les années 1950 à 1970. Les rames métalliques saturent sous le nombre oppressant des voyageurs. Plus loin que le terminus, le rêve ! Le lignes du métropolitain s'étirent, de nouvelles rames pneumatiques apparaissent, encore peu nombreuses. En 1983, le dernier Sprague-Thomson accomplit son dernier parcours qui relie Le pont de Sèvres à la Mairie de Montreuil    

 

 

Affiche publicitaire pour la ville nouvelle de Créteil

 

Femme un peu godiche, encore soumise, mais qui savait parfaitement arriver à ses fins...

 

Métro parisien Sprague Thomson - loge du conducteur

 

Au revoir les enfants : nous reviendrons l'année prochaine 

 

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 00:22





Avenue de la République, un dimanche après-midi, un autobus au nez proéminent, dont le corps se termine par une galerie ouverte sur le monde... est stationné. Il est  échappé d'une époque que peu d'entre nous n'a vue ni connue. Je crois rêver toute éveillée...





On s'y tenait debout , un peu fous,  cheveux au vent ;   les perspectives de la ville nous paraissaient toutes nouvelles ...  impression enivrante d'exister au milieu de la circulation, sentiment d'invulnérabilité... On se jouait des voitures qui s'approchaient très prés.

Un receveur en uniforme bleu marine, cravate foncée et chemise bleu ciel, coiffé d'une casquette, muni d'une moulinette à tickets portée en musette, accueillait  les passagers. Ceux-ci s'empressaient de gagner la galerie puis l'intérieur de bois de l'autobus, dont les vitres vibraient de concert avec le moteur. Les sièges étaient de simples banquettes, parfois recouvertes d'un vinyle brun

Les places étaient rigoureusement  limitées, et le receveur recensait à chaque instant le nombre de voyageurs  debout et assis. Parfois, s'adressant à ceux qui,  au pied de l'arrêt, attendaient en file indienne leur admission à bord, il annonçait d'une voix forte et intelligible  : "plus que trois...deux... Voilà, c'est tout, maintenant !" D'une main ferme,  il marquait une limite que personne ne serait risquée à resquiller,  puis raccrochait le cordon faisant  office de porte ; la galerie ouverte était l'unique issue de l'autobus.

Notre hôte à casquette bleu marine tirait alors un coup sec sur la poignée d'une sonnette  reliée à l'habitable du "chauffeur", isolé des voyageurs par une épaisse demie baie vitrée. "Ding" ! Le bus démarrait ...




 Les nouveaux venus déroulaient leur carnet de tickets  en accordéon, dont ils détachaient soigneusement les unités requises. Les tickets  très étroits, étaient bicolores et filigranées du sigle de la RATP : jaune et blanc (tarifs réduits), ou mauve et blanc (tarif plein). Les mères de famille nombreuses présentaient   spontanément  leur "carte de réduction  famille nombreuse" (valable également sur les réseaux de chemins de fer) qui laissait  entrevoir d'un rapide coup d'oeil un pourcentage proportionnel à l' importance de leur progéniture, variant  de 30 à 75 °/°. la RATP accordait d'emblée aux "citoyens d'honneur qui assuraient à la France  une abondante génération future",  le bénéfice de 50°/° de réduction.


Chaque ligne d'autobus comptait un certains nombre de "sections" qui correspondaient chacune à trois arrêts. Un ticket, une section, deux tickets, deux sections...On pouvait  utiliser jusqu'à quatre tickets pour un long trajet.
Le receveur réglait sa moulinette avec un cliquetis, introduisait les titres de transport, donnait un énergique coup de manivelle et vous rendait avec la satisfaction de la tâche accomplie vos tickets oblitérés sans jamais manquer de vous en remercier. Puis il annonçait haut et fort le nom du prochain arrêt.


Les lettres en évidence à l'avant du véhicule distinguaient chacune des lignes du réseau parisien d'autobus, avant d'être remplacées par des nombres. La destination figurait en toutes lettres sur le bandeau visible immédiatement au-dessus de la vitre avant de l'habitacle. Les principales dessertes de la ligne étaient déjà à l'époque indiquées en jaune sur fond rouge, sur des bandeaux  extérieurs latéraux




La provenance de l'autobus figurait sur le bandeau arrière. Les flèches de direction indiquaient clairement un changement de voies. La lumière "stop" s'éclairait à l'arrêt. La vitesse autorisée était limitée à 70 km heure : belle largesse à Paris, particulièrement aux heures de pointe, même à l'époque. Et  quand le bandeau "COMPLET" s'allumait, l'usager qui attendait en bas sur le trottoir, (les abri-bus n'étaient pas nés) était parfois au désespoir.

Les enfants n'étaient pas autorisés à bord avec leur "ballon rouge", et les chiens (exception faite des "microbes" qui se laissent enfermer dans un sac) ne le sont pas plus aujourd'hui qu'hier...


"COMPLET" ? Aujourd'hui ? Mon oeil !






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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 02:42

 

La vraie rigolade

Dans l'métro, ça y sent mauvais
Et on n'a l'y droit d'y rien faire :
"Défense de cracher du sang"
"Défense de fumer des harengs"
"Les places tamponnées sette et uitte
Sont réservotées aux squelettes
Et aux lépreux et aux jésuites
Par ordre de prioritette."
On sort, et là, i faut qu'on jette
Les cadavres dans la corbeille
Et au Luxembourg c'est pareille
"On n'a pas l'droit d'brouter l'oseille"
"I faut tnir les cercueils en laisse"
Faut pas marcher sur le curé"
Et pour se reposir la faisse
Faut qula chaisière se soye tirée.
Viens au bistro c'est bien plus chouette
On peut apporter sa cuvette
On peu cracher tout l'sang qu'on veut
Laisser les cercueils se marrer
Danser le souingue sur le curé
Et fumer des têtes occupées.
Céti pas mieux? Céti pas mieux?

 

 


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13 avril 2009 1 13 /04 /avril /2009 23:14


Ce jour, lundi treize avril de l'An Deux Mille Neuf à dix-huit heures et trente minutes...
dans le Métro parisien.




Mais...

 



Je rêve ou quoi ?
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Nous autres français sommes bien égoïstes. Lorsqu un pays dispose d un blog comme Balades avec mon chien, il devrait le traduire en anglais, italien, espagnol, japonnais, chinois etc... que le reste du monde en profite. D ailleurs, Armide mérite un auditoire bien plus large que 60 millions d internautes (plus quelques belges, suisses, quebecois). En tous cas, j adore Balades avec mon chien et je suis loin d être seule !

       

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