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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 20:30





Il y a de cela quelques années...Pistol était petit, tout nouveau ! Ignorant les vicissitudes de la vie. Il nous accueillait sans réserve, dès le seuil, exubérant une ardeur à se casser les reins,  un enthousiasme à nous envoyer au sol à la renverse. On nous avait mis en garde ; les sauts périlleux de ce compagnon extraverti pouvaient très mal tourner.
Quelques sages conseils pour modérer ses élans furent dispensés et ... suivis avec succès. Le toufou apprit consciencieusement  à s'assagir..





 




Et puis un soir d'hiver, Pistol émit un bref cri rauque, déchirant :  et la joyeuse partie de "rouler-bouler" sur le canapé s'arrêta net. Au hurlement, suivit un long silence. Nous revenions de promenade après tout, et Pistol avait tenu à exprimer tout simplement sa bonne humeur. La soirée touchait à sa fin. Je lui souhaitai bonne nuit en flattant sa large tête plate, un rite auquel nous ne pouvions nous soustraire. Il ne bougea pas, et semblait prêt à dormir.

Le lendemain, à l'heure de la promenade du matin, Pistol refusa de se lever. Il tremblait de toutes ses forces, le bas de son corps ne lui obéissait plus, ses pattes arrières restaient lamentablement inertes. Une nuit s'était déroulée, de précieuses heures perdues ! Et moi qui n'avais rien soupçonné  !

Sans perdre une minute de plus, je contactai le vétérinaire de quartier, lequel découvrit de graves anomalies concernant les disques intervertébraux cervicaux,  et nous adressa d'urgence à un centre d'imagerie vétérinaire qui se trouvait dans la grande couronne. Nous entreprîmes immédiatement le voyage...

Le diagnostique fut confirmé tandis que que mon bouledogue émergeait de l'anesthésie. Cinq semaines de traitement de cortisone à haute dose  ne semblèrent apporter d'amélioration. Les injections se révélèrent insuffisantes ; nos nuits se trouvèrent écourtées puis fractionnées par des visites de vétérinaires à domicile...

Nous consultâmes un neuro-chirugien qui se montra réticent à pratiquer une intervention qu'il annonça comme une entreprise risquée

A l'issue d'une journée particulièrement éprouvante, notre vétérinaire traitant nous annonça qu'aucune cure ne semblant venir à bout des souffrances , il convenait alors d'effectuer un geste d'amour qui mettrait fin à un calvaire.

Nous avions fixé ce dernier rendez-vous le lendemain matin à la première heure ...





Je ne pus me résoudre à voir déjà partir mon petit compagnon, son passage semblait trop bref ... Le temps nous était volé !
Je consultai l'ami google qui me dirigea sur ce site :


www.vetosteo.frlink


Nous étions déterminés à tenter ce traitement de la dernière chance, s'il en était un. Je pris note des coordonnées d'un praticien, non sans en avoir informé rapidement notre vétérinaire traitant de cette dernière démarche. Il sembla redécouvrir un minerai enfoui....

Armés de toutes les radios montrant le mal, et des listes de traitements entrepris pour l'éradiquer, nous parvînmes à l'adresse indiquée.
L'accueil fut d'emblée rassurant, les documents  examinés avec la plus grande attention. Après réflexion, le docteur déclara qu'il était peut-être en mesure de nous aider....Avec beaucoup d'humilité, il hissa Pistol sur la table d'auscultation. En un clin d'oeil, mon chien  fut  massé et transformé en une pelote d'épingles par des mains expertes qui m'inspirèrent spontanément confiance: Pour la première fois depuis des semaines, Pistol sembla soulagé et parfaitement détendu. Un  miracle venait de s'accomplir ...
Pistol exprima d'une façon certaine son désir de retour aux pénates et se dressa sur ses quatre pattes !




Boitillant et claudiquant, nous reprîmes le chemin du retour. Le traitement médicamenteux allait pouvoir être diminué et remisé au rang des pénibles souvenirs. Quelques rendez-vous de "suivi" furent fixés. La vie pouvait reprendre son cours, petit à petit.

Pistol retrouva avec plaisir son coussin  sur lequel il s'endormit profondément. Il reprit plaisir à visiter sa gamelle, que depuis des semaines il avait boudée. Il retrouva aussi le goût des balades.




C'est ici encore que nous nous sommes adressés aujourd'hui.  Le Docteur M. connaît maintenant ce patient "qui ne marchait plus"... La cause des démangeaisons dont il souffre actuellement est ancienne. Seules les surinfections ont été jusqu'alors été traitées,  a-t-il déploré, les symptômes, mais non les causes...

Pistol est remonté sur la table : je me suis discrètement effacée dans les tribunes et me suis laissée choir sur une chaise, envoûtée par la concentration propice à des déblocages et un réequilibrage d'énergie salutaires tandis que s'accomplissaient les bienfaits des aiguilles d'acupuncture.

Pistol a regagné son coussin. Il dort du sommeil du juste.



 Remercions le Docteur M. qui a dédié sa vie à l'enseignement de l'anatomie animale auprès des étudiants vétérinaires et à la reconnaissance des pratiques de l'ostéopathie et de l'acupuncture  sur les compagnons de l'Homme.
Puissent sa compétence attentive et efficace, et  ses qualités d'écoute et de communication être transmises.




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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 22:48





... Les démangeaisons devenant ingérables, nous sommes allés consulter la "dame en blanc" que nous avions au préalable contactée pour prendre rendez-vous, comme il se doit.  Nous avons traversé Paris, ce qui représente une longue heure de métro et nous sommes délestés d'une bonne centaine d'Euros. Quand on aime, on ne compte pas...

Mais aujourd'hui, la dame en blanc s'était vêtue de vert.  A mon grand désarroi,  la Dame de l'Art et de la Manière semble, depuis quelque temps, avoir posé des jalons pour le décernement d'un "Prix Citron". Pas d'erreur, pourtant...

Il s'agit toujours bien de cette même personne qui depuis vingt-cinq ans, a  connu, soigné et même endormi nos compagnons  :

- Nougat, notre amour de Bichon frisé tendre et blanc, qui veillait silencieusement sur le sommeil des enfants de la famille, et qui tapi sous leur chaise se portait complice pour faire disparaître les vilains légumes sous la table... Ce même Nougat pas plus grand qu'une peluche qui avait donné l'alerte, et qui, bravant le danger, s'était proclamé ardent défenseur de la loi quand un cambrioleur s'est introduit chez nous...emporté à l'âge de dix-sept ans par un cancer des glandes surrénales,

 -Typhon, notre beau chat gris ténébreux et réservé, capable d'une infinie tendresse... endormi pour échapper aux douleurs d'un mal incurable. Notre père ayant tardé à gagner le logis, nous allâmes à sa rencontre et le trouvâmes effondré sur le volant de sa voiture : Typhon venait de nous quitter. Ce fut la seule fois où je vis mon père pleurer...

- Belle, notre douce chatte tigrée qui considérait le monde de son oeil unique et  interrogateur . Accidentée de la vie, réfugiée chez nous...Belle a accompagné notre père, pendant les onze mois qu'a duré cette maladie qui a fini par sonner le gong de son existence. Belle a longtemps cherché son Maître refusant de quitter le bout de lit sur lequel elle veillait depuis si longtemps, avant de témoigner une tendresse et une attention égales à sa Maîtresse ; jusqu'au jour où son existence en demie teinte s'est arrêtée, bien trop tôt, dans un souffle,  à la suite d'une insidieuse "insuffisance rénale".

J'éprouve quant à moi beaucoup d'appréhension à  confier les plus vulnérables de mes proches à des mains malhabiles, rudes, routinières, parfois sadiques, et sans âme. De l'inquiétude parfois.. un profond respect pour la personne, et pour sa profession, toujours.

Nous étions  résolument restés fidèles à cette adresse : petite maison blanche, calme et proprette au fond d'une coure qui n'affichait aucun signe extérieur de richesse, et où l'accueil bon enfant ne se targait d'impressionner ni le néophyte ni sa charge...Nous en ressortions pleinement rassurés, revigorés comme nos compagnons qui rechignaient à voir venir le terme de la visite,  la formalité annuelle s'étant avérée somme toute plutôt agréable, presque amicale. C'était au temps où nous étions jeunes et beaux, où tout allait bien, où la clientèle n'affluait pas encore...

Aujourd'hui les observations que j'avais au préalable couchées sur le papier, pour rentabiliser le Temps (le sien, en l'occurence) n'ont recueilli que persifflements, mes remarques des haussements d'épaules à peine retenus, mes questions (stupides sans doute aucun) n'ont obtenu que des réponses tronquées, hâtivement formulées ; vraisemblablement,  mon intelligence  limitée, comparée à celle de mon chien, n'ayant sans doute pas été jugée capable de les recevoir.

Nous avons rapidement plié bagage, ne souhaitant pas faire imposition sur les obligations (certainement nombreuses, convenons-en) de l'ex charmante dame, encore moins déterminés à subir des heures de transports pour un accueil devenu, à l'égal de beaucoup d'autres, aussi engageant que le guichet du percepteur et aussi chaleureux qu'une cave à rats.

Les bras chargés de crèmes et de croquettes "hyppoallergenic", de cachets antibiotiques (tout cela délivrés à la hâte et sans sac - nous avions oublié...le sac à provision) nous avons tristement regagné le métro.

Essayer d'appréhender ce qui peut troubler la vie de nos semblables, c'est déjà le début de l'empathie, du respect et de l'estime que nous devrions nous porter les uns aux autres, en ces périodes troublées et incertaines surtout. Malheureusement, les limites s'atteignent quand cet art de vivre, en voie de disparition, ne semble ni recherché par l'autre parti, ni réciproque, et qu'on en arrive soi-même à douter de l'influence que peuvent exercer nos seuls signes d'apparence distinctives, sur la réactivité négative et presque latente de nos présumés semblables. C'est alors qu'on s'éloigne...

A la lecture de  blogs vétérinaires, je constate avec  colère que bon nombre de ces professionnels qui paraissent psychotiques et déprimés palabrent sans fin sur la méchanceté, les vices, les manies, les apparences  et le ridicule des propriétaires d'animaux dont ils forment un amalgame grossier. Les caricatures qu'ils prennent pourtant le temps de croquer à la sauvette -  nul consultant humain n'étant épargné... prédominent de loin sur leur passion prétendue pour les animaux. Et que penser du dicton " qui n'aime pas les hommes, n'aime pas les animaux" ? On serait parfois même tentés d' imaginer inverser celui-ci  :
"Qui m'aime, aime mon chien" "qui aime mon chien, ne m'aime pas" ?

Nous venons encore de tourner une page...Les temps ne sont décidément plus ce qu'ils étaient, et  avons pris rendez vous ailleurs...Un chien avisé en vaut deux !






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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 22:16





Repos de jour pour le Moulin Rouge


Ses ailes immobiles ne semblent pas mues par l'énergie solaire. A la lueur du crépuscule, des amants, "seuls au monde", se sont retrouvés.


Des véritables palais de l'érotisme se succèdent ; ils ne dorment que d'un oeil... Plus loin, des vendeurs de "souvenirs de Paris", alignés en brochettes, se préparent fébrilement à "boucler leur journée".


 L'effervescence des commerces, est brusquement interrompue
 par la présence d' UNE GRANDE PORTE, inébranlable et   hermétiquement close


qui ne cède qu'aux injonctions des initiés.

Quelques Montmartrois  s'octroient, dans leur villa, à l'écart des tribulations,une bien légitime parenthèse de calme.


L'allée centrale du boulevard de Clichy plantée d'arbres, permet de se soustraire  à l'omniprésence des paillettes et des gambettes laissées en demi teinte derrière les feuillages.


Et soudain, une ouverture inattendue sur le Boulevard de Clichy : l'insolite paraît



Les bains publics, trouvaille des Romains remonte à plus de deux-mille ans. La pratique du bain répondait non seulement à des nécessités d'hygiène mais se prêtait volontiers aux échanges sociaux : on s'y retrouvait, toutes classes confondues. Seules les plus nantis qui habitaient des villas disposaient de bains privés.

Cette brillante invention fit école, et sa pratique se poursuivit au fils des siècles Les "bains-douches"; présents dans tous les quartiers de Paris ouvraient chaleureusement leurs portes : pour une somme modique, on y rencontrait ses voisins, et les chômeurs, qui bénéficiaient de la gratuité, conservaient ainsi un lien au sein de la communauté.
Au gré des améliorations sanitaires, les Bains-Douches municipaux ont progressivement fermés leurs portes. Un mal pour un bien ?


Quelques surprises laissées çà et là, au hasard du chemin à l'attention de celui qui les découvrira


Traces raffinées d'activités plus discrètes ici, dans l'intimité  d'une paisible impasse qu'au dehors, des vies s'activent, plutôt suggérées qu'imposées à la vue :
 le contraste est saisissant.


Editions, écoles de dance, ateliers de peintres, de sculpteurs,
conservatoires d'art dramatique...

Sous les pavés, que se trame-t-il ?





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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 16:03



"Quelque chose ne va pas : il y a eu atteinte à mon intégrité.
Mon corps entier démange.
Renseignements pris : pas de trace de mes ennemies héréditaires : les Puces.
Je lutte contre d'obscurs démons.
Ils m'envahissent et me tourmentent
Nuit et jour sans répit.
Je tente bien, ça et là, des négociations d'apaisement
En vain...
Alors, j'attaque de mes crocs terribles
N'importe où et partout : je croque et gratte DANS L'TAS
Je mets toute la gomme,
Mais non !
Alors j'abandonne la partie...
"







Je m'abandonne
à l'état de Grâce que me procurent quelques minutes de repos

Demain, Véto ...





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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 02:00




Le Boulevard de Clichy décrit un coude à l'endroit précis où un magasin Castorama est venu prendre la place du "Gaumont Palace". Il laisse de côté la rue Caulaincourt et son pont métallique sous lequel est enfoui le cimetière de Montmartre pour accourir à Pigalle


Une large vallée fantastique nous enveloppe de mille couleurs imposantes ou diffuses, éclatantes ou discrètes;  des néons amorcent déjà ici l'enfilade des  lumineuses




Au début du XX siècle,  les cabarets montmartrois  se concentraient exclusivement entre  la Place Pigalle et la Place Blanche. Le "Moulin Rouge"  situé Boulevard de Clichy constituait le Premier Bastion des réjouissances..

En 1910, ce cabaret tenta de déroger à "la règle" et s'implanta au n° 100 du Boulevard de Clichy. Toutefois, les débuts se révélèrent difficiles. Directions et  enseignes se succédèrent : "La Truie qui file","L'Araignée","le Porc Epique"...
 Au cours de la première guerre mondiale,Tristan Rémy, poète dadaïste, nouvellement directeur de l'établissement auquel il donna le nom d'"Epantant", imagina servir des pommes de terre chaudes pendant le spectacle...ses efforts restèrent vains Tous les chansonniers les plus célèbres de l'époque s'y succédèrent. Malheureusement, rien ni personne ne semblait doté d'un quelconque pouvoir d'attraction sur la clientèle.

En 1922, l'établissement fut reprit par deux directeurs qui se mirent en devoir de trouver une enseigne "accrocheuse" pour leur établissement :

-" Pour ne rien trouver, dit André Dalh, faut-il que nous soyons ânes !"
-"Mais, s'écria Ferréol, la voilà notre enseigne ! Nous sommes deux et nous sommes des ânes : Les 2 Anes !"

"Bien braire est laisser rire" reste la devise des "Deux ânes" que reprirent en 1928 Henri Alibert et Roger Férréol. Ils parvinrent finalement à affirmer le succès et la réputation que nous lui connaissons encore  aujourd'hui et que Jacques Mailhot, le grand maître des lieux actuels s'efforce de perpétrer.



Le Boulevard de Clichy  obscur sur ce tronçon se risque à quelques convoitises...




Occupant le rez-de-chaussée d'un immeuble, au n° 65 du boulevard, une chapelle (située à mi-chemin de l'Eglise de la Sainte Trinité, place d'Estienne d'Orve dans le 9è arrondissement et le Sacré Coeur de Montmartre)  est dédiée à Sainte Rita ...
Médiatrice en son temps  de clans ennemis, cette soeur Augustine aurait dit-on, on le pouvoir d'accomplir des miracles sur  les causes désespérés.
A la lisère de Clichy et de Montmartre, sa présence est-elle fortuite ?

A tout pêché, miséricorde ...






Le succès du  Moulin Rouge construit en 1899 fut d'abord largement amorcé par Joseph Pujol, un boulanger marseillais (1857-1945) qui doté du don particulier de maîtriser ses muscles abdominaux pour lâcher des pets à volonté, exploitait ses talents en public. Il parvenait même  de cette façon à l'aide d'un flutiau à jouer "Au clair de la Lune" ...

Joseph Oller et Charles Zidler décident bientôt d'en faire "Le premier Palais des Femmes". C'est alors qu'on y donne des représentations de "Chahut cancan" : des danseuses se livraient à des danses endiablées réprouvées par la morale : sous leurs jupons, elles portaient... des culottes fendues. On rectifia la position, les culottes furent fermées et le "French Cancan" plus convenable fut institué. La Goulue et Jane Avril représentées par Toulouse-Lautrec, restèrent les figures de proue de ces période de "débauche"




Le Bal costumé des Quat' z'Arts organisé annuellement par les étudiants des Beaux-Arts  réunissait tous les ans écrivains, peintres, sculpteurs, et graveurs. Les étudiants de la faculté de médecine, très liés aux Beaux-Arts étaient de la partie. En effet, les étudiants des Beaux-Arts étudiaient les proportions du corps humains sur des cadavres, en compagnie de leurs condisciples carabins.

 En 1993, le spectacle fit scandale. Une certaine Mona modèle artistique tenta un premier spectacle de "strip tease"... Un certain Béranger, président de la Ligue de la Défense de la Morale, nouvellement constitué pour lutter contre les excès des arts de la rue se porta partie civile contre les organisateurs du Bal. Les juges amusés par l'affaire se contentèrent de leur infliger une amende symbolique.

Le Bal disparut à la faveur des événement de mai 1968...



Jane Avril, Mistinguett, La Goulue, Colette... Froufrous, paillettes, effervescence nocturne d'un place Blanche qui rougeoie au rythme effréné des lueurs clignotantes.
 
La discothèque "La Loco", flanquée à ses côtés affiche aujourd'hui la colère de ses employés.  Temple du rock dans les années soixante (Les Beatles et les Kings s'y produisirent), "La Locomotive" lieu culte de la jeunesse de l'époque s'était installée dans les locaux de la Société du  Bal du Moulin Rouge qui gère le cabaret plus que centenaire

1889...2009 : Le Moulin Rouge qui a vécu deux guerres mondiales, et traversé des périodes de folle insouciance, célèbre dignement cette année son cent-vingtième anniversaire


Place Blanche, point névralgique des 9è et 18è arrondissements illuminés, où se termine Clichy et où  commence immédiatement, par la rue Lepic, l'ascension de la butte Montmartre...





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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 14:56





Construite au tout début du XX siècle, la ligne du métropolitain n° 2 traverse Paris d'Ouest en Est, de l'Etoile à la Nation en longeant les grand boulevards qui déploient leurs éventails de théâtres et de cabarets...


  autant de lieux  où on s'amuse la nuit tombée.



Cette longue file de spectateurs s'étire devant la Librairie Gallimard, mon quartier général. Il y fait bon l'hiver...



L'annonce du rock opéra "Beatles Story" tient depuis un moment l'affiche d'un petit théâtre de quartier. Le théâtre "Le Mery" est un endroit simple mais comfortable et convivial pour qui souhaite passer une soirée de détente.

A deux pas d'ici, en remontant le Boulevard vers la Porte de Clichy, un espace abritait il y a quelques années les débuts du cirque tsigane d'Alexandre Romanes...


Presque à l'opposé de la Place, l'Académie du Billard, partie intégrante du "Cercle de Jeux" prend des couleurs, insoupçonnées à la lumière du jour


De la lumière,  de la vie, de l'amour. Que la fête commence !





D'un côté du boulevard, occupant également un angle de la Place, la Brasserie  Wepler, spécialisée en huîtres est depuis cent ans le rendez-vous d'écrivains, d'artistes et de personnalités du Gotha.
 De l'autre, le" Palais de  Charlot", le "roi des coquillages" (assaisonnés à la provençale) : façade Art Déco, mobilier 1925, céramiques et fresques marines
.


Le plastique des coupe-vent semble projeter des paillettes qui bientôt se confondront aux multiples facettes des cristaux d'hiver. Les tables en terrasse sont vacantes...



En face du cinéma mutliplex Pathe,  s'alignent en rangs serrés des restaurants franchisés aux néons aguicheurs : Hippopotamus, Bistro Romain, Léon de Bruxelles...La pharmacie de Clichy est célèbre : elle est d'astreinte toute l'année, de jour comme de nuit. De longues files serpentent devant l'entrée du bar tabac, ouvert lui aussi de janvier à décembre, jusqu'à une heure avancée de la nuit. Elles sont absorbées en un clin d'oeil mais se reconstituent aussi rapidement.


Paris, "ville lumière", c'est la fièvre du samedi soir au quotidien, le passage est perpétuel, le spectacle s'allume tous les soirs.




Le magasin Castorama occupe désormais  l'emplacement exact du regretté  Gaumont.Palace.


L'histoire du "Plus Grand Cinéma du Monde" commence avec le construction en 1899 pour l'Exposition Universelle,d'un hippodrome d'une capacité de 5000 places sous une immense charpente métallique. Cet ouvrage édifié dans un sytle Beaux-Arts 1900, par les architectes Cambon, Galeron et Duray, devait remplacer l'hippodrome de l'Alma. On y assistait à des spectacles de pantomime, de cirque, de football.

Jusqu'alors, le cinéma encore à ses balbutiements (plans fixes, fils courts), était présenté dans les fêtes foraines, salles de concerts ou de théâtre.
Avec les progrés des techniques cinématographiques l'ouverture d'espaces sédentarisés et dédiés au septième art se fait urgent.

En 1905, Charles Pathé ouvre la Salle Pathé Omnia. La société Gaumont achète et aménage des salles dans toute la France

1911 : Léon Gaumont rachète l'hippodrome et y installe le siège de sa société. Il y fait aménager une salle qui compte alors la contenance impressionnante de 3400 sièges.

1930 :  l'arrivée du cinéma parlant entraîne la nécessité de rénover les salles.  Henri Belloc  transforme l'édifice ; il agrandit la salle de projection qui atteint maintenant 6000 places. La nouvelle salle est dotée d'un écran panoramique de 325 mètres carrés et on remplace l'orchestre qui accompagnait les films muets par un orgue Christie de fabrication britannique, présenté comme le plus grand orgue du monde. Deux orgues comparables étaient également installé au cinéma de la Madeleine et au Gaumont Opéra, aujourd'hui disparus. Le célèbre organiste Tommy Deserre tenait également l'orgue du choeur de Montmartre.

Le  Grand Rex et le Gaumont Palace, construits à la même époque remportèrent un succès tel qu'au cours des années trente, les constructions de salles de cinéma explosèrent à Paris.

1955 : La façade Art Nouveau de la Belle Epoque subit l'ajout de verres ondulés donnant l'impression de cascades la nuit.

1972 : Le Gaumont Palace qui ne parvient plus à se remplir ferme ses portes. Le Grand orgue Christie est donné à la Commune de Nogent-sur-Marne qui l'installe en 1980 dans le hall du Pavillon Baltard.







Embusqués dans l'ombre du boulevard de Clichy, des passages très étroits, et beaucoup moins engageants



 Jeanne Houhou la très gentille 
Est morte entre des draps très blancs
Pas seule Bébert dit l'Anguille
Narcisse et Hubert le merlan
Près d'elle faisaient leur manille

Et la crâneuse de Clichy
Aux rouges yeux de dégueulade
Répète "Mon eau de Vichy"
Va dans le panier à salade
Haha sans faire de chichi

Les yeux dansant comme des anges
Elle riait, elle riait
Les yeux très bleus les dents très blanches
Si vous saviez, si vous saviez
Tout ce que nous ferons dimanche.

(L'Anguille - un des "Quatre poèmes d'Apollinaire" mis en musique par Françis Poulenc)





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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 01:52

Certains d'entre nous s'étaient arrêtés sur son espace, tandis que d'autres attendaient avec anticipation le rendez-vous  quotidien. Nous nous étions attachés à sa personnalité généreuse et à son accueil toujours chaleureux.
Il aimait la vie, il aimait tout court. Les photos de son village  breton d'Erquy nous invitaient à la découverte,  au partage, au rêve. Jipi dispensait  son amitié à chacun de ses invités, ne manquant jamais de faire les présentations,  leur prodiguant encouragements,  et clins d'oeil malicieux.

Nous avons appris avec beaucoup de tristesse que Jipi s'en est allé, victime de cette longue maladie qu'on appelle cancer. Se sachant condamné, Jipi s'était engagé à poursuivre jusqu'au bout la tâche qu'il s'était fixée : Persuader les jeunes, en s'appuyant sur son expérience, de ne jamais allumer une première cigarette

Me permettrais-je de  le rendre une fois encore présent parmi nous ? link

  Nos plus sincères condoléances à sa famille, à son ami Christophe, à tous ceux qui l'ont connu et aimé.


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Published by Armide
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 11:55




Ce n'est peut-être pas le centre du monde, mais un passage  circulaire presque obligatoire ; nous sommes Place de Clichy et évoluons autour du monument au Maréchal Moncey......là où quatre arrondissements de Paris se rencontrent : le 8è, le 9è, le 17è, le 18è




La place de Clichy occupe l'emplacement de la Barrière de Clichy une ancienne porte de Paris qui faisait partie du mur des Fermiers Généraux. En 1814, les troupes de Napoléon tentent de repousser les troupes russes qui se sont déjà emparés de Pantin, de Belleville et de la butte Montmartre, et menacent de prendre la "Barrière Fructidor"



Le monument édifié en 1870 par Amédé Doublemard rend hommage aux combattants qui, sous la direction du maréchal Moncey résistèrent à l'ennemi russe jusqu'à l'Armistice, le 30 mars 1814



Sur le piédestal de pierre les bas reliefs représentent "le Combat de la Barrière de Clichy" mais aussi, "La patrie en deuil", et "le Patriotisme".




La place qui brasse par le hasard des rencontres plusieurs visages de Paris rassemble  aussi  des passagers d'origines diverses.




La présence du Lycée Jules Ferry égaré dans cette atmosphère interlope surprendrait presque.

 L'établissement construit par l'architecte Paquet (qui allie béton armé et brique) occupe la place d'un ancien couvent désaffecté, qui tombé à l'état de terrain vague  accueillait (déjà) fêtes foraines et promeneurs.

 Ce collège, réservé aux filles fut inauguré en 1913 par le Président Raymond Poincaré et prit le nom de Jules Ferry, père de la scolarité laïque, gratuite et obligatoire



Le portail d'entrée témoigne un certaine préoccupation esthétique,  et les salles de cours (qu'il ne m'a pas été donné de visiter) sont, parait-il,  ornées de frises peintes illustrant les disciplines qui y sont dispensées.

.


Le Cercle de Jeux Clichy-Montmartre ;  billard,  pokers et casino !
Théâtre de passions secrètes où se jouent des destins, ...



La magie des lieux s'illumine,  et captive : le jeu, l'amour



Côte à côte, presque enlacée, la très sérieuse Académie du Billard

 


Sur le boulevard de Clichy, en direction de Montmartre, un halte au pied levé ...


de jour comme de nuit




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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 23:48





C'est la fête de tous les saints




ceux du ciel et de la terre


Temps de circonstance... la promenade a été rapide, les visites au cimetière furtives....



Un temps à ne pas mettre un chien dehors



Ce n'est pas Zelda qui salue mon retour. C'est Lui. il est toujours là !



Les temps étant ce qu'ils sont, nous avons poursuivi les présentations. Plus on est de fous, plus on rit, après tout !



Il a tranquillement procédé vers son assiette a entamé son repas,
 sous le regard de Zelda




Je suis même allé lui prêter du renfort... Les lois de l'Hospitalité sont sacrées
 chez nous




"Je me cacherai là
A te regarder
Danser et sourire
Et à t'écouter
Chanter et puis rire"



"Laisse moi devenir
L'ombre de ton ombre
L'ombre de ta main,
L'ombre de ton chien"



 Sans que nous y prenions garde, les aiguilles ont trotté, tourné, décrit un cercle presque complet....


Zelda procède ainsi


et Moi ainsi... y'a pas d'raison !



Et voilou !



NB "Ne me quitte pas" - Jacques Brel





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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 23:25



Scintillements quotidiens pour annoncer les couleurs...



 La Centenaire ouvre le bal : quadrille et mazurka, bulles et Champagne !


On prend prestement place dans son ombre , pour lui laisser l'exclusivité de l'espace, et mieux en contempler les figures et la grâce de ses évolutions.



Et soudain, le Black out...


"Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre.

 La terre était informe et vide: il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme, et l'esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux.
 Dieu dit: Que la lumière soit! Et la lumière fut.
 Dieu vit que la lumière était bonne; et Dieu sépara la lumière d'avec les ténèbres.
 Dieu appela la lumière jour, et il appela les ténèbres nuit.
Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le premier jour."




  "Dieu dit: Qu'il y ait une étendue entre les eaux, et qu'elle sépare les eaux d'avec les eaux."
 
 



"Et Dieu fit l'étendue, et il sépara les eaux qui sont au-dessous de l'étendue d'avec les eaux qui sont au-dessus de l'étendue. Et cela fut ainsi."

































(...).
"Dieu appela l'étendue ciel
Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le second jour.
Dieu dit : que les eaux qui sont au-dessous du ciel se rassemblent en un seul lieu, et que le sec paraisse. Et cela fut ainsi.
Dieu appela le sec terre, et il appela l'amas des eaux mers. Dieu vit que cela était bon
(...)
Ainsi il y eut un soir et il y eut un matin : ce fut le troisième jour"



"Dieu dit: Qu'il y ait des luminaires dans l'étendue du ciel, pour séparer le jour d'avec la nuit; que ce soient des signes pour marquer les époques, les jours et les années;
 et qu'ils servent de luminaires dans l'étendue du ciel, pour éclairer la terre. Et cela fut ainsi."




  "Dieu fit les deux grands luminaires, le plus grand luminaire pour présider au jour, et le plus petit luminaire pour présider à la nuit; il fit aussi les étoiles.
 Dieu les plaça dans l'étendue du ciel, pour éclairer la terre,
pour présider au jour et à la nuit, et pour séparer la lumière d'avec les ténèbres. Dieu vit que cela était bon."

 




  "Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le quatrième jour (...)

(Genèse : 1) 

Nous sommes un soir d'octobre deux-mille-neuf. Il est vingt heures. Les années ont passé. L'Eternelle
demeure.



A l'origine, l'illumination de la Grande Dame à peine née pour l'exposition universelle de 1889, était assurée par des becs de gaz.

1900 : l'édifice passe à l'éclairage électrique

En 1925, l'entreprise Citroën emprunte la Tour Eiffel pour s'offrir de la publicité en lettres lumineuses, et colorées 



1985 : L'ingénieur éclairiste, Pierre Bideau remplace les quelques mille deux cent spots datant de 1958 par trois cents lampes à sodium placées à l'intérieur des structures. Une aura dorée enveloppe désormais la Grande Dame

31 décembre 2000 : le phare a été réaménagé. Sa portée est de 80 kilomètres. La Dame scintille ...Ce bal éphémère, conçu pour la seule soirée, à l'occasion du passage au nouveau millénaire, ne cesse de se perpétrer depuis.

.

Le  scintillement se réitère désormais tous les jours, marquant les heures pendant cinq minutes, de la tombée de la nuit à une heure du matin. On ne renonce pas facilement à la magie d'une fête. 
Les carosses ne se transforment jamais en citrouilles, et les princes ne manquent jamais un rendez-vous



Bergère de jour, gardienne de nos rêves la nuit ....


La Passerelle Debilly, construite à l'occasion de l'exposition universelle pour faciliter les visites des palais des deux rives, a vu son existence à plusieurs reprises menacée, mais  nul ne saurait la remettre en cause ce soir.

Le pont d'Iéna, marqué des aigles impériaux de Napoléon lui fait escorte tel une traîne


Le spectacle d'éclairage conçu par Pierre Bideau
évoquait la genèse des différentes étapes de la construction de la Tour Eiffel
copyright Tour Eiffel - illuminations Pierre Bideau




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Published by Armide - dans Tour Eiffel
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