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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 00:36



Depuis quelques semaines, un mal mystérieux a pris contrôle de ma personne corps et âme. Cela fait un temps immémorable que trop concentré à monter la garde contre les effets insidieux   et grandissant d'un ennemi caché qui se refuse à décliner son identité, je boude les plaisirs de la gamelle.  Je lèche,  je mords mes extrémités ;  je gratte furieusement mon devant et mes flancs à feu et à sang, nuit et jours.    Je maigris à vue d'oeil et l'épuisement me gagne jour après jour. Mon petit ventre bistré a perdu son duvet, mes pattes prennent un aspect mité. Je deviens frileux.  "Elle" m'entoure de sollicitude. Son silence ne me rassure pas beaucoup. Zelda l'interroge. Elle voudrait bien être juste un petit peu malade, elle aussi. Zelda réalise très bien le désarroi dans lequel l'Ennemi a plongé toute la maisonnée. Elle n'est pas très rassurée. Elle réclame beaucoup de câlins, ne mange pas beaucoup...

Photo 6300
J'ignore ce que j'ai pu commettre de répréhensible pour nous attirer le mauvais oeil.

Tout a commencé au début de l'automne, et malgré les soins et précautions d'usage,  la situation est allée en s'aggravant. Il m' a fallu me résoudre à exhiber mes misères au docteur Citron (ex Prix Orange). J'ai même fait preuve d'une  bonne volonté extrême en acceptant humblement de montrer mon ventre, cet endroit sensible entre tous, cette partie de moi-même douce, chaude, soyeuse, vulnérable et si secrète  qu'il n'est réservé en principe qu'à mon intimité la plus stricte : en un mot, j'avais placé toute ma confiance en cette interlocutrice de la dernière chance qui n'a accueilli ma détresse que par un bref   "réaction allergique aux piqûres de puces" . Verdict  cassant et sans appel. Les questionnements n'ont obtenu que des réponses évasives, haussements d'épaules, coups d'yeux  jetés comme des missiles meurtriers vers le plafond très bas du tout  petit cabinet.
Véto Citron nous a prestement dirigés vers la porte de sortie tout en chargeant  la maîtresse abasourdie (et trahie), de boites, flacons et sachets de croquettes hypoallergéniques : un traitement "bateau" présumé d'une efficacité à toute épreuve,  à base  de crème à la cortisone et d'antibiotiques. Elle n'a pas paru souhaiter nous revoir de si tôt, son regard noir nous l'a clairement fait comprendre.


Nous avons tenté de vérifier ses dires ; tout retourné, tout passé au peigne fin, dans l'espoir de découvrir quelques certitudes, mais n'avons trouvé aucune trace présente ou passé de l'ennemi héréditaire.. Il ne peut  donc s'agir que d'une puissance Extraterritoriale malfaisante dont nous ne connaissons encore ni les revendications ni la magnitude...

  En tout état de cause,  nous nous sommes consciencieusement acquittés de notre devoir et avons suivi à la lettre les instructions de la grande Prêtresse .. Allions-nous entrevoir la lumière au bout du tunnel ?
Arrive le  Jour 10, date présumée de la Délivrance ! ... A notre grande consternation le Mal reprend avec des forces décuplées. Que faire, vers qui se tourner ?



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"Elle" profite d'un rendez-vous planifié à l'avance, avec le bon Docteur Miracle qui m'a tiré d'affaire quand mes disques cervicaux m'ont trahi, me privant momentanément d'une partie de mes facultés. Le Docteur Miracle s'émeut de mon corps amaigri et couvert de plaies. Il ne connaît rien des ennemis invisibles, et n'a jamais eu à faire à une telle situation d'envoûtement. Il souhaite néanmoins nous aider et nous prescrit aimablement une traitement  qui porte le nom sympathique de.. Cynepathique   (Les pilules accordent un répit bienfaisant), une pommade à appliquer deux fois par semaine, et un shampoing pour peau sensible, afin de solidifier mon armure...  louables intentions, mais autant de séances de tortures : le mal décuple,immédiatement , et vicieusement ! Il se bat comme un diable. LE DIABLE ... !

 La maîtresse appelle au secours : "il lui faut être patiente", lui répond-on, "le traitement peut prendre un certain temps avant d'agir". On nous  conseille tantôt quelques pincées de sel  sur la queue, tandôt quelques noix de poudre de Perlinpinpin, sur le bout des oreilles et des pattes  toutes les deux heures et demie...pourquoi ne pas essayer un shampoing X (par moins dix degrés dehors ! ...). Nous nous prenons à suspecter un complot. La paranoïa nous guette ; serions-nous blacklistés par la confrérie des vétos ?

"Elle" tourbillonne partout, nettoie, lessive, désinfecte, caresse. Arrive la nuit, la machine infernale ne désarme pas...Les heures, les minutes s'étirent avec une lenteur désespérante. Elles sont pâles comme la mort, mouvementées, agitées. tourmentées. Je lèche, je mords, j'ai soif, je bois trop d'eau à la fois, je vomis,. Elle va et vient, s'affaire,  prend le pouls du soldat blessé et gémissant. Mon flaire m'indique infailliblement qu'elle est très inquiète ; je lis un profond désarroi dans ses pensées.


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Je m'affaiblis de jour en jour, ne parviens plus à me lever...Je me laisse tout doucement  "partir" entre les "crises", ces matches au cours desquels je tente, sans ménager mes dernière forces,  avec l'énergie du désespoir de chasser le Mal hors des murs.

Mais le Mal est là; il s'incruste et ne semble pas décidé à lâcher prise !

De temps à autre,  "Elle" s'isole dans la salle de bain. (je sais qu'elle pleure).


 Profitant des moments d'accalmie, je me prends à me rémémorer les temps heureux de nos voyages, la complicité de nos découvertes, les moments forts de nos balades parisiennes.


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Aujourd'hui, j'ai  même perdu le goût de mes sorties hygiéniques ; elles m'apparaissent maintenant comme des épreuves insurmontables. Je fais figure de boulet traînant derrière "Elle". Je me poste, m'exécute, "Elle" fait disparaître les traces de mon passage esquivé; et je compte les pas qui me permettront de retrouver la réconfortante  tiédeur de ma couche.




Photo 6538
Maîtresse a passé beaucoup de temps en recherches  sur le net : elle est allée sur les forums, a rencontré
Anne et Cat.
Elle lui a raconté nos malheurs.  La correspondante a montré des grandes qualités d'écoute, de générosité et de gentillesse. Elle a recueilli nos confidences et nous a indiqué l' adresse précieuse d'un spécialiste en dermatologie canine. Nous sommes enfin parvenus à pousser une porte... qui s'est ouverte.
L'identité du Mal se décline  : dermatite atopique compliquée de pyodermite - grosse suspicion de gale sarcoptique (Tiens, comment et où avons-nous ramassé cela ?). Un traitement nous est precrit . Il ne nous reste plus qu'à suivre les pointillés... piqûres, bains bi hebdomadaires...petits cachets d'antihistamine.. rose vif. C'est tout beau, c'est tout bon : c'est pour moi !


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Je ne fais jamais rien à moitié !






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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 02:32



J'ai tout mangé le chocolat
J'ai tout fumé les Craven A
Et comme t'étais toujours pas là,
j'ai tout vidé le rhum coca


Bouledogue français bringé


J'ai tout démonté tes tableaux
J'ai tout découpé tes rideaux
Tout déchiré tes belles photos
que tu cachais dans ton bureaux


Bouledogue croquant son butin


Fallait pas m'quitter, tu vois
Il est beau le résultat
Je fais rien que des bêtises,
des bêtises quand t'es pas là


Bouledogue français assis sur une chaise


J'ai tout démonté le bahut
J'ai tout bien étalé la glue
Comme t'étais toujours pas revenu
J'ai tout hâché menu menu


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J'ai tout brûlé le beau tapis
J'ai tout scié les pieds du lit
Tout décousur tes beaux habits
Et mis le feu à la penderie


Bouledogue français croquant son larçin

Fallait pas m'quitter, tu vois,
Il est beau le résultat
Je fais rien que des bêtises
des bêtises quand tu n'es pas là

Bouledogue français assis sur une chaise


Fallait pas casser mon coeur
M'laisser sans baby-sitter
Je fais rien que des bêtises
des bêtises quand mes yeux pleurent


Bouledogue français bringé endormi


J'ai tout renversé les poubelles
J'ai tout pilé la belle vaisselle
Attends, c'est pas tout à fait tout
Aussi dépensé tous tes sous


Bouledogue français fauve bringé


Je fais rien que des bêtises
Quand t'es pas là
Je fais rien que des bêtises
Quand mes yeux plaurent



Bouledogue français vautré dans un fauteuil


Fallait pas m'quitter tu vois
Il est beau le résultat
je fais rien que des bêtises
Des bêtises
Quand t'es pas là
Fallait pas casser mon coeur
M'laisser sans baby-sitter


(Paroles de Sylvain Lebel et Dominique Pankratoff - interprétées par Sabine Paturel (1985))




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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 00:04



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"N'attends pas que les événements arrivent comme tu le souhaites. Décide de vouloir ce qui arrive... et tu seras heureux"
(Epictète)



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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 22:55


C'était la nuit avant Noël, dans la maison tout était calme. Pas un bruit, pas un cri, pas même une souris!



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Les chaussettes bien sages pendues à la cheminée attendaient le Père Noël.
 Allait-il arriver?

Les enfants blottis dans leur lit bien au chaud rêvaient de friandises, de bonbons,
de gâteaux.

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Maman sous son fichu, et moi sous mon bonnet et vous prêts à dormir toute une longue nuit d'hiver.


Dehors, tout à coup, il se fit un grand bruit!


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Je sautais de mon lit, courais à la fenêtre, j'écartais les volets, j'ouvrais grand la croisée.

La lune sous la neige brillait comme en plein jour.

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Alors, parut à mon regard émerveillé, un minuscule traîneau et huit tout petits rennes conduits par un bonhomme si vif et si léger qu'en un instant je sus que c'était le Père Noël!

Plus rapides que des aigles, ses coursiers galopaient, lui il les appelait, il sifflait,
 il criait:


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"Allez Fougueux, allez Danseur, Fringant et puis Renarde, En avant Comète! Cupidon en avant, Tonnerre, Éclair, allons, allons Au-dessus des porches, par delà les murs! Allez! Allez plus vite encore!"


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Comme des feuilles mortes poussées par le vent, passant les obstacles, traversant le ciel, les coursiers volaient au-dessus des toits, tirant le traîneau rempli de jouets

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Et, en un clin d'oeil, j'entendis sur le toit le bruit de leurs sabots qui caracolaient. L'instant qui suivit le Père Noël d'un bond descendait par la cheminée.


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Il portait une fourrure de la tête aux pieds, couverte de cendres et de suie, et, sur son dos, il avait une hotte pleine de jouets comme un colporteur avec ses paquets.



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Ses yeux scintillaient de bonheur, ses joues étaient roses, son nez rouge cerise, on voyait son petit sourire à travers sa barbe blanche comme neige.


Un tuyau de pipe entre les dents, un voile de fumée autour de la tête, un large visage, un petit ventre tout rond qui remuait quand il riait; il était joufflu et rebondi comme un vieux lutin. Je n'ai pu m'empêcher de rire en le voyant et d'un simple clin d'oeil, d'un signe de la tête il me fit savoir que je ne rêvais pas : c'était lui!

 

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Puis, sans dire un mot, il se mit à l'ouvrage et remplit les chaussettes. Il se retourna, se frotta le nez et d'un petit geste repartit par la cheminée.


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Une fois les cadeaux déposés, il siffla son attelage, puis reprit son traîneau et les voilà tous repartis plus légers encore que des plumes


Et dans l'air j'entendis avant qu'ils disparaissent:


"Joyeux Noël à tous et à tous une bonne nuit"





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Alors moi, Pistol, je n'ai rien voulou perdre de ces généreux bienfaits ;  j'ai un peu grignoté

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Et puis j'ai cogité


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Notre Maîtresse me dit toujours

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que je suis créatif....
et que j'ai un coeur gros comme cela !




(Le premier Conte du Père Noël -d'après Clément Clarke Moore, publié pour la première fois le 23 décembre 1823, dans le jounal "Sentinel" de New-York)

Photos prises dans l'allée centrale du village de Bercy à Paris, à différentes saisons de l'année qui s'achève.



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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 00:10






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Tino et Zelda se joignent à Pistol et à tous ses potes, pour vous souhaiter à tous et à toutes  d'aimables fêtes.

Passez une paisible journée dans vos familles ou plus tranquillement, avec vous-mêmes : vous le valez bien !

 

 A bientôt !




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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 16:11





  Une longue journée se termine dans l'harmonie et le confort partagé.

Nous sommes maintenant trois (plus Elle et les autres ...)
 Il en sera ainsi, chaque soir désormais

La veillée commence...


Il y a Zelda, Princesse de Saba : "j'occupe mon poste sans nulle intention de céder quoi que ce soit de mes prérogatives".



Pistol, le Maître de Céans ; il est entier concentré sur la résolution d' une affaire d'importance, un peu récalcitrante, et n'est pas disponible actuellement.



Et voici devant : Tino .
Le voyageur sans bagage a estimé que le gîte était moelleux, l'ordinaire très acceptable (un petit goût de peu, sans doute ...)
Il a décidé de se poser sur le fauteuil de plus confortable de la maison et d' y prendre racine.

 Celui-ci ayant démontré des dons artistiques hors pair pour le chant, un parfait savoir-vivre, d'étonnantes dispositions pour la dégustation de repas,  une stricte obéissance aux règles simples et concises du Sieur Pistol et une égale acceptation du protocole de bienséance à observer en présence de la Princesse Zelda de Saba, le Conseil Supérieur des Pistoliens, après  délibérations en assemblée extraordinaire, a donné un avis favorable à l'installation de Tino du Pont de Bondy (alias "Tino-Tout-Court") au sein de la Tribu.



La décision ayant été prise en délibéré, et la motion  adoptée,
 rentrons nous coucher !








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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 20:30





Il y a de cela quelques années...Pistol était petit, tout nouveau ! Ignorant les vicissitudes de la vie. Il nous accueillait sans réserve, dès le seuil, exubérant une ardeur à se casser les reins,  un enthousiasme à nous envoyer au sol à la renverse. On nous avait mis en garde ; les sauts périlleux de ce compagnon extraverti pouvaient très mal tourner.
Quelques sages conseils pour modérer ses élans furent dispensés et ... suivis avec succès. Le toufou apprit consciencieusement  à s'assagir..





 




Et puis un soir d'hiver, Pistol émit un bref cri rauque, déchirant :  et la joyeuse partie de "rouler-bouler" sur le canapé s'arrêta net. Au hurlement, suivit un long silence. Nous revenions de promenade après tout, et Pistol avait tenu à exprimer tout simplement sa bonne humeur. La soirée touchait à sa fin. Je lui souhaitai bonne nuit en flattant sa large tête plate, un rite auquel nous ne pouvions nous soustraire. Il ne bougea pas, et semblait prêt à dormir.

Le lendemain, à l'heure de la promenade du matin, Pistol refusa de se lever. Il tremblait de toutes ses forces, le bas de son corps ne lui obéissait plus, ses pattes arrières restaient lamentablement inertes. Une nuit s'était déroulée, de précieuses heures perdues ! Et moi qui n'avais rien soupçonné  !

Sans perdre une minute de plus, je contactai le vétérinaire de quartier, lequel découvrit de graves anomalies concernant les disques intervertébraux cervicaux,  et nous adressa d'urgence à un centre d'imagerie vétérinaire qui se trouvait dans la grande couronne. Nous entreprîmes immédiatement le voyage...

Le diagnostique fut confirmé tandis que que mon bouledogue émergeait de l'anesthésie. Cinq semaines de traitement de cortisone à haute dose  ne semblèrent apporter d'amélioration. Les injections se révélèrent insuffisantes ; nos nuits se trouvèrent écourtées puis fractionnées par des visites de vétérinaires à domicile...

Nous consultâmes un neuro-chirugien qui se montra réticent à pratiquer une intervention qu'il annonça comme une entreprise risquée

A l'issue d'une journée particulièrement éprouvante, notre vétérinaire traitant nous annonça qu'aucune cure ne semblant venir à bout des souffrances , il convenait alors d'effectuer un geste d'amour qui mettrait fin à un calvaire.

Nous avions fixé ce dernier rendez-vous le lendemain matin à la première heure ...





Je ne pus me résoudre à voir déjà partir mon petit compagnon, son passage semblait trop bref ... Le temps nous était volé !
Je consultai l'ami google qui me dirigea sur ce site :


www.vetosteo.frlink


Nous étions déterminés à tenter ce traitement de la dernière chance, s'il en était un. Je pris note des coordonnées d'un praticien, non sans en avoir informé rapidement notre vétérinaire traitant de cette dernière démarche. Il sembla redécouvrir un minerai enfoui....

Armés de toutes les radios montrant le mal, et des listes de traitements entrepris pour l'éradiquer, nous parvînmes à l'adresse indiquée.
L'accueil fut d'emblée rassurant, les documents  examinés avec la plus grande attention. Après réflexion, le docteur déclara qu'il était peut-être en mesure de nous aider....Avec beaucoup d'humilité, il hissa Pistol sur la table d'auscultation. En un clin d'oeil, mon chien  fut  massé et transformé en une pelote d'épingles par des mains expertes qui m'inspirèrent spontanément confiance: Pour la première fois depuis des semaines, Pistol sembla soulagé et parfaitement détendu. Un  miracle venait de s'accomplir ...
Pistol exprima d'une façon certaine son désir de retour aux pénates et se dressa sur ses quatre pattes !




Boitillant et claudiquant, nous reprîmes le chemin du retour. Le traitement médicamenteux allait pouvoir être diminué et remisé au rang des pénibles souvenirs. Quelques rendez-vous de "suivi" furent fixés. La vie pouvait reprendre son cours, petit à petit.

Pistol retrouva avec plaisir son coussin  sur lequel il s'endormit profondément. Il reprit plaisir à visiter sa gamelle, que depuis des semaines il avait boudée. Il retrouva aussi le goût des balades.




C'est ici encore que nous nous sommes adressés aujourd'hui.  Le Docteur M. connaît maintenant ce patient "qui ne marchait plus"... La cause des démangeaisons dont il souffre actuellement est ancienne. Seules les surinfections ont été jusqu'alors été traitées,  a-t-il déploré, les symptômes, mais non les causes...

Pistol est remonté sur la table : je me suis discrètement effacée dans les tribunes et me suis laissée choir sur une chaise, envoûtée par la concentration propice à des déblocages et un réequilibrage d'énergie salutaires tandis que s'accomplissaient les bienfaits des aiguilles d'acupuncture.

Pistol a regagné son coussin. Il dort du sommeil du juste.



 Remercions le Docteur M. qui a dédié sa vie à l'enseignement de l'anatomie animale auprès des étudiants vétérinaires et à la reconnaissance des pratiques de l'ostéopathie et de l'acupuncture  sur les compagnons de l'Homme.
Puissent sa compétence attentive et efficace, et  ses qualités d'écoute et de communication être transmises.




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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 22:48





... Les démangeaisons devenant ingérables, nous sommes allés consulter la "dame en blanc" que nous avions au préalable contactée pour prendre rendez-vous, comme il se doit.  Nous avons traversé Paris, ce qui représente une longue heure de métro et nous sommes délestés d'une bonne centaine d'Euros. Quand on aime, on ne compte pas...

Mais aujourd'hui, la dame en blanc s'était vêtue de vert.  A mon grand désarroi,  la Dame de l'Art et de la Manière semble, depuis quelque temps, avoir posé des jalons pour le décernement d'un "Prix Citron". Pas d'erreur, pourtant...

Il s'agit toujours bien de cette même personne qui depuis vingt-cinq ans, a  connu, soigné et même endormi nos compagnons  :

- Nougat, notre amour de Bichon frisé tendre et blanc, qui veillait silencieusement sur le sommeil des enfants de la famille, et qui tapi sous leur chaise se portait complice pour faire disparaître les vilains légumes sous la table... Ce même Nougat pas plus grand qu'une peluche qui avait donné l'alerte, et qui, bravant le danger, s'était proclamé ardent défenseur de la loi quand un cambrioleur s'est introduit chez nous...emporté à l'âge de dix-sept ans par un cancer des glandes surrénales,

 -Typhon, notre beau chat gris ténébreux et réservé, capable d'une infinie tendresse... endormi pour échapper aux douleurs d'un mal incurable. Notre père ayant tardé à gagner le logis, nous allâmes à sa rencontre et le trouvâmes effondré sur le volant de sa voiture : Typhon venait de nous quitter. Ce fut la seule fois où je vis mon père pleurer...

- Belle, notre douce chatte tigrée qui considérait le monde de son oeil unique et  interrogateur . Accidentée de la vie, réfugiée chez nous...Belle a accompagné notre père, pendant les onze mois qu'a duré cette maladie qui a fini par sonner le gong de son existence. Belle a longtemps cherché son Maître refusant de quitter le bout de lit sur lequel elle veillait depuis si longtemps, avant de témoigner une tendresse et une attention égales à sa Maîtresse ; jusqu'au jour où son existence en demie teinte s'est arrêtée, bien trop tôt, dans un souffle,  à la suite d'une insidieuse "insuffisance rénale".

J'éprouve quant à moi beaucoup d'appréhension à  confier les plus vulnérables de mes proches à des mains malhabiles, rudes, routinières, parfois sadiques, et sans âme. De l'inquiétude parfois.. un profond respect pour la personne, et pour sa profession, toujours.

Nous étions  résolument restés fidèles à cette adresse : petite maison blanche, calme et proprette au fond d'une coure qui n'affichait aucun signe extérieur de richesse, et où l'accueil bon enfant ne se targait d'impressionner ni le néophyte ni sa charge...Nous en ressortions pleinement rassurés, revigorés comme nos compagnons qui rechignaient à voir venir le terme de la visite,  la formalité annuelle s'étant avérée somme toute plutôt agréable, presque amicale. C'était au temps où nous étions jeunes et beaux, où tout allait bien, où la clientèle n'affluait pas encore...

Aujourd'hui les observations que j'avais au préalable couchées sur le papier, pour rentabiliser le Temps (le sien, en l'occurence) n'ont recueilli que persifflements, mes remarques des haussements d'épaules à peine retenus, mes questions (stupides sans doute aucun) n'ont obtenu que des réponses tronquées, hâtivement formulées ; vraisemblablement,  mon intelligence  limitée, comparée à celle de mon chien, n'ayant sans doute pas été jugée capable de les recevoir.

Nous avons rapidement plié bagage, ne souhaitant pas faire imposition sur les obligations (certainement nombreuses, convenons-en) de l'ex charmante dame, encore moins déterminés à subir des heures de transports pour un accueil devenu, à l'égal de beaucoup d'autres, aussi engageant que le guichet du percepteur et aussi chaleureux qu'une cave à rats.

Les bras chargés de crèmes et de croquettes "hyppoallergenic", de cachets antibiotiques (tout cela délivrés à la hâte et sans sac - nous avions oublié...le sac à provision) nous avons tristement regagné le métro.

Essayer d'appréhender ce qui peut troubler la vie de nos semblables, c'est déjà le début de l'empathie, du respect et de l'estime que nous devrions nous porter les uns aux autres, en ces périodes troublées et incertaines surtout. Malheureusement, les limites s'atteignent quand cet art de vivre, en voie de disparition, ne semble ni recherché par l'autre parti, ni réciproque, et qu'on en arrive soi-même à douter de l'influence que peuvent exercer nos seuls signes d'apparence distinctives, sur la réactivité négative et presque latente de nos présumés semblables. C'est alors qu'on s'éloigne...

A la lecture de  blogs vétérinaires, je constate avec  colère que bon nombre de ces professionnels qui paraissent psychotiques et déprimés palabrent sans fin sur la méchanceté, les vices, les manies, les apparences  et le ridicule des propriétaires d'animaux dont ils forment un amalgame grossier. Les caricatures qu'ils prennent pourtant le temps de croquer à la sauvette -  nul consultant humain n'étant épargné... prédominent de loin sur leur passion prétendue pour les animaux. Et que penser du dicton " qui n'aime pas les hommes, n'aime pas les animaux" ? On serait parfois même tentés d' imaginer inverser celui-ci  :
"Qui m'aime, aime mon chien" "qui aime mon chien, ne m'aime pas" ?

Nous venons encore de tourner une page...Les temps ne sont décidément plus ce qu'ils étaient, et  avons pris rendez vous ailleurs...Un chien avisé en vaut deux !






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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 16:03



"Quelque chose ne va pas : il y a eu atteinte à mon intégrité.
Mon corps entier démange.
Renseignements pris : pas de trace de mes ennemies héréditaires : les Puces.
Je lutte contre d'obscurs démons.
Ils m'envahissent et me tourmentent
Nuit et jour sans répit.
Je tente bien, ça et là, des négociations d'apaisement
En vain...
Alors, j'attaque de mes crocs terribles
N'importe où et partout : je croque et gratte DANS L'TAS
Je mets toute la gomme,
Mais non !
Alors j'abandonne la partie...
"







Je m'abandonne
à l'état de Grâce que me procurent quelques minutes de repos

Demain, Véto ...





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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 23:48





C'est la fête de tous les saints




ceux du ciel et de la terre


Temps de circonstance... la promenade a été rapide, les visites au cimetière furtives....



Un temps à ne pas mettre un chien dehors



Ce n'est pas Zelda qui salue mon retour. C'est Lui. il est toujours là !



Les temps étant ce qu'ils sont, nous avons poursuivi les présentations. Plus on est de fous, plus on rit, après tout !



Il a tranquillement procédé vers son assiette a entamé son repas,
 sous le regard de Zelda




Je suis même allé lui prêter du renfort... Les lois de l'Hospitalité sont sacrées
 chez nous




"Je me cacherai là
A te regarder
Danser et sourire
Et à t'écouter
Chanter et puis rire"



"Laisse moi devenir
L'ombre de ton ombre
L'ombre de ta main,
L'ombre de ton chien"



 Sans que nous y prenions garde, les aiguilles ont trotté, tourné, décrit un cercle presque complet....


Zelda procède ainsi


et Moi ainsi... y'a pas d'raison !



Et voilou !



NB "Ne me quitte pas" - Jacques Brel





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  • : Mes promenades avec Pistol, bouledogue français ; sa vie, ses amis chats, chiens, vaches et chevaux. Balades insolites dans Paris et ses environs. Nos voyages, nos lectures, nos loisirs.
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Nous autres français sommes bien égoïstes. Lorsqu un pays dispose d un blog comme Balades avec mon chien, il devrait le traduire en anglais, italien, espagnol, japonnais, chinois etc... que le reste du monde en profite. D ailleurs, Armide mérite un auditoire bien plus large que 60 millions d internautes (plus quelques belges, suisses, quebecois). En tous cas, j adore Balades avec mon chien et je suis loin d être seule !

       

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